VOUET SIMON (1590-1649)

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Un monde heureux

Sous le pinceau de Vouet et de ses collaborateurs s'anime une humanité aimable, drapée de couleurs éclatantes et baignée d'une lumière blonde ou argentée. Les peintures des retables de Saint-Nicolas-des-Champs (Les Apôtres au tombeau de la Vierge et L'Assomption de la Vierge, in situ), de Saint-Eustache (Le Martyre de saint Eustache et de sa famille, in situ, et L'Apothéose de saint Eustache, musée des Beaux-Arts de Nantes) et de Saint-Paul (La Présentation de Jésus au temple, du Louvre, et L'Apothéose de Saint Louis du musée des Beaux-Arts de Rouen) parvenus “complets” jusqu'à nous attestent la science du décorateur : compositions par grandes masses chromatiques qu'organisent des diagonales, des spirales et des courbes épousant le mouvement des drapés, les gestes et les attitudes des personnages, mises en perspective empiriques, détails réalistes souvent admirables, exécution plus ou moins poussée selon l'effet recherché à distance.

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La Madone, S. Vouet

Photographie : La Madone, S. Vouet

Simon Vouet, «La Madone», 1630. Huile sur toile, 66 cm × 50 cm. Accademia Carrara, Bergame. 

Crédits : Electa/ AKG

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En vingt ans, la manière de Vouet évolue sensiblement. La leçon de Guido Reni, qui transparaît curieusement davantage dans l'œuvre parisien que dans les tableaux d'Italie, en est à coup sûr l'une des principales sources. Au début du séjour parisien, il est néanmoins probable que l'influence des artistes du plus grand chantier des années 1620, celui du Luxembourg, exerce sur l'artiste certaines influences : celle de Rubens pour le naturalisme un peu sanguin des figures (voir par exemple les deux tableaux de Nancy : Nymphe essayant la flèche d'un Amour et Nymphe frappée par la flèche d'un Amour), celle de l'Italien Orazio Gentileschi pour le raffinement du coloris et une certaine pompe aristocratique (Allégorie de la Richesse). Dans les années 1640, en revanche, à un moment où le grand style de Vouet est déjà un peu dépassé, la merveilleuse Assomption du musée Saint-Denis à Reims, peinte pour l'oratoire de la reine au Palais-Royal, témoigne, par la préciosité du dessin et du coloris, d'un rapprochement avec le [...]

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Le Temps vaincu, S. Vouet

Le Temps vaincu, S. Vouet
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La Madone, S. Vouet

La Madone, S. Vouet
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Énée, fuyant Troie, porte son père Anchise, S. Vouet

Énée, fuyant Troie, porte son père Anchise, S. Vouet
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Pour citer l’article

Robert FOHR, « VOUET SIMON - (1590-1649) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/simon-vouet/