PLANTES MÉDICINALES

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En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou déformées selon les croyances en vigueur. À l'époque moderne, les progrès de la biochimie et de l'analyse organique, ainsi que ceux de la physiologie végétale, ont permis de commencer un tri scientifique dans la masse des actions attribuées aux simples, détruisant certaines légendes, mais établissant solidement certains usages empiriques anciens. Il est assuré que, pour obtenir des résultats utiles, il convient de se documenter au moyen d'ouvrages sérieux en vue de l'identification botanique des plantes choisies et de la vérification de leurs propriétés : certaines espèces ont des actions parfois différentes, et même contraires de celles qui leur avaient été attribuées traditionnellement. Même pour les plantes médicinales qui répondent bien à leur renommée, le choix des variétés, celui du terrain sur lequel elles poussent, de la saison ou de l'heure du jour où on les cueille, sont des facteurs très importants, pouvant modifier jusqu'à 100 p. 100 la teneur en principes actifs physiologiquement.

—  Jacques DAUTA

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ABSINTHE

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Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe ( Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique). Tous les médecins de l'Antiquité la prescrivaient avec […] Lire la suite

ACONITINE

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L'aconit, renonculacée, se récolte, en France notamment, dans les régions marécageuses et en montagne. Pour extraire l'aconitine, la racine séchée et pulvérisée est épuisée par une solution alcoolique d'acide tartrique ; on élimine l'alcool par distillation, on met le tartrate d'aconitine en solution dans l'eau, et on purifie très difficilement par les méthodes usuelles. Le produit obtenu cristall […] Lire la suite

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Rare et localisé en France (où les récolteurs des laboratoires pharmaceutiques le mettent en danger de régression), l'adonis printanier (renonculacée) n'y a jamais pris place dans la pharmacopée populaire. Dans le centre et le sud-est de l'Europe, où il est bien plus répandu, il a connu des emplois très anciens, tant comme diurétique que comme succédané de l'hellébore noir, avec lequel il a des pa […] Lire la suite

AIGREMOINE EUPATOIRE

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Herbe commune, l'aigremoine ( Agrimonia eupatoria  L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente efficace, utile en usage interne dans les troubles digestifs av […] Lire la suite

AIL

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Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail ( Allium sativum  L., liliacées) restera, jusqu'au xix e  siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place de choix parmi les aliments des ouvriers qui bâtirent la pyramide de Gizeh, […] Lire la suite

ALCALOÏDES

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Les alcaloïdes représentent un ensemble de molécules d'origine naturelle, renfermant du carbone, de l'hydrogène et, plus spécialement, de l'azote. La plupart possèdent une activité biologique marquée qui a suscité de longue date un intérêt thérapeutique. Leur dénomination – de l'arabe al kali (qui a donné « alcali ») et du grec ἐ͂ιδος (forme) – fait référence à leur caractère « alcalin » ou « ba […] Lire la suite

ARGOUSIER

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On ignore en France ce bel arbrisseau épineux ( Hippophae rhamnoides L., eléagnacées), spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche et dont le fruit renferme quatre fois plus de vitamine C que le citron. En Europe centrale, on le cultive pour l'extraction de l'acide ascorbique. La baie acide de l'argousier, cueillie en automne, sert à préparer une gelée (exclure les graines, dures, lax […] Lire la suite

ARNICA

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Ce n'est qu'au xii e siècle que l'arnica ( Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviii e siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites. Les médecins du passé employaient l'arnica à l'usage interne, comme stimulant, fébrifuge, diu […] Lire la suite

AROMATHÉRAPIE

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AUBÉPINE

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BOULEAU

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L'écorce de la bourdaine ( Frangula alnus Miller ou Rhamnus frangula L. ; rhamnacées), violacée et mouchetée de claires lenticelles liégeuses, est sans doute le meilleur purgatif végétal de la flore européenne. On le sait au moins depuis le xiii e  siècle (Pietro Crescenzi), mais les premières descriptions et figures de l'arbrisseau datent de la Renaissance (Tragus, Matthioli, Dodoens). On disti […] Lire la suite

BOURRACHE

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À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xvii e et xviii e siècles, la bruyère intéresse davantage les phytothérapeutes du xix e siècle et surtout de la première moitié du […] Lire la suite

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La racine énorme et charnue de la bryone ( Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9 p. 100 du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un alcaloïde (bryonicine), des diastases, un glucoside ou mélange […] Lire la suite

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On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine ( Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille ( Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans l'ensemble de la France, peut lui être substituée sans inconvén […] Lire la suite

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Dans le chapitre « Étude d'un type : la saponaire »  : […] La saponaire ( Saponaria officinalis ) est une herbe vivace à souche rampante. Ses tiges robustes, dressées, atteignent de 50 à 60 centimètres de haut. Les feuilles opposées, ovales ou lancéolées, sont parcourues par 3-5 nervures. Les fleurs, grandes, rose pâle, odorantes, sont brièvement pédonculées. Elles sont groupées en inflorescences cymeuses compactes. Le calice gamosépale tubuleux est strié […] Lire la suite

Pour citer l’article

Jacques DAUTA, « PLANTES MÉDICINALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes-medicinales/