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Écrit par : Gerald M. ACKERMAN
Le terme « académisme » se rapporte aux attitudes et principes enseignés dans des écoles d'art dûment organisées, habituellement appelées académies de peinture, ainsi qu'aux œuvres d'art et jugements critiques, produits conformément à ces principes par des académiciens, c'est-à-dire par les membres des écoles, qu'ils soient professeurs, étudiants ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BRUNEL, Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre Les représentations de l'amour dans l'art occidentalLes représentations de l'Amour sont innombrables dans l'art occidental depuis la Renaissance. Elles se présentent sous des formes variées. Cupidon, réputé être le fils de Vénus, est à la fois l'agent et l'incarnation du pouvoir que la déesse exerce sur les hommes. Cette figure n'est donc pas sans ambiguïté : c'est à la fois un être déterminé, avec ... Lire la suite
Écrit par : Véronique GERARD-POWELL, Alexis SORNIN
Après avoir tracé à la fin du xve siècle les voies maritimes vers les Amériques et l'Asie, l'Espagne et le Portugal ont constitué des empires coloniaux, suivis au xviie siècle par la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Plus tard encore d'autres pays européens comme la Belgique, l'Allemagne ou l'Itali ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-René GABORIT
Un grand nombre d'œuvres d'art comportent une indication plus ou moins développée, explicite et visible qui permet d'en identifier l'auteur. Cette indication peut prendre la forme d'une signature, d'un monogramme, d'une inscription, parfois d'un cachet, d'une estampille, d'un poinçon ou d'une marque, plus exceptionnellement d'un signe conventionne ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
Avec le titre et la dédicace, la signature est l'un des « textes » fondamentaux qui encadrent l'œuvre et la présentent au spectateur. Elle ancre l'objet dans l'histoire individuelle aussi bien que collective et, par conséquent, elle est un repère non arbitraire pour la fondation du jugement esthétique. Cependant, la signature occupe une situation ... Lire la suiteÉcrit par : Enrico CASTELNUOVO
Rapport toujours variable entre le présent et le passé, l'attribution est l'opération typique de l'historien de l'art, elle traduit ses réactions devant le texte, elle est jugement historique effectif. Réduite à ses termes essentiels, elle consiste dans le fait d'assigner, d'« attribuer » la paternité d'une œuvre anonyme à un artiste déterminé. Se ... Lire la suiteÉcrit par : Germain BAZIN
Le faux est un phénomène propre aux civilisations évoluées. Il est incompatible avec les cultures primitives, où tout acte mensonger, de nature à déchirer le tissu sans couture des relations magiques entre l'homme et le monde, pourrait déchaîner la foudre sur la tribu du coupable. Le faux est lié à la notion de profit ; l'idée de tromper sur la ma ... Lire la suiteÉcrit par : André CHASTEL
Comme toute histoire, l'histoire de l'art a commencé par la Fable. Dans la plupart des civilisations, un mythe expose l'origine des techniques et des formes traditionnelles : dans le monde grec, le récit de Dédale sert d'introduction à toute l'architecture, celui de Pygmalion aux pouvoirs de la sculpture. À ces fables antiques, on peut rattacher u ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Daniel POIRION
Le premier trait qui distingue la représentation animalière des représentations végétales ou humaines est son ancienneté et la précocité surprenante de son apparition. Le répertoire de l'art préhistorique est en effet tout entier constitué d'animaux. Mais le thème apparaît dans le vocabulaire décoratif de tous les arts. Il convient de distinguer « ... Lire la suiteÉcrit par : Marc THIVOLET
Dans le chapitre La caricature en OccidentThomas Wright, qui fut, avec Champfleury, le premier historien de la caricature, donnait à cette dernière une extension très large : « Le monstrueux touche de près au grotesque, et l'un et l'autre rentrent dans le domaine de la caricature, lorsqu'on prend ce mot dans la plus large acception. » Ce point de vue permettait, grâce à une équivoque, de ... Lire la suite
Écrit par : Olivier BONFAIT
Le fait de rassembler un groupe d'objets singuliers est attesté dès la préhistoire. On le retrouve, principalement sous la forme d'hommage ou de butin, comme un signe de possession, dans les tombes des pharaons et les palais royaux de Babylone. À partir de la période hellénistique, les œuvres d'art font désormais partie des collections qui fleuris ... Lire la suiteÉcrit par : Martine VASSELIN
Le mot kolossos est un terme pré-hellénique, originaire d'Asie Mineure ; la racine kol désigne selon les linguistes un élément fiché en terre, dressé comme un pilier. Le mot est employé par Hérodote pour désigner les statues égyptiennes, debout ou assises, les jambes serrées, les bras le long du corps et donc plus ou moins assimi ... Lire la suiteÉcrit par : Manlio BRUSATIN
Il n'existe pas aujourd'hui de théorie définitive de la couleur. L'approche du phénomène de la vision chromatique hésite entre des systèmes physiques et des systèmes psychologiques ; elle en appelle aujourd'hui à l'optique, science qu'elle avait pendant des siècles tenue à l'écart de cette recherche. La couleur tient de l'art et de la science, de ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOHR, Geneviève MONNIER
La lecture d'un dessin, l'investigation de tous les signes inscrits sur la surface d'un feuillet résulte de multiples observations dont la première est l'étude objective de la matière déposée sur le support. Cette dernière peut avoir la diversité la plus grande selon qu'elle provient de médiums secs ou gras, colorés ou non. La variété des matériau ... Lire la suiteÉcrit par : Christine PELTRE
« Nous savons le soldat par son drapeau, l'artiste par son école », déclare, en 1863, le critique Jules-Antoine Castagnary, à propos de « la grande armée des paysagistes ». Exprimée à une époque où la notion d'école artistique commence pourtant à s'effriter, cette affirmation martiale témoigne de sa solidité, puisqu'elle a traversé les siècles. De ... Lire la suiteÉcrit par : Adrien GOETZ
Ce sont les musées, en particulier en Grande-Bretagne, qui ont développé l'intérêt des historiens de l'art pour l'encadrement des œuvres. Les « bordures », comme on les appelait aux xviie et xviiie siècles, qui accompagnent la peinture, en disent beaucoup sur la valeur accordée à celle-ci, sur l'usage cultur ... Lire la suiteÉcrit par : Mario PRAZ
Une œuvre d'art est appelée exotique (du grec exôtikos) non pas à cause de la seule présence d'éléments étrangers (comme tapis et étoffes d'Orient chez les peintres flamands et vénitiens, instruments musicaux étranges dans l'Histoire de Persée de Piero di Cosimo aux Uffizi de Florence, armure japonaise dans le portrait de sir Nei ... Lire la suiteÉcrit par : Roger CAILLOIS, Jean-Claude ROMER
Dans le chapitre Le fantastique dans l'artLe domaine de l'art fantastique, de prime abord, semble indéfiniment extensible. Dans les ouvrages qui lui sont consacrés, figurent aussi bien des chapiteaux romans et gothiques, des monnaies grecques et gauloises, des sculptures primitives, archaïques ou naïves, des symboles astrologiques ou alchimiques. Parfois, la part de l'ethnographie est pré ... Lire la suite
Écrit par : Barthélémy JOBERT, Michel MELOT
Dans le chapitre Gravures et stylesIl apparaît que les procédés de gravure peuvent se multiplier à l'infini. Cette richesse a permis à la gravure de s'adapter à tous les styles, et d'être redécouverte par les artistes à chaque époque. La Renaissance trouva dans la gravure le moyen de poser différemment les problèmes de géométrie de l'espace et de sa représentation rigoureuse. Le St ... Lire la suite
Écrit par : Peter FUHRING
Le mot grotesque est apparu vers la fin du xve siècle, lors de la découverte de décors peints sur les murs de maisons romaines enterrées (et donc semblables à des grottes), à Rome et dans la campagne romaine. La Domus Aurea ou Maison dorée — la maison de Néron — est la plus connue de ces demeures. Les grotesques sont l ... Lire la suiteÉcrit par : Ségolène LE MEN, Constance MORÉTEAU
Le mot illustration, nom de l'hebdomadaire « à images » fondé en 1843 par Paulin, Johanne et Charton, peut désigner autant un survol de l'histoire du livre illustré qu'un bilan méthodologique sur un domaine d'études, le texte et l'image, apparu dans les années 1870 et dont la dénomination varie. On parle parfois, par exemple, d'iconot ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph DORÉ, Pierre GEOLTRAIN, Jean-Claude MARCADÉ
Dans le chapitre Les représentations du Christ dans l'artLe Christ est devenu au cours des siècles de christianisme la pierre angulaire de la représentation du divin ou de réalités spirituelles, voire métaphysiques. Dans les trois derniers siècles du Ier millénaire, la crise violente de l'iconoclasme a conduit les Églises à élaborer une théologie de l'image qui justifie la figuration du Dieu- ... Lire la suite
Écrit par : Gabrielle SED-RAJNA
Les arts plastiques constituent le domaine le plus controversé – mais aussi le moins connu – de la civilisation juive. L'embarras des historiens de l'art pour définir la spécificité des créations artistiques issues de la tradition juive s'explique par l'absence, souvent évoquée, d'un style homogène, qui serait commun à toutes les œuvres issues de ... Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
Quel livre en apparence plus impersonnel qu'un manuel de sources, qu'une vaste compilation des écrits sur l'art, de l'Antiquité à la fin de l'époque moderne ? La Littérature artistique de Julius von Schlosser (1866-1938) est pourtant un livre difficile à détacher de la personnalité de son auteur – et de l'École d'histoire de l'art viennoi ... Lire la suiteÉcrit par : Martine VASSELIN
Les livres de modèles sont des recueils de dessins d'un même artiste, reliés à l'origine, et conservés dans son atelier pour son propre usage (savoir-faire capitalisé, répertoire de motifs à sa disposition, exemples de figures à présenter à un commanditaire) et pour la formation de ses apprentis qui les copient pour s'exercer la main. Les plus anc ... Lire la suiteÉcrit par : Roseline BACOU
L'art de la miniature dérive de l'enluminure médiévale ; il lui emprunte aussi son nom, puisque le terme de miniature semble provenir de minium, couleur rouge employée dans la décoration des manuscrits. Il n'est pas à exclure, en outre, que l'origine du terme puisse être trouvée dans le mot latin minus, « plus petit », d'où dériv ... Lire la suiteÉcrit par : Galienne FRANCASTEL
Dans le chapitre La naissance d'un genreMalgré la différence du contexte social, certaines fonctions du portrait restent constantes. Celles notamment qui, sous des formes très diverses, rattachent cette branche particulière de l'art à l'idée de la mort et de la survie. Qu'il s'agisse d'efficacité réelle ou de transmission d'un souvenir, de moyen de parvenir sans perte d'identité à la vi ... Lire la suite
Dans le chapitre Condamnation et renaissanceToutefois, l'invasion des Barbares et le rôle que ceux-ci se mirent à jouer aux dépens des populations plus anciennement établies sur le sol des provinces de l'Empire romain finirent par changer radicalement l'idée qui présidait jusqu'au ve siècle environ à l'usage du portrait. Sa légitimité absolue fut notamment mise en cause. ... Lire la suite
Dans le chapitre L'essor d'un genreÀ la fin du premier quart du xve siècle, le portrait s'érige en genre indépendant. Le portrait florentin, très spécifiquement caractérisé – profils aigus, hommes et femmes traités comme des découpages de matières précieuses, couleurs brillantes, attitudes hiératiques –, débuta avec Masaccio et retrouva un écho dans les médaille ... Lire la suite
Dans le chapitre La crise d'un genreRomantiques ou réalistes, « idéalistes » (c'est comme cela que l'on désigne à l'époque l'académisme) ou révoltés, il est rare que, dans l'œuvre d'un artiste qui prend part aux affrontements de doctrine, le portrait apparaisse comme porteur de son credo artistique. C'est la preuve qu'une loi inhérente au genre limite les possibilités qu'il a de s'é ... Lire la suite
Écrit par : Marc THIVOLET
Les rapports de la publicité avec l'art, tel qu'il est défini par les historiens et les critiques, sont l'objet d'un malentendu. Par l'affiche, qui marqua ses véritables débuts, la publicité est certes d'origine artistique mais, à mesure qu'elle se développait en se diversifiant, elle s'est vu reléguée dans un ghetto qui pourrait bien correspondre ... Lire la suiteÉcrit par : Udolpho van de SANDT
Après avoir visité le Salon de 1791, le premier Salon « libre » ouvert par un décret de l'Assemblée nationale à tous les artistes sans distinction, le graveur J.-G. Wille notait dans son Journal : « J'y vis du sublime, du beau et bon, du médiocre, du mauvais et de la croûterie. » Cette idée reçue que la Révolution française n'a été en général qu'u ... Lire la suiteÉcrit par : Mario PRAZ
L'attitude psychologique d'où naît le goût des ruines se révèle assez tard dans le monde occidental, alors qu'elle existait depuis longtemps chez les Orientaux. On ne saurait en trouver une meilleure analyse que dans In-ei raisun (Éloge de l'ombre) du romancier japonais contemporain Tanizaki (cf. l'article de Jacqueline Pigeot da ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno FOUCART
Les Salons, définis comme des manifestations annuelles lors desquelles des artistes présentent au public en un même lieu des œuvres préalablement examinées et acceptées par un jury, semblent aujourd'hui se confondre avec l'histoire de l'art dit officiel. La contestation du rôle de l'Académie, la volonté d'indépendance ont effectivement entraîné l' ... Lire la suiteÉcrit par : Monique HALM-TISSERANT
Hybride léonin à tête humaine, le sphinx apparut en Égypte sous la IVe dynastie, avant de se répandre dans l'iconographie orientale, au IIIe millénaire avant J.-C. Couché ou passant, il appartient à la grande statuaire (sphinx de Gizeh), mais sa présence dans les tombes et sur les amulettes indique d'emblée sa double nature, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
La question du titre des œuvres d'art, qui peut paraître importante puisqu'il n'est guère d'autre moyen de parler d'elles ou tout simplement de les désigner, n'a guère retenu l'attention jusqu'à ce jour. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Littré ne connaît que les titres de livres et d'œuvres imprimées. Au xixe siècle, Pi ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine BRISAC, Louis GRODECKI
Dans le chapitre HistoireOn est assuré, par des textes de Prudence, de Tertullien, de Paul le Silenciaire, de la présence des vitraux colorés dans des basiliques paléochrétiennes et à Sainte-Sophie de Constantinople. C'étaient, selon les témoins archéologiques découverts à Rome et à Saint-Démétrius de Salonique, des vitraux utilisant des montures en stuc ou en marbre. De ... Lire la suite
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