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KYŌTO

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Japon : carte administrative

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Kyōto: le temple Jojakko

Kyōto: le temple Jojakko
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Lieu de résidence de l'empereur et capitale du Japon onze siècles durant, Kyōto, ville du centre de Honshū, est l'unique grande agglomération japonaise qui a été épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut, et demeure, un creuset d'urbanité tout à fait exceptionnel de l'archipel. De sa fondation, au viie siècle, jusqu'à l'installation du gouvernement militaire à Edo (l'actuelle Tōkyō) au début du xviie siècle, la capitale impériale fut le centre de rayonnement politique et spirituel d'un pays resté essentiellement rural. Kyōto est aujourd'hui un haut lieu du tourisme, de la production artisanale et industrielle de produits traditionnels, et une grande ville universitaire. Sa population est de 1 472 000 habitants (2017).

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Carte administrative du Japon. 

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Kyōto fait partie depuis 1994 des villes inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Heian-kyō, la grande capitale aristocratique de l'époque de Heian

Si le centre historique de Kyōto est une agglomération qui s'est développée à partir du xvie siècle, les origines du choix du site, le tracé en damier des avenues et les nombreux hauts lieux de la ville remontent à l'ancienne capitale Heian-kyō, la « capitale de la Paix et de la Tranquillité », qui avait été fondée en 794 par l'empereur Kammu.

Les raisons du transfert de la capitale Heijō-kyō (l'actuelle Nara) à Heian-kyō ne sont pas claires, mais un souci de rupture avec l'influence grandissante des temples bouddhiques et l'action des clans Fujiwara et Hata, qui souhaitaient affirmer davantage leur pouvoir sur les affaires de la cour, ont vraisemblablement contribué à la décision de fonder une autre capitale et d'inaugurer une ère nouvelle sur un site aux potentialités encore intactes.

En 784, on avait choisi le site de Nagaoka et commencé l'édification d'une nouvelle capitale mais, à la suite d'événements jugés néfastes (dont l'assassinat de Fujiwara no Tanetsugu lors d'une inspection du chantier), les travaux f [...]

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Écrit par :

  • : docteur agrégé de géographie, chercheur à l'université de Genève (Suisse)
  • : docteur ès lettres en études de l'Extrême-Orient, architecte D.P.L.G., chargé de recherche au C.N.R.S.

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La région du Kinki s'étend dans le sud de la grande île nippone de Honshū et couvre 33 000 kilomètres carrés peuplés, en 2005, de 20 893 000 habitants (633 hab./km 2 ), répartis entre cinq ken (préfectures) : Mie, Shiga, Hyōgo, Nara, Wakayama, et deux fu (préfectures urbaines) : Kyōto et Ōsaka. Le Kinki est le foyer historique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kinki/#i_24448

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Dès 1530, enrichis par le commerce avec la Chine, les grands marchands de Kyōto, tout en assumant la direction administrative de leur ville, prirent part à la vie culturelle, s'adonnant à la cérémonie du thé, aux arrangements de fleurs, à la poésie, à la calligraphie. Ils avaient pour clientèle la cour et l'aristocratie et soutinrent financièrement les trois hommes qui, tour à tour, tentèrent d'u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/koetsu/#i_24448

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À la fin du xvii e  siècle, en dépit du transfert du gouvernement shogunal à Edo (la future Tōkyō), Kyōto reste le centre intellectuel et artistique du Japon. L'aristocratie et les riches familles marchandes ont alors des intérêts communs : poésie, calligraphie, peinture, et chanoyu sont leurs passe- […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ogata-korin/#i_24448

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Pour citer l’article

Raphaël LANGUILLON-AUSSEL, Nicolas FIÉVÉ, « KYŌTO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kyoto/