OCÉAN ET MERS (Eaux marines)Mouvements

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Les eaux des océans et des mers sont animées de mouvements très divers qui ont d'importantes répercussions non seulement sur la biologie et la distribution de nombreux organismes mais encore sur les activités humaines.

On distingue généralement des mouvements oscillatoires et non oscillatoires. Les premiers sont représentés, d'une part par des ondes de période longue (12 h, 24 h, ...), les marées (qui font l'objet d'un article particulier), d'autre part par des ondes de période plus courte dont les plus importantes sont les houles et les vagues (< 30 s), les seiches, les tsunamis (> 30 s). Les mouvements non oscillatoires comprennent principalement les courants (autres que ceux engendrés par les marées).

Les variations générales du niveau marin, consécutives essentiellement à des modifications par les facteurs climatiques du bilan hydrologique mondial (apports ou stockages d'eau douce par les appareils continentaux), et dont les périodes sont de l'ordre de la centaine, du millier, voire du million d'années, sont étudiées dans l'article retraits et avancées des mers.

Courants

Les courants généraux de l'océan mondial procèdent de deux moteurs essentiels : les différences de densité et l'action des vents. Les mouvements des eaux qui en résultent sont toujours modifiés par la force de Coriolis, issue de la rotation de la Terre et qui provoque une déviation du courant par rapport à la direction du vent vers la droite dans l'hémisphère Nord et vers la gauche dans l'hémisphère Sud (fig. 1).

Courants marins

Vidéo : Courants marins

Classification et fonction des courants marins.Les courants marins sont des déplacements à l'échelle planétaire des masses d'eau des mers et des océans.Les facteurs qui déterminent ces mouvements sont les vents et la différence de température et de densité des eaux, selon lesquels on... 

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Circulation océanique en surface

Dessin : Circulation océanique en surface

La circulation océanique en surface. Les principaux courants de surface sont mis en mouvement par les vents dominants, mais ils dépendent aussi de la configuration des continents et de la distribution de l'ensoleillement. 

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Différences de densité

Lorsqu'elles sont en grandes masses, les eaux de densités et de salinité différentes ne se mélangent pas ; si elles se trouvent en contact, la plus dense tend à passer au-dessous de celle dont la densité est moindre. Ces forces dites thermohalines (car liées à la température et à la salinité) jouent un rôle particulièrement important dans la formation des eaux profondes et de fond des océans ; celles-ci, qui sont évidemment les plus denses, ne se forment que dans les hautes latitudes, d'une part parce que les basses températures augmentent la densité, d'autre part parce que la formation de glace tend, sinon à augmenter la salinité, du moins à empêcher qu'elle ne soit trop abaissée par les précipitations. En réalité, ce mécanisme de formation des eaux profondes et de fond des océans ne se manifeste qu'en un petit nombre de zones privilégiées : la principale se trouve dans la mer de Weddell et, à un moindre degré, dans la mer de Ross, et l'on peut dire que les grands fonds du Pacifique et de l'océan Indien sont occupés essentiellement par des eaux qui proviennent de ces deux zones de l'océan Austral. Dans l'océan Atlantique également, l'eau d'origine antarctique occupe la majeure partie des grands fonds, surtout à l'ouest de la dorsale médiane. Toutefois, il y a aussi un écoulement épisodique d'eau d'origine arctique, à partir de la mer de Norvège, par-dessus le seuil qui barre transversalement l'Atlantique septentrional de la côte est du Groenland à l'extrémité nord de l'Écosse par l'Islande et les îles Féroé ; cette eau arctique profonde descend en latitude, en passant au-dessus de l'eau antarctique de fond, plus dense qu'elle, et se retrouve dans les couches subsuperficielles vers 600 sud où elle forme ce qu'on appelle l'« eau antarctique circumpolaire ». Sauf circonstances particulières (par exemple, les plongées hivernales d'origine convective, appelées par certains auteurs « cascading »), les mouvements de ces eaux profondes et de fond sont lents ou très lents : dans les eaux de fond de l'océan Pacifique, leur vitesse de déplacement paraît être de l'ordre de 0,03 centimètres par seconde (fig. 2).

Schéma de la circulation générale des courants océaniques

Dessin : Schéma de la circulation générale des courants océaniques

Les eaux profondes froides, qui se sont formées dans le nord de l'Atlantique nord, envahissent l'ensemble des bassins océaniques (océan Atlantique, océan Pacifique et océan Indien) en formant des courants profonds qui constituent la circulation thermohaline (en bleu). Ces eaux, qui se... 

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Action des vents

L'autre élément moteur essentiel des courants généraux réside dans les vents ; ceux-ci entraînent les molécules d'eau de surface, et le mouvement se transmet de proche en proche aux molécules situées plus profondément. Toutefois, ces courants engendrés par les vents se modifient en fonction de la profondeur. En effet, d'une part, le frottement diminue la vitesse du courant quand la profondeur croît ; d'autre part, la force de Coriolis dévie le courant de plus en plus au fur et à m [...]

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Courants marins

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Circulation océanique en surface

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Schéma de la circulation générale des courants océaniques

Schéma de la circulation générale des courants océaniques
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Spirale d’Ekman

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  • : membre de l'Institut de France, commandeur de la Légion d'honneur, professeur émérite de l'université de la méditerranée Aix-Marseille-II

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Pour citer l’article

Jean-Marie PÉRÈS, « OCÉAN ET MERS (Eaux marines) - Mouvements », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ocean-et-mers-eaux-marines-mouvements/