TROUBADOURS ET TROUVÈRES

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La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances originales se maintinrent avec une remarquable cohérence jusque vers 1300 ; par la suite, diverses transformations en affectèrent les structures ; l'élan retomba, tandis que des besoins expressifs inconnus jusqu'alors se faisaient jour à travers une esthétique d'ores et déjà dépassée. Dans cette évolution, Pétrarque en Italie, puis ses imitateurs à travers l'Europe, Guillaume de Machaut en France marquent au xive siècle le point de non-retour.

Les poètes auxquels nous devons le grand chant courtois sont désignés dans les différentes langues par des termes spécifiques qui, en occitan, en français, en italien, en espagnol, sont dérivés des verbes trobar, trovar, trouver, et renvoient à l'invention musicale (du latin médiéval tropare, « composer des tropes ») ; en allemand, Minnesänger se réfère au chant. La nature essentiellement musicale de cette poésie est par là revendiquée. Le mot occitan canso, chanson, fut sans doute forgé pour en désigner expressément les œuvres, ainsi que vers qui suggère un mouvement de retour mélodique. La plus grave altération que subit cette poésie au xive siècle fut d'ailleurs l'abandon de son caractère musical. Néanmoins, et en dépit d'une opinion répandue mais erronée, c'est par sa musicalité propre, beaucoup plus que par ses thèmes, que le grand chant courtois a très profondément marqué, à l'aube de la civilisation européenne, notre sensibilité poétique.

Les troubadours

C'est chez les poètes occitans, les troubadours, que l'on saisit le mieux ce qui fait le p [...]

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Écrit par :

  • : ancien professeur aux universités d'Amsterdam, de Paris-VII, de Montréal

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Autres références

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ADAM DE LA HALLE (1235 env.-env. 1285)

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Dans le chapitre « L'œuvre poétique et musicale »  : […] Son œuvre se caractérise par sa diversité. Les inspirations qu'elle manifeste sont principalement polarisées par des éléments tirés de la tradition lyrique des trouvères. Pourtant, Adam se situe aux confins de cette esthétique et d'un ars nova dont il est l'un des premiers créateurs, d'où une certaine dualité, et parfois l'ambiguïté de sa poésie. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adam-de-la-halle/#i_6199

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AQUITAINE

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Dans le chapitre « Civilisation »  : […] L'Aquitaine médiévale a connu – sans difficultés, semble-t-il – le destin d'un pays bilingue au carrefour des civilisations. Sa partie septentrionale appartenait aux dialectes français d'oïl, sa partie méridionale à la langue d'oc. La séparation linguistique se faisait, au xii e  siècle, par une ligne allant de la Gironde (au nord de Blaye) à la Ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aquitaine/#i_6199

ARNAUD ou ARNAUT DANIEL (actif de 1180 à 1200)

  • Écrit par 
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Ezra Pound nous met en garde : « Aucune étude de la poésie européenne ne saurait prétendre au sérieux si elle ne commence tout d'abord par une étude de cet art en Provence », écrit-il. Arnaud Daniel fut certainement, parmi les troubadours, l'un des plus habiles artisans de l'ancien provençal. Dante lui-même en fait un vif éloge dans le « Purgatoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnaud-arnaut-daniel/#i_6199

ARNAUT DE MAREUIL (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
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L'activité poétique d'Arnaut de Mareuil se déroule entre 1171 et 1190. Originaire de Mareuil-sur-Belle (Dordogne), issu d'une famille fort humble, il est d'abord clerc avant de se faire troubadour pour aller chanter Azalaïs de Burlatz, femme de Roger II Taillefer, vicomte de Béziers et de Carcassonne. Il aurait excité la jalousie du roi-troubadour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnaut-de-mareuil/#i_6199

BERNARD DE VENTADOUR (1145 env.-env. 1195)

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  • Universalis
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La poésie du troubadour Bernard de Ventadour est considérée comme l'une des expressions les plus achevées de la langue d'oc. Les quelques éléments de sa vie ne nous sont connus qu'à travers le texte des vidas , ces courtes biographies postérieures d'un demi-siècle au moins et destinées à présenter l'œuvre des troubadours à un auditoire étranger – c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-de-ventadour/#i_6199

CATALOGNE

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Dans le chapitre « La féodalité et ses formes d'expression »  : […] Les couches cultivées de la société féodale ont produit et consommé, en Catalogne comme partout ailleurs en Occident, une littérature en langue latine. Elles n'ont utilisé la langue quotidienne, la seule comprise par la grande masse de la population, que lorsqu'elles ont éprouvé le besoin de mettre à la portée de cette masse les idées et les lois q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catalogne/#i_6199

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Dans le chapitre « Les cycles »  : […] « Gestes », ou cycles du Roi, de Garin de Monglane, de Doon de Mayence ; approximative et toujours commode, la classification a été établie, dès le commencement du xiii e  siècle, par le trouvère Bertrand de Bar-sur-Aube. Dans une autre chanson du même siècle ( Doon de Mayence ), un trouvère anonyme raconte la légende de la prodigieuse naissance de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chanson-de-geste/#i_6199

CHANSON FRANÇAISE

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  • Hélène HAZERA
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Dans le chapitre « De la révolution occitane à la chanson populaire »  : […] La Chanson de Roland (vers 1100) et d'autres chansons de geste, psalmodiées, accompagnées d'instruments, les lais de Marie de France, poétesse établie en Angleterre (active entre 1160 et 1185), relèvent-ils de la chanson, hors du système couplets-refrain ? Une chose est certaine : la première grande révolution chansonnière se situe en Occitanie, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chanson-francaise/#i_6199

CHANSONS, Arnaut Daniel - Fiche de lecture

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  • Emmanuèle BAUMGARTNER
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Du troubadour Arnaut Daniel, « gentilhomme de Ribérac » (comme le dit Aragon dans La Leçon de Ribérac ou l'Europe française) et né vers 1150-1160, ont été conservées peu de choses : un sirventès (poème satirique) obscène, seize cansos (chansons d'amour) et une « sextine », forme très complexe dont il est l'inventeur. Un ensemble d'une extrême ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chansons/#i_6199

COURTOISIE

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  • , Universalis
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Dans le chapitre « Des troubadours aux trouvères »  : […] Telle fut la situation initiale. Mais, dès avant la fin du xii e  siècle, échanges et interférences se produisirent entre le Nord et le Midi. L'influence du premier sur le second resta, il est vrai, limitée : nous ne possédons qu'un très petit nombre de « romans » occitans (l'un d'eux est du reste un chef-d'œuvre du genre : Flamenca ). L'influence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/courtoisie/#i_6199

DÉBAT, genre littéraire

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  • Véronique KLAUBER
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Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xii e siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio , puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture ou jeu-parti en langue d'oïl. Le répertoire des qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/debat-genre-litteraire/#i_6199

ÉROTISME

  • Écrit par 
  • Frédérique DEVAUX, 
  • René MILHAU, 
  • Jean-Jacques PAUVERT, 
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  •  • 19 795 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « L'érotisme des troubadours »  : […] On connaît bien désormais le phénomène social et littéraire européen communément appelé « courtoisie », ou « fine amor ». Les troubadours exploraient dans leurs poèmes (ou plutôt leurs chansons) tous les registres du sentiment amoureux. Le premier d'entre eux (chronologiquement comme par la profondeur de son inspiration), Guillaume IX d'Aquitaine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erotisme/#i_6199

ESTAMPIE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 341 mots

Avec l'estampie apparaît, aux xiii e et xiv e  siècles, la première musique instrumentale indépendante de paroles préexistantes ; il s'agit probablement d'un genre inspiré par les musiques à danser, nées en France, et qui se développa tout particulièrement en Angleterre ; l'estampie passa également en Italie ( istanpida ou balletto ). Jean de Gro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/estampie/#i_6199

FOLQUET DE MARSEILLE (1160 env.-1231)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 373 mots

Évêque de Toulouse et troubadour. Par son activité poétique, Folquet de Marseille appartient à la quatrième génération connue des troubadours (1175-1200). Fils d'un riche marchand génois établi à Marseille, il continue le métier de son père jusque pendant les dernières années de son activité poétique. Il est l'ami de plusieurs grands : le roi Richa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folquet-de-marseille/#i_6199

GAUTIER D'ÉPINAL (mort en 1270 env.)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 119 mots

Gautier d'Épinal (ou d'Espinau) a rang parmi ces chevaliers du Nord que séduisit la poésie du joi d'amor , inventé par les troubadours, et dont ils feront la poésie courtoise. Il chante l'amour courtois dans des chansons composées pour la plupart pendant le deuxième quart du xiii e siècle. Il est protégé par les comtes de Vaudémont, ses suzerains, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gautier-d-epinal/#i_6199

GUIRAUT DE BORNELH (1140 env.-1199)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 574 mots

Poète de langue d'oc dont l'activité littéraire s'étend de 1165 à 1199, Guiraut de Bornelh est salué par ses contemporains comme le « maître des troubadours ». « Il fut meilleur trouveur qu'aucun de ceux qui ont été avant lui et qui furent après lui », dit la Vida (œuvre célèbre concernant l'aventure des troubadours). Dante s'enthousiasme pour son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guiraut-de-bornelh/#i_6199

GUIRAUT RIQUIER (1254-1292)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 539 mots

D'origine populaire, Guiraut Riquier gagne d'abord sa vie de poète de métier auprès du vicomte de Narbonne Amalric IV et des bourgeois de sa ville. Il passe ensuite en Catalogne, puis à la cour d'Alphonse X de Castille. Vers 1279, il est à la cour du comte Henri de Rodez, un des derniers centres occitans (avec les cours gasconnes d'Astarac et de Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guiraut-riquier/#i_6199

GUITARE

  • Écrit par 
  • Robert Jean VIDAL
  •  • 4 011 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Origine et transformations »  : […] C'est dans l'iconographie qu'il faut chercher la première trace de l'instrument à cordes ancêtre de la guitare. Un détail d'un bas-relief tiré de la tombe du roi de Thèbes qui régna entre 3762 et 3703 avant J.-C. représente un homme agenouillé tenant dans ses mains un instrument à cordes et à manche. Son voisin tient une harpe. Ainsi, l'existence d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guitare/#i_6199

IBN GUZMAN (1095 env.-1160)

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 1 258 mots

Dans le chapitre « Questions pendantes »  : […] Pourquoi cet homme manifestement doué pour la satire, et qui n'aimait guère les faḳīhs , lesquels le lui rendaient bien, a-t-il somme toute ménagé ses ennemis ? Par prudence ? ou générosité ? Le zadjal d'Ibn Guzman doit-il quelque chose à des chansons véritablement populaires ? Controversée, la question le restera sans doute longtemps comme tant d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-guzman/#i_6199

JAUFRÉ RUDEL (1130-1170)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 355 mots

Prince de Blaye, Jaufré Rudel prend part à la II e  Croisade en compagnie d'Alphonse Jourdan, comte de Toulouse, de Guillaume Taillefer, comte d'Angoulême, de Hugues VII de Lusignan, comte de la Marche. Marcabru, dans la seconde moitié de l'année 1148, envoie sa chanson Cortezament vuelh comensar à Jaufré Rudel ultra mar . On a pensé que Jaufré ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jaufre-rudel/#i_6199

JEAN BODEL D'ARRAS (1167 env.-1209/10)

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 291 mots

Trouvère arrageois, Jean Bodel débute dans la carrière littéraire comme jongleur vers 1190. En 1194, il est membre de la confrérie des jongleurs et bourgeois d'Arras en même temps que sergent de l'échevinage. Il prend la croix en 1199 ou 1200, lors de la prédication de Foulques de Neuilly qui prélude à la IV e  Croisade, mais, devenu lépreux en 120 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bodel-d-arras/#i_6199

LAI

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 469 mots

Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xii e  siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble et rime les chant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lai/#i_6199

MÉNESTRANDISE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 256 mots

Terme d'ancien français qui désignait la profession de musicien ( xiv e - xv e  s.) et qui resta en usage jusqu'aux xvii e et xviii e  siècles pour désigner la corporation des ménestrels (appelés encore ménestriers ou ménétriers) fondée à Paris en 1321. La ménestrandise (ou ménestrandie) possédait sa rue et sa chapelle, Saint-Julien-des-Ménestrier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menestrandise/#i_6199

MÉNESTREL

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 319 mots

Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou acte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menestrel/#i_6199

MINNESANG

  • Écrit par 
  • Georges ZINK
  •  • 2 970 mots

Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie : Minnesang veut dire, en effet, « chant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/minnesang/#i_6199

MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 2 558 mots

Dans le chapitre « L'avènement des langues vernaculaires »  : […] Un fragment de manuscrit du x e  siècle donne, à la suite d'une pièce latine également en l'honneur de sainte Eulalie, une séquence de 29 vers qui célèbre, mais en langue vulgaire, en « roman », les mérites et le martyre de la sainte. Ce texte en vers assonancés n'est pas l'acte de naissance de la langue française : les Serments de Strasbourg, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-l-affirmation-des-langues-vulgaires/#i_6199

MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 5 698 mots

Dans le chapitre « Les troubadours »  : […] La poésie des troubadours est un bel exemple de réussite à la fois esthétique et idéologique. Leur art musical, qui semble avoir exploité les ressources du chant grégorien, parfois revigoré par des rythmes et des airs plus exotiques (arabes, notamment), n'est pas compris, de nos jours, de la même façon par tous les musicologues. Mais il atteste un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-poesie-lyrique/#i_6199

MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 6 364 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Troubadours et trouvères »  : […] Il semble que ce soit vers les xi e et xii e  siècles, au sud de la Loire, en Limousin, que sont apparues les premières pièces de poésie lyrique en langue vulgaire et que l'art des troubadours a commencé à se développer. Cette période est marquée par l'enrichissement de la noblesse, qui prend l'habitude de mener une vie large et fastueuse, chérit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musiques-savantes-et-musiques-populaires/#i_6199

OCCITANES LANGUE ET LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre BEC, 
  • Charles CAMPROUX, 
  • Philippe GARDY
  •  • 7 509 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Littérature d'une langue »  : […] L'idée que, pour l'essentiel, une littérature s'identifie à la langue dont elle procède est commune au Moyen Âge : c'est par exemple la conception de Dante. La langue d'oc fut une des premières langues modernes, sinon la première, à se dégager du latin dans la Romania. Ses plus anciens textes littéraires, dont le plus important est le poème de Boè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-litterature-occitanes/#i_6199

PEIRE CARDENAL (1180-1278)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 639 mots

Né de parents nobles au Puy-en-Velay, une des capitales intellectuelles et religieuses du temps, Peire Cardenal appartient au siècle d'or occitan et compte parmi les plus intransigeants adversaires de la domination française et de la domination cléricale. Jusqu'à vingt ans, il étudie à l'université de Saint-Maiol, au moment où le fameux troubadour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-cardenal/#i_6199

PEIRE D'AUVERGNE (actif entre 1158 et 1180)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 205 mots

D'origine bourgeoise, Peire d'Auvergne (d'Alvernha) fréquente la cour de Raimond Béranger IV de Barcelone et celle de Sanche III de Castille. Il acquiert une très grande renommée. Dante le place parmi les Antiquiores doctores . Il passe pour un disciple de l'art de Marcabru, dont il imite le style difficile dans une poésie élaborée, à la recherche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-d-auvergne/#i_6199

PEIRE VIDAL (1150?-env. 1210)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 287 mots

Fils d'un peaussier de Toulouse, Peire Vidal ne peut rester en place. Plus que tout autre troubadour, il parcourt le monde ouvert à la civilisation occitane du temps, célébrant dans ses chansons les grandes dames qui peuvent le protéger et mettant sa plume au service des grands dans ses sirventès (poèmes à sujets autres que l'amour). De Toulouse, o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-vidal/#i_6199

POÉSIES, Heinrich von Morungen - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Patrick DEL DUCA
  •  • 1 030 mots

Dans le chapitre « Tradition et innovation »  : […] Heinrich von Morungen semble conscient de la mission toute particulière du poète et dit de lui-même qu'il est né pour chanter. Il utilise la métrique provençale et reprend dans presque toutes ses chansons d'amour la forme de la canso occitane. Sa poésie trahit l'influence de modèles antiques (Ovide) et contemporains (troubadours, culte marial). Se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesies-heinrich-von-morungen/#i_6199

POÉSIES, Walther von der Vogelweide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Patrick DEL DUCA
  •  • 997 mots

Walther von der Vogelweide (né vers 1170-mort vers 1228) est sans doute le plus complet des poètes allemands du Moyen Âge. Dans ses poèmes lyriques, il chante aussi bien l'amour pour une dame noble que pour une femme du peuple. Ses poèmes politiques et gnomiques (réflexions morales sous forme de sentences) sont marqués par l'attachement à un pouvoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesies-walther-von-der-vogelweide/#i_6199

PORTUGAL

  • Écrit par 
  • Roger BISMUT, 
  • Cristina CLIMACO, 
  • Michel DRAIN, 
  • José-Augusto FRANÇA, 
  • Michel LABAN, 
  • Jorge MORAÏS-BARBOSA, 
  • Eduardo PRADO COELHO
  •  • 40 037 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Le Moyen Âge »  : […] Cette littérature, anonyme, dérive de trois sources, qui se mêlent sans toujours se confondre. Les cercles proches de la cour mettent à la mode une poésie galante et précieuse, influencée par les troubadours provençaux. Mais d'autres poèmes d'amour ont une origine populaire, qui se devine dans la naïveté de l'expression et le recours à des termes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portugal/#i_6199

RAIMBAUT D'AURENJA ou D'ORANGE (1146 env.-1173)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 448 mots

Raimbaut d'Orange ( aurenja en langue d'oc) appartient à la catégorie des troubadours grands seigneurs comme le duc d'Aquitaine, Guillaume de Poitiers. Son activité littéraire se situe entre 1150 et 1173. C'est le premier troubadour né en Provence proprement dite. Par son père, Guillaume d'Aumelas (canton de Gignac, Hérault), il est suzerain d'imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raimbaut-d-aurenja-d-orange/#i_6199

RAOUL DE HOUDENC ou DE HOUDAN (XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 138 mots

Trouvère, Raoul de Houdan reçut une éducation de clerc et mena, semble-t-il, une vie pauvre et errante. L'origine de son nom reste incertaine : Le Houdenc (Picardie) ou Houdan (Yvelines) ? Il est l'auteur d'un roman arthurien, Méraugis de Portlesguez , et de deux poèmes allégoriques, Le Songe d'Enfer et le Roman des Eles de courtoisie . Disciple e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raoul-de-houdenc-de-houdan/#i_6199

RIGAUT DE BARBEZIEUX (1150 env.-env. 1215)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 276 mots

Parce qu'il a eu son temps de gloire au xiii e siècle, non seulement en pays occitan, mais aussi en Italie, en Catalogne et dans le nord de la France, Rigaut de Barbezieux a longtemps passé pour un épigone des troubadours de la fin du xii e siècle. En réalité, Rigaut de Barbezilh est un cadet de la famille des viguiers de Barbezieux, arrière-vass […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rigaut-de-barbezieux/#i_6199

SICILIENNE ÉCOLE, littérature

  • Écrit par 
  • Claudette PERRUS
  •  • 947 mots

On regroupe sous le nom de Siciliens les poètes de la première « école » poétique italienne, dont la naissance et la floraison coïncident avec le règne de Frédéric II Hohenstaufen (1194-1250) et le rayonnement de la cour de Palerme sur le reste de la péninsule. La politique culturelle du monarque embrassait tous les secteurs du savoir : droit, scie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-sicilienne-litterature/#i_6199

SORDEL ou SORDELLO (1200 env.-? 1269)

  • Écrit par 
  • Joël SHAPIRO
  •  • 545 mots

Le plus grand troubadour italien en langue provençale, Sordel mena une vie qui reste sur bien des points un mystère. Sa « vida » officielle raconte qu'il était originaire de Mantoue, fils d'un chevalier pauvre nommé El Corte, et qu'il vivait à la cour du comte San Bonifaci : il tomba éperdument amoureux de la femme de ce dernier, Cunizza, et prit l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sordel-sordello/#i_6199

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Pour citer l’article

Paul ZUMTHOR, « TROUBADOURS ET TROUVÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/troubadours-et-trouveres/