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DIEU L'affirmation de Dieu

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Le mot « Dieu » désigne la réalité mystérieuse que les hommes cherchent à tâtons depuis les origines. L'histoire des religions peut permettre de repérer les conditions concrètes qui ont favorisé cette fonction théogénique dont l'origine renvoie à l'homme lui-même et à son énigme.

On doit cependant reconnaître que la dialectique de l'idée de Dieu telle qu'elle se déploie dans la plupart des religions est profondément différente de la dialectique de l'idée de Dieu dans les diverses philosophies. Quoi qu'il en soit du polythéisme ou du monothéisme, l'homme, pour apaiser son besoin religieux, réclame un Dieu qui soit un Toi et avec lequel il puisse entrer en échange d'amour. La raison philosophique, au contraire, répugne à concevoir Dieu comme un Toi, parce que Dieu doit être absolu, donc sans besoin et sans contraires. Il peut être conçu comme le Bien que tous les hommes désirent, mais il ne peut être lui-même un Toi personnel, qui appelle et aime d'autres personnes.

Or, avec la révélation du Dieu d'Israël, ces deux aspects de l'idée de Dieu tendent à se réduire à l'unité. Le Dieu d'Israël s'est choisi librement un peuple pour partenaire (Deut., xii, 6). Il n'y a pas d'autre motif de l'élection divine que l'amour gratuit (Deut., vii, 7), auquel Israël ne peut répondre que par un amour sans réserve (Deut., vi, 5). Mais, en même temps, le Dieu d'Israël est le Dieu tout-puissant et créateur qui aime tous les êtres. Il est déjà l'Être absolu, transcendant et immanent que conçoit la pensée philosophique.

À cause de son influence décisive sur ce qu'on appelle la civilisation occidentale, on se limitera ici au Dieu de la révélation judéo-chrétienne. Dans l'Ancien Testament, le Dieu d'Israël n'est pas d'abord le Dieu cosmique, auteur de la nature, mais un Dieu agissant, qui intervient dans l'histoire de son peuple pour qu'elle soit histoire du salut, c'est-à-dire à la fois manifestation et accomplissement de son dessein de salut. Dieu est le « trois fois saint », mais il ne révèle son mystère in […]

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Autres références

« DIEU » est également traité dans :

DIEU

Écrit par :  Universalis

Le terme « Dieu » (au singulier et avec une majuscule) renvoie dans notre culture pénétrée de christianisme à l'affirmation monothéiste de l'Ancien et du Nouveau Testament (la Bible juive, plus les premiers écrits chrétiens que les Églises tiennent pour normatifs). Il désigne à la fois le Créateur, l'auteur de toutes choses, et… Lire la suite
DIEU - Problématique philosophique

Écrit par :  Jacques COLETTE

Au nom de Dieu, les philosophies ont toujours tenté de juxtaposer, voire de substituer, un concept. Qu'il s'agisse du divin ou de l'humain, le rôle de la philosophie est en effet de déployer des notions pour rendre notoires des significations. On peut distinguer les divers essais de penser Dieu en considérant leurs issues. À ceux qui admettent… Lire la suite
DIEU - La négation de Dieu

Écrit par :  Jeanne DELHOMME

L'affirmation est un acte simple ; visant intentionnellement un donné de l'expérience, sujet d'une proposition, elle lui confère les attributs qui lui reviennent ; pré-interrogative, l'existence de cet homme, de cet arbre, de cette maison fait corps avec eux : certaines qualités leur appartiennent ; les questions ont une réponse de fait qui… Lire la suite
DIEU - Par-delà théisme et athéisme

Écrit par :  Henry DUMÉRY

Dans notre culture, théisme et athéisme sont des frères ennemis. La polémique ne cesse pas entre eux, parce qu'ils se nourrissent l'un de l'autre. Ce que l'un affirme, l'autre le nie. Mais tout à leur dispute, ils ne songent guère à renouveler le problème. La querelle continue sur de vieilles idées, avec de vieilles méthodes. Elle durerait… Lire la suite
ABSOLU

Écrit par :  Claude BRUAIRE

Dans le chapitre "Sens et existence"  : …  ne fait que prendre acte, résolument, de la proposition conclusive de la théologie négative : « *Dieu est rien », il présuppose la même conception négative de l'absolu. Mais il en est de même si l'on considère l'athéisme indifférent d'un scientisme qui complète la « mort de Dieu » par la « mort de l'homme », et substitue à la volonté d'autarcie… Lire la suite
ACTE, philosophie

Écrit par :  Paul GILBERT

Dans le chapitre "La tradition aristotélicienne"  : …  un acte qui comble le manque ; l'espoir de l'acte anime l'attente et dessine la fin de l'action.* La tradition aristotélicienne parle cependant d'un acte pur, qui serait Dieu. Or on ne peut pas penser que, par exemple pour Thomas d'Aquin, Dieu soit « fini », une fin qui mette terme à un travail qui y tendrait à partir d'un manque. Pour Aristote… Lire la suite
AGAPÈ

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Le mot grec agapè signifie affection, amour, tendresse, dévouement. Son équivalent latin est caritas, que nous traduisons par « charité » (dans les textes stoïciens comme dans les textes chrétiens). Généralement, la langue profane emploie agapè pour désigner un amour de parenté ou d'amitié, distinct de l'amour-passion, distinct du… Lire la suite
ALIÉNATION

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "De Hegel à Marx"  : …  y désigne ce moment où la conscience religieuse intériorise la relation du maître et de l'esclave. *Dieu est cet Autre absolu que la conscience s'oppose à soi-même comme son maître et en face de qui elle se tient pour rien. Certes, pour Hegel, la « conscience malheureuse » n'est pas la religion vraie ; celle-ci marque la victoire sur le Dieu… Lire la suite
ALLAH

Écrit par :  Roger ARNALDEZ

… *Nom désignant en islam le Dieu unique et créateur qui a révélé son existence et ses commandements, ses promesses et ses menaces, depuis Adam jusqu'à Muḥammad. Ce nom, connu avant la mission du Prophète, a pu désigner en Arabie le Dieu suprême. Il se rattache à la racine sémitique el. En arabe, ilāh signifie la divinité, dieu comme… Lire la suite
AMOUR

Écrit par :  Georges BRUNELBaldine SAINT GIRONS

« *Dieu aimeras et ton prochain comme toi-même. » Toute la civilisation judéo-chrétienne est fondée sur ce double commandement énigmatique, dont la théorie freudienne semble fournir la version moderne lorsqu'elle montre l'injonction de jouir comme issue des profondeurs du psychisme. Mais il est vrai qu'… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "Les domaines de l'analogie"  : …  radicalement qu'il y a deux « acceptions » de l'être : la première « en tant qu'il s'analogue à *Dieu et aux créatures », la seconde « en tant qu'il s'analogue à la substance et aux accidents » (Quaestiones de divinis praedicamentis, qu. 1). Ces deux analogies ne s'univoquent pas pour autant dans un même concept de l'être, ni dans un… Lire la suite
ANGELUS SILESIUS JOHANNES SCHEFFLER dit (1624-1677)

Écrit par :  Eugène SUSINI

Dans le chapitre "« Le Pèlerin chérubique »"  : …  séparé de la stricte orthodoxie luthérienne, c'est que des raisons profondes l'y ont poussé. Son *Dieu échappe à tout aspect confessionnel. Silesius parlera même, pour désigner son caractère dépouillé, inconcevable et indéfinissable, de Déité ou de Surdéité. Dieu, en effet, et Silesius suit en cela les partisans de la théologie apophatique, ne se… Lire la suite
ANIMISME

Écrit par :  Mircea ELIADENicole SINDZINGRE

Dans le chapitre "Les données nouvelles"  : …   ; cette âme préexiste à l'homme, s'incarne et, après la mort, retourne à sa source surnaturelle. *Or, si l'âme, ou, plus précisément, l'« âme spirituelle », est considérée comme créée par Dieu, la théorie de Tylor apparaît insoutenable. A. E. Jensen estime que l'idée de Dieu précède l'idée de l'âme, bien que l'anthropologue allemand ne partage… Lire la suite
ANTHROPOMORPHISME

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "Extension de la forme humaine à des domaines non humains"  : …  En ce qui concerne les théophanies, tout d'abord, il serait inexact de qualifier d'anthropomorphique* la description ou l'évocation de la présence divine à l'aide d'éléments sensibles tels que la lumière ou le feu : « La montagne de Sinaï était toute fumante parce que le Seigneur y était descendu au sein de la flamme ; sa fumée montait comme la… Lire la suite
APOCALYPTIQUE & APOCRYPHE LITTÉRATURES

Écrit par :  Jean HADOTAndré PAUL

Dans le chapitre "La littérature apocalyptique"  : …  de la relation entre l'homme et la divinité, et partant l'apparition d'une conception tout autre de *Dieu. Dieu, désormais, c'est l'être absolu et transcendant, qui n'apparaît plus ni dans la tempête ni même, comme à Moïse, dans le buisson. Avec l'apocalyptique, l'axe de la verticalité s'est trouvé définitivement construit. Un mode nouveau d'… Lire la suite
ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Dieu"  : …  *Il est pourtant une région de l'être où l'être se dit d'une façon univoque : c'est le divin. Dieu n'est en effet qu'Essence, n'ayant ni quantité ni qualité, n'étant pas dans un lieu ni dans le temps, n'entretenant aucune relation, n'étant pas en situation, n'ayant nul besoin d'agir et… Lire la suite
ASÉITÉ

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

… *Appartenant strictement à la langue philosophique, le terme « aséité », qui évoque inévitablement la causa sui de Spinoza, désigne la propriété de ce qui a sa propre raison d'être en soi-même et n'est pas relatif à un autre pour ce qui est de son existence. Sur ce sens général, Aristote, Descartes et Spinoza sont d'accord. Mais les… Lire la suite
ATHÉISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Littéralement, le mot « athée » veut dire « sans *dieu ». Pour comprendre ses divers emplois dans le cours de l'histoire, il convient de noter que ce terme négatif n'inclut spécialement aucun verbe. Suivant le contexte, plusieurs pourront être sous-entendus : on est tenté de privilégier le verbe « … Lire la suite
AUGUSTINISME

Écrit par :  Michel MESLINJeannine QUILLET

Dans le chapitre "Le semi-pélagianisme"  : …  la bonne volonté : cet initium bonae voluntatis, ce premier pas, était tour à tour imputé *à l'action de Dieu et à la volonté de l'homme. Mais, dans ce dernier cas, tout le mérite revenait à la créature, et la grâce de Dieu devenait, sinon inutile, du moins simple récompense : l'homme était l'unique auteur de son salut. Les disciples d'… Lire la suite
AUGUSTIN saint (354-430)

Écrit par :  Michel MESLIN

Dans le chapitre "La pensée d'Augustin"  : …  , tous les problèmes inhérents à la condition humaine. Le mal n'est donc pas un être en soi, mais un moins-être, la lacune du bien, ce qui empêche l'homme d'être pleinement, comme l'est Dieu. Le seul problème est donc de parvenir à la connaissance de ce Bien suprême, de ce *Dieu qui donnera à l'homme les véritables dimensions de son être… Lire la suite
AUTOBIOGRAPHIE

Écrit par :  Daniel OSTER

Dans le chapitre "Autobiographie et mystique"  : …  De toutes les autobiographies, la plus courte, la plus révélatrice aussi, tient dans la réponse que *Dieu fait à Moïse qui l'interpelle sur l'Horeb : je suis qui je suisJe suis ce que je suis. L'autobiographie divine se résume non sans humour dans l'affirmation péremptoire d'une identité du sujet de l'énonciation et du sujet de l… Lire la suite
AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

Écrit par :  Jean JOLIVET

Dans le chapitre "Philosophie et religion"  : …   (585/1189). Il y traite de plusieurs points fondamentaux de la foi islamique (l'existence de *Dieu, son unicité, ses attributs, ses actions...) en substituant aux formulations et aux arguments des écoles théologiques, qu'il critique en détail, un exposé qui, fondé sur le seul texte coranique, doit convenir à la fois aux simples et aux savants… Lire la suite
BARTH KARL (1886-1968)

Écrit par :  André DUMAS

Dans le chapitre "La crise et la méthode dialectique"  : …  un homme positif, mais un homme négatif, un homme chez lequel un tel espace vide devient visible. » *Car l'incapacité humaine de connaître Dieu est le signe de cette impossible possibilité par laquelle Dieu se fait connaître verticalement à l'homme. Ces accents massifs de la théologie de la crise éclatent au moment où craque l'idéalisme allemand,… Lire la suite
BASILIDE (IIe s.)

Écrit par :  Pierre Thomas CAMELOT

… *Écrivain gnostique qui enseignait, entre 120 et 145 environ, à Alexandrie au temps d'Hadrien et d'Antonin le Pieux. Il avait été l'élève, à Antioche, de Ménandre, disciple de Simon le Mage. Il composa un Évangile, dont on a un fragment, un commentaire, Exegetica (peut-être sur cet Évangile), des Psaumes ou Lire la suite
BERDIAEV NICOLAS (1874-1948)

Écrit par :  Olivier CLÉMENTMarie-Madeleine DAVY

Dans le chapitre "Une philosophie religieuse"  : …  est-à-dire, pour Berdiaev, la tragédie de la liberté. La liberté est irrationnelle et primordiale. *Dieu la laisse surgir du non-être pour que l'Autre soit. Reprenant les mythes théogoniques de Boehme, Berdiaev montre la liberté incréée et le Dieu personnel surgissant de l'Urgrund originel. Ce qu'il veut suggérer, en termes obscurs et… Lire la suite
BRUNO GIORDANO (1548-1600)

Écrit par :  Jean SEIDENGART

Dans le chapitre "L'infinitisation de l'Univers"  : …  d'ordre théologique. À l'encontre des scolastiques, qui prétendaient prouver l'existence du *Dieu biblique à partir de la contingence du monde clos aristotélicien, il considère que le Dieu infini de la théologie chrétienne implique nécessairement l'existence d'un Univers infini, car un Dieu infiniment bon et tout-puissant ne peut que peupler… Lire la suite
CALVINISME

Écrit par :  Jean CADIERAndré DUMAS

Dans le chapitre "L'initiative vient de Dieu"  : …  n'avance rien qu'il ne puisse appuyer sur un texte biblique, c'est la seule preuve qu'il admet. *C'est donc avant tout une exposition de la parole de Dieu. Le calvinisme est une doctrine de Dieu, un Dieu personnel et vivant. Tour à tour les trois personnes de la Trinité y manifestent leur œuvre. On pourrait aussi bien dire que le calvinisme est… Lire la suite
CHRISTIANISME

Écrit par :  Pierre LIÉGÉ Universalis

Dans le chapitre "L'entrée en christianisme"  : …  la vérité dernière sur la condition humaine : parce qu'il y avait eu l'intervention décisive de *Dieu en Jésus-Christ. En se regroupant, ils n'entendaient point se couper des autres hommes, mais témoigner qu'ils avaient reconnu l'Évangile destiné à tous les hommes, le salut d'un Dieu qui était Père et Sauveur de tous. Ce n'était pas tant une… Lire la suite
CONTINGENCE

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "La contingence dans le langage ordinaire"  : …  ne pas être un futur imprévisible, dénué d'essence et d'intelligibilité, si l'on affirmait que *Dieu était omniscient. Ainsi, du moins dans la culture occidentale, cette notion enveloppait l'idée d'un faisceau de relations entre Dieu, la liberté humaine et la nature. Dans la mesure où l'expérience commune, celle qui est effectivement vécue et… Lire la suite
CRÉATION - La création dans les synthèses philosophico-religieuses

Écrit par :  Stanislas BRETON

Dans le chapitre "La nature du principe"  : …  du principe se dégage sans difficulté des deux contextes évoqués. Dans l'optique créationniste, le *Dieu créateur est avant tout un esprit, pur de toute ombre de matière ou d'espace. Le langage philosophique le présente comme Pensée de la pensée. Le langage religieux invoque de préférence le Premier Amour qui, loin de présupposer la « bonté » des… Lire la suite
CRÉATION - Création et créativité

Écrit par :  Bernard BOURGEOIS

Dans le chapitre "Philosophie de la création humaine"  : …  *La notion de création, appliquée à l'homme, l'a toujours été dans la perspective d'un rapport de l'homme à Dieu, rapport positif lorsque, en créant une œuvre, l'homme avoue qu'il ne fait que manifester, à travers sa propre finitude, l'infinie puissance du Créateur, rapport négatif lorsque l'homme affirme sa créativité comme dévoilement de l'… Lire la suite
DÉISME

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Selon Louis de Bonald, un déiste est un homme qui n'a pas eu le temps de devenir athée. Paul Hazard réplique que c'est un homme qui n'a pas voulu le devenir. Effectivement, le déisme (mot forgé au xvie s., répandu aux xviie et xviiie s.) désigne une position moyenne, à mi-chemin du théisme… Lire la suite
DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, livre de Nicolas Malebranche

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Du cartésianisme à la « vision en Dieu »"  : …  encore deux éditions complétées, qui font ainsi de cette œuvre le travail d'une vie entière. *Progressivement s'y élabore une pensée originale qui prend ses distances à l'égard du cartésianisme et se meut sur la voie d'une « vision en Dieu », formulant une véritable philosophie chrétienne. Fidèle à la méthode de Descartes, Malebranche rejette… Lire la suite
DENYS ou PSEUDO-DENYS L'ARÉOPAGITE (Ve-VIe s.)

Écrit par :  René ROQUES Universalis

Dans le chapitre "Nommer Dieu"  : …  *C'est de l'Écriture que Denys prétend tirer son enseignement sur Dieu, comme d'ailleurs la totalité de sa doctrine (Noms divins). Il « expliquera » donc les dénominations empruntées à l'ordre de l'intelligence (νοητά) et à l'ordre des sens (αἰσθητά) que la Bible applique à Dieu. Or, si pour ces dernières Denys semble bien s'en tenir en… Lire la suite
DESCARTES RENÉ (1596-1650)

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "La création des vérités éternelles"  : …  morales. Pour saint Thomas et pour Suarez, les essences font partie de la vérité intelligible de *Dieu. Dieu les contemple en se contemplant. Il ne les crée pas. Selon Descartes, au contraire, Dieu est l'auteur « de l'essence comme de l'existence des créatures », il les a librement posées dans l'être. Assujettir Dieu aux évidences logiques, c'est… Lire la suite
DESTIN

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

Dans le chapitre "Destin : mythe et concept"  : …  sont le propre des Grecs : « Souffrir pour comprendre », est-il dit dans Agamemnon. *L'angoisse d'Abraham est la relation d'altérité, exemplaire ; mais aucun mot ne peut qualifier la douleur de Dieu, car celui-ci ne relève d'aucune altérité, essence de l'homme : altérité politique grecque, altérité tribale judaïque. Le destin peut… Lire la suite
DIEU MORT DE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *La théologie de la mort de Dieu est née dans des cercles protestants d'Allemagne et d'Amérique du Nord. Ses principaux représentants sont : Thomas J. J. Altizer, de l'université d'Emory ; Paul M. Van Buren, de l'université de Temple ; William Hamilton, du séminaire théologique de Colgate-Rochester ; Herbert Braun, de l'université de Mayence. On… Lire la suite
DIEU PREUVES DE L'EXISTENCE DE

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Au long de l'histoire de la philosophie, les preuves de l'existence de Dieu varient selon le type d'argument choisi pour les fonder. Le philosophe peut partir de l'expérience qu'il fait de la contingence du monde, et en inférer, se plaçant à différents points de vue, l'existence nécessaire d'un Dieu soutenant dans l'être et expliquant à la pensée… Lire la suite
DUALISME

Écrit par :  Simone PÉTREMENT

…  veut, dans le gnosticisme. Il est même peut-être illégitime de considérer celui-ci comme dualiste. *En tant que systèmes concernant les principes premiers, la plupart des doctrines gnostiques sont monistes. Dieu y est en dernier ressort cause de tout. Le « dualisme gnostique », si dualisme il y a, est d'une espèce particulière. Il consiste à penser… Lire la suite
DULIE & HYPERDULIE

Écrit par :  Henri-Jacques STIKER

… *La pratique populaire chrétienne consistant à rendre un culte aux saints, avec les excès ou les mépris qu'elle peut entraîner, a amené les théologiens et l'Église officielle à prendre position à ce sujet. On a admis qu'une forme de culte était légitime vis-à-vis des saints, mais en précisant qu'il fallait la distinguer du culte rendu à Dieu lui-… Lire la suite
ECKHART MAÎTRE (1260 env.-env. 1327)

Écrit par :  Louis COGNET

Dans le chapitre "De la déité à Dieu"  : …  *Sa doctrine consiste en des spéculations sur l'être, lequel, pris absolument, s'identifie à Dieu. Eckhart distingue, d'une manière formelle et non réelle, la déité et Dieu. La déité, c'est l'essence divine absolue, isolée en son aséité, au-dessus de tout nom, de tout rapport, et dont nous ne pouvons rien affirmer, sinon qu'elle est unité. On ne… Lire la suite
ENQUÊTE SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN, livre de David Hume

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Un « scepticisme modéré »"  : …  de ce que nous séparons abstraitement nos mobiles passionnels des actions réellement effectuées. *Les trois sections suivantes de l'ouvrage contribuent à une mise en question des preuves par lesquelles nous avons coutume de croire en une cause première (Dieu). Rien, ni le témoignage sur lequel repose la croyance aux miracles, ni l'idée de… Lire la suite
L'ESSENCE DU CHRISTIANISME, livre de Ludwig Feuerbach

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L'essence de la religion"  : …  *« La conscience de Dieu est la conscience de soi de l'homme, la connaissance de Dieu est la connaissance de soi de l'homme. À partir de son Dieu tu connais l'homme, et inversement à partir de l'homme, son Dieu : les deux ne font qu'un. » Telle est « l'essence de la religion en général ». Ce postulat va guider les recherches de Feuerbach qui… Lire la suite
ESTHÉTIQUE - L'expérience esthétique

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "L'expérience comme totalité interne"  : …  Spinoza, telle du moins qu'elle se présente à qui veut éviter de l'interpréter de façon réductrice. *En effet, les exégètes enferment habituellement Spinoza dans un dilemme redoutable : ou bien le Dieu de l'Éthique, sans être lui-même un être, se situerait au-dessus de tous les êtres, et il en assurerait l'unité du dehors (solution « … Lire la suite
ÉTHIQUE, livre de Baruch Spinoza

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "Dieu, substance active"  : …  *C'est ainsi que le premier livre de l'Éthique s'intitule « De Dieu ». Source unique du monde ou ensemble des réalités qui le composent, le Dieu dont part Spinoza est l'unique substance, « cause d'elle-même », éternelle et infinie, qui n'admet aucune extériorité et n'est extérieure à rien. C'est en elle qu'il faut chercher les modes, eux-… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  Alexis PHILONENKO Universalis

Dans le chapitre "La seconde philosophie"  : …  Si Fichte fut accusé d'athéisme, c'est pour avoir nié l'existence d'un *Dieu extérieur à la conscience, comparable à une véritable chose en soi. Le Dieu de Kant conservait aux yeux de Fichte des traces de « chosisme » : n'était-ce point un être extérieur à la conscience et postulé par elle ? Pour l'auteur de la Doctrine de la science, Dieu… Lire la suite
FOI

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "Origine et sens du mot « foi »"  : …  elle introduit une croyance religieuse dans les liens de fidélité à la parole donnée : fidélité de *Dieu à sa Parole (c'est-à-dire à la promesse du salut accomplie dans la résurrection du Christ) et fidélité du chrétien à sa profession de foi (promesses du baptême). Aujourd'hui, on a tendance à projeter l'idéologie chrétienne sur les autres… Lire la suite
GNOSTICISME

Écrit par :  Pierre HADOTMichel TARDIEU

Dans le chapitre " Approches du phénomène gnostique"  : …  joue un rôle prépondérant. Ce Démiurge ignore ou veut ignorer ou veut faire ignorer l'existence du *Dieu transcendant et bon qui est la source du monde spirituel. Les âmes des hommes qui possèdent la « gnose » sont émanées de ce Dieu suprême, elles sont d'essence spirituelle et prisonnières du monde sensible. Le Dieu transcendant envoie donc le… Lire la suite
GRÂCE

Écrit par :  Georges CASALIS

Dans le chapitre "L'Ancien Testament"  : …  *Chén, c'est d'abord une autre façon de désigner JHVH, le Dieu vivant, Seigneur d'Israël, dans les bonnes dispositions qui sont les siennes à l'égard des hommes ; c'est aussi, par extension, le rapport nouveau qu'il crée entre lui et les hommes en les appelant, en les interpellant incessamment par les messagers de sa Parole (Ps., XXXI, 17… Lire la suite
GRÉGOIRE DE NYSSE saint (330 env.-env. 395)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Le théologien"  : …  partie à l'occasion de la polémique avec Eunome. Ce dernier pensait que les mots sont révélés par *Dieu aux hommes pour leur faire connaître l'essence des choses. Comme le mot « inengendré » était pour lui le vocable révélateur de l'essence divine, il s'ensuivait que le « Fils de Dieu », qui est « engendré », ne pouvait être de même essence que… Lire la suite
GUILLAUME D'AUVERGNE (apr. 1180-1249)

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Sacré, en 1228 par Grégoire IX, évêque de Paris, où il avait été reçu magister theologiae en 1223, Guillaume d'Auvergne a été fortement influencé par les commentaires arabes d'Aristote et se présente à la fois comme le défenseur des ordres mendiants, alors en plein essor, et comme le tenant d'un aristotélisme réinterprété à la lumière de… Lire la suite
GUILLAUME DE CONCHES (1080 env.-env. 1150)

Écrit par :  Jean JOLIVET

… *Mort en 1150 ou peu après, Guillaume de Conches a commenté plusieurs auteurs fondamentaux : Priscien, Boèce, Macrobe, le Platon du Timée ; il est aussi l'auteur d'une Philosophie du monde (Philosophia mundi, vers 1125) et du Dragmaticon, et a glosé Juvénal. Il est très au courant des données scientifiques… Lire la suite
HALLÉVI JUDA (1075 env.-1141)

Écrit par :  Charles TOUATI

Dans le chapitre "La philosophie et le peuple d'Israël"  : …  Suivant Juda Hallévi, la philosophie nie toute possibilité de dialogue entre l'homme et *Dieu. Certes, elle est parvenue à démontrer l'existence d'un Premier Moteur impersonnel ; elle demeure foncièrement incapable d'accéder jusqu'au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. En fait, la philosophie ne comprend pas le phénomène religieux. Cependant il n'… Lire la suite
HASARD & NÉCESSITÉ

Écrit par :  Ilya PRIGOGINEIsabelle STENGERS Universalis

Dans le chapitre " Retour aux origines"  : …  mesurer les effets observables des forces, mais ces dernières expriment l'intervention actuelle de *Dieu dans le monde et sont soumises non à une quelconque raison accessible à l'intelligence humaine, mais à sa volonté d'auteur. Dès l'origine de la physique moderne, deux conceptions de la nécessité se sont heurtées, c'est-à-dire deux conceptions de… Lire la suite
IDÉALISME

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Malebranche"  : …  connaissons la matière par la médiation de l'intelligible, le visible par le détour de l'invisible. *Par la vision en Dieu, qui consiste à participer aux idées de tous les êtres que Dieu contient en lui puisqu'il les a produits, nous dépassons la subjectivité des données de conscience. En s'élevant à l'« intelligible », la connaissance s'élève au-… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "L'immanence radicale"  : …  création ex nihilo (le créationnisme étant la marque ultime de tout transcendantalisme) *la Nature est la Substance ou Dieu même. L'immanence, dès lors, est entière et parfaite. Dieu est ce monde-ci, il agit en lui comme cause immanente, il n'est pas une personne extérieure ni par conséquent un pouvoir créateur ou un fondement de la… Lire la suite
INFINI, philosophie

Écrit par :  Emmanuel LÉVINAS

Dans le chapitre "Le divin infini"  : …  *À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible… Lire la suite
INTELLECT & INTELLIGIBLES

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

… *Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes… Lire la suite
IRÉNÉE DE LYON (130 env.-env. 208)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Traditions gnostiques et tradition apostolique"  : …  la norme fondamentale de l'enseignement chrétien : « La règle de vérité, c'est qu'il y a un seul *Dieu tout-puissant qui, par son Verbe, a fait toutes choses, et qui est le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (I, xxii, 1) ; « La règle de vérité, c'est qu'il y a un seul Dieu tout-puissant qui, par son Verbe, a fait toutes choses et qui… Lire la suite
ISLAM (La religion musulmane) - Les fondements

Écrit par :  Jacques JOMIER

Dans le chapitre "Le dogme de l'islam"  : …  dont la plus connue et la plus employée est l'attestation (shahāda) : « J'atteste que *Dieu est unique et que Muḥammad est l'envoyé de Dieu. » De même, de nombreux versets du Coran sont très caractéristiques de la foi musulmane et en offrent autant de formulations particulières. Ainsi : « Ô vous qui croyez ! Croyez en Dieu, en son… Lire la suite
ISLAM (La religion musulmane) - Les sciences religieuses traditionnelles

Écrit par :  Chafik CHEHATARoger DELADRIÈREDaniel GIMARETGuy MONNOTGérard TROUPEAU

Dans le chapitre " La théologie"  : …  djabr, « contrainte »). Très tôt également, certains se sont posé la question de la nature de *Dieu, dont le Coran dit qu'« à Sa semblance il n'est rien » (xlii, 11). Comment fallait-il comprendre cela ? Sur ce point, un certain Djahm (m. en 128/745) – par ailleurs partisan des thèses murdji'ite et djabrite – s'est rendu célèbre en… Lire la suite
JEAN DE LA CROIX (1542-1591)

Écrit par :  Louis COGNETBernard SESÉ

Dans le chapitre "Une mystique de la négation"  : …  est avant tout fondée sur la négation, le refus de tout le créé, le rien, « nada ». Le *Dieu absolu ne saurait avoir aucune commune mesure avec rien de créé, par conséquent, rien dans le domaine du sens aussi bien que de l'intelligence, que ce soit naturel ou surnaturel, aucune connaissance distincte d'où qu'elle vienne, fût-ce même d'… Lire la suite
JEAN DE RIPA (XIVe s.)

Écrit par :  Francis RUELLO

… *On sait seulement de Jean de Ripa, l'un des penseurs les plus remarquables de Paris dans la seconde moitié du xive siècle, qu'il publia en 1357 son commentaire des Sentences (Lectura super Primum Sententiarum) et que ses Determinationes, dans lesquelles il répond à Ascensius de Sainte-Colombe, datent… Lire la suite
JÉHOVAH

Écrit par :  André PAUL

… *Barbarisme pris pour le nom propre de Dieu chez les Juifs. Le tétragramme divin YHWH se lisait très probablement à l'origine YaHWeH, à une époque où les voyelles hébraïques n'étaient pas notées. Cependant, par respect pour leur divinité, les Juifs ne prononçaient jamais ce nom dans la liturgie synagogale. Ils lui substituaient… Lire la suite
JÉSUS ou JÉSUS-CHRIST

Écrit par :  Joseph DORÉPierre GEOLTRAINJean-Claude MARCADÉ

Dans le chapitre "Dieu"  : …  *Pour exprimer les rapports de l'homme avec Dieu, Jésus n'a donné aucune définition métaphysique de Dieu ni parlé le langage de la mystique. Il n'a pas cherché à dire ce qu'était Dieu en soi, mais il a exprimé ce que, selon lui, Dieu était pour l'homme. Il l'a fait notamment en montrant Dieu comme un Maître, dont les hommes sont les serviteurs, et… Lire la suite
JUSTIFICATION

Écrit par :  André DUMAS

La doctrine chrétienne de la justification de l'homme par *Dieu exprime à la fois l'exigence radicale que Dieu a envers l'homme et le salut radical que Dieu donne à cet homme qui ne répond pas à cette exigence. La justification maintient ainsi la justice de Dieu, qui n'a pas « pour métier de pardonner »,… Lire la suite
KANT EMMANUEL (1724-1804)

Écrit par :  Louis GUILLERMIT

Dans le chapitre "Les illusions de la métaphysique dogmatique"  : …  La théologie rationnelle enfin ne peut avancer que des preuves non concluantes de l'existence de *Dieu : l'argument ontologique, qui se retrouve caché au fond de toutes ces preuves, s'égare en faisant de l'existence un simple prédicat qu'il croit pouvoir tirer du sujet posé par la seule pensée, car ce qui caractérise l'existence c'est précisément… Lire la suite
LAÏCITÉ

Écrit par :  Jean BAUBÉROTÉmile POULAT

Dans le chapitre "La tendance internationale"  : …  ces États qui font référence non à une Église particulière, mais à l'autorité souveraine de *Dieu ? Ce fut le cas de la France déclarant les droits de l'homme « en présence et sous les auspices de l'Être suprême » (ainsi que l'a rappelé la Constitution de 1958). C'est toujours celui des États-Unis, placés « under God » et dont la monnaie… Lire la suite
LEIBNIZ GOTTFRIED WILHELM (1646-1716)

Écrit par :  Catherine CLÉMENT

Dans le chapitre "Monadologie et théodicée"  : …  décrit comme un émerveillement naïf : elle est aussi cela, mais c'est un émerveillement rationnel. *Dieu est la raison de toutes les séries infinies, ou encore la loi générale des lois particulières que sont les monades. « Les raisons du monde se trouvent [...] cachées dans quelque être hors du monde, distinct de la chaîne ou série des choses dont… Lire la suite
LITURGIE CATHOLIQUE DE L'EUCHARISTIE

Écrit par :  Jean-Noël BEZANÇON

Dans le chapitre "L'acte originel et sa célébration"  : …  est investi, par une « onction », de toute la puissance de Dieu). Beaucoup plus qu'un fondateur, *il est reconnu comme la « Parole de Dieu », le « Fils de Dieu », ayant avec Dieu un tel lien qu'en lui c'est Dieu qui se rend présent. Déjà dans les Évangiles, en particulier celui de Jean, puis dans les premiers conciles (Nicée, 325), il est reconnu… Lire la suite
LOCKE JOHN (1632-1704)

Écrit par :  Geneviève BRYKMAN

Dans le chapitre "Critique de l'innéisme"  : …  en une sorte d'appendice, il analyse assez longuement, au terme du livre premier, la seule idée de *Dieu, non pas comme exemple, mais comme clef de voûte de tout l'innéisme et d'un innéisme que l'on perçoit très évidemment, à cet endroit, être cartésien. « S'il y a des idées innées imprimées en nos âmes, remarque Locke, nous avons des raisons d'… Lire la suite
LOGOS

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Dans le grec classique, logos signifie une parole ou la parole, et tout rôle qu'elle assume : profane (proposition, définition, exemple, science, opinion particulière, rumeur publique) ou sacré (réponse d'oracle, révélation d'en haut). Ce terme tient une place si considérable dans la langue philosophique que la multiplicité des… Lire la suite
LULLE RAYMOND (1233 env.-1316)

Écrit par :  Louis SALA-MOLINS

Dans le chapitre "La doctrine lullienne"  : …  homme est porteur ne saurait se confondre, s'unifier avec l'Agissant plus que parfait, c'est-à-dire *Dieu. Ainsi, le fin mot de la mystique de Raymond Lulle est l'établissement d'un rapport purement agentiel entre la créature et le créateur, et ce rapport est établi par la parole et par elle seule, au-dessus d'une infinie distance. Car la parole,… Lire la suite
LUTHER MARTIN (1483-1546)

Écrit par :  Martin BRECHTPierre BÜHLER

Dans le chapitre "Théologien de la Croix, et non de la gloire"  : …  scolastique le place dans un rapport d'analogie avec son créateur, dont il est l'image. Comme *Dieu, cause première, est principe de ses œuvres, l'homme, cause seconde, est, lui aussi, appelé à être principe de ses œuvres. La grâce, saisie dans les catégories de la psychologie et de l'éthique d'Aristote, intervient par l'infusion en l'homme d'… Lire la suite
MAL

Écrit par :  Étienne BORNE

Dans le chapitre "Les formes classiques du discours rationaliste"  : …  dont elle a dit et redit, à travers la variété de ses langages, qu'il ne se pose que par rapport à *Dieu, lequel, en tant que créateur et responsable du tout de l'existence, ne semble pas pouvoir être tenu pour innocent du mal qui est dans le monde, mais que ce problème est résolu par un recours à ce même Dieu, qui, comme parlent saint Augustin et… Lire la suite
MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

Écrit par :  Ginette DREYFUS

Dans le chapitre "La philosophie de Malebranche"  : …  sur soi, ce n'est plus le cogito  : c'est la lumière divine elle-même, c'est le Verbe de *Dieu, avec lequel notre union est si étroite qu'elle ne pourrait se rompre sans que notre être en fût détruit. Aussi la philosophie ne connaît-elle plus de bornes : le domaine que Descartes réservait à la théologie, ou Pascal au cœur, devient celui… Lire la suite
MANICHÉISME

Écrit par :  Henri-Charles PUECH

Dans le chapitre "La doctrine"  : …  fond, pour la plupart, que les aspects successifs d'une même entité ou les fonctions hypostasiées de* l'activité divine. Partout et toujours, il s'agit de la même substance lumineuse et spirituelle à sauver et se sauvant elle-même, de Dieu tout ensemble sauveur et sauvé. D'autre part, les grandes lignes et l'articulation générale du mythe… Lire la suite
MESSIANISME

Écrit par :  Henri DESROCHERoland GOETSCHEL

Dans le chapitre " Définition du messianisme"  : …  dont ils préconisent l'abolition que dans l'ordre nouveau dont ils annoncent l'instauration. *À la différence du prophète, qui se réclame seulement d'une mission reçue de Dieu ou de l'agent surnaturel suprême, la messianité implique un lien d'identification plus poussé avec ce dieu, généralement un lien de parenté : si le prophète est uni au… Lire la suite
MÉTAPHYSIQUE

Écrit par :  Ferdinand ALQUIÉ

Dans le chapitre "Transformation de la métaphysique"  : …  *L'idée judéo-chrétienne d'un dieu créateur de toutes choses va contribuer à l'identification de la métaphysique et de la théologie, mais en un sens différent de celui d'Aristote. Pour Aristote, Dieu n'était cause du monde qu'à titre de cause finale du mouvement qui tend vers lui. Cela laissait intact le problème posé par Parménide, problème du… Lire la suite
MIRACLE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

Dans le chapitre "L'histoire sacrée et les « œuvres de Dieu »"  : …  l'idolâtrie, expulse ou retouche les mythes de représentation, leur préfère un mythe d'action, et *décide de « signifier » Dieu par une exigence morale, par une intention de perfection dont le rôle pourra rester indéfiniment moteur. (Un tel idéal s'actualise dans l'effort, dans la suppression effective et progressive de ce qui retarde ou compromet… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

…  et médiévale jusqu'au xiiie siècle, fut accepté sous une forme théologique :* l'acte infini de l'entendement divin contient les idées de toutes les formes d'être concevables, et Dieu comprend toutes les manières dont son essence peut être imitée par des êtres finis (Thomas d'Aquin). La réalisation des possibles est donc… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

…  n'eût affiché tant d'assurance : il ne se centrait, ne s'équilibrait, ne se consolidait qu'en *Dieu. Or, l'idée de Dieu, l'idée d'un dieu qui serait le lien ou le contrefort d'un moi divisé, incertain, vacillant, n'était évidemment que la projection onirique d'un manque qu'on cherche à combler, l'aveu d'un désarroi. Ce rêve une fois rapporté à… Lire la suite
MONADOLOGIE, livre de Gottfried Wilhelm Leibniz

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Le système et l'harmonie"  : …   : « celui de la contradiction » (paragr. 31) et « celui de la raison suffisante » (paragr. 32). *La raison suffisante nous conduit à Dieu comme cause nécessaire : le monde ne peut trouver en lui-même, dans le détail des causes qui le constitue, sa raison d'être. Dieu se distingue à son tour de tout le reste, par sa perfection ; et toutes les… Lire la suite
MONOTHÉISME

Écrit par :  Claude GEFFRÉ

Le monothéisme désigne la forme de religion selon laquelle il n'existe qu'un *Dieu unique. Dans la mesure où l'on entend le monothéisme au sens strict (non seulement comme croyance en un seul Dieu, mais comme négation explicite de tous les autres dieux), il n'y a pour l'histoire des religions que quatre grandes religions… Lire la suite
MORALE

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La morale et la conscience"  : …  et souffrance, ce n'est que dans l'au-delà que tout sera clair et que toute souffrance disparaîtra. *L'homme est immédiat à Dieu, à un Dieu créateur, Dieu personne, Dieu législateur, Dieu qui s'est révélé, mais qui ne révèle pas son essence, son plan, son vrai royaume, qui promet seulement de les faire voir à ceux qui auront mérité, par leur foi,… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "De la lumière comme métaphore à la lumière comme modèle"  : …  le mot de « lumière », bien que « figuré », nous dit pourtant quelque chose de *Dieu, car il convient à Dieu selon la même raison que celui de « Bien ». La « lumière inaccessible qu'habite le Père des lumières » est sa « Bonté paternelle et naturelle » ; c'est par la lumière que le Père illumine toutes choses, qu'il… Lire la suite
MYSTIQUE

Écrit par :  Michel de CERTEAU

Dans le chapitre "Détermination géographique et conditionnements historiques"  : …  se caractérise par la conscience, acquise ou reçue, d'une passivité comblante où le moi se perd en *Dieu. En d'autres termes, devient mystique ce qui s'écarte des voies normales ou ordinaires ; ce qui ne s'inscrit plus dans l'unité sociale d'une foi ou de références religieuses, mais en marge d'une société qui se laïcise et d'un savoir qui se… Lire la suite
NEWTON ISAAC (1642-1727)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La philosophie naturelle"  : …  de la question de la rationalité scientifique. La philosophie naturelle comporte la question du *Dieu créateur, dont Newton voyait la preuve dans l'organisation du système du monde, et qu'il évoque dans la scholie générale qui figure à la fin du livre III des Principia. Son « Être intelligent et puissant, [qui] gouverne toutes choses… Lire la suite
NOM

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "L'invocation du Nom divin"  : …  Il est autre chose et davantage, mais quoi ? La difficulté s'augmente de la pluralité des noms. *Tel est le paradoxe du monothéisme que le lecteur de la Genèse est confronté très tôt aux deux appellations dont la première est rapportée traditionnellement au Dieu de justice et la seconde, le Tétragramme, au Dieu de miséricorde et à une plus… Lire la suite
NOMS & ATTRIBUTS DIVINS

Écrit par :  Lucien JERPHAGNON

… *Le problème des noms divins dans la pensée chrétienne revient à poser la question suivante : comment concevoir que s'appliquent à l'absolue simplicité de Dieu, découlant de sa définition, les perfections multiples qu'on lui attribue en vue d'expliciter, à l'usage de l'homme, son essence, ainsi que les noms que la tradition, scripturaire et… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

Écrit par :  Maurice de GANDILLACJeannine QUILLET

Dans le chapitre "La morale et la métaphysique ockhamistes"  : …   » traditionnelles par lesquelles la raison pense atteindre à des vérités telles que l'existence de *Dieu, posées comme naturellement connaissables, sont dès le départ frappées d'incertitude. Bien entendu, la preuve que Kant appellera «  ontologique » est privée de tout sens, mais même l'argument que le venerabilis inceptor présente comme… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Aristote et la métaphysique"  : …  du divin, à savoir les intelligences des sphères séparées (dans une phase de théologie astrale) ou* Dieu, identifié à la pensée qui se pense elle-même (dans la phase de théologie noétique représentée par le dernier livre de la Métaphysique). Telle est la thèse métaphysique par excellence de l'ontologie aristotélicienne et la source de ce… Lire la suite
ORTHODOXE ÉGLISE

Écrit par :  Olivier CLÉMENTBernard DUPUYJean GOUILLARD

Dans le chapitre "Déification de l'humanité et de l'Univers"  : …  de la problématique néo-platonicienne en opposant les thèmes de l'adoption divine ou de l'union au *Dieu vivant à la perspective plotinienne d'une prise de conscience par l'esprit de son caractère divin. Selon les Pères grecs, l'homme a été créé pour participer de tout son être (y compris le corps) à la vie divine, et la communiquer à l'univers.… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Les stoïciens"  : …  Renaissance) à un petit nombre de philosophes chez lesquels apparaît explicitement l'affirmation de* l'identité de Dieu avec le tout de l'être, celui-ci englobant la nature ou se réduisant à elle. C'est pourquoi on fera commencer l'histoire du panthéisme avec les stoïciens et non pas avec les présocratiques ; on ne trouve en effet chez ceux-ci que… Lire la suite
PARTICIPATION, théologie

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Au sens théologique, la participation désigne le rapport de la créature au Créateur, la façon dont l'esprit reste lié à Dieu, qui lui est présent bien que transcendant et auquel il ne cesse d'être uni, bien que le Dieu dont il dépend ne dépende pas de lui, bien que le Dieu dont l'homme est l'image ne soit pas à l'image de l'homme. L'intérêt de… Lire la suite
PASCAL BLAISE (1623-1662)

Écrit par :  Dominique DESCOTESFrançois RUSSO

Dans le chapitre "Port-Royal"  : …  tient le milieu entre les erreurs contraires du calvinisme et du pélagianisme. À l'origine, *Dieu veut sauver tous les hommes, et accorde à Adam la grâce nécessaire pour faire à volonté le bien ou le mal ; librement commis par l'homme, le péché originel blesse gravement sa nature, détournant son cœur de Dieu pour le soumettre à la… Lire la suite
PATRISTIQUE

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "La théologie des écrivains chrétiens de l'époque patristique"  : …  l'unité des deux Testaments. À l'idée de l'unité des deux Testaments répond l'idée de l'unité de *Dieu, de l'unité du Logos, de l'unité du plan divin, de l'unité du peuple de Dieu, l'Église étant la dépositaire des promesses divines et l'unique interprète attitrée de la parole divine. À partir du ive siècle, le problème judéo-… Lire la suite
PÉCHÉ

Écrit par :  Jacques POHIER

…  expériences ou notions, mais elles désignent alors leur référence à un principe divin ou à un *dieu, et font passer au premier plan la signification que revêtent ces actes, dès lors que cette référence devient la plus importante de toutes celles pouvant servir à qualifier leur valeur morale. On peut donc dire qu'il n'y a pas de place pour l'… Lire la suite
PLOTIN (205-270)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC

Dans le chapitre "La purification"  : …  haut encore (V, ix, 2). Non qu'il puisse d'un coup « s'envoler près de *Dieu sur les ailes du rêve » (II, ix, 9), car il lui faut passer d'abord par l'exercice des quatre vertus « pratiques », celles qui concernent « la vie du citoyen » : prudence, force, justice et sagesse (VI, iiiLire la suite
POÉSIE DU SENTIMENT RELIGIEUX (XVIe et XVIIe s.)

Écrit par :  Marie-Madeleine FRAGONARD

… *La fréquentation des Écritures, les affrontements de la fin du xvie siècle métamorphosent la notion même de littérature religieuse, en un temps où le religieux représente plus de la moitié des livres édités. Une littérature institutionnelle polémique, didactique, historique prend un essor inouï dans les deux Églises, catholique… Lire la suite
PRÉDESTINATION

Écrit par :  André DUMAS

La prédestination est la doctrine biblique et théologique selon laquelle *Dieu choisit d'aimer l'homme, de l'appeler avant son savoir, de le sauver avant ses mérites, de le maintenir dans la fidélité de cet appel et de ce salut avant le terme de sa vie, de condenser ainsi dans un acte de libre amour ce qui se déroule dans… Lire la suite
PRIÈRE ET CONTEMPLATION

Écrit par :  Albert-Marie BESNARD

Dans le chapitre "Le rôle de la croyance"  : …  Les religions révélées, judaïsme et christianisme, professent le caractère éminemment personnel de *Dieu, qui est justement conçu comme « Dieu vivant », comme celui qui le premier interpelle l'homme par une parole intelligible. Il s'ensuit que la prière y est essentiellement une réponse à l'avance divine, la poursuite d'un dialogue qui, à travers… Lire la suite
PROVIDENCE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Si l'on s'en tient à l'histoire des idées, le concept de providence n'est pas d'origine judéo-chrétienne : il est d'origine hellénique, de facture stoïcienne. En contexte stoïcien, « providence » ne signifie pas vigilance ou bienveillance personnelle d'un dieu sage et bon qui prend soin de chacune de ses créatures ; le terme est synonyme de « … Lire la suite
RAISON

Écrit par :  Éric WEIL

Dans le chapitre "La raison pervertie et la foi"  : …  Un changement radical intervient avec l'avènement des religions révélées. Certes, *le monde est l'œuvre d'un Dieu créateur et, en tant que tel, il est parfait et entièrement raisonnable. Mais la chute du premier homme a tout bouleversé : non seulement la vue immédiate du monde en son unité et sa beauté est refusée à la raison humaine déchue par sa… Lire la suite
RÉVÉLATION

Écrit par :  Bernard DUPUY

…  a été comprise de façon classique comme la communication d'une vérité par un auteur inspiré de *Dieu, dont le message a été confirmé par des signes. Elle a été ainsi interprétée dans la catégorie de la parole et du discours. La réflexion contemporaine procède à partir de la Bible à un renouvellement de cette définition en reconnaissant que la… Lire la suite
SABBAT

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Transcription du mot hébreu shabbat, le terme sabbat est le nom du septième jour de la semaine, le samedi ; conformément à son étymologie (du verbe shavat, « cesser »), il désigne le jour de la cessation du travail, du repos. Institution essentielle à la vie religieuse juive, le sabbat commence dix-huit minutes (pour certains… Lire la suite
SACRÉ

Écrit par :  Dominique CASAJUSAndré DUMAS Universalis

Dans le chapitre "Sacralisation et sanctification"  : …  le livre par excellence de l'Occident chrétien fournit un parfait exemple à son début en montrant* l'Éternel interdisant au premier homme de manger du fruit d'un certain arbre (Genèse, ii, 17). » Le lieu où se trouve Jahvé, le Dieu d'Israël, est un lieu saint, apparemment rempli d'un dangereux mana. Il est interdit à l'… Lire la suite
SADE DONATIEN ALPHONSE FRANÇOIS DE (1740-1814)

Écrit par :  Béatrice DIDIER

Dans le chapitre "Le philosophe"  : …  qui soit. Elle nie deux postulats trop généralement admis, pense Sade : l'existence de *Dieu, la bonté de la Nature. Le philosophe s'attaque donc à la fois aux religions et à tout un courant de pensée cher au xviiie siècle. Dieu n'existe pas : rares sont ceux qui l'ont proclamé avec tant de violence. Si l'idée de Dieu est encore… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "Ruses et candeur du sage"  : …  aussi facilement acceptée de tous que celle d'un être certes imaginaire, mais entouré de mystère ? *Il semble cependant que certains sages aient cru sincèrement qu'ils parlaient au nom d'un dieu qui se serait emparé de leur esprit. Mais comment ne pas voir que les poètes du ciel qui s'exercent à faire discourir un oracle à leur place ne cessent pas… Lire la suite
SAINT-ESPRIT

Écrit par :  Joseph DORÉRichard GOULET

Le Saint-Esprit, l'Esprit de *Dieu, tient dans le judéo-christianisme une place paradoxale : il y apparaît à la fois omniprésent aux yeux de la tradition biblique et dogmatique et, en maintes époques du moins, assez largement méconnu chez nombre de croyants. Il est mentionné dès la première page de la Bible,… Lire la suite
SAINTETÉ

Écrit par :  André BAREAUYves CONGARLouis GARDETFrançoise MALLISON Universalis

Dans le chapitre "Le judaïsme et le christianisme"  : …  les valeurs caractéristiques de l'idée biblique de sainteté, qui est marquée par la personnalité de *Dieu et son unicité jalouse, exclusive d'autres dieux. En hébreu, sainteté se dit qôdeš et saint, qadoš, d'une racine qui signifie « séparé » ou, d'après d'autres exégètes, « pur, brillant », et dont la Septante a rendu la valeur… Lire la suite
SCHELER MAX (1874-1928)

Écrit par :  Daniel CHRISTOFF

Dans le chapitre "Philosophie religieuse"  : …  *Du vrai Dieu, du Dieu personnel qui se révèle librement dans la nature et dans l'histoire, la métaphysique ne donne que l'idée inerte d'un absolu dont elle ne peut saisir les attributs sans le secours de la connaissance religieuse. Celle-ci part de l'acte qui vise le sacré et découvre la présence de Dieu dans le monde. Tout homme peut reconnaître… Lire la suite
SHOAH LITTÉRATURE DE LA

Écrit par :  Rachel ERTEL

Dans le chapitre "L'impensable objet de pensée : l'essai et l'impresceptible"  : …  descendants par « le deuil impossible » de ces « disparus » qui n'ont laissé ni tombe ni trace. *Tout un courant de la pensée américaine s'interroge sur la possibilité de la foi, en particulier juive, après Auschwitz. Ainsi Emil Fackenheim voit dans sa perpétuation un acte de résistance qui proclame : « Témoins pour Dieu et pour l'homme, même si… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Dieu, c'est-à-dire la Nature"  : …  pas d'inconvénient à utiliser un double langage, un double registre de significations et à nommer *Dieu cet être immanent qu'est la Nature ? C'est en raison de son infinité et de son unicité. Dieu, c'est cette Nature unique et totalement infinie, si infinie pourrait-on dire qu'elle exclut la possibilité que quelque chose subsiste en dehors d'elle… Lire la suite
SUBLIME, philosophie

Écrit par :  Philippe LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Sublime et métaphysique"  : …  le latin traduit par le « suprasensible ». Dans la tradition, le métaphysique c'est essentiellement *Dieu, le monde en totalité et l'âme. De là vient que certains des exemples canoniques du sublime aient trait à Dieu lui-même ou à la création (le Fiat lux, ou, selon Kant, la sentence d'Isis : « Je suis tout ce qui est, qui était et qui sera… Lire la suite
SUBSTANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Substance et transcendance"  : …  le domaine de la métaphysique et le domaine de l'éthique : ce sera vrai jusqu'à Spinoza et Hegel. *La pensée de la pensée, l'acte pur se contemplant soi-même, est en effet Dieu et modèle. Non pas modèle de fabrication d'une série inerte et sensible, mais réalité suprême qui vaut comme idéal et qui est doublement le souverain bien : en soiLire la suite
SWEDENBORG EMANUEL (1688-1772)

Écrit par :  Régis BOYER

Dans le chapitre "De l'amour-propre à l'amour de Dieu"  : …  humblement à la grâce de Notre Seigneur, de concevoir sa propre indignité et de remercier humblement* Dieu de sa grâce » (Livre des rêves, 7-8 avril). Puisque la raison, la science rationnelle sont impuissantes à donner le chiffre de la condition humaine. Et nulle résignation, nulle déploration dans ce constat. Au contraire, une allégresse… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "Naissance de la théologie"  : …  mentionne le terme que dans son sens étymologique : « théologie » signifie discours ou propos sur *Dieu, sur les dieux ; il ne l'utilise que pour répondre à la question : comment parler du divin, en bien parler, en parler comme un poète ? Aristote est le premier à spécifier, à délimiter un savoir comme théologique. Mais il nomme théologie la « … Lire la suite
THÉOLOGIE NÉGATIVE

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Méthode d'abstraction et intuition intellectuelle"  : …  aphairétique. Ainsi, Albinus distingue quatre voies par lesquelles l'esprit humain peut s'élever à *Dieu, c'est-à-dire, nous dit-il, à la réalité qui ne peut être saisie que par l'intellect et qui est totalement incorporelle. Ces quatre voies sont : la méthode affirmative (attribuant à Dieu des prédicats positifs), la méthode d'analogie (comparant… Lire la suite
THOMISME

Écrit par :  Édouard-Henri WÉBER

Dans le chapitre "Dieu"  : …  *Au niveau philosophique, deux grandes thèses sont énoncées au sujet de Dieu : l'existence de Dieu n'est pas une évidence  ; la nature de Dieu reste inconnue. La sentence « Dieu existe » suppose un raisonnement qui procède par des voies multiples mais convergentes. C'est la fameuse doctrine des « cinq voies », qui toutes partent de… Lire la suite
TRINITÉ

Écrit par :  Hervé SAVON

…  que sa structure est trinitaire : le croyant sait que le salut, apporté par Jésus, vient de *Dieu, et que cette œuvre de sanctification se continue sous l'action du Saint-Esprit. Dès lors que ces trois sont considérés comme trois personnes divines, en raison de l'œuvre divine qu'ils opèrent ensemble, une question ne peut être éludée :… Lire la suite
WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

Écrit par :  Jean-Luc VERLEYJean WAHL

Dans le chapitre "Le philosophe"  : …  de Whitehead. Comme Edmund Husserl, il a cru à un domaine des essences. Ses essences sont vues par *Dieu et, s'ordonnant sur ce point à la pensée de Leibniz, il voit en Dieu celui qui choisit ce monde-ci avec toutes les essences qu'il implique. La « nature conséquente » de Dieu a une influence sur la « nature primordiale » de Dieu. Le monde devient… Lire la suite
YAHVÉ ou YAHWEH

Écrit par :  André PAUL

… *Le Dieu d'Israël, Yahvé, était connu avant Moïse chez d'autres peuples que les Hébreux : les anciens Phéniciens semblent avoir adoré un dieu Yo. Dans la Bible hébraïque, on trouve les formes abrégées Yahu, Yo ou Yah, la plupart du temps en composition, préposées ou postposées, dans des noms théophores (Yoiakin, Abia) ou dans des formules… Lire la suite
ZWINGLI HULDRYCH (1484-1531)

Écrit par :  Jacques Vincent POLLET

Dans le chapitre "La pensée religieuse de Zwingli"  : …  entre elles ne se réalise que par voie dialectique. L'unification se fait autour de l'idée de *Dieu, dont Zwingli met en relief la transcendance et la simplicité. L'unité ou unicité de l'être (Wesen) divin le retient surtout ; les personnes divines passent à l'arrière-plan ; les principaux attributs de Dieu –  justice et miséricorde – … Lire la suite

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