HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Herbier : planche de Sébastien Vaillant

Herbier : planche de Sébastien Vaillant
Crédits : F. Bouazzat/ M.N.H.N.

photographie

Plante carnivore Nepenthes madagascariensis

Plante carnivore Nepenthes madagascariensis
Crédits : P. Lafaite/ M.N.H.N.

photographie

Herbier du Muséum national d’histoire naturelle

Herbier du Muséum national d’histoire naturelle
Crédits : F. Bouazzat/ M.N.H.N.

photographie

Herbier : numérisation des planches

Herbier : numérisation des planches
Crédits : O. Poncy/ M.N.H.N.

photographie


Utilisé pendant longtemps pour nommer un livre qui contenait des illustrations de plantes, le mot herbier désigne actuellement une collection de plantes séchées mais aussi le bâtiment dans lequel elle est conservée.

Représenté par quelque huit millions de végétaux et de champignons, l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, encore appelé « herbier national », est un véritable trésor. Réunies depuis des siècles, ces collections, qui ne cessent de s’enrichir, constituent un précieux outil non seulement pour les travaux de botanique mais aussi pour ceux de nombreuses autres disciplines : écologie, pharmacologie, agronomie, génétique… Avec ses plantes provenant du monde entier et représentant tous les groupes de végétaux, l’herbier du Muséum donne un aperçu de la diversité de la flore mondiale.

Cinq ans de travaux ont été nécessaires (2009-2013) pour moderniser et réaménager le bâtiment, situé rue Buffon à Paris, qui était devenu vétuste et inadapté pour accueillir l’ensemble des collections. Dans le même temps, les collections botaniques elles-mêmes ont été réorganisées afin qu’elles reflètent mieux la classification actuelle et qu’elles soient plus facilement accessibles pour les chercheurs.

Les origines de l’herbier national

La constitution d’un herbier est une pratique qui est apparue vers 1530 en Italie, à Pise, avec les premières planches séchées du botaniste Luca Ghini. Elle est concomitante des jardins botaniques et témoigne d’une volonté de comprendre le monde végétal. La production de papier, qui s’est accrue avec le développement de l’imprimerie, n’est pas non plus étrangère à l’essor de la constitution des herbiers.

Si cette pratique est attestée dans le sud de la France, à Montpellier ou à Aix-en-Provence, dès le xviie siècle, il faudra attendre la fin de ce siècle, voire le début du

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages




Écrit par :

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Denis LAMY, « HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbier-du-museum-national-d-histoire-naturelle/