SAINT-DENIS BASILIQUE DE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Basilique de Saint-Denis

Basilique de Saint-Denis
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie

Basilique de Saint-Denis, déambulatoire

Basilique de Saint-Denis, déambulatoire
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie

Tombeau de Charles V le Sage, A. Beauneveu, détail

Tombeau de Charles V le Sage, A. Beauneveu, détail
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie


On considère saint Denis comme un évêque missionnaire venu évangéliser la cité des Parisiens. Il y trouva le martyre vers 250, vraisemblablement sur la colline de Montmartre, avant d’être inhumé à l’emplacement de l’actuelle basilique. La Vie de sainte Geneviève, rédigée vers 520, présente Denis comme le premier évêque de Paris, envoyé par le pape Clément I (fin du premier siècle). Les textes mentionnent ensuite ses deux compagnons, le prêtre Éleuthère et le diacre Rustique. Au ve siècle, on attribue à sainte Geneviève l’agrandissement de la basilique qui avait été édifiée à l’emplacement du tombeau du saint. Dès ce moment, de hauts personnages de l’aristocratie franque s’y firent inhumer, telle la reine Arégonde (morte entre 580 et 590). Dagobert (629-639) ordonna à nouveau d’agrandir l’édifice initial et fut le premier roi à choisir d’être inhumé dans la basilique.

Le monastère allait connaître une nouvelle apogée avec les Carolingiens. Charles Martel et Pépin le Bref en firent à leur tour leur dernière demeure, alors qu’une nouvelle basilique, longue de 80 mètres, fut entreprise vers 768-769 par l’abbé Fulrad. À l’imitation de Saint-Pierre de Rome, une crypte, constituée d’un couloir annulaire contournant une confession centrale, permettait aux pèlerins de vénérer les reliques de saint Denis et de ses deux compagnons. Vers 832, l’abbé Hilduin édifia une seconde crypte à l’arrière de la précédente. Sous l’abbatiat de ce dernier, on confondit en un même personnage le premier évêque de Paris et Denis l’Aréopagite, converti par saint Paul sur la colline de l’Aréopage d’Athènes, ainsi que le Pseudo-Denys, auteur au début du vie siècle d’un traité sur la hiérarchie céleste pétri de références à Plotin et aux philosophes néo-platoniciens.

Avec la dynastie capétienne, l’abbaye re [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

  • : professeur des Universités, université de Franche-Comté, École des Chartes

Classification


Autres références

«  SAINT-DENIS BASILIQUE DE  » est également traité dans :

ABÉLARD PIERRE (1079-1142)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 341 mots

Dans le chapitre « Vie et œuvre »  : […] Pierre Abélard naît au Pallet, près de Nantes, en 1079. Aîné d'une famille de petite noblesse, il décide de se consacrer aux lettres, et particulièrement à la logique (la dialectique). La première partie de sa vie se passe en études, en controverses : études itinérantes, où il a notamment pour maîtres Roscelin et Guillaume de Champeaux ; controverses avec le même Guillaume et Anselme de Laon, maît […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-abelard/#i_10902

BONTEMPS PIERRE (1507 env.-apr. 1563)

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  •  • 273 mots

Sculpteur français mentionné dans les comptes des Bâtiments royaux à partir de 1536. Pierre Bontemps travaille alors à Fontainebleau et se forme au contact des œuvres antiques apportées par Primatice. Il exécute une fonte du Laocoon et une autre de L'Apollon du Belvédère . En 1548, il fait partie de l'équipe de sculpteurs que dirige Philibert Delorme po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-bontemps/#i_10902

CONSERVATION DES ŒUVRES D'ART

  • Écrit par 
  • Germain BAZIN, 
  • Vincent POMARÈDE
  •  • 6 754 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « De la Révolution à 1830 »  : […] La Révolution française, par le bouleversement qu'elle apporte dans la vie des institutions et des hommes, va provoquer un mouvement de destruction qui, avec l'accélération du progrès technique et des transformations sociales qu'entraîne celui-ci, ne cessera de croître jusqu'à nos jours. La Convention, en prescrivant l'abolition des emblèmes féodaux, invitait les citoyens à procéder à des destruc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conservation-des-oeuvres-d-art/#i_10902

ÉGLISE, architecture

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 8 040 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La rénovation carolingienne »  : […] La volonté qu'avait Grégoire le Grand d'une remise en ordre de l'Église devait trouver un prolongement inattendu avec l'ascension des Pippinides, et bientôt leur prise de pouvoir. L'alliance avec Rome d'une famille dont l'ambition était d'affirmer la réalité d'un royaume jusqu'alors fragile, allait aboutir à assurer l'avenir de la papauté et à donner aux monarques le moyen d'intervenir dans le dom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-architecture/#i_10902

GOTHIQUE ART

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 14 842 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Paris et la révolution stylistique »  : […] L'activité des chantiers parisiens au cours des années 1230-1240 avait attiré de nombreux artistes, d'horizons différents, de formation diverse. Cette rencontre a provoqué une remise en cause assez brutale du style alors accepté : en architecture, la formule définie par le Maître de Chartres ; en sculpture, l'accord entretenu avec l'architecture ; dans le domaine du vitrail, le règne de la verrièr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-gothique/#i_10902

JUSTE LES

  • Écrit par 
  • Renée PLOUIN
  • , Universalis
  •  • 588 mots
  •  • 1 média

Dynastie de sculpteurs, originaires des environs de Florence, les Betti, qui s'établissent en France en 1504, sont naturalisés en 1513, prennent le nom de Juste et deviennent sculpteurs du roi, spécialistes de tombeaux. Antoine Juste (1479-1519) travaille dès 1507 au tombeau de Thomas James, évêque de Dol (l'effigie du défunt a disparu du monument installé dans la cathédrale de Dol). Il est appelé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-juste/#i_10902

MAÎTRE DE SAINT-DENIS (actif vers 1231)

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 210 mots

On a donné le nom de « Maître de Saint-Denis » à l'architecte à qui l'abbé de Saint-Denis, Eudes Clément, avait confié en 1231 la reconstruction de l'abbatiale, tout en conservant la crypte et le double déambulatoire avec ses chapelles rayonnantes que l'abbé Suger avait réalisés (1140-1143). Le programme compenait en outre un développement spectaculaire du carré du transept — par l'emboîtement de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitre-de-saint-denis/#i_10902

MANSART FRANÇOIS (1598-1666)

  • Écrit par 
  • William Peter Jackson SMITH
  •  • 2 785 mots

Dans le chapitre « Projets pour le Louvre et la chapelle des Bourbons à Saint-Denis »  : […] Avec l'arrivée de Colbert, Mansart connut un bref regain de faveur à la cour avant de mourir, en 1666. Il reçut deux importantes commandes royales, pour la construction de la chapelle funéraire de la dynastie des Bourbons à Saint-Denis et pour l'achèvement et l'agrandissement du Louvre. Aucun de ces deux projets ne vit le jour, en partie à cause des changements de goût et des exigences de la cour, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-mansart/#i_10902

ORIFLAMME

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 911 mots

Les premiers rois capétiens, comme tous les autres souverains et même les Carolingiens, devaient avoir un étendard à queues attaché à une lance. Sur la mosaïque du triclinium du Latran on voit le roi Charles (c'est-à-dire Charlemagne vers 796-798, avant son couronnement impérial) recevant à genoux l'étendard (de Rome ?) de la main de saint Pierre, étendard qui aurait été bleu à roses rouges selon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oriflamme/#i_10902

SUGER (1081-1151)

  • Écrit par 
  • Philippe VERDIER
  •  • 1 995 mots

Dans le chapitre « « Médiateur et lien de paix » »  : […] Ces termes par lesquels le moine de Saint-Denis, qui fut son premier biographe, résume le caractère de Suger s'appliquent à ses multiples activités. Il a restauré l'ordre avec la justice dans les régions ravagées par les féodaux entre la vallée de Chevreuse et l'Orléanais, n'usant de la force qu'à l'extrême limite de la nécessité. Il opéra une retraite mesurée devant les attaques de saint Bernard […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suger/#i_10902

VITRAIL

  • Écrit par 
  • Catherine BRISAC, 
  • Louis GRODECKI
  •  • 5 925 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le XIIe et le XIIIe siècle »  : […] C'est en France, au cours du xii e  siècle, que l'on voit les séries les plus importantes et, sur le plan artistique, les plus achevées, comparables dans leur style aux peintures murales contemporaines ou à la miniature romane : sept fenêtres plus ou moins complètes à la nef de la cathédrale du Mans (vers 1135, 1160 et 1190), les trois verrières […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitrail/#i_10902

Pour citer l’article

Philippe PLAGNIEUX, « SAINT-DENIS BASILIQUE DE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/basilique-de-saint-denis/