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CENTRE-VAL DE LOIRE, région administrative

Centre-Val de Loire : carte administrative

Centre-Val de Loire : carte administrative

Formée des trois provinces historiques du Berry, de l'Orléanais et de la Touraine, la région Centre a été créée dans les années 1960-1970 dans le cadre du mouvement de décentralisation et de rééquilibrage du territoire. Elle fut dotée à partir de 1982, comme les autres régions françaises, du statut de collectivité territoriale. La réforme territoriale, adoptée le 16 janvier 2015, qui fait passer le nombre des régions métropolitaines de vingt-deux à treize par des regroupements, à compter de 2016, n’affecte pas la région Centre, qui est renommée Centre-Val de Loire à partir du 16 janvier 2015.

La région Centre-Val de Loire comprend six départements (Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret) et a pour chef-lieu Orléans. Elle constituait, avant le redécoupage régional, la quatrième région de France en superficie (39 151 km2), mais ne se classait qu'en dixième position par son niveau de peuplement (2,56 millions d'habitants en 2013). Elle est maintenant la sixième région métropolitaine pour la superficie et la douzième pour la population. Par contraste avec les fortes densités de la voisine Île-de-France (977 hab./km2), elle fait figure de « désert » (65 hab./km2). « Vide » longtemps expliqué par sa relation inégale avec Paris, la région Centre-Val de Loire puise cependant dans son association avec la capitale son identité et son originalité.

Une unité paysagère

La région Centre-Val de Loire appartient presque exclusivement au bassin sédimentaireparisien, appartenance qui lui confère une certaine unité paysagère : coteaux, plaines et plateaux entaillés de vallées plus ou moins larges. Seule une marge infime, à l'extrême sud de la région (le Boischaut au sud de La Châtre, dans l'Indre), se rattache aux formations cristallines du Massif central.

La disposition géologique d'un bassin sédimentaire se lit comme un empilement de couches de roches, plus âgées et plus inclinées lorsqu'on s'éloigne vers sa périphérie. Au nord et au nord-est de la région affleurent les séries les plus jeunes, celles de l'ère tertiaire et à l'horizontalité bien marquée. Deux roches s'y distinguent. Les calcaires de Beauce arment un puissant plateau, couvert de dépôts quaternaires de lœss qui procurent une belle fertilité aux terroirs. Les sables et argiles de Sologne, dépôts détritiques descendus du Massif central, favorisent une imperméabilité du sous-sol propice aux marais. Ils ont été mis en valeur sous forme d'un vaste domaine forestier divisé par la Loire : au sud du fleuve, la forêt de Sologne, au nord, celle d'Orléans. Autour de ce premier ensemble, les séries plus anciennes de l'ère secondaire structurent les plateaux crayeux du Crétacé à l'ouest et au nord-ouest (du plateau de Sainte-Maure au Drouais), aux aptitudes agricoles moins favorables qu'en Beauce. Les gâtines (terres peu fertiles et imperméables) sont fréquentes (gâtine tourangelle). Au sud et au sud-est, le redressement des pendages, lié à l'adossement des roches au socle du Massif central, signale le secteur le plus périphérique du bassin sédimentaire et, par conséquent, le plus âgé. L'alternance de roches résistantes (calcaires) et tendres (marnes et argiles) forme deux lignes de reliefs de côtes : celle du Sancerrois porte sur son revers les plateaux du Pays-Fort (nord du Cher) et de la Gâtine de Valençay ; plus au sud, la seconde ligne associe le revers de plateau de la Champagne berrichonne et les dépressions de la Vallée de Germigny et du Boischaut.

Plus original dans son rôle fédérateur et identitaire, le Val de Loire crée une véritable trouée d'est en ouest. Arqué sur le coude d'Orléans, témoin d'une solidarité ancienne entre Seine et Loire, le Val combine trois traits favorables à la présence humaine. Axe de communication,[...]

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Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Média

Centre-Val de Loire : carte administrative

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Autres références

  • BLOIS

    • Écrit par Franck GUÉRIT
    • 742 mots
    • 1 média

    Chef-lieu du département du Loir-et-Cher, Blois comptait, en 2012, 47 867 habitants dans la commune même, 66 745 dans l'agglomération et 127 053 dans l'aire urbaine (recensement de 2012).

    Ville fluviale de la Loire moyenne adossée à un escarpement du plateau de Beauce, Blois a été édifiée...

  • BOURGES

    • Écrit par Franck GUÉRIT
    • 829 mots
    • 2 médias

    Ancienne capitale de la province royale du Berry, chef-lieu du département du Cher, Bourges comptait, en 2012, 68 727 habitants et son agglomération 82 944 habitants.

    Établi sur un éperon dominant la confluence de deux rivières marécageuses, l'Auron et l'Yèvre, le site de Bourges est très tôt...

  • CHÂTEAUROUX

    • Écrit par Franck GUÉRIT
    • 706 mots
    • 1 média

    Chef-lieu du département de l'Indre, la commune de Châteauroux comptait, lors du recensement de 2012, 47 128 habitants, l'agglomération 61 940 et l'aire urbaine 92 723.

    La ville de Châteauroux a été précédée dans l'histoire par Déols, premier centre chrétien (...

  • CHARTRES

    • Écrit par Franck GUÉRIT
    • 687 mots
    • 3 médias

    Chartres, chef-lieu du département de l'Eure-et-Loir, comptait, lors du recensement de 2012, 40 247 habitants, l'agglomération 89 136, et l'aire urbaine 145 735.

    C'est la richesse des terres beauceronnes qui a fait la prospérité de Chartres, au risque néanmoins de l'enfermer...

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