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CORTEX CÉRÉBRAL

Dans l'encéphale des Vertébrés, la présence de substance grise superficielle reflète la présence de neurones dits corticaux. Au cours de la neurogenèse, ils viennent peupler la surface nerveuse par un processus migratoire après lequel interviendra leur différenciation.

Chez l'animal adulte, la zone corticale existe dans deux régions de l'encéphale : le cervelet et les hémisphères cérébraux. On désigne la première du nom d'écorce cérébelleuse pour la distinguer de l'écorce cérébrale. L'écorce grise ou cortex cérébral constitue donc (sous les méninges) la surface des hémisphères cérébraux. Ce revêtement est d'autant plus net et plus épais que l'on s'adresse à des espèces à psychisme plus développé.

De plus, le tissu cortical acquiert une organisation d'autant plus complexe qu'il a à exercer des fonctions plus importantes : six couches dans l'isocortex humain. Enfin sa surface tendrait à augmenter davantage en fonction des performances psychiques qu'en fonction de la taille de l'espèce considérée. Cette augmentation de surface est notamment réalisée par le plissement spécifique (gyrencéphalie) qui caractérise la surface des hémisphères cérébraux chez les Vertébrés dits supérieurs, tels que l'homme.

Du fait de sa localisation anatomique, le cortex cérébral « coiffe » l'ensemble des structures nerveuses sous-jacentes dont il opère le contrôle : c'est donc la structure intégratrice majeure, source de la vie consciente et de la perception de soi.

Sur le plan fonctionnel, les connexions multiples entre les différents territoires cérébraux corticaux, spécialisés ou non dans les divers aspects de la fonction informationnelle nerveuse, se traduisent par une activité spontanément entretenue. Les variations de cette activité reflètent la mise en circuit des structures de traitement des messages nerveux, ou leur mise en attente, selon un mécanisme de type on-off qui est révélé par l'électroencéphalogramme sous l'aspect des ondes α ou β. Le sommeil ou l'éveil modulent cette activité cérébrale permanente. Si donc elle s'interrompt, comme le traduit un électroencéphalogramme « plat » (= absence d'ondes), on est en présence, si ce « silence » est durable, de la mort cérébrale, et le sujet examiné est en coma dépassé.

— Didier LAVERGNE

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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