BIBLELes traductions

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Dès l'Antiquité préchrétienne, la Bible a été traduite – il faudrait dire, plus adéquatement, produite – dans une multitude de langues. Dans ce processus, on doit, en fait, distinguer deux moments : d'une part, celui des versions « anciennes », qui se prolonge jusqu'au Moyen Âge avec la traduction en slavon de Cyrille et de Méthode (ixe s.) et la Bible arabe du juif Saadia (env. 885-942), en passant par les Bibles grecque et latine, araméenne et syriaque, éthiopienne et copte, arménienne enfin ; d'autre part, celui des versions « modernes », qui jalonnent l'histoire de l'imprimerie. Ces dernières atteignent un nombre impressionnant : en 1977, on a recensé mille six cent trente et une langues de diffusion (surtout dans le monde protestant) de la Bible, alors qu'on en comptait seulement soixante et onze au début du xixe siècle.

Diffusion et traductions

En fait, le mouvement des traductions de la Bible est le reflet de l'extension géographique, culturelle, sociale et économique, pour ne pas dire politique, du christianisme, avec ses phases de crise et ses périodes de relance. C'est ainsi que la Réforme fut et demeure un facteur majeur de diffusion de la Bible ; à ses débuts, elle a donné la fameuse Bible de Luther : cette première traduction allemande, réalisée sur des textes originaux, eut une grande influence sur l'évolution de la langue germanique et fut adaptée notamment en danois, en suédois, en hollandais. Elle rompait avec l'utilisation du texte latin de Jérôme comme base des premières traductions de la Bible dans les langues de l'Europe occidentale (encore au xvie siècle, la Bible française de Lefèvre d'Étaples s'appuyait sur ce texte de la Vulgate). D'une certaine manière, le renouveau biblique catholique du xxe siècle semble avoir une signification identique avec la publication de la Bible de Jérusalem (en 1955), qui est traduite ou adaptée dans la majorité des langues européennes.

La diffusion, sous la forme de traductions, de la partie juive de la Bible fut bien plus limitée. Contraints de conserver leur identité nationale alors qu'ils se trouvaient minoritaires, les juifs ont continué à utiliser, pour les besoins de la synagogue, l'hébreu ou l'araméen des targums. Par ailleurs, leurs efforts pour répandre la Bible au sein de leurs communautés locales souffrirent, parfois durement, des mesures des autorités chrétiennes, qui allèrent jusqu'à faire disparaître les documents eux-mêmes. Néanmoins, ils assurèrent des traductions, notamment en judéo-persan (xiiie-xve s.), en judéo-espagnol ou ladino (xiiie-xviiie s.), en yiddish (xiiie-xve s.).

L'une des caractéristiques constantes des traductions de la Bible, c'est d'être parfois et même souvent fragmentaires. Cela tient à des raisons diverses : d'abord, aux besoins, obligatoirement sélectifs, du culte (ainsi, récemment, une Bible catholique dite liturgique, avec une traduction et un découpage particuliers, a été élaborée conformément aux dispositions officielles du IIe concile du Vatican) ; ensuite, au souci d'éduquer les couches populaires auxquelles on ne livre qu'un choix de prières ou de récits, adaptés dans la langue ou le dialecte du lieu ; enfin, à l'étalement dans le temps de l'énorme chantier que constitue une traduction complète de la Bible. Une telle entreprise, en effet, entraîne la parution séparée – parfois à titre de test ou d'annonce, ou bien pour de simples raisons financières – de certains livres bibliques, surtout du Nouveau Testament chez les chrétiens ou au moins chez les catholiques, en attendant l'achèvement de l'ensemble (ce fut le cas de la Bible Osty). Il est même arrivé, dans un passé lointain ou tout récemment, qu'on arrête la tâche en cours d'exécution. Cette méthode de publication fragmentaire nous ramène d'ailleurs, en quelque sorte, aux sources de la Bible, qui est née, en fait, d'une organisation de type anthologique.

L'histoire de la traduction de la Bible est aussi celle d'un conflit : entre, d'une part, la volonté de restituer au mieux les données sémantiques du texte original (ce qui a atteint son paroxysme avec la traduction d'Aquila ou encore avec la Bible de Chouraqui) et, d'autre part, le souci de communiquer à un très grand nombre de lecteurs, au besoin par des allégements ou, au contraire, des ajouts intégrés, l'essentiel présumé du message biblique (c'est ce qu'ont fait les targums dans l'Antiquité juive, mais aussi ce qui a commandé le succès de la traduction contemporaine de Pierre de Beaumont, délibérément conçue comme devant être une vulgate moderne).

Les grandes versions anciennes de la Bible

Le souci de faire connaître la Bible à un groupe religieux donné en la traduisant dans sa langue, avec une attention particulière à ses besoins propres, a donné lieu à un certain nombre de traductions anciennes qui ont, en fait, revêtu une valeur fondatrice ou normative. Parmi elles, on peut retenir notamment, outre la traduction latine de saint Jérôme devenue la Vulgate, les versions judaïques des Septante (traduction qui fut ensuite adoptée par le christianisme) des targums et d'Aquila.

La version des Septante

Dès le iiie siècle avant J.-C., les Juifs d'Alexandrie, organisés en un politeuma, entreprirent la traduction en grec, leur langue vernaculaire, de la Loi, écrite en hébreu. Des raisons qui tenaient tant à leur besoin cultuel (lecture synagogale et prédication) qu'à leur souci de propagande et d'apologétique les y poussèrent. La fameuse légende des soixante-dix (soixante-douze) traducteurs, rapportée d'abord par la Lettre d'Aristée avant de connaître une large fortune dans la littérature patristique, valut le nom de Septante à cette traduction.

Le rôle de ce texte grec de la Bible fut déterminant dans le processus d'hellénisation du monothéisme juif, véritable refonte de la culture jusque-là figée dans les modes de pensée et d'expression hébraïques, ouverture qui fit de la Septante la Bible méditerranéenne juive, puis chrétienne. Jusqu'à saint Jérôme, qui, le premier, s'employa à la détrôner, la quasi-totalité de l'Église la considéra comme son Ancien Testament. Elle avait été la Bible des auteurs du Nouveau Testament. À l'exception de la traduction syriaque (Peschitto) et de la Vulgate, et encore avec des nuances, toutes les versions dites anciennes de la Bible furent réalisées à partir de la Septante, que des auteurs juifs, tel Philon, ou chrétiens, tel saint Irénée, considéraient comme inspirée. Aussi n'est-il pas surprenant que les Juifs de la Synagogue, exclusivement pharisiens après la destruction du second Temple (70), aient qualifié le jour de la Septante de néfaste (selon une légende talmudique, les ténèbres auraient recouvert la terre en signe de châtiment) et l'aient exécré à l'égal de la commémoration du veau d'or.

On traduisit d'abord les cinq premiers livres de la Loi (le Pentateuque) ; puis, progressivement, les Prophètes et les Écrits. Cette tâche se poursuivit tandis que les chrétiens, qui adoptèrent d'emblée la Septante comme leur Bible, commençaient à s'organiser en Église. Sur l'origine de cette traduction, deux thèses s'affrontent. La plus classique, adoptée par les deux grandes éditions modernes de Cambridge et de Göttingen, affirme l'existence d'une Septante originaire (Ur-Text, Ur-Septuaginta, Septuaginta-Vorlage) qui aurait connu le destin classique des traditions textuelles : variantes et recensions. La plus séduisante, quoique minoritaire, est la thèse du targum grec. Les Juifs d'Alexandrie auraient traduit la Loi puis les Prophètes à l'instar des targums palestiniens, traductions araméennes, d'abord orales et plus ou moins spontanées, puis écrites (fragmentaires dans un premier temps, parce que déterminées par le découpage textuel du service synagogal, et ensuite regroupant des sections entières de la Bible). En réalité, ces deux thèses ne s'excluent pas systématiquement l'une l'autre.

La Septante, pour une grande part, ne correspond pas à la conception moderne de la traduction. Véritable production biblique, elle manifeste bien des écarts par rapport au texte hébraïque réputé original. Ces « plus » sont de deux ordres. « Plus » quantitatifs : livres deutérocanoniques (Sagesse) ajoutés à des livres canoniques (Daniel, Proverbes). Et « plus » qualitatifs : sens nouveau imputé à certains mots ; dans le Psaume XVI, par exemple, le terme « fosse » est rendu par « corruption » (ce qui permit à la lecture chrétienne du chapitre xiii des Actes des Apôtres d'y voir une prophétie de la résurrection de Jésus), ou bien, en Isaïe, vii, 14, « jeune femme » est traduit « vierge » (source du dogme évangélique de la naissance virginale de Jésus). Pour le christianisme donc, la Septante déploie les qualités conjuguées, culturelles et linguistiques, de matrice et de postérité intrabibliques.

La traduction grecque d'Aquila

Lorsque la séparation entre le judaïsme et le christianisme fut chose irréversible, les rabbins décidèrent de mettre en œuvre une traduction grecque des Écritures qui, par sa littéralité, se différenciât totalement de la « vulgate » grecque qu'était la version des Septante, celle-ci étant à la fois un monument de culture hellénistique et le bien propre de ces dissidents nouveaux qui s'appelaient « chrétiens ». Parmi les tentatives faites dans ce sens, il faut retenir surtout, au milieu du iie siècle, la traduction d'Aquila. Elle fut utilisée par les rabbins, probablement à cause de sa fidélité littérale au texte hébraïque, mais surtout en raison de son antichristianisme : elle marquait, en effet, la rupture entre le système juif et le système chrétien. Le Talmud et les Pères la citent comme une version exemplaire pour son « exactitude ». D'origine grecque (du Pont), Aquila avait été baptisé, puis exclu du christianisme. Il se tourna vers le judaïsme et la tradition a fait de lui un prosélyte. Sans doute fut-il un brillant disciple du grand maître juif Aquiba, dont il semble avoir mis en œuvre, dans sa traduction, les principes d'interprétation (selon lesquels, par exemple, chacun des éléments matériellement constitutifs d'un mot hébreu, y compris l'étymologie, possède une ou plusieurs significations). Mais il est probable que Aquila n'a fait que continuer et achever une entreprise de recension grecque des textes sacrés qui avait commencé sous l'impulsion des rabbins dès la fin du ier siècle et dont, semble-t-il, Josèphe lui-même est le témoin dans ses Antiquités juives.

Les targums

On appelle targums les traductions araméennes que les Juifs, palestiniens et babyloniens, ont faites, des siècles durant, des textes bibliques. Ainsi, un targum du Pentateuque existait probablement, peut-être même avec plusieurs variantes, dès la fin de l'ère préchrétienne. Derniers venus, les targums des Hagiographes sont très tardifs.

Le mot « targum » n'est pas hébraïque, ni même sémitique. D'origine hittite, il signifie « annoncer », « expliquer », « traduire ». Le traducteur officiel de la synagogue était appelé torgeman ou meturgeman.

Orales et improvisées, fragmentaires et occasionnelles vu leur finalité cultuelle (lecture synagogale), les traductions araméennes de la Bible furent très vite fixées par écrit, puis rassemblées en des blocs unitaires correspondant aux grandes unités bibliques (Pentateuque, Prophètes, etc.). Elles n'étaient pas des versions littérales. La souplesse de leur exécution permettait l'introduction aisée d'éléments d'interprétation que la piété populaire ou même des écrits parabibliques gardaient disponibles. Aussi certains passages sont-ils de vraies paraphrases. Bien plus, dans certains targums plus tardifs, on ne trouve plus rien qui, de près ou de loin, ressemble à une traduction. Dans le targum du Cantique des cantiques, par exemple, le texte biblique est « lu » d'un bout à l'autre comme une allégorie des relations entre Dieu et son peuple. En fait, dans la pratique targumique, le judaïsme continuait à investir les règles d'herméneutique, les réflexes de relecture et d'actualisation déjà en œuvre dans ses productions littéraires monolingues.

Plusieurs facteurs étant en cause, l'étude des targums est aujourd'hui très vivante. Les découvertes de Qumrān n'y sont pas étrangères : à côté d'un lot de fragments targumiques épars, on a trouvé un Targum de Job, ainsi qu'un ouvrage paratargumique ou prétargumique, l'Apocryphe de la Genèse, qui permet de mieux poser la question difficile des limites génériques du targum. Intervint également la découverte, en 1949, à la Bibliothèque vaticane, d'une recension complète du targum palestinien du Pentateuque, identifié en 1956, le Codex Neophiti I. Il faut mentionner aussi l'intérêt que certains spécialistes du Nouveau Testament ont apporté à cette interprétation juive de l'Écriture qui se trouve contemporaine des écrits qu'ils étudient. Enfin, les travaux philologico-historiques sur la langue de Jésus ont bénéficié de ces recherches, qu'en retour ils n'ont cessé de stimuler.

La littérature targumique existante peut se classer comme suit :

1. Les targums du Pentateuque : le Targum d'Onqelos (ou Targum de Babylone), qui, targum officiel du Pentateuque, eut une place de choix dans le sillage du Talmud de Babylone ; son origine fut toujours discutée ; selon les avis les plus autorisés, il serait, plutôt qu'une production babylonienne, et malgré ses connivences avec des traditions mésopotamiennes, la révision en araméen littéraire d'un vieux targum palestinien. Le Pseudo-Jonathan (ou Yerushalmi I ), qui est authentiquement palestinien et dont le nom le plus ancien est Targum de Palestine ; très paraphrastique et composite, il contient toute une tradition ancienne de haggada et témoigne, partant, d'une exégèse contemporaine du Nouveau Testament ; sa rédaction finale est néanmoins tardive : il y est fait mention de Constantinople et de la famille de Mahomet. Un Targum fragmentaire (ou Yerushalmi II ) : quelque huit cent cinquante versets ou débris, allant de chapitres entiers à quelques membres de phrase ou mots isolés ; de larges paraphrases s'y manifestent ; des passages très tardifs s'y mêlent à des éléments très anciens. Des Fragments de la Genizah du Caire : édités en 1930, ils représentent des traditions plus anciennes que celles du précédent. Le Codex Neophiti I, dont l'essentiel peut être daté du iie siècle et qui est plus tardif dans son état présent (retouches rabbiniques et influences d'Onqelos).

2. Le targum des Prophètes : le Targum de Jonathan ben Uzziel – targum officiel des Prophètes et collection anonyme imputée à un disciple de Hillel (ier s.) ; il fut rédigé en Babylonie, entre le iiie et le ve siècle, à partir de matériaux d'origine palestinienne.

3. Les targums des Hagiographes : d'origine palestinienne pour la plupart, ils sont tardifs ; aucun n'est antérieur à la période talmudique (les seuls targums officiellement reconnus étaient les targums du Pentateuque et des Prophètes) ; on peut les diviser en quatre groupes (Psaumes et Job ; Proverbes ; les Cinq Rouleaux ; les Livres des Chroniques).

La Vulgate

C'est après avoir entrepris de réviser la traduction latine du Nouveau Testament puis de traduire l'ensemble de l'Ancien Testament à partir du texte grec des Hexaples d'Origène que saint Jérôme, en 391 environ, reprit ce second projet mais en travaillant alors sur le texte original, hébreu ou araméen. Cette version juxta hebraica veritatem, en dépit des contemporains qui restèrent fidèles aux vieilles traductions latines, allait finir, au viiie siècle, par s'imposer universellement.

Ce n'est qu'à la fin du Moyen Âge que le terme de vulgate (vulgata editio, édition communément employée) a été restreint à la traduction latine de la Bible due à saint Jérôme. Celui-ci l'employait lui-même pour désigner la traduction grecque dite des Septante ou les anciennes traductions latines.

Le concile de Trente a déclaré (8 avr. 1546) que « la vieille édition de la Vulgate (vetus et vulgata editio), approuvée dans l'Église par le long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les leçons publiques, les discussions, les prédications et les explications, et que personne ne doit avoir l'audace ou la présomption de la rejeter, sous aucun prétexte ». Le contexte de ce décret montre que, parmi les éditions latines des Livres saints qui étaient en circulation, c'est la Vulgate que l'Église reconnaît comme faisant autorité.

Pie XII (encyclique Divino afflante Spiritu, 30 sept. 1943) a précisé que cette authenticité n'est pas à entendre au sens critique (valeur scientifique de la traduction), mais au sens juridique, en ce sens que la Vulgate « est absolument exempte de toute erreur en ce qui concerne la foi ou les mœurs ». Le même Pie XII et après lui le IIe concile du Vatican (constitution sur la Révélation) invitent à recourir aux textes originaux.

La Vulgate fut imprimée dès 1456 par Gutenberg ; d'autres éditions suivirent (Érasme, 1528). Le concile de Trente demanda une édition officielle. L'édition publiée sur l'ordre de Sixte Quint en 1590, et regardée comme définitive, fut révisée sur l'ordre de Clément VIII et publiée en 1592 ; c'est la Vulgate « sixto-clémentine » de nos Bibles latines.

En 1907, Pie X chargea une commission de bénédictins (de l'abbaye de Saint-Jérôme à Rome) d'entreprendre une édition critique de la traduction de saint Jérôme.

—  André PAUL

Bibliographie

G. Dorival et al., La Bible grecque des Septante, Cerf, Paris, 1988

S. Jellicoe, The Septuagint and Modern Study, Oxford, 1968

P. E. Kahle, The Cairo Genizah, 2e éd., Oxford, 1959

R. Le Déaut, Le Targum du Pentateuque, 5 vol., Cerf, Paris, 1978-1981

B. M. Metzger, The Early Versions of the New Testament, Oxford, 1977

B. J. Roberts, The Old Testament Text and Versions, Cardiff, 1951

E. Würthwein, The Text of the Old Testament, Grand Rapids, 1979. « Bible », in Encyclopaedia judaica, vol. IV ; col. 841-864 : « Ancient Versions » ; col. 864-889 : « Modern Versions »

« Versions », in The Interpreter's Dictionary of the Bible, vol. IV, pp. 749-760 : « Ancient » ; pp. 760-771 : « English » ; pp. 771-782 : « Medieval and Modern ».

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CANTIQUE DES CANTIQUES

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre SANDOZ
  •  • 1 828 mots

Le Cantique des cantiques, c'est-à-dire le Cantique par excellence, constitue l'un des plus beaux chants d'amour de la littérature universelle. Il célèbre un couple, le bien-aimé et la bien-aimée, qui se rejoignent et se perdent, se cherchent et se retrouvent. De toutes les œuvres bibliques, c'est celle qui a suscité le plus d'interprétations diver […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cantique-des-cantiques/#i_4161

CAROLINGIENS

  • Écrit par 
  • Robert FOLZ, 
  • Carol HEITZ
  •  • 12 134 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les centres provinciaux »  : […] Dans les grands centres provinciaux, de puissants mécènes ont relayé aux environs de 820-830 l'ancien commanditaire royal. Les archevêques Ebbon, de Reims, et Drogon, de Metz, ont joué, dans cette phase de l'art carolingien, un rôle éminent. C'est dans l'un des centres animés par Ebbon, l'abbaye de Hautvillers, que fut exécuté le célèbre Psautier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carolingiens/#i_4161

CHÉRUBINS

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 242 mots

Mot français qui correspond à l'hébreu kerubim , pluriel de kerub , l'un et l'autre étant employés dans la Bible. On les rapproche des termes akkadiens karibu ou kuribu , qui désignaient la figuration, en Mésopotamie, de divinités de second rang ( karibu signifie bénir et correspond à l'hébreu barak ). On représentait les chérubins comme des être […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cherubins/#i_4161

CHRONIQUES LIVRES DES

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 769 mots

Tel un écho de ce que fut avant l'Exil la tâche du deutéronomiste, l'œuvre de l'auteur du Livre biblique des Chroniques s'affirme après l'Exil dans une manifestation théologique et littéraire aux tendances particulières et constantes. On la désigne du nom de sa première partie, les Livres I et II des Chroniques, la seconde étant constituée par les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livres-des-chroniques/#i_4161

ECCLÉSIOLOGIE

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 5 742 mots

Dans le chapitre « Les origines et les sens du mot « église » »  : […] Le réflexion sur l'Église est liée à l'origine du terme. Le mot « église » vient du latin ecclesia , simple transcription du grec ἐκκλησία qui, comme εὐχαριστία, ἀπόστολος, n'a pas été traduit par les chrétiens de langue latine afin de lui garder sa signification primitive. Les chrétiens de langue anglo-saxonne, au contraire, ont adopté plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecclesiologie/#i_4161

ÉCHEC

  • Écrit par 
  • Eliane AMADO LEVY-VALENSI
  •  • 5 079 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Échec et projet »  : […] La névrose d'échec elle-même, dans son projet aliéné, témoigne d'une intention obstinée. La guérison, Carl Gustav Jung l'a bien vu, ne consiste pas à supprimer la névrose, mais à la convertir. L'échec, occasionnel ou répété, est l'envers d'une émergence confuse que la psyché s'obstine à nier, mais qui, sans cesse, la traverse. La névrose parfois d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/echec/#i_4161

ÉCRITS LES

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 262 mots

On appelle « Écrits » (en hébreu : Ketûbim ) l'ensemble des livres qui, n'appartenant ni à la Loi (Pentateuque) ni aux Prophètes, forment la troisième partie de la Bible juive. Le caractère vague du terme dit à la fois l'hétérogénéité du matériau et les difficultés qu'il y eut à classer les œuvres qui le composent et à les reconnaître comme canoniq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-ecrits/#i_4161

ÉDEN

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 193 mots

Nom du lieu ( éden en hébreu) où, selon la Genèse ( ii , 8), Dieu installa l'homme après qu'il l'eut créé. En akkadien, edinu signifie plaine, et, en sumérien, edin est un terrain fertile ou irrigable. Il semble que, derrière cette dénomination locative, soit sous-jacente l'acception du mot en tant que nom commun, « délices », « plaisir » : dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eden/#i_4161

ÉGYPTE ANTIQUE (Civilisation) - La littérature

  • Écrit par 
  • Jean LECLANT
  •  • 7 499 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les derniers siècles »  : […] Devant les dernières vicissitudes politiques de leur histoire et les déceptions de l'occupation étrangère, les Égyptiens se tournent avec regret vers un passé glorieux, qu'ils essaient de faire revivre en des œuvres archaïsantes s'inspirant de la langue et de l'écriture du Moyen Empire. Les Oracles du Potier , le Songe de Nectanébo ou la Chroniqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/egypte-antique-civilisation-la-litterature/#i_4161

ÉPIDÉMIES

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET, 
  • Georges DUBY, 
  • Gabriel GACHELIN, 
  • Jean-Louis MIÈGE
  • , Universalis
  •  • 16 519 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La peste des Philistins »  : […] La plus importante « peste » relatée dans la Bible, la plus longuement décrite est la peste des Philistins ; et, cependant, la nature du germe en cause n'a pas été nettement établie, ce qui a permis aux historiens médecins d'avancer plusieurs hypothèses. Elle survint à Ashdod, en 1141 avant J.-C., lorsque les Philistins, après leur victoire sur le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epidemies/#i_4161

ESSÉNIENS

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 1 224 mots

La secte juive des esséniens, fondée vers ~ 150 et qui disparaîtra deux siècles plus tard vers 68 après J.-C., a bénéficié d'une connaissance nouvelle avec la découverte, depuis 1947, d'un nombre important de manuscrits recueillis lors des fouilles du Khirbet Qumrān, sur la rive nord-ouest de la mer Morte. Les textes ont ranimé les querelles autour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esseniens/#i_4161

ÉVANGÉLISME ET ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES

  • Écrit par 
  • Sébastien FATH
  •  • 3 778 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L’évangélisme et le texte biblique »  : […] Profondément prosélyte, l’évangélisme se revendique aussi d’un des principes fondateurs de la Réforme du xvi e  siècle, le sola s criptura (l'« Écriture seule »), qui donne la prépondérance à la Bible, reçue comme « parole de Dieu », au détriment de la tradition et de l’interprétation. Il existe de ce point de vue un biblicisme évangélique. Il s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evangelisme-et-eglises-evangeliques/#i_4161

ÉVANGILES

  • Écrit par 
  • Xavier LÉON-DUFOUR
  •  • 8 254 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les textes évangéliques »  : […] Dans leur texte grec original, le seul que nous possédions, les évangiles reconnus officiellement comme canoniques par l'Église dès le ii e  siècle s'étendent sur 319 pages du texte grec de l'édition Nestle (petit format), ou encore 194 pages de la «   Bible de Jérusalem » (petit format) : autrement dit, c'est un livre de poche. Pour en établir le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evangiles/#i_4161

ÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS, 
  • Stéphane SCHMITT
  •  • 15 097 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « De l'antidarwinisme aux néo-créationnismes contemporains et à leurs conséquences  »  : […] On ne saurait clore une présentation de l'évolutionnisme aujourd'hui sans évoquer certaines dérives et persistantes étrangetés culturelles qui en affectent malheureusement la perception. La théorie scientifique de l'évolution, telle qu'on la conçoit en ce début du xxi e  siècle, est ainsi régulièrement assimilée au darwinisme par l'opinion et ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evolution/#i_4161

EXÉGÈSE ALLÉGORIQUE

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 2 106 mots

Dans le chapitre « L'exégèse allégorique de la Bible »  : […] Or, au moment où Virgile écrivait, l'exégèse allégorique commençait à être appliquée à des textes fort éloignés de la tradition gréco-romaine : les livres bibliques. Bientôt, l'œuvre de Philon d'Alexandrie (env. 20 av. J.-C. - env. 50 apr. J.-C.) donnait l'exemple éclatant d'une telle entreprise. Mais ce nouveau champ d'exploration allait imprimer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/exegese-allegorique/#i_4161

FOI

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 468 mots

Dans le chapitre « Alliance et fidélité dans la Bible »  : […] Nous avons pris l'habitude de parler globalement de « la foi biblique », de « la foi chrétienne », de « la foi juive »..., en supposant que le mot « foi » résume la totalité du rapport de l'homme à Dieu. Il n'existe pas de mot en hébreu qui corresponde à cette acception. Les seuls termes capables d'évoquer dans sa totalité le message biblique sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foi/#i_4161

GENIZAH DU CAIRE

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 274 mots

Le terme araméen genizah (de GNZ, « cacher », « être précieux ») désigne une salle, attenante à la synagogue, destinée à recevoir les manuscrits de la Loi devenus inutilisables par l'usure de l'âge ou la manipulation cultuelle : tenus pour sacrés, car ils contenaient le nom divin, ils ne devaient être ni détruits ni profanés. Par un extrême hasard […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genizah-du-caire/#i_4161

GRÂCE

  • Écrit par 
  • Georges CASALIS
  •  • 4 100 mots

Dans le chapitre « De l'étymologie aux données bibliques »  : […]  En grec profane, c'est le mot charis (χ́αρις) qui désigne la grâce. Il signifie originellement – et ceci est décisif pour la coloration du mot – ce qui brille, ce qui réjouit. De là, on passe aux trois significations classiques du mot : a ) le charme de la beauté, la joie, le plaisir ; b ) la faveur, la bienveillance, les égards, les marques de r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grace/#i_4161

HÉBRAÏQUES LANGUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Valentin NIKIPROWETZKY, 
  • René Samuel SIRAT
  •  • 8 502 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Textes »  : […] L'hébreu biblique est la langue dans laquelle a été rédigé – à l'exception de quelques passages – l'ensemble littéraire qui constitue la Bible juive. Une partie des apocryphes et des pseudépigraphes, qui nous sont parvenus surtout en traduction, furent sans doute composés primitivement dans la langue originale de la Bible. C'est ce que démontrent, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-litterature-hebraiques/#i_4161

L'HOMME MOÏSE ET LA RELIGION MONOTHÉISTE, Sigmund Freud - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Brigitte LEMÉRER
  •  • 804 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Élaboration »  : […] Le 30 septembre 1934 Freud annonce à Arnold Zweig qu'il a écrit quelque chose qui l'a tellement occupé que tout le reste est passé au second plan : «  En face des nouvelles persécutions, on se demande de nouveau comment le Juif est devenu ce qu'il est et pourquoi il s'est attiré cette haine éternelle. Je trouvais bientôt la formule. Moïse a créé le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-homme-moise-et-la-religion-monotheiste/#i_4161

HOMOSEXUALITÉ

  • Écrit par 
  • Frédéric MARTEL
  •  • 9 204 mots

Dans le chapitre « La répression de l'Église et de l'État : le temps du péché »  : […] Par rapport à l'Antiquité grecque et romaine, l'établissement du christianisme à Rome marque en Occident le véritable début de la condamnation des pratiques entre hommes – laquelle devait perdurer dans l'Europe christianisée jusqu'à la fin du xviii e  siècle. D'une manière globale, sous l'influence du christianisme lui-même héritier des interdits […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homosexualite/#i_4161

IMPRIMERIE

  • Écrit par 
  • Isabelle ANTONUTTI, 
  • Jean-Pierre DRÈGE, 
  • Henri-Jean MARTIN
  • , Universalis
  •  • 14 457 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Émergence du livre moderne »  : […] C'est dans ce climat que les grands imprimeurs humanistes, et notamment ceux de la famille des Estienne, se firent les initiateurs des mises en texte modernes. Leur influence se manifeste d'abord dans la présentation des pages de titre. Aux titres enrobés dans des formules pompeuses et insérés dans des décors gravés sur bois qui caractérisent la p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imprimerie/#i_4161

JÉRUSALEM

  • Écrit par 
  • Alain DIECKHOFF, 
  • Gérard NAHON
  •  • 6 847 mots
  •  • 11 médias

Jérusalem, dont l'État d' Israël a fait sa capitale, constitue autant un carrefour des religions qu'un terrain d'affrontement. Parmi ses visages multiples, il en est plusieurs qui peuvent éclipser le rôle spirituel que la ville a tenu et tient dans l'histoire : elle apparaît, d'abord, comme un des lieux majeurs de la tension politique qui secoue le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jerusalem/#i_4161

JOSUÉ

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 283 mots

Josué est, selon la Bible, le successeur de Moïse à la tête du peuple d'Israël et le conquérant de Canaan, mort vers 1200 av. J.-C. Son nom – en hébreu Yeho-Shua – signifie « Yahvé est salut ». Dans le livre biblique éponyme qui relate sa vie, Josué, chef militaire charismatique, est désigné par Moïse, à sa mort, pour conduire les fils d'Israël […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josue/#i_4161

JUDAÏSME - Histoire des Hébreux

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 11 020 mots
  •  • 4 médias

Vers 1760 avant notre ère, un petit clan conduit par Abraham quitte Sumer et vient s'installer en Canaan, entre le Jourdain et le littoral méditerranéen. En 135 après J.-C., à l'issue d'une guerre sans merci contre l'Empire romain, l'État juif antique disparaît. L'histoire des Hébreux est celle d'une existence politique qui s'étend entre ces deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/judaisme-histoire-des-hebreux/#i_4161

LECTURE

  • Écrit par 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Martine POULAIN
  •  • 10 498 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la lecture intensive à la lecture extensive »  : […] Tandis que l'alphabétisation se développait à travers l'Europe et que le nombre de textes imprimés mis à la disposition du public potentiel ne cessait d'augmenter, le rapport entre le lecteur et l'objet lu subissait une véritable mutation. Jusqu'à la moitié du xvii e  siècle, le liseur non lettré s'était trouvé confronté à des volumes relativement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lecture/#i_4161

LUTHER MARTIN (1483-1546)

  • Écrit par 
  • Martin BRECHT, 
  • Pierre BÜHLER
  •  • 11 930 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Une nouvelle herméneutique »  : […] Du point de vue des périodes de l'histoire, Luther est une figure inclassable. Situé « entre les temps », il est simultanément plus médiéval et plus moderne que beaucoup de ses contemporains. C. F. Meyer exprimera cette tension par ces vers : Dans son âme s'affrontent ce qui sera et ce qui fut , Deux lutteurs enlacés, essoufflés et fourbus. Son es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martin-luther/#i_4161

MAL

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 218 mots

Dans le chapitre « La faute originelle »  : […] Le mythe pose, en un premier moment, un monde en dehors du monde et un temps avant le temps dans lequel se déroulent des existences bienheureuses à l'abri de la douleur, de la faute et de la mort, c'est-à-dire de toutes les formes du mal. Tout se passe comme si le refoulement du mal avait fait surgir un imaginaire espace divin ; puis, en un deuxiè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mal/#i_4161

MIMÉSIS, Erich Auerbach - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 793 mots

Dans le chapitre « La cicatrice d'Ulysse »  : […] Le « réalisme » est spontanément associé à un courant littéraire, apparu en France autour de 1850, et qui correspond à une sorte d'âge d'or du roman. Or Auerbach montre qu'un tel souci est présent dès l'origine de la littérature occidentale, et même dans sa double origine : Homère et la Bible – selon deux « types fondamentaux », deux approches sty […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mimesis-erich-auerbach/#i_4161

MOÏSE

  • Écrit par 
  • Henri CAZELLES
  •  • 1 444 mots

Dans le chapitre « Enquête historique »  : […] Les historiens se sont trouvés dans l'obligation d'analyser les textes du Pentateuque. Il fut établi au xix e  siècle que, quoique ce livre pût contenir quelques textes de Moïse, celui-ci n'en était pas l'auteur. Le Deutéronome est, au plus tôt, de la fin du viii e  siècle et la masse des textes législatifs dit « textes sacerdotaux » ( P , Prieste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moise/#i_4161

MOYEN ÂGE - La littérature en prose

  • Écrit par 
  • Nicola MORATO
  •  • 6 836 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Prose chrétienne et rhétorique classique »  : […] La production littéraire médiévale latine et romane, tant en prose qu’en vers, a lieu dans un même horizon rhétorique et discursif. Dans la Rome classique, les poètes suivaient une formation rhétorique et les rhétoriqueurs tiraient des enseignements et des exemples des œuvres en vers, par exemple grâce à la pratique des paraphrases. Parfois, les d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-litterature-en-prose/#i_4161

MUSICALES (TRADITIONS) - Musique hébraïque

  • Écrit par 
  • Amnon SHILOAH
  •  • 3 337 mots

Dans le chapitre « L'époque biblique »  : […] Les tentatives de reconstitution de la musique et de la vie musicale à l'époque biblique se fondent principalement sur les nombreuses références contenues dans les écrits bibliques – source la plus riche portant sur les aspects divers de l'activité musicale. Cependant l'interprétation des renseignements ainsi obtenus se heurte à de sérieuses diffi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musique-hebraique/#i_4161

NOÉ

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 325 mots
  •  • 2 médias

Personnage biblique qui appartient à la race de Caïn, composée de tribus attachées au développement de la civilisation matérielle ; par là s'expliquent ses aptitudes à construire l'arche du Déluge. Héros du Déluge (Genèse, vi - ix ) et père de Sem, de Cham et de Japhet, Noé était fils de Lamech (Genèse, v , 29). Dans la Bible et même en dehors d'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noe/#i_4161

ŒCUMÉNISME

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Georges CASALIS, 
  • Étienne FOUILLOUX
  •  • 6 378 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le dialogue entre Genève et Rome »  : […] L'histoire des ruptures est jalonnée d'une série de tentatives pour rétablir l'unité brisée : les conciles de Lyon (1274) et de Florence (1439) avaient essayé en vain de rapprocher les Églises d'Orient et d'Occident ; les réformateurs, tant Calvin que Luther et Bucer, conscients de viser à une catholicité évangélique, souhaitent un Concile qui soit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oecumenisme/#i_4161

ORIGÈNE (185-253/54) & ORIGÉNISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 5 513 mots

Dans le chapitre « La science biblique »  : […] La plus grande partie de l'activité d'Origène a été consacrée à l'exégèse de la Bible. On lui doit tout d'abord une édition en six versions ( Hexaples ) du texte de l'Ancien Testament, comprenant le texte hébreu transcrit en caractères grecs, puis les traductions grecques des Septante, d'Aquila, de Symmaque, de Theodotion et de deux autres traducte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/origene-et-origenisme/#i_4161

PALÉOANTHROPOLOGIE ou PALÉONTOLOGIE HUMAINE

  • Écrit par 
  • Herbert THOMAS
  •  • 4 905 mots
  •  • 2 médias

Dès la plus haute antiquité, l'humanité s'est penchée sur ses origines, comme en témoignent les mythologies antiques, de l’Égypte à la Grèce, ou encore le monument mégalithique de Stonehenge (Wiltshire, Angleterre) édifié il y a près de 5 000 ans : tous ont tenté de tresser, entre les dieux et les hommes ou le ciel et la terre, un fil ininterrompu. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleoanthropologie-paleontologie-humaine/#i_4161

PALESTINE

  • Écrit par 
  • Ernest-Marie LAPERROUSAZ, 
  • Robert MANTRAN
  • , Universalis
  •  • 31 605 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « L'époque prémonarchique (du début du xiie siècle à la fin du xie av. J.-C.) »  : […] Si l'action des Israélites, aux xiii e - xii e  siècles, et celle des Peuples de la Mer, au début du xii e , mirent fin à la période cananéenne de la Palestine, pourtant, pendant deux siècles encore, des cités-États cananéennes contrôlèrent les vallées et les plaines de la Palestine septentrionale. Les Cananéens, après avoir reçu l'apport d'un sang […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palestine/#i_4161

PENTATEUQUE

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 907 mots
  •  • 1 média

Première grande section de la Bible juive selon la division traditionnelle de l'Ancien Testament (Loi, Prophètes et Écrits), le Pentateuque est aussi appelé « livre de Moïse » (Néh., xiii , 1), « loi de Moïse (II Chron., xxiii , 18) ou simplement « loi » (Néh., viii , 2) et même « Moïse » (dans l'expression : « Moïse et les Prophètes », Luc, xxiv , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pentateuque/#i_4161

PROPHÈTES D'ISRAËL

  • Écrit par 
  • Robert MARTIN-ACHARD
  •  • 4 177 mots

Les prophètes d'Israël occupent une place importante dans l'Ancien Testament et ont fait l'objet de commentaires nombreux et variés. Pour la tradition juive, ils continuèrent l'œuvre de Moïse et furent ses fidèles interprètes ; pour l'Église chrétienne, ils ont prédit la venue du Christ et annoncé notamment ses souffrances (Is., liii ) et son règn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prophetes-d-israel/#i_4161

PROVIDENCE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 487 mots

Si l'on s'en tient à l'histoire des idées, le concept de providence n'est pas d'origine judéo-chrétienne : il est d'origine hellénique, de facture stoïcienne. En contexte stoïcien, « providence » ne signifie pas vigilance ou bienveillance personnelle d'un dieu sage et bon qui prend soin de chacune de ses créatures ; le terme est synonyme de « néces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/providence/#i_4161

PSAUMES

  • Écrit par 
  • Henri CAZELLES
  •  • 1 886 mots

Dans le chapitre « Structure et caractéristique du psautier »  : […] Le Livre des Psaumes comprend cent cinquante morceaux répartis en cinq recueils de dimensions inégales. La numérotation varie selon qu'on suit la tradition juive, conservée à travers le Moyen Âge, ou la tradition chrétienne, laquelle dépend de la traduction grecque dite des Septante, exécutée probablement au ii e siècle avant J.-C. ; c'est la prem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psaumes/#i_4161

QUMRĀN

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 3 548 mots

Dans le chapitre « Une bibliothèque diversifiée »  : […] Dans leur grande majorité, les rouleaux étaient de parchemin, une centaine seulement de papyrus. De 13 à 15 p. 100 des textes sont en araméen, la langue courante du pays depuis la conquête perse, fin vi e  siècle avant J.-C. Le reste est en hébreu, la langue littéraire et cultuelle, déclarée sainte. Quelques fragments ou bribes sont en grec. On co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qumran/#i_4161

RACHEL

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 199 mots

Personnage biblique (en hébreu, râchel  : « brebis mère » ; cf. Gen.,  xxxi , 38) qui, dans l'histoire des Patriarches, est la fille de l'Araméen Laban et la femme préférée de Jacob (Gen.,  xxix , 6-30). Elle est la mère de Joseph (Gen.,  xxx , 22-24) et de Benjamin ( xxxv , 16-18). Elle mourut en mettant au monde ce dernier et fut enterrée « sur l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rachel/#i_4161

RASTAFARISME

  • Écrit par 
  • Elizabeth A. MCALISTER
  •  • 726 mots

Mouvement religieux et politique né en Jamaïque dans les années 1930 à l'instigation de Leonard Percival Howell et adopté par de nombreux groupes dans le monde entier, le rastafarisme mêle des éléments du protestantisme, du mysticisme et du panafricanisme. Les rastafariens, ou rastas, nom par lequel se désignent les membres de ce mouvement, ont une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rastafarisme/#i_4161

RÉVÉLATION

  • Écrit par 
  • Bernard DUPUY
  •  • 3 751 mots

La révélation a été comprise de façon classique comme la communication d'une vérité par un auteur inspiré de Dieu, dont le message a été confirmé par des signes. Elle a été ainsi interprétée dans la catégorie de la parole et du discours. La réflexion contemporaine procède à partir de la Bible à un renouvellement de cette définition en reconnaissan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revelation/#i_4161

ROMAN ART

  • Écrit par 
  • Marcel DURLIAT
  •  • 20 510 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « Le Nord et le Midi dans la peinture des livres »  : […] Par rapport à l'époque carolingienne, l' enluminure enregistre des transformations profondes. Un métier qui ne s'exerçait jusque-là que dans un petit nombre de monastères, en vue d'une production de très grand luxe, destinée à une clientèle de princes et de magnats ecclésiastiques, se généralise par suite d'une plus large diffusion du livre. La pra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-roman/#i_4161

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « La sagesse dans la Bible »  : […] Les Anciens avaient représenté la sagesse sous les traits d' Athéna. C'était pensivement appuyée sur sa lance que la déesse-guerrière, née tout armée du crâne de Zeus, surgissait aux regards des mortels sous le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Mais la reine des batailles tenait un rameau d'olivier à la main ; car la sagesse politique e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_4161

SAGESSE LIVRES DE

  • Écrit par 
  • Jean HADOT
  •  • 4 599 mots

Les Livres de sagesse sont les ouvrages bibliques qui se donnent pour but d'enseigner la sagesse. On les désigne ainsi non seulement à cause de leur contenu, mais aussi parce que le mot « sagesse » (en hébreu hokmah, en grec sophia ) revient fréquemment dans le texte et apparaît même dans les titres de certains d'entre eux. Quelquefois l'expression […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livres-de-sagesse/#i_4161

SAMSON (-XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Marguerite JOUHET
  •  • 337 mots
  •  • 1 média

Héros biblique à la force redoutable dont les exploits sont rapportés dans le Livre des Juges. Issu de la tribu de Dan, Samson vit comme les siens, de façon précaire, dans une région de collines à la frontière de la riche plaine côtière habitée par les Philistins, ennemis d'Israël. Si le héros figure dans la liste des juges d'Israël, il n'est pourt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/samson/#i_4161

SARAH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 259 mots

Dans la généalogie des Patriarches, Sarah ( sarah , à partir de Gen.,  xvii , 15 ; jusque-là : saray , forme qui conserve la trace d'une vieille tournure féminine ; les deux termes signifiant « souveraine », « princesse ») est la prétendue sœur (Gen.,  xii , 13 ; xx , 2) et la femme d'Abraham ( xi , 29-31). Quoique vieille et stérile, elle mit au m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sarah/#i_4161

SCIENCES - Science et christianisme

  • Écrit par 
  • Jacques ROGER
  •  • 4 110 mots

Les scientifiques d'aujourd'hui s'étonnent souvent du temps qu'il a fallu pour découvrir des vérités scientifiques qui leur paraissent évidentes ; et ils expliquent volontiers cette lenteur par un obstacle extérieur, en l'occurrence la pensée chrétienne et l'autorité des Églises. C'est oublier d'abord que le christianisme et la science ont partici […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-christianisme/#i_4161

SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

  • Écrit par 
  • Bernard-Pierre LÉCUYER
  •  • 17 534 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Israël »  : […] Dans la Bible la comptabilité sociale – ou plutôt ce qui peut passer pour tel, et c'est là le problème – occupe une place centrale et, en raison même de cette centralité, parfaitement paradoxale. D'une part, les Nombres donnant leur titre à l'un des livres de la Bible, le populationnisme qui s'y trouve ouvertement professé dès la Genèse et, même a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prehistoire-des-sciences-sociales/#i_4161

SEM

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 290 mots

Le premier, dans l'ordre biblique, des trois fils de Noé. Avec Cham et Japhet, il apparaît dans la Genèse ( v , 32) au terme d'une longue généalogie qui relie Adam à Noé ( v , 1-32). On retrouve les trois frères juste avant le déluge ( vi , 10) et lors de l'entrée dans l'arche ( vii , 13) ; rescapés de la catastrophe universelle, ils sont à l'origi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sem/#i_4161

TABOU

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET
  •  • 5 095 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Tabou et religion »  : […] Il est facile de voir que toutes les religions sont marquées par l'observance d'un système d'interdits. Mais si William Robertson Smith, en 1889, dans son livre sur la religion des Sémites ( Lectures on the Religion of the Semites ), reconnaît qu'il est difficile de distinguer, à l'origine des tabous, des règles sacrées, délimitant nettement le pur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tabou/#i_4161

TALMUD

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 5 091 mots

Dans le chapitre « Halakha et Haggada »  : […] Les rabbins tirent de l'Écriture des règles qui, régissant toute l'existence du juif, visent à le faire vivre, ici et maintenant, dès ce monde-ci, dans le « royaume des cieux ». Ils proclament avec force que les paroles des scribes sont plus chères que les paroles de la Tora elle-même, voulant signifier par là que c'est l'interprétation vivante qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/talmud/#i_4161

TŌRAH

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 2 855 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La Tōrah à l'époque rabbinique »  : […] Le terme « Tōrah » dérive du verbe yarōh qui, à la forme du hiphil , signifie « enseigner », « instruire » : c'est en ce sens qu'il est utilisé dans le Lévitique ( x, 11 et xi, 46). Il concerne d'abord l'enseignement de lois particulières (cf. Lév., vi, 7 : « Voici la Tōrah de l'holocauste »). C'est pourquoi on trouve aussi le terme au pluriel : T […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/torah/#i_4161

TRAITÉ D'ATHÉOLOGIE (M. Onfray)

  • Écrit par 
  • Alexandre ABENSOUR
  •  • 991 mots

Le lecteur qui entreprendra la lecture du livre de Michel Onfray en se fiant à son titre, Traité d' athéologie (Grasset, 2005), ne trouvera d'un « traité » guère de traces, mais si c'est un pamphlet antimonothéiste qu'il cherchait, alors ses vœux seront comblés… La froideur du titre ne doit pas tromper, en effet, sur la violence antireligieuse qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-d-atheologie/#i_4161

YAHVÉ ou YAHWEH

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 358 mots

Le Dieu d'Israël, Yahvé, était connu avant Moïse chez d'autres peuples que les Hébreux : les anciens Phéniciens semblent avoir adoré un dieu Yo. Dans la Bible hébraïque, on trouve les formes abrégées Yahu, Yo ou Yah, la plupart du temps en composition, préposées ou postposées, dans des noms théophores (Yoiakin, Abia) ou dans des formules liturgique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yahve-yahweh/#i_4161

Voir aussi

Pour citer l’article

André PAUL, « BIBLE - Les traductions », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bible-les-traductions/