SIODMAK ROBERT (1900-1973)

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Le réalisateur allemand Robert Siodmak est connu notamment pour Les Mains qui tuent (Phantom Lady), Les Tueurs (The Killers) et Pour toi j’ai tué (Criss Cross). Avec d’autres cinéastes tels que Paul Leni ou Karl Freund, il fut l’un des introducteurs de l’expressionnisme dans le cinéma hollywoodien, en privilégiant le genre du film noir.

Né le 8 août 1900 à Dresde, Siodmak travaille comme monteur avant de coréaliser un « film sans acteurs » et proche de la « nouvelle objectivité », Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag), en 1930. Parmi les scénaristes du film figurent son frère Curt, qui signera le scénario de plusieurs de ses œuvres ultérieures, ainsi que Billy Wilder et Fred Zinnemann. Siodmak réalise un certain nombre de films pour la UFA, mais la montée du nazisme le pousse à quitter l’Allemagne, en 1933, pour s’installer à Paris, où il poursuit sa carrière (Le Sexe faible, 1933 ; Pièges, 1939). En 1940, à la veille de l’Occupation, il quitte la France pour les États-Unis. À Hollywood, on lui confie d’abord la mise en scène de films de série B dans des genres variés : le drame (West Point Widow, 1941), le thriller d’espionnage (Fly-by-Night, 1942), la comédie romantique (The Night Before the Divorce et My Heart Belongs to Daddy, 1942). En 1943, il réalise le film d’horreur Le Fils de Dracula (Son of Dracula), avec Lon Chaney Jr.

Siodmak obtient son premier grand succès avec un film noir, Les Mains qui tuent (1944), une adaptation du roman éponyme de William Irish, avec Alan Curtis, qui interprète le rôle d’un homme accusé d’avoir assassiné sa femme, Ella Raines, sa fidèle secrétaire, et Franchot Tone son ami soi-disant loyal. Le Signe du cobra (Cobra Woman, 1944) est un somptueux spectacle en Technicolor dans lequel Maria Montez interprète les rôles de deux jumelles, l’une bonne et l’autre mauvaise. Siodma [...]


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Pour citer l’article

Michael BARSON, « SIODMAK ROBERT - (1900-1973) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-siodmak/