TROUBADOURS ET TROUVÈRES

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La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances originales se maintinrent avec une remarquable cohérence jusque vers 1300 ; par la suite, diverses transformations en affectèrent les structures ; l'élan retomba, tandis que des besoins expressifs inconnus jusqu'alors se faisaient jour à travers une esthétique d'ores et déjà dépassée. Dans cette évolution, Pétrarque en Italie, puis ses imitateurs à travers l'Europe, Guillaume de Machaut en France marquent au xive siècle le point de non-retour.

Les poètes auxquels nous devons le grand chant courtois sont désignés dans les différentes langues par des termes spécifiques qui, en occitan, en français, en italien, en espagnol, sont dérivés des verbes trobar, trovar, trouver, et renvoient à l'invention musicale (du latin médiéval tropare, « composer des tropes ») ; en allemand, Minnesänger se réfère au chant. La nature essentiellement musicale de cette poésie est par là revendiquée. Le mot occitan canso, chanson, fut sans doute forgé pour en désigner expressément les œuvres, ainsi que vers qui suggère un mouvement de retour mélodique. La plus grave altération que subit cette poésie au xive siècle fut d'ailleurs l'abandon de son caractère musical. Néanmoins, et en dépit d'une opinion répandue mais erronée, c'est par sa musicalité propre, beaucoup plus que par ses thèmes, que le grand chant courtois a très profondément marqué, à l'aube de la civilisation européenne, notre sensibilité poétique.

Les troubadours

C'est chez les poètes occitans, les troubadours, que l'on saisit le mieux ce qui fait le propre du grand chant courtois. Non seulement ils en furent les créateurs, mais ils fournirent (indirectement, ou de façon personnelle, à l'occasion de leurs voyages) des modèles à ceux qui, partout ailleurs, les suivirent et parfois les imitèrent d'assez près.

Nous connaissons les noms d'environ 460 troubadours qui vécurent entre 1100 et 1350 ; nous possédons plus de 2 500 chansons. De plusieurs poètes, nous n'avons que le nom, et plusieurs chansons sont anonymes ; beaucoup, d'attribution douteuse. Enfin, bien des datations demeurent hypothétiques. Une première description du grand chant courtois exige ainsi qu'on le considère comme un fait collectif et global. Son histoire embrasse, en Occitanie, de huit à dix générations humaines. De la première, deux noms nous sont parvenus : celui de l'un des plus grands seigneurs de ce temps, le duc d'Aquitaine Guillaume IX, qui résidait à Poitiers, et celui de l'un de ses vassaux, le vicomte limousin de Ventadour, Eble. Onze chansons qui nous sont demeurées témoignent de l'œuvre du premier ; de l'autre, ne reste rien. Du moins est-il assuré que, aux alentours de 1100, une poésie chantée, presque totalement originale par rapport aux traditions antérieures – savantes ou populaires –, était en voie de constitution rapide dans les terroirs du Poitou et du Limousin. Le legs, pourtant mince, de Guillaume IX permet d'en discerner déjà les premières étapes, qui menèrent de chansons assez frustes, inspirées par l'existence de chevaliers hommes de guerre, à un art très subtil, clos sur lui-même, un peu à la manière dont alors les cours de l'aristocratie féodale tendaient, partout en Occident, à se constituer autour du Maître.

La seconde génération atteste une extension à tout le Sud-Ouest : Cercamon et Marcabru (sobriquets suggérant qu'ils furent chanteurs errants) sont gascons ; leur contemporain Jaufré Rudel est prince de Blaye, en Bordelais. Avec les troisième et quatrième générations, le grand chant courtois atteint sa maturité et réalise entre les éléments de sa forme une harmonie qui ne sera plus remise en question. C'est alors, entre 1160 et 1210, le demi-siècle des Bernart Marti, Bernart de Ventadour, Guiraut de Bornelh, Peire Vidal, Arnaut Daniel, Raimbaut de Miraval et bien d'autres ; puis viendront tous ceux dont le chant retentit durant les tristes années de la conquête française (la « croisade des albigeois »), jusqu'au Narbonnais Guiraut Riquier, vers 1280, surnommé « le dernier des troubadours »..., ce qui est faux, puisque vers 1350 encore un groupe de poètes toulousains, réuni en Consistoire du gai savoir, coucha par écrit les règles d'un art auquel il croyait encore : ces Leys d'amors témoignent de l'extrême rigidité à laquelle était parvenue une poésie qui, certes, avait toujours été difficile, mais qui originellement s'était voulue pure spontanéité dans la création de ses formes.

Au cours de ces deux siècles, plusieurs femmes – les trobairitz – firent œuvre poétique, dont quelques noms ou surnoms nous sont parvenus : ainsi une comtesse de Die, ou de nobles dames comme Na Castelloza. En dépit du préjugé qui dicta certaines recherches, il ne paraît pas que leur féminité ait en quoi que ce soit marqué leur pratique poétique, ni particularisé les règles communes. L'existence de ces poétesses et la réputation dont jouirent certaines d'entre elles soulignent plutôt l'ambiguïté thématique de cette poésie.

La croisade des albigeois, menée par les rois de France ou leurs lieutenants (comme Simon de Montfort) dans les fiefs méridionaux durant près d'un demi-siècle, provoqua, dans les traditions de la poésie troubadouresque, une rupture dont elle ne se remit jamais. Les effets s'en marquèrent aussitôt de trois manières : appauvrissement des cours seigneuriales qui entretenaient les poètes, et déplacement progressif de leur art vers les milieux bourgeois urbains ; importance grandissante des thèmes politiques (pro- ou antifrançais) et, surtout, religieux, sinon mystiques, dans la chanson ; enfin, émigration de nombreux troubadours vers l'Espagne et vers l'Italie (ainsi, à la cour des marquis d'Este). Avant la fin du xiiie siècle, des poètes originaires de ces pays composent en occitan des chansons de pur style courtois : ainsi, Sordel, de Mantoue.

Les origines

Il est à peine croyable qu'une forme poétique aussi élaborée que celle des premiers troubadours n'ait pas eu d'antécédents. Les spécialistes se sont livrés sur ce point à des recherches dont le moins qu'on puisse dire est que leurs résultats concordent mal. Il y a beau temps qu'ont été écartées les hypothèses romantiques qui rattachaient le grand chant courtois à la tradition d'un « lyrisme populaire » dont par ailleurs nous ne savons à peu près rien. Tout indique en revanche que les plus anciens troubadours (selon Reto Bezzola, Guillaume IX, assurément poète de génie) – ou les inconnus qui furent les prédécesseurs immédiats de Guillaume IX et d'Eble – créèrent véritablement une forme originale à partir d'éléments divers que leur offraient les pratiques et coutumes de leur temps, et qu'ils surent transformer en un discours homogène, en vue d'une fin propre. La question des « origines » se ramène à l'inventaire de ces éléments, dont certains se définissent en termes de rythmes, de mélodies, de versification, d'autres en termes d'imagination et de sensibilité, sans qu'il soit possible de les distinguer tout à fait les uns des autres. Réduire, comme on le fait trop souvent, l'essence de cette poésie à des thèmes amoureux est abusif et ne peut que fausser la perspective.

Certaines références faites par les troubadours eux-mêmes aux sources de leur émotion, la qualité de certaines images montrent que plusieurs d'entre eux possédaient une bonne culture scolaire latine, et que la sensibilité de quelques autres se nourrissait des débris de mythes celtes, alors de diffusion récente en Occident, comme la légende de Tristan. Rien de cela ne put être décisif ; il en va autrement, à un moment où la culture occidentale se trouva ouverte à ces influences, pour la poésie arabe d'Andalousie. Quoique l'on n'ait pu prouver qu'aucun troubadour ait jamais su l'arabe, certains d'entre eux, à commencer par Guillaume IX, furent en contact avec l'Espagne musulmane et en apprécièrent les chanteurs. Que les thèmes et les métaphores utilisés par les troubadours doivent quelque chose au mysticisme des poètes soufis ou au traité platonicien d'Ibn Hazm (Le Collier de la colombe) n'est qu'une hypothèse probablement fallacieuse... comme celle qui, jadis, tenta de faire du grand chant courtois une émanation de la religion cathare. Des troubadours furent cathares, d'autres catholiques ; les deux camps qui déchirèrent l'Occitanie ont leurs poètes, que rien ne distingue en tant que tels. Selon le savant allemand Erich Köhler, la poussée démographique et l'appauvrissement consécutif de la petite noblesse, la contraignant, vers 1100, à vivre dans la dépendance des plus grands seigneurs, furent les conditions sociologiques grâce auxquelles put naître et se développer le grand chant courtois.

Les seules certitudes concernent la musique et quelques formes rythmiques. La première est à l'évidence sortie du renouveau de la musique liturgique, dont l'abbaye de Saint-Martial de Limoges était, vers 1100, un centre rayonnant. Parmi les secondes, il est assuré que l'une des formes les plus fréquentes chez les troubadours anciens, le zejel ou zadjal, tristique à refrain, vient du monde sémitique, très probablement par l'intermédiaire des communautés juives, nombreuses dans la France méridionale.

Formes

Les habitudes dont sortirent peu à peu les règles de la versification troubadouresque se caractérisent, au xiie siècle, à la fois par leur simplicité et leur extrême souplesse. La canso se compose de quatre à huit strophes de mètre identique, souvent sur les mêmes rimes ; une tornada les suit, équivalant à une demi-strophe et constituant en général une apostrophe au (ou à la) dédicataire de la chanson, voire à la chanson elle-même. Après 1150, le nombre des strophes se fixa à cinq, et cette règle désormais contraignante survécut jusqu'au début du xvie siècle dans le « chant royal » français, lointain héritier de la canso. Le sirventès et le planh sont des cansos que seul leur sujet distingue : le premier est satirique ou polémique, le plus souvent à des fins de politique féodale ; le second est une lamentation sur un mort illustre ou une morte aimée. Le descort, exhalant quelque passion désordonnée, s'oppose à la canso en ce que toutes ses strophes, au contraire, diffèrent les unes des autres.

Dans ce cadre, des combinaisons infinies sont possibles, par variation du nombre des vers, de leur longueur, du choix et de l'arrangement des rimes. En principe, aucune canso n'est identique à une autre : lorsqu'elle l'est, c'est un effet particulier et significatif de l'art (« contrafacture »). La mélodie, normalement composée en même temps que le texte, en constitue la forme englobante ; c'est elle qui confère à l'ensemble de la chanson son unité, lui assure son originalité et en fait un objet total. Ce fait même, et la perte des mélodies de neuf chansons sur dix, limite considérablement notre capacité de juger et d'apprécier cette poésie. Du moins la plupart des commentateurs sont-ils d'accord aujourd'hui sur l'interprétation d'une curieuse lacune des mélodies conservées : les systèmes de notation musicale alors en cours ne fournissent pas d'indication de rythme. On en conclut, avec une quasi-certitude, que le chanteur exécutant la canso jouissait sur ce point d'une grande liberté : le compositeur abandonnait à son interprète le soin de quantifier les temps. Il en résulte que la chanson n'existait pleinement qu'en performance, et que, art vocal avant tout, elle pouvait se modifier à chaque audition.

Certains troubadours, sans doute influencés par le goût popularisant propre aux milieux aristocratiques du xiiie siècle, utilisèrent parfois des formes imitées de chansons de danse, estampida et balada, de même que le chant d'aurore, alba, dont la tradition remonte au haut Moyen Âge.

La langue dans laquelle est écrit le texte de la canso est relativement bien fixée ; sorte d'idiome propre aux troubadours, elle s'est constituée dès les débuts à partir des dialectes occitans parlés entre Limoges et Toulouse. L'usage de cette langue par les poètes déborda largement les limites de l'Occitanie ; les troubadours catalans, en particulier, ne prirent conscience qu'au xive siècle, avec Auzias March, de la différence qui distinguait leur langue maternelle. Dès le xiie siècle, la mise en forme de ce langage et la diversité des intentions qui y présidaient engendrèrent plusieurs « styles », entre les tenants respectifs desquels les polémiques ne manquèrent pas : le trobar leu, simple et dépourvu de figures ; le trobar ric, où dominent les sonorités éclatantes ; le trobar clus, fondé sur l'obscurité des métaphores et la clôture du sens. Ce dernier peut être considéré comme l'aboutissement d'un art consistant en la simultanéité de jeux d'opposition et d'un mouvement d'intégration des contraires.

Thèmes

Poésie de cour, en un temps où la cour était le siège des pouvoirs politiques dans le cadre de la basse féodalité, le grand chant courtois est lié de façon étroite à l'existence que l'on y mène, aux conflits qui s'y déroulent et à l'idéologie qui y prévaut. Les travaux d'E. Köhler ont fortement démontré la profondeur de cet enracinement. Le troubadour fait figure de porte-parole du clan seigneurial ou d'une faction de ce clan. Étranger, jusqu'après 1250, au monde urbain et bourgeois, il s'identifie à un ordre en voie de dépérissement. D'où ce qu'une partie de cette poésie présente, pour le lecteur du xxe siècle, de parfois déroutant : d'une part, une thématique moralisante, souvent animée d'une vive agressivité, soit en termes de lieux communs éternels (décadence des mœurs, folie de l'amour), soit à propos de futiles querelles locales ou personnelles ; d'autre part, une veine proprement politique, inspirée par les tribulations des groupes féodaux, ou encore les heurs et malheurs de suzerains-mécènes. À ces tendances, nous devons du reste l'œuvre de deux des troubadours les plus admirables du xiie siècle : Marcabru et Guiraut de Bornelh.

C'est plutôt par leurs chansons d'amour (plus de la moitié de ce qu'ils nous ont laissé) que les troubadours doivent leur survie moderne. Mais à ce propos les malentendus ont été nombreux. Certes, les vidas (biographies) et razos (commentaires) accompagnant les cansos dans plusieurs manuscrits, confirmés par des découvertes d'archives, ont permis de retracer assez bien l'itinéraire de quelques poètes pour induire certains chercheurs à interpréter biographiquement leurs cansos amoureuses. Nul doute que cette approche ne mène à rien. Il est vrai aussi que ces textes offrent ou peuvent offrir un reflet des mœurs d'alors ; mais aucun indice sérieux ne justifie les généralisations de qui parle de l'« amour adultère » des troubadours. Adultère ou pas, une passion (réelle ou fictive) se constitue en discours, et celui-ci seul importe en se donnant pour fin à lui-même, indépendamment de l'anecdote. La question de la « sincérité » ne se pose pas ; la seule démarche pertinente est d'interroger les éléments de ce discours, vocabulaire et figuration : proviennent-ils de l'expérience quotidienne de la cour, groupée autour du seigneur et de son épouse ; ou d'un emploi métaphorique de la terminologie des rapports féodaux ? Y retrouve-t-on l'écho de la poésie latine de cette époque, inspirée par Ovide et, par ailleurs, riche de discrets motifs homosexuels qui en infléchissent la rhétorique dans le sens de l'allusion et du non-dit ? Les éléments religieux, en revanche, que certains, comme Étienne Gilson jadis, ont prétendu y déceler (telles des traces de mystique cistercienne) sont, avant 1250, purement spécieux et reposent sur la seule équivocité de termes comme amour, piété ou merci. On a, plus récemment, parlé de « névrose courtoise » pour référer à quelque retenue et détournement du désir dont semble faire preuve le discours de la canso, sinon à la figure maternelle et tabou qu'y représenterait la Dame.

Ce que dit le troubadour, c'est la fin'amor, expression quasi technique où fin', signifiant « distillé », pourrait être un emprunt à l'alchimie. La fin'amor se tend vers un bien désiré, innommé, qu'attribuerait seule une Dame (Domna ou, parfois, midons, mot masculin !), au mieux désignée par un sobriquet emblématique : dialogue sans réponse, chant pur, modulant les motions du cœur vers un objet qui importe à peine comme tel. Seule compte la distance qui en sépare, espace que remplissent, en rythmes chevauchés, le plaisir, la tristesse, l'espoir et la crainte. La possession (future ou déjà refusée) du bien convoité engendrerait le joi, terme où l'on doit entendre l'équivalent des mots français joie et jeu.

Illustré, chez les premiers troubadours, de fugitives allusions narratives (comme chez Jaufré Rudel), le discours de la fin'amor se réduisit de plus en plus à ses éléments nucléaires, enrichis de nuances d'une subtilité croissante, sans perdre toutefois (par les images et le choix des mots) une sensualité qu'il n'aura plus chez les Français. Passé 1250, les thèmes expressément religieux relaient la fin'amor, tout en en conservant pour une part le vocabulaire.

Les trouvères

Adapté en français dès 1160-1170 (en même temps qu'en allemand dans les pays rhénans), le grand chant courtois connut au nord de la Loire, aux xiie, xiiie et xive siècles, un éclat et une vigueur qui allaient marquer profondément toute littérature, et même tout discours social, jusqu'au seuil de l'époque moderne. Des 200 trouvères connus de nom, nous sont restées 2 000 chansons et 1 500 mélodies. Dès 1190-1210, une pléiade de trouvères de grand talent (Gace Brulé, Blondel de Nesle, Conon de Béthune...) avaient donné aux modèles poétiques reçus des Occitans (et assez rigoureusement respectés) des connotations particulières : leur chant est à la fois plus limpide (pas de trobar clus) et plus épuré, plus éloigné de toute narration ; les chansons à thème religieux, spécialement marial (impliquant un déplacement de l'image de Dame) deviennent assez nombreuses à partir de 1230. Simultanément, le grand chant courtois s'implante en milieu non aristocratique, parmi la bourgeoisie riche des prospères villes du Nord, comme Arras, qui fut jusque vers 1300 un centre actif de cet art. À la fin du xiiie siècle, la tradition commence à s'infléchir : la personnalité du poète tend à s'imposer dans son discours, son moi se fait jour à travers les motifs stéréotypés : de Guillaume de Machaut à Charles d'Orléans, il faudra un siècle pour que ce mouvement aboutisse. Mais, dès le xive siècle, le mot de trouvère est sorti d'usage.

—  Paul ZUMTHOR

Bibliographie

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Écrit par :

  • : ancien professeur aux universités d'Amsterdam, de Paris-VII, de Montréal

Classification


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ESTAMPIE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 341 mots

Avec l'estampie apparaît, aux xiii e et xiv e  siècles, la première musique instrumentale indépendante de paroles préexistantes ; il s'agit probablement d'un genre inspiré par les musiques à danser, nées en France, et qui se développa tout particulièrement en Angleterre ; l'estampie passa égaleme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/estampie/#i_6199

FOLQUET DE MARSEILLE (1160 env.-1231)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 373 mots

Évêque de Toulouse et troubadour. Par son activité poétique, Folquet de Marseille appartient à la quatrième génération connue des troubadours (1175-1200). Fils d'un riche marchand génois établi à Marseille, il continue le métier de son père jusque pendant les dernières années de son activité poétique. Il est l'ami de plusieurs grands : le roi Richard Cœur de Lion, Alphonse VIII de Castille, Barral […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/folquet-de-marseille/#i_6199

GAUTIER D'ÉPINAL (mort en 1270 env.)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 119 mots

Gautier d'Épinal (ou d'Espinau) a rang parmi ces chevaliers du Nord que séduisit la poésie du joi d'amor , inventé par les troubadours, et dont ils feront la poésie courtoise. Il chante l'amour courtois dans des chansons composées pour la plupart pendant le deuxième quart du xiii e siècle. Il est protégé par les comtes de Va […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gautier-d-epinal/#i_6199

GUIRAUT DE BORNELH (1140 env.-1199)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 574 mots

Poète de langue d'oc dont l'activité littéraire s'étend de 1165 à 1199, Guiraut de Bornelh est salué par ses contemporains comme le « maître des troubadours ». « Il fut meilleur trouveur qu'aucun de ceux qui ont été avant lui et qui furent après lui », dit la Vida (œuvre célèbre concernant l'aventure des troubadours). Dante s'enthousiasme pour son œuvre et le qualifie de « p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guiraut-de-bornelh/#i_6199

GUIRAUT RIQUIER (1254-1292)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 539 mots

D'origine populaire, Guiraut Riquier gagne d'abord sa vie de poète de métier auprès du vicomte de Narbonne Amalric IV et des bourgeois de sa ville. Il passe ensuite en Catalogne, puis à la cour d'Alphonse X de Castille. Vers 1279, il est à la cour du comte Henri de Rodez, un des derniers centres occitans (avec les cours gasconnes d'Astarac et de Comminges également fréquentées par Guiraut) à pouvo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guiraut-riquier/#i_6199

GUITARE

  • Écrit par 
  • Robert Jean VIDAL
  •  • 4 011 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Origine et transformations »  : […] C'est dans l'iconographie qu'il faut chercher la première trace de l'instrument à cordes ancêtre de la guitare. Un détail d'un bas-relief tiré de la tombe du roi de Thèbes qui régna entre 3762 et 3703 avant J.-C. représente un homme agenouillé tenant dans ses mains un instrument à cordes et à manche. Son voisin tient une harpe. Ainsi, l'existence de la « guitare » est attestée trente-huit siècles […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guitare/#i_6199

MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER
  •  • 2 558 mots

Dans le chapitre « L'avènement des langues vernaculaires »  : […] Un fragment de manuscrit du x e  siècle donne, à la suite d'une pièce latine également en l'honneur de sainte Eulalie, une séquence de 29 vers qui célèbre, mais en langue vulgaire, en « roman », les mérites et le martyre de la sainte. Ce texte en vers assonancés n'est pas l'acte de naissance de la langue française : les Serments […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-l-affirmation-des-langues-vulgaires/#i_6199

IBN GUZMAN (1095 env.-1160)

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 1 258 mots

Dans le chapitre « Questions pendantes »  : […] Pourquoi cet homme manifestement doué pour la satire, et qui n'aimait guère les faḳīhs , lesquels le lui rendaient bien, a-t-il somme toute ménagé ses ennemis ? Par prudence ? ou générosité ? Le zadjal d'Ibn Guzman doit-il quelque chose à des chansons véritablement populaires ? Controversée, la question le restera sans doute longtemps comme tant d'autres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-guzman/#i_6199

JAUFRÉ RUDEL (1130-1170)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 355 mots

Prince de Blaye, Jaufré Rudel prend part à la II e  Croisade en compagnie d'Alphonse Jourdan, comte de Toulouse, de Guillaume Taillefer, comte d'Angoulême, de Hugues VII de Lusignan, comte de la Marche. Marcabru, dans la seconde moitié de l'année 1148, envoie sa chanson Cortezament vuelh comensar à Jaufré Rudel ultra mar . On a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jaufre-rudel/#i_6199

JEAN BODEL D'ARRAS (1167 env.-1209/10)

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 291 mots

Trouvère arrageois, Jean Bodel débute dans la carrière littéraire comme jongleur vers 1190. En 1194, il est membre de la confrérie des jongleurs et bourgeois d'Arras en même temps que sergent de l'échevinage. Il prend la croix en 1199 ou 1200, lors de la prédication de Foulques de Neuilly qui prélude à la IV e  Croisade, mais, devenu lépreux en 1202, il se retire à la lépr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bodel-d-arras/#i_6199

LAI

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 469 mots

Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xii e  siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble et rime les chan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lai/#i_6199

MÉNESTRANDISE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 256 mots

Terme d'ancien français qui désignait la profession de musicien ( xiv e - xv e  s.) et qui resta en usage jusqu'aux xvii e et xviii e  siècles pour désigner la corporation des ménestrels (appelés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menestrandise/#i_6199

MÉNESTREL

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 319 mots

Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou acteurs, et des trouvères, qui sont en propre des aute […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menestrel/#i_6199

MINNESANG

  • Écrit par 
  • Georges ZINK
  •  • 2 970 mots

Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie : Minnesang veut dire, en effet, « chant d'amour ». Or, la poésie des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/minnesang/#i_6199

MOYEN ÂGE - La poésie lyrique

  • Écrit par 
  • Daniel POIRION
  •  • 5 698 mots

Dans le chapitre « Les troubadours »  : […] La poésie des troubadours est un bel exemple de réussite à la fois esthétique et idéologique. Leur art musical, qui semble avoir exploité les ressources du chant grégorien, parfois revigoré par des rythmes et des airs plus exotiques (arabes, notamment), n'est pas compris, de nos jours, de la même façon par tous les musicologues. Mais il atteste un travail savant. Savante aussi leur versification, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-poesie-lyrique/#i_6199

MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 6 364 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Troubadours et trouvères »  : […] Il semble que ce soit vers les xi e et xii e  siècles, au sud de la Loire, en Limousin, que sont apparues les premières pièces de poésie lyrique en langue vulgaire et que l'art des troubadours a commencé à se développer. Cette période est marquée par l'enrichissement de la noblesse, qui prend l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musiques-savantes-et-musiques-populaires/#i_6199

OCCITANES LANGUE ET LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre BEC, 
  • Charles CAMPROUX, 
  • Philippe GARDY
  •  • 7 509 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Littérature d'une langue »  : […] L'idée que, pour l'essentiel, une littérature s'identifie à la langue dont elle procède est commune au Moyen Âge : c'est par exemple la conception de Dante. La langue d'oc fut une des premières langues modernes, sinon la première, à se dégager du latin dans la Romania. Ses plus anciens textes littéraires, dont le plus important est le poème de Boèci , datent du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langue-et-litterature-occitanes/#i_6199

PEIRE CARDENAL (1180-1278)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 639 mots

Né de parents nobles au Puy-en-Velay, une des capitales intellectuelles et religieuses du temps, Peire Cardenal appartient au siècle d'or occitan et compte parmi les plus intransigeants adversaires de la domination française et de la domination cléricale. Jusqu'à vingt ans, il étudie à l'université de Saint-Maiol, au moment où le fameux troubadour auvergnat Peire de Vic, dit le Moine de Montaudon, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-cardenal/#i_6199

PEIRE D'AUVERGNE (actif entre 1158 et 1180)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 205 mots

D'origine bourgeoise, Peire d'Auvergne (d'Alvernha) fréquente la cour de Raimond Béranger IV de Barcelone et celle de Sanche III de Castille. Il acquiert une très grande renommée. Dante le place parmi les Antiquiores doctores . Il passe pour un disciple de l'art de Marcabru, dont il imite le style difficile dans une poésie élaborée, à la recherche d'une forme aussi raffinée q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-d-auvergne/#i_6199

PEIRE VIDAL (1150?-env. 1210)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 287 mots

Fils d'un peaussier de Toulouse, Peire Vidal ne peut rester en place. Plus que tout autre troubadour, il parcourt le monde ouvert à la civilisation occitane du temps, célébrant dans ses chansons les grandes dames qui peuvent le protéger et mettant sa plume au service des grands dans ses sirventès (poèmes à sujets autres que l'amour). De Toulouse, où il sert Raimond V, il part pour l'Aragon et la P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peire-vidal/#i_6199

POÉSIES, Heinrich von Morungen - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Patrick DEL DUCA
  •  • 1 030 mots

Dans le chapitre « Tradition et innovation »  : […] Heinrich von Morungen semble conscient de la mission toute particulière du poète et dit de lui-même qu'il est né pour chanter. Il utilise la métrique provençale et reprend dans presque toutes ses chansons d'amour la forme de la canso occitane. Sa poésie trahit l'influence de modèles antiques (Ovide) et contemporains (troubadours, culte marial). Ses poèmes ont hérité de certa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesies-heinrich-von-morungen/#i_6199

POÉSIES, Walther von der Vogelweide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Patrick DEL DUCA
  •  • 997 mots

Walther von der Vogelweide (né vers 1170-mort vers 1228) est sans doute le plus complet des poètes allemands du Moyen Âge. Dans ses poèmes lyriques, il chante aussi bien l'amour pour une dame noble que pour une femme du peuple. Ses poèmes politiques et gnomiques (réflexions morales sous forme de sentences) sont marqués par l'attachement à un pouvoir impérial souvent chancelant et par une grande dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesies-walther-von-der-vogelweide/#i_6199

PORTUGAL

  • Écrit par 
  • Roger BISMUT, 
  • Cristina CLIMACO, 
  • Michel DRAIN, 
  • José-Augusto FRANÇA, 
  • Michel LABAN, 
  • Jorge MORAÏS-BARBOSA, 
  • Eduardo PRADO COELHO
  •  • 40 038 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Le Moyen Âge »  : […] Cette littérature, anonyme, dérive de trois sources, qui se mêlent sans toujours se confondre. Les cercles proches de la cour mettent à la mode une poésie galante et précieuse, influencée par les troubadours provençaux. Mais d'autres poèmes d'amour ont une origine populaire, qui se devine dans la naïveté de l'expression et le recours à des termes dialectaux : il s'agit essentiellement, face aux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/portugal/#i_6199

RAIMBAUT D'AURENJA ou D'ORANGE (1146 env.-1173)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 448 mots

Raimbaut d'Orange ( aurenja en langue d'oc) appartient à la catégorie des troubadours grands seigneurs comme le duc d'Aquitaine, Guillaume de Poitiers. Son activité littéraire se situe entre 1150 et 1173. C'est le premier troubadour né en Provence proprement dite. Par son père, Guillaume d'Aumelas (canton de Gignac, Hérault), il est suzerain d'importants domaines dans la rég […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raimbaut-d-aurenja-d-orange/#i_6199

RAOUL DE HOUDENC ou DE HOUDAN (XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul MOURLON
  •  • 138 mots

Trouvère, Raoul de Houdan reçut une éducation de clerc et mena, semble-t-il, une vie pauvre et errante. L'origine de son nom reste incertaine : Le Houdenc (Picardie) ou Houdan (Yvelines) ? Il est l'auteur d'un roman arthurien, Méraugis de Portlesguez , et de deux poèmes allégoriques, Le Songe d'Enfer et le Roman des Eles de courtoisie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raoul-de-houdenc-de-houdan/#i_6199

RIGAUT DE BARBEZIEUX (1150 env.-env. 1215)

  • Écrit par 
  • Charles CAMPROUX
  •  • 276 mots

Parce qu'il a eu son temps de gloire au xiii e siècle, non seulement en pays occitan, mais aussi en Italie, en Catalogne et dans le nord de la France, Rigaut de Barbezieux a longtemps passé pour un épigone des troubadours de la fin du xii e siècle. En réalité, Rigaut de Barbezilh est un cadet de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rigaut-de-barbezieux/#i_6199

SICILIENNE ÉCOLE, littérature

  • Écrit par 
  • Claudette PERRUS
  •  • 947 mots

On regroupe sous le nom de Siciliens les poètes de la première « école » poétique italienne, dont la naissance et la floraison coïncident avec le règne de Frédéric II Hohenstaufen (1194-1250) et le rayonnement de la cour de Palerme sur le reste de la péninsule. La politique culturelle du monarque embrassait tous les secteurs du savoir : droit, sciences naturelles, philosophie, études latines et gr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-sicilienne-litterature/#i_6199

SORDEL ou SORDELLO (1200 env.-? 1269)

  • Écrit par 
  • Joël SHAPIRO
  •  • 545 mots

Le plus grand troubadour italien en langue provençale, Sordel mena une vie qui reste sur bien des points un mystère. Sa « vida » officielle raconte qu'il était originaire de Mantoue, fils d'un chevalier pauvre nommé El Corte, et qu'il vivait à la cour du comte San Bonifaci : il tomba éperdument amoureux de la femme de ce dernier, Cunizza, et prit la fuite avec elle. Autour de Sordel naquit un myth […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sordel-sordello/#i_6199

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul ZUMTHOR, « TROUBADOURS ET TROUVÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/troubadours-et-trouveres/