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ÉMAUX

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6.  Les émaux peints à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance

Des joailliers travaillant pour les cours princières de Bourgogne, de Berry et de France aux environs de 1400 remettent en honneur un procédé oublié depuis l'époque hellénistique, l'émail en glaçure sur or de ronde-bosse ; cet émail, surtout blanc mat, avec des rehauts de couleurs translucides, est une lumineuse polychromie sur une sculpture précieuse en miniature. Les joailliers l'associent aux variantes raffinées des deux techniques traditionnelles, le cloisonné pour les chatons « de plique à jour », le champlevé pour les inscriptions et meubles héraldiques. Les mêmes princes patronnent aussi tel émailleur flamand, un neveu des Limbourg peut-être, qui fit passer de l'enluminure à l'émaillerie la délicatesse du camaïeu blanc et or sur noir bleuté.

Cet effet sera connu à Venise au milieu du xve siècle avec un répertoire animalier caractéristique. C'est en Italie, auprès de Filarete, que Jean Fouquet dut acquérir cette technique (autoportrait, vers 1452, musée du Louvre) qui, acclimatée aux bords de Loire, se situe au point de départ de la Renaissance limousine.

Fidèle à son génie industriel, après une éclipse d'un siècle et demi, Limoges nourrit, de 1470 environ à la fin du xviiie siècle, nombre de dynasties d'émailleurs. Les premiers transposèrent les gravures sur bois et les estampes allemandes et italiennes ; leur palette devient plus intense et s'adjoint le camaïeu pour traduire les compositions maniéristes sous le pinceau des Penicaud, des Reymond, des Martin Didier, des Court. Léonard Limousin, peintre de François Ier à Fontainebleau, émaille aussi des portraits à la manière des Clouet. Limoges continue de fabriquer pour l'Église des retables et des triptyques, pour la cour de la vaisselle d'apparat émaillée sur ses deux faces ; elle fut si recherchée que des orfèvres d'Augsbourg la montèrent en vermeil pour Fugger.

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ALICATADO

Écrit par :  Colette CROUZET

… *Le terme d'alicatado désigne, en Espagne, une mosaïque constituée par des fragments de céramique émaillée de formes et de couleurs différentes, incrustées dans du plâtre. Ces fragments de faïence sont obtenus à partir d'azulejos monochromes sur lesquels on trace un décor et dont on détache ensuite la partie dessinée à l'aide de… Lire la suite
ALPAIS (1185 env.-env. 1215)

Écrit par :  Marie-Madeleine GAUTHIER

… *Insculpée à l'intérieur du couvercle d'un ciboire célèbre, une inscription désigne indubitablement un artiste émailleur : Magister G. Alpais me fecit Lemovicarum (Maître G. Alpais m'a fait à Limoges) ; il paraît en effet préférable de traduire ainsi en français le locatif Lemovicarum, toponyme dont le pluriel rappelle de façon… Lire la suite
ART DE COUR

Écrit par :  Philippe VERDIER

Dans le chapitre "L'enluminure et son influence sur l'orfèvrerie"  : …   de Savoie pour Blanche de Bourgogne (1348). Dans l'émaillerie de basse-taille parisienne, aux *émaux translucides posés sur un fond d'argent faiblement ciselé, l'esthétique de la décoloration et des tonalités claires, qui triomphe dans le vitrail et l'enluminure après 1270, s'accommoda fort bien du style de Pucelle : l'aiguière aux grotesques… Lire la suite
AZULEJOS

Écrit par :  Colette CROUZET

Dans le chapitre "Origine et diffusion des azulejos"  : …  anciennes du Moyen-Orient (Babylone, la Perse aux environs du Ier millénaire).* Mais le terme azulejos désigne d'une manière plus précise les plaques de revêtement à décor émaillé utilisées d'abord à Samarra au ixe siècle par les potiers musulmans. Par la suite, cette mode se répandit en Mésopotamie… Lire la suite
BIGOT ALEXANDRE (1862-1927)

Écrit par :  Marie-Cécile FOREST

… la glycérine. À l'Exposition universelle de 1889, il s'enthousiasme pour les céramiques orientales. *En 1890, Eugène Carriès lui demande des conseils techniques sur la fusion de certains émaux. Il devient également le conseiller technique du céramiste Ernest Chaplet. Grâce à ses connaissances scientifiques et géologiques, il expérimente une quantité… Lire la suite
BIJOUX

Écrit par :  Sophie BARATTECatherine METZGERÉvelyne POSSÉMÉElisabeth TABURET-DELAHAYE UniversalisChristiane ZIEGLER

Dans le chapitre "Moyen Âge occidental"  : …  de l'abbaye de Waulsort (British Museum, Londres). Autre décor typique de l'art carolingien,* l'émail cloisonné sur or, recouvre la couronne du Trésor de Monza, selon des motifs proches de ceux de l'autel d'or de Milan, don de l'évêque Angilbert. Dans la partie orientale de l'ancien empire carolingien, les souverains ottoniens (936-1024)… Lire la suite
BYZANCE - Les arts

Écrit par :  Catherine JOLIVET-LÉVYJean-Pierre SODINI

Dans le chapitre "L'argenterie"  : …  ou ajouré, est généralement rehaussé de dorure et souvent associé à d'autres matériaux (nielle, *émaux, perles et pierres). Les objets conservés sont religieux (croix, reliquaires, vases et ustensiles liturgiques, cadres et revêtements d'icônes, icônes, plats de reliure, etc.), presque rien ne subsistant de l'argenterie profane, pourtant… Lire la suite
CÉRAMIQUE

Écrit par :  Marcelle BRUNETJeanne GIACOMOTTIAndré PECKER

Dans le chapitre "Poteries à couvertes, vernis ou émail"  : …  Bernard Palissy, réussit à les améliorer et à en enrichir considérablement la gamme colorée. *L'usage d'un émail opacifié par l'étain dont l'invention reviendrait aux Babyloniens se répandit. Il se prête tout particulièrement à recevoir un décor peint à l'aide d'oxydes métalliques fixés par la cuisson et, en outre, il peut supporter l'… Lire la suite
CHINOISE CIVILISATION - Les arts

Écrit par :  Corinne DEBAINE-FRANCFORTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMichel NURIDSANYMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSPierre RYCKMANSAlain THOTE

Dans le chapitre " Émaux"  : …  *La technique des émaux sur métal, apparue en Chine au xive siècle, est la seule forme d'art chinois qui relève entièrement d'un apport étranger. Dès l'Antiquité, elle est connue dans le monde méditerranéen, et c'est à partir d'un centre existant en Asie Mineure au xiie siècle qu'elle a atteint la Chine. Elle… Lire la suite
CIZHOU, céramique chinoise

Écrit par :  Daisy LION-GOLDSCHMIDT

… *Plusieurs sites du district de Cizhou, au Hebei, et du Henan ont donné naissance à une catégorie de céramiques, exceptionnelle parmi celles de la dynastie Song (960-1279). Plus que sur la délicatesse des formes et la qualité des couvertes, elle met en effet l'accent sur le décor, avec une recherche d'effets de contrastes, souvent violents. À en… Lire la suite
COURT & LES COURTEYS LES (XVIe s.)

Écrit par :  Marie-Madeleine MARCHEIX

… *On ignore s'il y eut quelque lien de parenté entre deux familles de peintres émailleurs limousins, les Courteys et les Court, ou de Court. Le plus ancien est Pierre Courteys, qui subit à ses débuts l'influence de Pierre Reymond, mais pour s'en dégager assez vite, en montrant un tempérament vigoureux, un peu vulgaire. La première date relevée sur… Lire la suite
CUERDA SECA

Écrit par :  Colette CROUZET

… *L'expression cuerda seca est employée pour la première fois en 1558 pour désigner un décor céramique dans lequel on isole les émaux par un trait gravé et une matière de composition différente. Ce procédé a été utilisé pour la première fois par les Achéménides dans la décoration de la frise des Archers (Ier millénaire) : M.-M.… Lire la suite
DELLA ROBBIA LES

Écrit par :  Jean-René GABORIT

… *La famille des Della Robbia offre l'un des plus remarquables exemples de continuité au sein du Quattrocento puisqu'elle compta quatre générations d'artistes qui consacrèrent leur activité à une même technique, celle de la sculpture en terre cuite émaillée (terracotta invetriata). L'ancêtre, Luca di Simone di Marco (1399 env.-1482), avait… Lire la suite
FAÏENCE

Écrit par :  Henry-Pierre FOURESTJeanne GIACOMOTTI

Dans le chapitre "Les techniques"  : …  en dégourdi », soit par arrosage, soit, plus souvent, par immersion totale de l'objet dans un bain *d'émail semi-liquide qui se dépose alors en couche uniforme. Cet émail, fait d'un mélange à base d'oxyde de plomb et d'étain en proportions variables, est originairement blanc et d'autant plus blanc qu'il est plus chargé d'étain. Mais il peut aussi… Lire la suite
FOUQUET JEAN (1420 env.-av. 1481)

Écrit par :  Claude SCHAEFER

Dans le chapitre "Le retour au réalisme"  : …  deux fois, dans la Pietà et dans le martyre de sa sainte patronne. Ces enluminures, ces *émaux dorés brillant sur le fond noir convexe, ces panneaux d'une tension soutenue font comprendre l'émerveillement de Filarète devant cet art unissant le féerique médiéval à un classicisme renaissant. Fouquet avait été frappé par la beauté des… Lire la suite
FRÉDÉRIC DE COLOGNE (actif entre 1160 et 1180)

Écrit par :  Anton von EUW

… *Orfèvre colonais, désigné de manière hypothétique, Frédéric de Cologne est le successeur d'Eilbertus Coloniensis, et le chef de l'atelier d'orfèvrerie de Saint-Pantaléon de Cologne. En se fondant, d'une part, sur l'existence de deux plaquettes d'émail représentant un FREDERICVS et un HERLIVVS PRIOR sur le socle de la châsse de saint Maurin, qui… Lire la suite
GODEFROY DE HUY (1100 env.-env. 1173)

Écrit par :  Ulla KREMPEL

… *Godefroy de Huy fait partie du tout petit nombre d'orfèvres médiévaux dont le nom a survécu. Le chroniqueur Gilles d'Orval mentionne, dans son ouvrage Gesta pontificum, un certain « Godefroy appedain de Huy à maistre d'orfeivrie, li miedre et li plus expers et subtils ovriers que ons sawist en monde à chel jour... », qui en 1173, après une… Lire la suite
GOTHIQUE ART

Écrit par :  Alain ERLANDE-BRANDENBURG

Dans le chapitre "Les objets d'art"  : …  La remise en cause, dans l'émaillage, de la technique du champlevé traditionnel au profit d'*émaux translucides qui laissent jouer les fonds de métal précieux relève pleinement de cette esthétique du style courtois : le succès a été foudroyant. Les ateliers parisiens ont été rapidement relayés par d'autres centres en France et à l'étranger… Lire la suite
GUCCIO DI MANNAIA (actif entre 1288 env. et 1320 env.)

Écrit par :  Marie-Madeleine GAUTHIER

… *GUCCIVS MANAIE DE SENIS FECIT NICCHO[L]AUS PAPA QVARTVS : « Guccio di Mannaia de Sienne [m' (ou : l')] a fait [au temps de] Nicolas IV pape [qui m' (ou : l') a fondé]. » Telle est en effet l'interprétation la plus plausible de l'inscription qui court, en caractères serrés, sur un listel émaillé autour de la tige du calice célèbre, conservé depuis l… Lire la suite
JULIEN GUILLAUME (XIIIe-XIVe s.)

Écrit par :  Danielle GABORIT-CHOPIN

… *L'orfèvre parisien Guillaume Julien, possesseur de deux boutiques sur le Grand-Pont, travailla pour le roi Philippe IV le Bel. Sa renommée lui valut la commande du chef reliquaire monumental de Saint Louis, destiné à la Sainte-Chapelle, et les comptes royaux mentionnent des paiements à l'orfèvre (mort en 1316 env.) puis à ses héritiers de 1298 à… Lire la suite
M.D. PAPE (actif mil. XVIe s.)

Écrit par :  Marie-Madeleine MARCHEIX

… *L'émailleur qui signe M. D., M. D. P., M. D. P. P., ou M. D. Pape ne doit pas être confondu avec Martin Didier qui fut émailleur du roi à la fin du xvie siècle. Rien dans sa signature n'indique qu'il se soit appelé Martin ni Didier ; en revanche, son style et ses modèles gravés le rattachent plutôt à l'art des environs de 1550.… Lire la suite
MÉTAL ARTS DU

Écrit par :  Catherine ARMINJON

Dans le chapitre "Les techniques du décor"  : …  foncé ou inversement, par cuisson d'une couche d'huile de lin passée sur les parties à colorer. Les *émaux font aussi partie du répertoire décoratif ; ils sont soit cloisonnés, c'est-à-dire coulés dans les compartiments créés par l'application de cloisons d'or ou d'argent sur fond de même métal, c'est le cas des émaux cloisonnés d'origine byzantine… Lire la suite
MINIATURE

Écrit par :  Roseline BACOU

Dans le chapitre "Les techniques"  : …  s'impose une technique nouvelle qui devait connaître un remarquable développement, la miniature sur* émail ; héritière d'un procédé ancien, mais en ayant perfectionné les détails techniques et les coloris, elle autorise des effets différents de ceux de la gouache, et qui ont de plus le mérite d'être inaltérables. Au début du xviiieLire la suite
MOSAN ART

Écrit par :  Philippe VERDIER

Dans le chapitre "Polychromie"  : …  ci est à base de plaques orfévrées, avec pierreries disposées en quinconce et filigranes, et d'*émaux. Sur le mobilier liturgique, les émaux sont incrustés en compositions rosacées qui déploient les « types » ou symboles de l'Ancien Testament autour des « mystères » ou théophanies du Nouveau Testament, selon le schéma topologique de la « roue… Lire la suite
ORFÈVRERIE

Écrit par :  Gérard MABILLE

Dans le chapitre "De l'Antiquité au Moyen Âge"  : …  par un sens très vif de la polychromie ; aux pierres précieuses répondent les nielles et les *émaux dont les techniques se diversifient. C'est en Italie au xive siècle qu'apparaissent les émaux translucides sur basse-taille ; Ugolino di Vieri exécuta vers 1337 dans cette technique le reliquaire du corporal de Bolsena (… Lire la suite
ORFÈVRERIE CAROLINGIENNE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Christophe MOREAU

… Mort de saint Ambroise né à Trèves en 339 et élu évêque de Milan en 373. * Reliquaire de l'évêque Altheus offert par l'évêque à sa cathédrale, Sion, où il est conservé. Les dessins des émaux se rapprochent de certaines figures de l'autel milanais. Couronne votive du trésor de la cathédrale de Monza. Son décor végétal n'est pas sans rapeller celui… Lire la suite
PALISSY BERNARD (1510 env.-1590)

Écrit par :  Dominique POULAIN

… *Céramiste et « philosophe naturel » français. Le caractère romanesque de Bernard Palissy, suscité en partie par sa vie aventureuse et par ses écrits, fut amplifié par le mouvement romantique et laïc du xixe siècle qui en fit une figure quasi mythique. Textes et documents permettent pourtant de retracer sommairement sa vie et sa… Lire la suite
PÉNICAUD LES (XVe-XVIe s.)

Écrit par :  Marie-Madeleine MARCHEIX

… *Le fondateur de la première dynastie limousine d'émailleurs connus, Nardon Pénicaud, était sans doute plus jeune d'une génération que d'autres artistes restés anonymes, tels le prétendu Monvaerni et le Maître du triptyque d'Orléans. La seule précision apportée par son œuvre est la date de 1503 sur une Crucifixion (musée de Cluny, Paris).… Lire la suite
PORCELAINE

Écrit par :  Marcelle BRUNETAntoinette FAŸ-HALLÉDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVIDTamara PRÉAUD

Dans le chapitre "Extrême-Orient"  : …  moins utilisée. Le bleu sous couverte sera, à partir du xve siècle, rehaussé d'*émaux de petit feu, combinaison qui donnera naissance aux wucai, « cinq couleurs », et aux doucai, où les contours seuls sont bleus. Sous Kangxi (1662-1722), la découverte d'un émail bleu conduit aux effets plus homogènes de la « … Lire la suite
ROMAN ART

Écrit par :  Marcel DURLIAT

Dans le chapitre "Les nouveaux trésors"  : …  dite un nouveau départ dans la région. Elle concerne l'émaillerie, avec la substitution aux *émaux cloisonnés – obtenus en soudant de minces cloisons sur une plaque généralement en or –  des émaux champlevés ou en taille d'épargne, où le cuivre prend la place de l'or. Les chefs-d'œuvre de la nouvelle technique les plus anciennement exécutés… Lire la suite
STYLE 1200

Écrit par :  Louis GRODECKI

Dans le chapitre "La Rhénanie et la région mosane"  : …  Renier de Huy à Liège donnaient un étonnant exemple de formes antiquisantes d'une grande pureté. *Vers 1140-1150, l'art de l'émaillerie mosane et rhénane, et notamment l'atelier de Godefroi de Huy, multiplie des œuvres étonnantes de liberté d'invention, très éloignées de l'esthétique romane méridionale. À partir de ce milieu du siècle, l'… Lire la suite
UGOLINO DI VIERI (actif apr. 1329-mort en 1385 env.)

Écrit par :  Marie-Madeleine GAUTHIER

… *Signataire avec ses associés du plus beau et du plus grandiose ouvrage émaillé du Trecento, le reliquaire du corporal miraculeux de Bolsena conservé à la cathédrale d'Orvieto (P. dal Poggetto, « Ugolino di Vieri », in Forma e colore, no 8), Ugolino di Vieri pose néanmoins de multiples problèmes d'attribution encore irrésolus. On… Lire la suite
VERRE ART DU

Écrit par :  James BARRELET

…  la plus célèbre, désignée sous le nom de verre de Damas, est décorée plus ou moins richement d'*émaux en épaisseur rehaussés de dorures. Elle date surtout des xiiie et xive siècles. Actuellement, elle est surtout connue et admirée grâce à l'importation des lampes de mosquée. Ce décor d'émaux, d'une rare… Lire la suite

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Retour des envoyés de Canaan, N. von Verdun, retable de Verdun

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