CANGUILHEM GEORGES (1904-1995)

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L'œuvre de Georges Canguilhem se caractérise par une attention extrême portée, pendant près d'un demi-siècle, aux progrès contemporains des sciences biologique et médicale. La réflexion qu'il conduit est, pour l'essentiel, une analyse historique et critique des questions à portée générale comme le problème des rapports entre le normal et le pathologique. Il part de l'erreur pour poser le problème philosophique de la vérité et de la vie. Michel Foucault voit dans cette démarche « un des événements fondamentaux dans l'histoire de la philosophie moderne ».

Georges Canguilhem

Georges Canguilhem

Photographie

Dans un dialogue serré entre histoire des sciences et épistémologie, Georges Canguilhem interroge des notions clés, telles que celle de « vie » ou de « normal et pathologique ». Son influence sur la pensée de Michel Foucault fut déterminante. Ici, Georges Canguilhem en 1935. 

Crédits : Archives familiales/Adoc-photos

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Le temps de la Résistance

Né à Castelnaudary en 1904, Georges Canguilhem, après ses études secondaires, prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure au lycée Henri IV à Paris. Le philosophe Alain (Émile Chartier) y fut son professeur de 1921 à 1924. À l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, il a pour condisciples Raymond Aron, Jean-Paul Sartre et Paul Nizan ; il se lie d'amitié avec le philosophe et mathématicien Jean Cavaillès. En 1926, il présente son diplôme d'études supérieures, La Théorie de l'ordre et du progrès chez Auguste Comte ; l'année suivante, il passe l'agrégation de philosophie. De novembre 1927 à avril 1929, il fait son service militaire comme brigadier. Militant pacifiste et antimilitariste dès son entrée à l'École normale, Canguilhem s'associe activement à la protestation contre la loi Paul-Boncour qui supprimait la liberté d'opinion en temps de guerre (1927). Après son service militaire, il enseigne dans différents lycées : Charleville (1930), Albi (1931), Douai (1932-1933), Valenciennes (1933-1935), Béziers (1935-1936). En 1934, il prend ses distances avec le pacifisme ; d'où son adhésion au Comité de [...]


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Pour citer l’article

François DELAPORTE, « CANGUILHEM GEORGES - (1904-1995) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-canguilhem/