MORRIS WILLIAM (1834-1896)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Le Printemps, W. Morris

Le Printemps, W. Morris
Crédits : W. Morris/ Bridgeman Images

photographie

L'Automne, W. Morris

L'Automne, W. Morris
Crédits : W. Morris/ Bridgeman Images

photographie


L'éditeur

Morris fonde Kelmscott Press en 1891, après avoir pris comme associé l'imprimeur et typographe Emery Walker. De sa création jusqu'à 1898, l'imprimerie produit 53 titres en 66 volumes. Là encore Morris reprend à nouveaux frais toute la question du livre, redessinant des alphabets et cherchant de nouveaux papiers. Il conçoit trois polices de caractères : la police Golden, dessinée d'après celle de Nicolas Jenson, l'imprimeur français du xve siècle, la police gothique Troy, inspirée des premiers imprimeurs allemands du xve siècle, et la police Chaucer, une variante plus petite de la police Troy, qu'il utilisera à la fin de sa vie pour imprimer The Works of Geoffrey Chaucer (1896). Magnifique exemple de l'art de l'imprimerie, les œuvres de Chaucer constituent le livre le plus orné publié par Kelmscott Press. La plupart des autres ouvrages qui y sont imprimés sont simples et sans fioritures, car Morris constate que la beauté des livres du xve siècle tient simplement à la force de la typographie.

Mort le 3 octobre 1896 à Hammersmith, usé par ses multiples activités, William Morris est aujourd'hui considéré comme un penseur moderne et visionnaire, bien qu'il se soit éloigné de la misère sordide de la civilisation pour se tourner vers le roman, le mythe et l'épopée. Dans la lignée de Ruskin, il définit la beauté dans l'art comme le résultat du plaisir que l'homme éprouve dans son travail. Parallèlement, il se demande comment les gens peuvent se soucier de l'art s'ils ne se préoccupent pas de faire leur travail sans enlaidir le monde. Pour lui, en effet, l'art inclut tout l'environnement créé par l'homme.

En son temps, William Morris fut surtout très connu pour avoir écrit The Earthly Paradise et dessiné des papiers peints, des textiles et des tapis en accord avec ses principes esthétiques. Depuis le milieu du xxe siècle, il est célébré comme dessinateur et artiste. Les générations futures l'estimeront peu [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  MORRIS WILLIAM (1834-1896)  » est également traité dans :

ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Architecture

  • Écrit par 
  • Monique MOSSER
  •  • 7 812 mots
  •  • 28 médias

Dans le chapitre « Renaissance hellénique et néo-gothique : les « revivals » victoriens »  : […] Reprenant certaines analyses de ce que l'on appelle l'historicisme ou l'éclectisme, N. Pevsner a écrit qu'« en Angleterre au début du xix e  siècle, le bal travesti de l'architecture battait son plein ». Mais prendre ainsi position sur l'ensemble de la production d'une époque, n'est-ce pas substituer à l'analyse historique un jugement de valeur a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anglais-art-et-culture-architecture/#i_1209

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et société

  • Écrit par 
  • Antoine PICON
  •  • 5 774 mots

Dans le chapitre « Architecture et « question sociale » au XIXe siècle »  : […] Frappées par l'ampleur des transformations engendrées par la Révolution française, puis par les bouleversements dont s'accompagne l'industrialisation, les élites du xix e siècle sont amenées à s'interroger sur la nature du lien social et sur son évolution. Celui-ci semble menacé à la fois par l'individualisme qui s'est substitué aux réseaux de so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-themes-generaux-architecture-et-societe/#i_1209

ART COLONIAL

  • Écrit par 
  • Véronique GERARD-POWELL, 
  • Alexis SORNIN
  •  • 8 402 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Expositions et collections d'art indien à l'étranger »  : […] Les expositions universelles en Europe (Londres en 1851 et 1862 ; Paris en 1855, 1867, 1878) comme aux États-Unis (Chicago en 1893) permettent de réunir les produits coloniaux de l'artisanat traditionnel et de l'industrie naissante, mais aussi de répondre à une curiosité esthétique et intellectuelle pour l'héritage historique indien. Ainsi, à Paris en 1878, l'exposition qui n'inclut pas moins de d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-colonial/#i_1209

ART NOUVEAU

  • Écrit par 
  • Françoise AUBRY
  •  • 8 789 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « La défense de l'artisanat »  : […] Les défenseurs de l'artisanat poursuivaient un but social et esthétique. Ils s'élevaient contre l'asservissement de l'homme à la machine qui ôtait toute dignité au travail, et érigeaient en modèle le système de production des guildes médiévales. La première exposition universelle à Londres, en 1851, outragea le sens de la beauté de certains visiteurs : tant de laideurs étalées avec fierté par le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-nouveau/#i_1209

BEAUTÉ, MORALE ET VOLUPTÉ DANS L'ANGLETERRE D'OSCAR WILDE (exposition)

  • Écrit par 
  • Marie-Claude CHAUDONNERET
  •  • 1 030 mots
  •  • 1 média

Après le Victoria and Albert Museum de Londres (2 avril-17 juillet 2011), le musée d'Orsay (12 septembre 2011-15 janvier 2012), puis le Legion of Honor San Francisco (18 février-17 juin 2012), l'exposition consacrée à l' Aesthetic Movement a permis de mettre en lumière un mouvement artistique peu connu en France. Cette nouvelle esthétique, qui se développa de 1860 à 1900 da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beaute-morale-et-volupte-dans-l-angleterre-d-oscar-wilde-exposition/#i_1209

CYCLE ARTHURIEN DANS LA FANTASY

  • Écrit par 
  • Anne BESSON
  •  • 2 481 mots

Dans le chapitre « Renaissance victorienne »  : […] L'histoire des réécritures arthuriennes se confond pour une part avec celle de la fantasy, l'autre part se rattachant, quant à elle, au roman historique. Le goût pour le Moyen Âge a ainsi joué un rôle décisif dès l'invention de la fantasy comme genre littéraire durant l'ère victorienne. Et comme il s'agit d'un passé médiéval anglais, la figure du roi Arthur y est privilégiée. Celui-ci fit l'objet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cycle-arthurien-dans-la-fantasy/#i_1209

FANTASY

  • Écrit par 
  • Anne BESSON
  •  • 2 824 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Enfants et adultes »  : […] Dès ses origines, dans l' Angleterre victorienne de la seconde moitié du xix e  siècle, la fantasy se développe parallèlement en direction d'un double public, enfants et adultes. Le genre poursuit ainsi la tradition d'un rapport privilégié entre la littérature du merveilleux et le jeune public, en lui ouvrant l'accès à d'autres mondes, où la magi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fantasy/#i_1209

JARDINS - De la révolution industrielle à nos jours

  • Écrit par 
  • Hervé BRUNON, 
  • Monique MOSSER
  •  • 5 661 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les esthétiques « fin de siècle » »  : […] Les années 1880 correspondent, dans toute l'Europe, à une profonde remise en cause des modèles économiques et politiques dominants. De nombreux groupes d'intellectuels et d'artistes critiquent alors le triomphe d'une industrie broyant les individus et détruisant la nature, particulièrement en Angleterre. Figure emblématique du mouvement Arts and Crafts, dont John Ruskin se fait le héraut et qui c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-de-la-revolution-industrielle-a-nos-jours/#i_1209

LIVRE

  • Écrit par 
  • Jacques-Alexandre BRETON, 
  • Henri-Jean MARTIN, 
  • Jean TOULET
  •  • 26 563 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Tirages limités et production de masse »  : […] L'art du livre prend ainsi une orientation bien déterminée qui conduit à envisager séparément le livre du plus grand nombre et le livre de quelques-uns. Des éditeurs et des amateurs veulent distinguer leurs livres de la production de masse. Le « beau livre », le livre de bibliophile, est coûteux, fabriqué selon les méthodes artisanales, sur des papiers spéciaux, illustré par les procédés traditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre/#i_1209

MACKINTOSH CHARLES RENNIE (1868-1928)

  • Écrit par 
  • Robert L. DELEVOY
  •  • 665 mots
  •  • 3 médias

On a fort justement relevé un net parallélisme entre l'originalité et l'étendue des discours plastiques tenus à Barcelone par Gaudí et à Glasgow par Mackintosh. C'est, déjà, incorporer deux poétiques, radicalement différentes, au même schème historique. Mais peut-être n'a-t-on pas suffisamment souligné à quel point leur message a été diversement intercepté à l'époque de leur émission, au niveau ré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-rennie-mackintosh/#i_1209

MOBILIER

  • Écrit par 
  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
  •  • 4 414 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le XXe siècle »  : […] Le mobilier connaîtra une renaissance stylistique avec ce qu'on appelle l' Art nouveau. L'Angleterre lance le mouvement avec William Morris, qui tire de l'étude du gothique une nostalgie de l'œuvre originale et retrouve une source d'inspiration dans la nature. En Angleterre, l'école de Glasgow avec Mackmurdo et Mackintosh, en France le mouvement Art nouveau (Grasset, Gaillard) et l'école de Nancy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mobilier/#i_1209

PAPIERS PEINTS

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre SEGUIN
  •  • 1 187 mots

Dès la seconde moitié du xiv e siècle, en Europe, la technique de la gravure sur bois, en relief, permet de décorer des toiles ou du papier. Au xv e siècle, on sait fabriquer des papiers peints de couleur unie, ou ornés de gravures faites à la planche et imitant les dessins des tissus, ou même, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/papiers-peints/#i_1209

PONTI GIÒ (1891-1979)

  • Écrit par 
  • Jean-Étienne GRISLAIN
  •  • 678 mots
  •  • 1 média

L'activité d'architecte de Giò Ponti est liée au caractère de capitale industrielle de Milan, la grande métropole du nord de l'Italie, dont il est originaire. Sa carrière englobe les deux périodes cruciales de l'histoire de l'Italie contemporaine : la dictature de Mussolini et le renouveau économique de l'après-guerre. Ponti se signale d'abord par sa participation au groupe Novecento en 1922. Lié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gio-ponti/#i_1209

PRÉRAPHAÉLITES

  • Écrit par 
  • Mary Gardner BENNETT
  •  • 3 782 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « La phase finale »  : […] Grâce à son étonnante habileté d'exécution et à sa maîtrise du dessin, Millais s'est révélé capable, sous l'influence stimulante de Hunt et de Rossetti, de s'approprier ce sens de l'intensité qui est au cœur du préraphaélisme. Mais, privé de leur impulsion et avide de stabilité après son mariage avec Effie Gray (ex-Ruskin) en 1855, son intérêt pour le mouvement préraphaélite diminue, sa technique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preraphaelites/#i_1209

ROYAUME-UNI - Histoire

  • Écrit par 
  • Bertrand LEMONNIER, 
  • Roland MARX
  •  • 43 250 mots
  •  • 65 médias

Dans le chapitre « La vie de l'esprit »  : […] La religion continue d'apparaître comme un bon ciment de la société. En 1851, le seul recensement de la pratique jamais tenté au monde a démontré la déchristianisation d'une moitié de la population, parfois des trois quarts dans les centres industriels et les grandes villes. D'énormes efforts, constructions d'églises et de temples, évangélisation en plein air, dont la nouvelle Armée du salut créé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/royaume-uni-histoire/#i_1209

TAPIS MODERNES ET CONTEMPORAINS

  • Écrit par 
  • Valérie GLOMET, 
  • Michèle HENG
  •  • 4 844 mots

Dans le chapitre « De l'éclectisme à l'Art nouveau (1851-1900) »  : […] Sous le second Empire, le goût du décor opulent se révéla une aubaine pour les industries d'art. Les tapis devaient couvrir l'intégralité du sol dans un souci qui mêlait le confort et l'ostentation. Les fabriques de la Marche, Aubusson et Felletin (Creuse) connurent un âge d'or tant pour les tapis noués que pour les tapis ras. Les maquettes, souvent anonymes, montrent que les dessinateurs attaché […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tapis-modernes-et-contemporains/#i_1209

TAPISSERIE

  • Écrit par 
  • Pascal-François BERTRAND
  •  • 7 989 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le xixe siècle : les prémices du renouveau »  : […] La nouvelle répartition des fortunes et la crise que traversaient les métiers d'art depuis la tourmente révolutionnaire française entraînèrent la fermeture de la plupart des ateliers en Europe. Une modeste production se maintint en France, car Napoléon avait eu pour dessein de faire de la tapisserie le principal ornement des maisons impériales, à laquelle il faut ajouter la fabrication de garnitur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tapisserie/#i_1209

TYPOGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Michel WLASSIKOFF
  •  • 6 589 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ère industrielle et l'Art nouveau »  : […] À partir de 1840, la révolution industrielle suscite l'expansion de la presse écrite et la profusion des travaux de ville. La conception du Clarendon par Robert Besley (1794-1876), vers 1845, ouvre la voie à la création de types spécialement destinés à la lecture des quotidiens dans des conditions d'impression moins rigoureuses que celles du livre. Toutefois, de nombreux éditeurs et imprimeurs, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/typographie/#i_1209

URBANISME - Théories et réalisations

  • Écrit par 
  • Françoise CHOAY
  •  • 9 915 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le pré-urbanisme culturaliste »  : […] Le modèle culturaliste a été élaboré, plus tardivement dans le xix e  siècle, par des socialistes esthètes, J.  Ruskin et W.  Morris. Il appartient spécifiquement à l'Angleterre, où les conséquences négatives de la révolution industrielle sur la vie matérielle et culturelle avaient été précocement analysées, dénoncées et opposées aux valeurs pré-i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/urbanisme-theories-et-realisations/#i_1209

VICTORIENNE ÉPOQUE

  • Écrit par 
  • Louis BONNEROT, 
  • Roland MARX
  •  • 10 869 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Roman »  : […] Le roman victorien, patronné par la bourgeoisie, doit sa variété, sa vitalité et son originalité aux forces vives des artisans consciencieux et des génies qui lui assurent un triomphe autochtone incontestable mais non pas international. Le conformisme et l'isolationnisme retardent longtemps le plein épanouissement des méthodes réalistes pratiquées sur le continent. Dickens (1812-1870), réformateu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epoque-victorienne/#i_1209

WEBB PHILIP (1831-1915)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 339 mots

Architecte et designer anglais, né le 12 janvier 1831 à Oxford, mort le 17 avril 1915 à Worth, dans le Sussex. Philip Webb approfondit sa formation dans le cabinet de l'architecte George Edmund Street à Oxford, où il rencontre William Morris qui devient un ami proche. En 1861, ils fondent ensemble la célèbre agence Morris, Marshall, Faulkner and Co., puis, en 1877, la Society for the Protection […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philip-webb/#i_1209

OSCAR WILDE, L'IMPERTINENT ABSOLU (exposition)

  • Écrit par 
  • Françoise COBLENCE
  •  • 1 084 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le critique d’art »  : […] Né à Dublin en 1854, Oscar Wilde étudie cinq ans au Magdalen College d’Oxford où il fait la connaissance de John Ruskin puis de Walter Pater. Leurs théories esthétiques auront pour lui une importance capitale. Après le « tour » européen classique et les voyages de formation (Italie, Grèce), Wilde s’installe à Londres et fait, en 1877, ses débuts comme critique d’art de l’exposition inaugurale de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oscar-wilde-l-impertinent-absolu/#i_1209

YEATS WILLIAM BUTLER (1865-1939)

  • Écrit par 
  • Diane de MARGERIE
  •  • 2 578 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Visions et évasions »  : […] S'il est né à Sandymount, dans la banlieue de Dublin, le lieu essentiel de l'enfance de William Butler Yeats est Sligo, où il a grandi entouré des membres de sa famille, les Yeats, les Pollexfen, les Middleton, qui tous contribuèrent au développement de cette côte de l'Irlande, petite société patriarcale où règne le grand-père, William Pollexfen, au tempérament violent, silencieux, solitaire, que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-butler-yeats/#i_1209

Pour citer l’article

Philip Prichard HENDERSON, « MORRIS WILLIAM - (1834-1896) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-morris/