KYŌTO

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Japon : carte administrative

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Kyōto: le temple Jojakko

Kyōto: le temple Jojakko
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La ville contemporaine

Si la ville-centre a été épargnée par les bombardements américains de la Seconde Guerre mondiale, qui n'ont touché que quelques quartiers industriels périphériques, le Kyōto contemporain a pourtant connu de profondes mutations par rapport aux ères Meiji (1868-1912) et Taishō (1912-1926). Trois processus majeurs caractéristiques du passage des logiques urbaines aux logiques métropolitaines ont remodelé sa structure : l'étalement périurbain, la rénovation des espaces centraux, la verticalisation du bâti.

La périurbanisation de Kyōto s'est essentiellement effectuée en direction du sud, vers Osaka, du sud-ouest, vers Kōbe, et du sud-est, vers Nara, sous la forme de lotissements de type pavillonnaire ou collectif de petite taille le long des lignes ferroviaires. La partie nord de la ville s'est peu étendue au-delà de la plaine et s'est arrêtée pour l'essentiel au pied des montagnes – en plus des difficultés que pose la topographie, le nord est une direction connotée négativement dans la géomancie chinoise. Cet étalement, qui rejoint ceux des métropoles du Kansai, crée une conurbation de plus de 17 millions d'habitants (fin des années 2010) dans laquelle les deux autres pôles sont, par ordre d'importance, Osaka et Kōbe, faisant de la région la deuxième plus peuplée du Japon après celle du Kantō. Le maillage administratif de Kyōto s'est adapté au changement d'échelle de la ville : la municipalité, qui couvrait une superficie de 30 kilomètres carrés à la fin du xixe siècle, a été multipliée par vingt au cours du xxe siècle et atteint 610 kilomètres carrés dans les années 2010.

Malgré sa valeur patrimoniale, le centre-ville de Kyōto a connu de nombreuses opérations de rénovation dans les années 1980 (période de « bulle » immobilière et foncière) et 2000-2010 (loi nationale de renaissance urbaine). Les parcelles traditionnelles, longues et étroites, sont progressivement rachetées et regroupées en de vastes terrains sur lesquels so [...]

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Écrit par :

  • : docteur agrégé de géographie, chercheur à l'université de Genève (Suisse)
  • : docteur ès lettres en études de l'Extrême-Orient, architecte D.P.L.G., chargé de recherche au C.N.R.S.

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Pour citer l’article

Raphaël LANGUILLON-AUSSEL, Nicolas FIÉVÉ, « KYŌTO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kyoto/