HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

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Herbier : planche de Sébastien Vaillant

Herbier : planche de Sébastien Vaillant
Crédits : F. Bouazzat/ M.N.H.N.

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Plante carnivore Nepenthes madagascariensis

Plante carnivore Nepenthes madagascariensis
Crédits : P. Lafaite/ M.N.H.N.

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Herbier du Muséum national d’histoire naturelle

Herbier du Muséum national d’histoire naturelle
Crédits : F. Bouazzat/ M.N.H.N.

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Herbier : numérisation des planches

Herbier : numérisation des planches
Crédits : O. Poncy/ M.N.H.N.

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Les lieux de conservation au Muséum

Au cours du xviiie siècle, il n’y a donc que peu de collections de plantes séchées intégrées au « droguier du roi », qui deviendra rapidement le cabinet du roi, situé dans une partie du bâtiment principal du Jardin. Lors de la mise en place d’une collection générale à partir de 1793, l’herbier est disposé au premier étage d’une maison, dite maison Léger (aujourd’hui démolie), à proximité de l’hôtel de Magny.

En 1836 est construit, le long de la rue Buffon, un bâtiment dédié à la botanique et à la minéralogie. Au fil des années, les collections augmentent de façon considérable. Alors réparties sur quatre sites de part et d’autre de la rue Buffon, elles sont le plus souvent entassées et difficilement accessibles. Avec la création de la chaire de cryptogamie en 1904, les collections de cryptogames (algues, champignons, lichens, mousses) se développent rapidement ; une distinction est faite entre plantes vasculaires (possédant des tissus conducteurs de sève) et plantes non vasculaires. Les fougères, qui présentent des ébauches de vascularisation, sont alors rangées avec les phanérogames (terme regroupant les plantes à fleurs – ou angiospermes – et plantes à cônes – ou gymnospermes).

Vers 1925, sur l’intervention de botanistes nord-américains, le Muséum obtient une aide de la Fondation Rockefeller pour la construction d’un bâtiment adapté. L’actuel bâtiment, érigé à partir de 1931 le long de la rue Buffon, selon les plans des architectes François-Benjamin Chaussemiche et René Berger, devient opérationnel en 1935-1936. Trois étages de galeries de 70 mètres de longueur sont réservés aux collections, qui se répartissent dans 48 000 casiers. À chaque extrémité du bâtiment, une « tour » est équipée en salles de recherche et de documentation, l’une pour la phanérogamie et l’autre pour la cryptogamie (d’où les noms gravés au fronton de chaque entrée). Si les cryptogames sont organisés en algues, champignons, lichens et bryophytes (mousses), selon la classification de l’époque, les fougères et les phanérogames sont, quant à eux, classés tout d’abord par continent (Europe, Afrique, Asie, Amérique, Océanie) puis par familles de plantes.

Grâce au travail des naturalistes, l’herbier du Muséum atteint rapidement sa capacité maximale de 6 millions de spécimens, passant, en deux siècles, de 25 000 à 8 millions de spécimens. Ainsi, les casiers manquent pour près d’un tiers des collections.

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Denis LAMY, « HERBIER DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/herbier-du-museum-national-d-histoire-naturelle/