THÉOSOPHIE

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Henry Steel Olcott

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Annie Besant

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Herméneutique théosophique et discours mythique

Revenons à notre propos initial sur le sens du mot « théosophie » et sur la place de la théosophie dans ce qu'on appelle l'ésotérisme. Par « théosophie », de même que par « ésotérisme », on entend donc d'abord une herméneutique (ta'wīl, en Iran), c'est-à-dire une interprétation de l'enseignement divin – par exemple, du Livre révélé – fondée à la fois sur une démarche intellectuelle, spéculative (le mode de pensée est ici analogique et homologique, l'homme et l'univers étant considérés comme les symboles de Dieu), et sur une révélation due à une illumination. Dans le cas de la théosophie, cette interprétation porte sur les mystères intérieurs à la divinité elle-même – c'est la théosophie au sens restreint – ou sur ceux-ci et l'univers entier – c'est la théosophie au sens large, celui dont il s'agit ici.

Le théosophe part toujours d'un donné révélé, celui de son mythe – par exemple, le récit de la Création au début de la Genèse –, dont il fait jaillir les résonances symboliques par son imagination active. Il pense ainsi pénétrer les mystères de l'univers et des rapports qui unissent celui-ci avec l'homme et avec le monde divin. Comme pour la gnose comprise comme voie de salut individuel, l'idée de « pénétration » théosophique renvoie à celle d'« intériorisme » ; néanmoins, il s'agit, cette fois, de descendre non plus seulement en soi, mais aussi dans la profondeur de Dieu et des choses naturelles, ces deux mouvements se complétant d'ailleurs. Dans ses profondeurs, la Déïté « repose en elle-même », enseigne Jacob Boehme, c'est-à-dire qu'elle demeure dans son absolue transcendance ; mais, en même temps, elle sort d'elle-même, car « Dieu est un trésor caché qui aspire à être connu ». Il se fait connaître en se dédoublant au sein d'une sphère ontologique située entre notre monde créé et l'inconnaissable, sphère qui sera le lieu de rencontre entre Dieu et la créature (mais, bien entendu, nous [...]


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Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Ve section), professeur à l'université de Bordeaux-III

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ARITHMOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 843 mots

Moyen de connaissance ésotérique ou suprarationnelle, l'arithmosophie, ou science symbolique des nombres, considère non les nombres arithmétiques mais les nombres symboles, jugeant que les premiers ne possèdent pas de lien intérieur avec l'essence des objets auxquels ils se rapportent, tandis que les seconds, doués de signification ou de force symbolique, expriment une union essentielle qu'ils ont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arithmosophie/#i_413

BAADER FRANZ XAVER VON (1765-1841)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 853 mots

Théosophe allemand, qu'il serait malaisé de classer dans un système ; aussi bien aucun parti politique ou philosophique allemand ne s'est-il jamais réclamé de lui. Catholique, Franz von Baader a passé presque toute sa vie à prêcher le rapprochement avec l'Église orthodoxe, mais les théologiens officiels l'ont tenu à l'écart. Baader reste inclassable selon les normes courantes parce qu'il est un és […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-xaver-von-baader/#i_413

BALLANCHE PIERRE SIMON (1776-1847)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
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Théosophe lyonnais, dont il est difficile de saisir les idées directrices, qui ne semble d'ailleurs entretenir aucun rapport avec les martinistes et ne mentionne même pas Willermoz, son compatriote. Ce n'est pas par Willermoz que Ballanche s'initie aux doctrines illuministes du xviii e siècle, mais plutôt par la lecture de Joseph de Maistre, de S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-simon-ballanche/#i_413

BOEHME JAKOB (1575-1624)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 2 651 mots

Jakob Boehme est un des plus grands représentants des courants mystiques et théosophiques de l'Allemagne des xvi e et xvii e  siècles. Contesté de son vivant, en raison de l'originalité de sa doctrine et de son obscurité, il exerça une immense influence sur les esprits adonnés à la recherche de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jakob-boehme/#i_413

DUTOIT-MEMBRINI JEAN-PHILIPPE DUTOIT dit (1721-1793)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 1 111 mots

Successeur de Saint-Georges de Marsais et de Fleischbein, Dutoit-Membrini est né à Moudon (Suisse), dans une famille aux tendances piétistes. À part un voyage à Strasbourg, où il est précepteur en 1746, toute sa vie s'écoule entre Berne, Moudon et Lausanne. Une maladie, en 1752, décide de sa vocation mystique, suscitant une crise intérieure qui aboutit à une nouvelle naissance spirituelle ; celle- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dutoit-membrini/#i_413

ECKARTSHAUSEN KARL VON (1752-1803)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 421 mots

Conseiller aulique en 1776, membre de l'Académie de Bavière en 1777, archiviste secret en 1784, Karl von Eckartshausen a peu voyagé. Le nombre de ses ouvrages et opuscules divers dépasse la centaine ; sa correspondance est aussi intéressante que volumineuse ; il a écrit plusieurs ouvrages de droit, de chimie, ainsi que des « feuilles » de littérature édifiante et larmoyante. Cependant il apparaît […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-von-eckartshausen/#i_413

ÉCOSSAIS RECTIFIÉ RITE

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
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La franc-maçonnerie, dite « spéculative » depuis le début du xviii e  siècle, comporte actuellement diverses obédiences, chacune comprenant à son tour un certain nombre de loges. Les loges d'une même obédience ne travaillent pas nécessairement toutes suivant le même rite (ou « rit », ou « régime ») : parmi ces rites figurent notamment le rite écos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rite-ecossais-rectifie/#i_413

ÉLÉMENTS THÉORIES DES

  • Écrit par 
  • René ALLEAU
  •  • 8 234 mots

Dans le chapitre « La gnose cosmologique de la théosophie ismaélienne »  : […] Grâce aux recherches et aux travaux de Henri Corbin depuis la publication, en 1949, de la « Bibliothèque iranienne » et, en 1953, de l'édition princeps du Kitab-e Jāmi'al Hikmatain , le « Livre réunissant les deux sagesses », le grand dessein de mettre en harmonie la philosophie grecque et la théosophie ismaélienne, tel qu'il inspira son auteur, Nāsir-e Khosraw, s'est dégagé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theories-des-elements/#i_413

ÉSOTÉRISME

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Ésotérisme, occultisme, théosophie »  : […] C'est par un grave abus de langage que les mots « ésotérisme » et « occultisme » se trouvent si volontiers confondus de nos jours. Occultisme est un néologisme, forgé au début du xix e  siècle par Éliphas Lévi (de son vrai nom Alphonse-Louis Constant). Comment définir la différence majeure entre les deux termes ? Qui dit é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esoterisme/#i_413

FABRE D'OLIVET ANTOINE (1768-1825)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 989 mots

Il est le plus notable, sans doute, des ésotéristes non chrétiens du xviii e siècle français. Fabre d'Olivet découvre en 1795 la Philosophie de la Nature (1769) du déiste Delisle de Sasles, ouvrage à succès qui l'influence beaucoup. Peu après, ruiné, Fabre doit vivre surtout de sa plume et d'un emploi au ministère de la Gue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-fabre-d-olivet/#i_413

HAHN MICHAEL (1758-1819)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 308 mots

Piétiste souabe, intéressant non seulement pour son influence sociologique mais aussi pour l'intérêt théosophique de ses écrits (voir Joachim Trautwein, Die Theosophie Michael Hahns und ihre Quellen , Stuttgart, 1969). Son action, distincte de celle des frères moraves, occupe une place originale dans l'histoire du sentiment religieux. Né à Altdorf dans une famille paysanne, H […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michael-hahn/#i_413

HERMÉTISME

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 4 997 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La littérature hermétique »  : […] Clément d'Alexandrie assure que les prêtres égyptiens transportaient dans leurs processions 42 livres d'Hermès dont 36 contenaient toute leur philosophie (sur les lois, les dieux, l'éducation des prêtres, les formes du culte, l'histoire, la géographie, les hiéroglyphes, l'astrologie, l'astronomie, les prescriptions religieuses) et dont 6 concernaient la médecine ( Stromates , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermetisme/#i_413

ILLUMINISME

  • Écrit par 
  • Étienne PERROT
  •  • 4 957 mots

L'illuminisme désigne un courant à la fois philosophique et religieux qui eut son apogée avec les théosophes du xviii e  siècle. Il se rattache à la pensée de Plotin, du néo-platonisme, de Maître Eckhart, de Tauler, de la Theologia germanica et de Nicolas de Cues ; fidèle à l'esprit de l'évangile de Jean et de l'Apocalypse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illuminisme/#i_413

JUDAÏSME - La religion juive

  • Écrit par 
  • Georges VAJDA
  •  • 6 502 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mystique théosophique et la kabbale »  : […] Le mouvement mystique (ou plus exactement théosophique) qui apparut dans le judaïsme en plein xii e  siècle ne saurait être réduit à une simple réaction contre l'intellectualisme. On est en réalité en face d'une résurgence d'éléments dont le dynamisme réel n'avait pu se déployer, en des domaines et des milieux juifs que les historiens connaissent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/judaisme-la-religion-juive/#i_413

JUNG-STILLING JOHANN FRIEDRICH (1740-1817)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 680 mots

Fils d'un tailleur du duché de Nassau-Siegen, Jung-Stilling reçoit dans son enfance une éducation piétiste. Instituteur jusqu'en 1762, il se met ensuite à voyager, éprouvant cette année-là une illumination en même temps qu'il se sent dirigé par la Providence. Jusqu'en 1768, il ne cesse d'étudier, acquérant une immense culture ; il fait ensuite des études de médecine, particulièrement d'ophtalmolog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-friedrich-jung-stilling/#i_413

KABBALE

  • Écrit par 
  • François SECRET, 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 7 274 mots

Dans le chapitre « La kabbale chrétienne »  : […] L'expression de kabbale chrétienne désigne un courant d'idées fort complexes qui, depuis le scandale des thèses De omni re scibili de Pic de La Mirandole , à la fin du Quattrocento, se développa avec des fortunes diverses à travers l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, la Suède, jusqu'à la publication en 1911 de la traduction du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kabbale/#i_413

KIRCHBERGER NIKLAUS ANTON (1739-1799)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 186 mots

Praticien bernois, Niklaus Anton Kirchberger n'a pratiquement pas laissé d'ouvrages, mais sa correspondance avec un grand nombre d'« illuminés » témoigne de son influence et constitue l'un des documents les plus précieux sur la théosophie au xviii e siècle. Ami de Rousseau dès 1762, il rencontre Goethe en 1779, mais ses préférences vont aux mysti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/niklaus-anton-kirchberger/#i_413

KNORR VON ROSENROTH CHRISTIAN (1636-1689)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 474 mots

Théosophe et kabbaliste protestant. Fils d'un pasteur silésien, Knorr von Rosenroth courut l'Europe pendant plusieurs années et, au cours de ses voyages, entra en contact avec des cercles d'érudits s'intéressant au mysticisme. Pendant sa période de formation, il fut profondément influencé par les écrits de Jacob Boehme. À son retour, il s'établit à Sulzbach, en Bavière septentrionale, et, de 1668 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-knorr-von-rosenroth/#i_413

KRISHNAMURTI KRISHNAMURTI JIDDU dit (1895-1986)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
  •  • 366 mots

Maître spirituel indien qui fut mis en vedette, dans sa jeunesse, par la Société théosophique, Krishnamurti Jiddu était né dans une famille de brahmanes. Il y fut remarqué par un membre influent de ce mouvement, Charles Webster Leadbeater, et « initié » en janvier 1910, puis adopté par la présidente de l'organisation, Annie Besant, comme devant être le Messie, la réincarnation de Jésus ou d'autres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/krishnamurti/#i_413

LAVATER JOHANN-CASPAR (1741-1801)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 795 mots
  •  • 1 média

Pasteur à Zurich, Lavater ne quitte guère sa ville ni son ministère, sinon pour entreprendre quelques voyages auxquels le pousse un goût inextinguible de révélations ineffables. Il est une bien curieuse et bien attachante figure. Jeune homme, il s'intéresse aux problèmes politiques de son pays presque autant qu'aux questions religieuses ; il polémique, entretient des correspondances étendues, noue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johann-caspar-lavater/#i_413

LÉVI ALPHONSE LOUIS CONSTANT dit ÉLIPHAS (1810-1875)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 1 331 mots

Fils d'un cordonnier parisien, Alphonse-Louis Constant entra au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, qu'il quitta en 1836 après avoir été ordonné diacre. Les idées utopistes et humanitaires du temps l'absorbent alors tout entier : il se lie d'amitié en 1838 avec la socialiste Flora Tristan ; collabore avec Alphonse Esquiros à une revue qui révèle au public ses dons de dessinateur. Songeant encore p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/levi-alphonse-louis-constant-dit-eliphas/#i_413

MARTINES DE PASQUALLY (1710-1774)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 985 mots

D'origine incertaine, Martines de Pasqually, personnage dont l'évolution spirituelle reste encore mal connue faute de documents, apparaît tout à coup vers 1754 ; il commence alors une carrière de thaumaturge, surtout de théurge, et s'impose d'emblée comme un théosophe considérable, un mage nanti de pouvoirs prodigieux. Sa doctrine, dont le caractère chrétien ne fait aucun doute, se présente comme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/martines-de-pasqually/#i_413

MEYRINK GUSTAV MEYER dit GUSTAV (1868-1932)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 542 mots

Romancier et ésotériste allemand, Gustav Meyrink était le fils naturel d'un ministre d'État du Wurtemberg et de Maria Wilhelmine Meyer, l'une des tragédiennes favorites de Louis II de Bavière. Son père ne le reconnaît pas, mais finance ses études ; sa mère se désintéresse rapidement de lui et il éprouvera toujours de la haine à son égard (bien qu'il emprunte son nom d'écrivain à l'un de ses ancêtr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meyrink-gustav-meyer-dit-gustav/#i_413

MORE HENRY (1614-1687)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 319 mots

Ce « platonicien de Cambridge » est un penseur qui intéresse à la fois l'historien des sciences religieuses et ceux de la théosophie, de la philosophie et même de la littérature anglaise. Henry More fut surtout un théosophe au sens le plus vrai et le plus pur de ce terme, en ce qu'il a cru obtenir une illumination métaphysique, une connaissance directe de la réalité ineffable qui se cache derrière […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-more/#i_413

MORGENSTERN CHRISTIAN (1871-1914)

  • Écrit par 
  • Maurice CUREAU
  •  • 769 mots

« Je me suis toujours ressenti comme double », note Christian Morgenstern dans un carnet. De fait, deux natures en apparence contradictoires coexistent en lui : celle du « chercheur de Dieu » et celle de l'humoriste. Mais dans l'esprit du public, le second a effacé le premier. C'est aux grotesques Galgenlieder ( Chants du gibet ) que l'écrivain doit sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-morgenstern/#i_413

OBERLIN JEAN FRÉDÉRIC (1740-1826)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 419 mots

Pasteur du Ban de la Roche (Steinthal, près de Schirmeck), Oberlin exerce à partir de 1767, un peu comme son correspondant Lavater, une profonde influence en divers milieux au cours d'un apostolat de nature souvent fort théosophique. Son rayonnement ne se limite pas à sa paroisse : on voit M me  de Krüdener faire chez lui un séjour dont elle sortira transformée, plus conva […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-frederic-oberlin/#i_413

OCCULTISME

  • Écrit par 
  • René ALLEAU
  •  • 1 325 mots

Dans le chapitre « Les occultistes de la Belle Époque »  : […] Dans un ouvrage important pour l'histoire de l'occultisme dans les dernières années du xix e  siècle, Les Compagnons de la Hiérophanie , Victor-Émile Michelet a retracé avec beaucoup de talent les aventures chevaleresques et les conditions souvent pittoresques d'une quête juvénile et enthousiaste du « savoir perdu » grâce à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/occultisme/#i_413

ŒTINGER FRIEDRICH CHRISTOPH (1702-1782)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 752 mots

À son époque, Œtinger apparaît comme le père de la théosophie chrétienne en Souabe. Tempérament impressionnable (il a des contacts personnels dans le royaume des esprits), de très bonne heure pieux et mystique, il se nourrit d'abord de Malebranche, puis il découvre la Cabala denudata (1677) de Knorr de Rosenroth. À Tübingen, un artisan lui révèle les œuvres de Boehme ; aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-christoph-oetinger/#i_413

PAPUS GÉRARD ENCAUSSE dit (1865-1916)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 853 mots

Défenseur de l'occultisme et cofondateur de l'Ordre martiniste, né en Espagne, d'un père français et d'une mère espagnole, Gérard Encausse passa toute sa jeunesse à Paris, où il fut reçu docteur en médecine. Avant même de terminer ses études, il s'était donné pour tâche de lutter contre le scientisme de l'époque en répandant une doctrine nourrie aux sources de l'ésotérisme occidental. Encausse, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/papus/#i_413

PERNETY ANTOINE JOSEPH (1716-1801)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 797 mots

Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, traducteur de Wolf et de Swedenborg, collaborateur de la Gallia christiana , auteur d'un Dictionnaire portatif de peinture, de sculpture et de gravure (1757), Antoine Pernety est un esprit presque universel. La lecture de l' Histoire de la philosophie hermétique (1742) de Langlet-Dufres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-joseph-pernety/#i_413

ROSE-CROIX

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 3 045 mots

Dans le chapitre « Les premiers manifestes et le « cénacle de Tübingen » »  : […] Avant le début du xvii e siècle, on trouve des images de roses associées à des croix, mais c'est un symbole parmi tant d'autres, rien de plus. Tout commence en 1614, à Cassel, avec un manifeste en allemand intitulé : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rose-croix/#i_413

SAINT-GEORGES DE MARSAIS CHARLES HECTOR DE (1688-1755)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 532 mots

Né à Paris, Charles Hector de Saint-Georges de Marsais (ou Marsay) se retire d'abord dans l'ermitage de Schwarzenau où il se livre à l'oraison et à la lecture des œuvres d'Antoinette Bourignon. Lieutenant à l'armée en Brabant, il résigne son engagement, puis se rend avec deux autres mystiques (le pasteur Baratin et le Suisse Cordier) dans la principauté de Wittgenstein. De fréquents séjours en Sui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-hector-de-saint-georges-de-marsais/#i_413

SAINT-MARTIN LOUIS CLAUDE DE (1743-1803)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 1 535 mots

Celui qui s'appelait lui-même le « philosophe inconnu » apparaît aujourd'hui comme un des penseurs français les plus profonds, un des meilleurs écrivains du xviii e  siècle. Il reste en tout cas le plus grand théosophe de son époque. Il se présente aussi comme une des figures les plus attachantes du préromantisme, comme un des hommes dont la pens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-claude-de-saint-martin/#i_413

SPIRITISME

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 1 285 mots

Le mesmérisme, qui, à la fin du xviii e siècle, avait passionné l'opinion, populaire ou scientifique, demeura un sujet d'intérêt jusqu'au milieu du xix e siècle. À Notre-Dame de Paris, Lacordaire attribuait encore le magnétisme animal à « un rayon de la puissance adamique destiné à confondre la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spiritisme/#i_413

SWEDENBORG EMANUEL (1688-1772)

  • Écrit par 
  • Régis BOYER
  •  • 3 317 mots

Dans le chapitre « Le voyageur et le savant »  : […] Né à Stockholm le 29 janvier 1688, second fils de Jesper Svedberg, qui sera un jour évêque de Skara, Swedenborg perd sa mère en 1696. Après de brillantes études à Uppsala, il est en 1709, docteur en « philosophie », mais c'est surtout aux sciences naturelles qu'il s'est intéressé, ainsi qu'à la musique. Peut-être a-t-il rencontré l'amour, en 1709, mais il y a pas lieu d'exagérer l'importance de ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emanuel-swedenborg/#i_413

VAN HELMONT FRANCISCUS MERKURIUS (1618-1699)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 228 mots

Né à Vilvorde, Franciscus van Helmont fut le continuateur de son père Jan Baptist van Helmont, qui l'avait appelé Merkurius par amour de l'alchimie. On peut le regarder comme un des grands « hermétistes » de type rosicrucien au xvii e  siècle. Il fréquenta Leibniz et devint, avec le kabbaliste chrétien Knorr von Rosenroth (1638-1689), un philosoph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franciscus-merkurius-van-helmont/#i_413

VAUGHAN THOMAS (1622-1665)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 315 mots

Théosophe et alchimiste, frère jumeau du célèbre poète Henry Vaughan (1622-1695), Thomas Vaughan est aussi un versificateur d'un certain talent. Parmi les ésotéristes qui sont si nombreux dans l'Angleterre du xvii e siècle, il est l'un des plus souvent cités ; mais son œuvre ( The Works of Thomas Vaughan, Mystic and Alchemist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-vaughan/#i_413

WEIGEL VALENTIN (1533-1588)

  • Écrit par 
  • Bernard GORCEIX
  •  • 603 mots

Petit pasteur saxon contemporain de Montaigne et de la paix d'Augsbourg, auteur d'une somme de modestes traités (cinquante-quatre en tout, mais vingt-quatre seulement sûrement authentiques), protestant qui fut attaqué très violemment jusqu'au xx e  siècle et admiré seulement par quelques non-conformistes. Depuis lors, Valentin Weigel, lentement, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valentin-weigel/#i_413

WROŃSKI HOËNÉ (1776-1853)

  • Écrit par 
  • Antoine FAIVRE
  •  • 949 mots

Né à Poznań, Wroński lutte pour l'indépendance de la Pologne dans l'armée de Kościuszko, devient officier supérieur de l'armée russe et étudie en Allemagne le droit, la philosophie, les mathématiques avant de s'établir définitivement en France, où une illumination survenue le 15 août 1803 lui permet de concevoir l'« absolu ». Bien qu'inventeur fécond — il est le premier à avoir l'idée des chenille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hoene-wronski/#i_413

YEATS WILLIAM BUTLER (1865-1939)

  • Écrit par 
  • Diane de MARGERIE
  •  • 2 578 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Visions et évasions »  : […] S'il est né à Sandymount, dans la banlieue de Dublin, le lieu essentiel de l'enfance de William Butler Yeats est Sligo, où il a grandi entouré des membres de sa famille, les Yeats, les Pollexfen, les Middleton, qui tous contribuèrent au développement de cette côte de l'Irlande, petite société patriarcale où règne le grand-père, William Pollexfen, au tempérament violent, silencieux, solitaire, que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-butler-yeats/#i_413

Pour citer l’article

Antoine FAIVRE, « THÉOSOPHIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/theosophie/