NANCY

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Grand Est : carte administrative

Grand Est : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Nancy : la place Stanislas

Nancy : la place Stanislas
Crédits : R. Reyren

photographie

Nancy : autour de la place Stanislas

Nancy : autour de la place Stanislas
Crédits : Collection R. Berton-A. Humbert

photographie

Nancy : la reconversion industrielle de Pompey

Nancy : la reconversion industrielle de Pompey
Crédits : Collection A. Humbert-C. Renard-Grandmontagne

photographie

Tous les médias


L'ancienne capitale du duché de Lorraine est, au début du xxie siècle, à la tête d'une agglomération de 434 470 habitants. Celle-ci est un des deux pôles principaux de la métropole lorraine qui s'étire, sur une centaine de kilomètres, pour l'essentiel le long du couloir mosellan, de Nancy à Thionville. Si la renommée internationale de Nancy est due d'abord à la place Stanislas, nul ne peut ignorer que la ville était aussi, jusque dans la seconde moitié du xxe siècle, entourée de foyers industriels, aujourd'hui en cours de recomposition. Le déclin des fonctions politiques et industrielles a été compensé par le développement et l'épanouissement d'activités tertiaires qui ont participé à l'étalement de l'espace urbain.

Grand Est : carte administrative

Grand Est : carte administrative

Carte

Carte administrative de la région Grand Est. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

Nancy : la place Stanislas

Nancy : la place Stanislas

Photographie

La place Royale (devenue place Stanislas en 1831) fut édifiée à Nancy entre 1752 et 1755 sur l'initiative du duc de Lorraine Stanislas Leszczynski, à la gloire et en l'honneur de son gendre Louis XV. Il fit appel à l'architecte Emmanuel Héré, qui choisit de clore les quatre coins cardinaux... 

Crédits : R. Reyren

Afficher

Incontestablement, Nancy est une ville de fond de vallée. En effet, le site primitif de la bourgade née au xie siècle est une terrasse insubmersible sur la rive gauche de la Meurthe. Mais, à la différence de nombreuses villes traversées par un cours d'eau, la cité s'est développée en tournant le dos à sa rivière et en s'en tenant à distance. La ville ducale médiévale (vieille ville) puis la cité moderne planifiée (ville de Charles III) ont été édifiées, derrière leurs remparts, à quelque 700 ou 800 mètres de la rivière. Quand la ville est sortie de ses murs, c'est vers le talus des côtes de Moselle qu'elle s'est étendue. Le creusement du canal de la Marne au Rhin, au milieu du xixe siècle, parallèlement à la Meurthe, a encore renforcé le caractère de barrière de cette dernière, d'autant plus que l'espace compris entre canal et Meurthe s'est progressivement couvert d'usines et d'habitat ouvrier. Si l'organisation générale de l'agglomération n'est pas étrangère à la présence de la rivière orientée sud-nord, celle-ci a été peu intégrée à la ville et n'a pas servi à canaliser les flux de circulation. Elle a, au contraire, contribué à disjoindre les deux grands ensembles de l'agglomération et à accuser leur dissymétrie, au profit de l'ouest. [...]

Nancy : autour de la place Stanislas

Nancy : autour de la place Stanislas

Photographie

Cette vue de Nancy prise vers le nord embrasse une partie de l'agglomération dans laquelle la vieille ville et la ville planifiée moderne, avec la place Stanislas, occupent l'avant de la scène. Le centre historique est aéré par deux vastes places rectangulaires : dans le prolongement de la... 

Crédits : Collection R. Berton-A. Humbert

Afficher

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  NANCY  » est également traité dans :

DE L'ESPRIT DES VILLES (exposition)

  • Écrit par 
  • Robert DUPIN
  •  • 1 015 mots

La ville de Nancy, qui a fêté le quatrième centenaire de la naissance de Jacques Callot en 1992, puis en 2000 le centenaire de l'Art nouveau, dont l'École de Nancy fut l'un des foyers les plus fertiles, mise à l'évidence, dans le cadre de sa politique de développement cu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-esprit-des-villes/#i_23104

BOFFRAND GABRIEL GERMAIN (1667-1754)

  • Écrit par 
  • Guy BELOUET
  •  • 690 mots

Architecte et décorateur français, Germain Boffrand est, avec Robert de Cotte, le plus fécond créateur des styles Régence de Louis XV. Élève d'Hardouin-Mansart, dont il a saisi la portée de l'évolution finale vers un classicisme moins austère, plus ouvert, plus exubérant même (la chapelle de Versailles, 1708), ce neveu du poète Quinault, se piquant lui-même de littérature (à l'occasion, auteur de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabriel-germain-boffrand/#i_23104

HÉRÉ DE CORNY EMMANUEL (1705-1763)

  • Écrit par 
  • Daniel RABREAU
  •  • 610 mots

Élève de Germain Boffrand, qu'il avait connu lors des travaux de ce maître en Lorraine, le Nancéien Héré fut le principal architecte de Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et duc de Lorraine, qui était animé d'une frénésie de bâtir égale à celle des plus puissants souverains de l'époque. Sur les conseils vigilants de Stanislas qui suit de très près tous les travaux, Emmanuel Héré crée à Lunévill […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-here-de-corny/#i_23104

HÔTEL DE VILLE

  • Écrit par 
  • Pascal LIÉVAUX-SENEZ
  •  • 3 691 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Hôtel de ville et urbanisme »  : […] Depuis le Moyen Âge, la place, sur laquelle se tiennent foires et marchés, est le lieu privilégié du gouvernement communal. Dans les bastides médiévales, villes neuves régulièrement tracées, l'hôtel de ville borde la place centrale (Montauban, Aigues-Mortes). Ailleurs, la densité d'un urbanisme souvent anarchique ne permet pas toujours d'adopter une telle solution. Au cours du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hotel-de-ville/#i_23104

LAMOUR JEAN (1698-1771)

  • Écrit par 
  • Colombe SAMOYAULT-VERLET
  •  • 179 mots
  •  • 1 média

Ferronnier lorrain, Jean Lamour travailla à Nancy sous la direction de l'architecte Héré à la chapelle du Bon-Secours (grilles), à la maison des Missions royales (rampe d'escalier et balcons) et surtout à la place Stanislas . Les deux grilles monumentales (1751-1755) qui ferment cette place sont le triomphe de la ferronnerie. Fortement rythmées par des pilastres, elles ont un caractère architectur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-lamour/#i_23104

LORRAINE

  • Écrit par 
  • André HUMBERT, 
  • René TAVENEAUX
  •  • 7 575 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « La Lorraine au siècle des Lumières »  : […] La paix et l'indépendance, rétablies au traité de Ryswick en 1697, inaugurent pour la Lorraine une ère de prospérité et de brillante floraison intellectuelle. Des souverains « éclairés », tels Léopold I er (1697-1729), Stanislas Leszczyński (1737-1766), achèvent la rationalisation de l'ordre institutionnel. La stabilité politique, l'ouverture des frontières sur les march […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lorraine/#i_23104

MIQUE RICHARD (1728-1794)

  • Écrit par 
  • Daniel RABREAU
  •  • 657 mots
  •  • 1 média

Issu d'une famille d'architectes lorrains qui travaillent pour leur duc, à Nancy et à Lunéville, Richard Mique fait son apprentissage à Strasbourg, avant de venir étudier à Paris, chez J. F. Blondel. La protection de Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et duc de Lorraine, lui vaut d'être nommé, dès 1762, ingénieur des Ponts et Chaussées de Lorraine et Barrois. À la mort d'Emmanuel Héré, Mique, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-mique/#i_23104

NANCY ÉCOLE DE

  • Écrit par 
  • Hervé DOUCET
  •  • 1 951 mots
  •  • 3 médias

De 1901, date du dépôt des statuts de l'Alliance provinciale des industries d'art – l'autre nom de l'École de Nancy – à 1909, date de l'Exposition internationale de l'est de la France qui accueillit la dernière exposition collective du groupe d'artistes lorrains , Nancy fut le cadre du développement d'un mouvement Art nouveau qui toucha tous les domaines de la création artistique et dynamisa les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-nancy/#i_23104

ZEHRFUSS BERNARD (1911-1996)

  • Écrit par 
  • François CHASLIN
  •  • 950 mots

L'architecte Bernard Zehrfuss, membre de l'Institut, secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts, est mort le 3 juillet 1996. Né le 20 octobre 1911 à Angers, il avait été l'élève du célèbre « patron » Emmanuel Pontremoli. Il reçut en 1939, juste avant la guerre, le premier grand prix de Rome, mais la villa Médicis était alors repliée à Nice et lui-même mobilisé. À son retour, il assista Eugè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-zehrfuss/#i_23104

Pour citer l’article

Colette RENARD-GRANDMONTAGNE, André HUMBERT, « NANCY », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nancy/