ARTAUD ANTONIN (1896-1948)

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L'expérience théâtrale

Après ses premiers débuts de comédien à l'Œuvre chez Lugné-Poe en 1921, Artaud effectue son véritable apprentissage chez Dullin, à qui il est envoyé par Gémier. Jusqu'en 1923 il est un membre actif de la troupe. Ses dons de dessinateur lui font souvent confier la création des costumes et même des décors. Comme acteur, on s'accorde généralement à reconnaître en lui un tempérament attachant, quoique parfois trop individualiste. Ses créations les plus remarquées à l'Atelier furent le roi Basile dans La vie est un songe, de Calderón (juin 1922), et Charlemagne dans le drame féerique d'Alexandre Arnoux, Huon de Bordeaux (mars 1923). Parmi les comédiennes de la troupe, il y a une jeune Roumaine à la beauté surprenante, Génica Athanasiou. Elle va partager sa vie pendant près de six années. Après avoir quitté l'Atelier, engagé par Jacques Hébertot à la Comédie des Champs-Élysées, Antonin Artaud crée, en 1923-1924, quelques rôles secondaires dans la troupe de Pitoëff, et sous la direction de Komisarjevski. En 1932, il est l'épisodique assistant-metteur en scène de Louis Jouvet au théâtre Pigalle.

Dans le même temps, pour assurer son existence, il poursuit une carrière d'acteur au cinéma. Il fut, entre autres, Marat dans Napoléon, d'Abel Gance (1926), le moine Massieu dans La Passion de Jeanne-d'Arc, de Carl Dreyer (1928), et le roi des mendiants dans L'Opéra de quat'sous, de Pabst (1930).

Antonin Artaud dans La Passion de Jeanne d'Arc

Antonin Artaud dans La Passion de Jeanne d'Arc

Photographie

Le poète et acteur français Antonin Artaud dans La Passion de Jeanne d'Arc (1928), film muet du réalisateur danois Carl Dreyer (1889-1968), d'après Joseph Delteil. 

Crédits : Henry Guttmann/ Getty Images

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Les véritables événements de la vie théâtrale d'Antonin Artaud sont, en 1927, la fondation avec Roger Vitrac et Robert Aron du théâtre Alfred-Jarry et, en 1935, la création des Cenci au théâtre des Folies-Wagram. Bien qu'il n'y ait eu, du 1er juin 1927 au 5 janvier 1929, que quatre spectacles du théâtre Alfred-Jarry (1. Ventre brûlé, ou la Mère folle, pochade musicale d'Antonin Artaud, Les Mystères de l'amour, de Roger Vit [...]


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Pour citer l’article

Paule THÉVENIN, « ARTAUD ANTONIN - (1896-1948) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonin-artaud/