BROOK PETER (1925- )

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Sa Majesté des mouches, film de Peter Brook (1963)

Sa Majesté des mouches, film de Peter Brook (1963)
Crédits : Two Arts/ CD/ The Kobal Collection/ Picture Desk

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Battlefield, mise en scène de Peter brook et Marie-Hélène Estienne

Battlefield, mise en scène de Peter brook et Marie-Hélène Estienne
Crédits : Caroline Moreau

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L'apport de Peter Brook tient d'abord au profond renouvellement de la mise en scène qu'il fait subir au théâtre de Shakespeare, en Angleterre, grâce à des spectacles mondialement connus. Il se manifeste aussi dans son travail d'exploration des écritures contemporaines. Au début des années 1970, il opère une rupture en s'installant à Paris, où il crée, avec Micheline Rozan, le Centre international de recherches théâtrales (C.I.R.T.) et se consacre aussi bien à une recherche de groupe sur le langage théâtral qu'à l'exploration de grands textes épiques fondateurs et de textes scientifiques, sans pour autant abandonner Shakespeare.

L'origine de Peter Brook reflète la singularité des temps modernes, où les êtres migrent et s'exilent. À la suite de la révolution russe, sa famille s'installe à Londres où il naît le 21 mars 1925. Très tôt, Brook réalise une première représentation d'Hamlet avec des marionnettes. Il poursuit des études de littérature comparée à Oxford et présente, en 1942 le spectacle The Tragical History of Docteur Faustus de Christopher Marlowe. À la même époque, attiré par le cinéma, il réalise un court-métrage à partir du livre de Laurence Sterne, A Sentimental Journey Through France and Italy by Mr Yorick.

Chercher partout : de Shakespeare au boulevard

Après quelques spectacles remarqués, le directeur du nouveau Festival Shakespeare le convie à Stratford où il monte Peines d'amour perdues (1945-1946), en affichant déjà son intérêt pour les œuvres dites « secondaires » de Shakespeare, rarement jouées à l'époque. Il se libère de l'autorité du plan de mise en scène préalablement établi pour se fier aux rapports directs avec les comédiens et renouveler le processus d'élaboration du spectacle. Lors de ce travail, où Shakespeare renvoie à Watteau, s'amorce une réflexion sur les « correspondances » qui se poursuit, en 1947, avec Roméo et Juliette où le metteur en scène évoque Giotto, puis, en 1950, avec Mesure pour mesure où il s'inspire de l'univers de Bosch et de Breughel. Passionné et actif, Peter Brook s'attache aussi à la mise en scène d'opéra et réalise u [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'études théâtrales à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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Il est l’homme de l’espace vide. Du plateau nu, débarrassé de tout accessoire ou décor, à l'exception, parfois, d'un arbre, d'une chaise, d'un tapis. À 90 ans, Peter Brook demeure le grand maître d’un théâtre où le réel naît de l’imaginaire, où la vérité surgit de l’illusion. Un théâtre surtout fondé sur le jeu de l’acteur et capable, par sa seule force, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/battlefield-mise-en-scene-p-brook-et-m-h-estienne/#i_43297

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Pour citer l’article

Georges BANU, « BROOK PETER (1925- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/peter-brook/