JARDINS "SECS", Kyōto (Japon)

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Courant religieux venu de Chine à partir du milieu du xiiie siècle, le bouddhisme chan (zen) a inspiré le développement de plusieurs formes d'art au Japon, comme la cérémonie du thé (chanoyu), l'arrangement floral (ikebana) ou la peinture monochrome. Parmi elles, mais de création plus tardive, les jardins secs sont probablement la manifestation la plus authentiquement japonaise de ce courant qui prône la méditation pour accéder à l'Éveil. Les jardins de pierre les plus célèbres de Kyōto datent de la première moitié du xvie siècle (Ryōanji, Daisen-in). Le sable ratissé suggère l'eau, et les rochers, des montagnes ou des îles. Quelques arbres aux formes noueuses et de petite taille, sont avec la mousse la seule végétation autorisée. Austérité et dépouillement inspirent ces créations. Supports de la méditation, les jardins secs, de dimensions réduites, sont destinés à être vus d'un point fixe, et non pas découverts par le promeneur au fur et à mesure de sa marche : il n'est pas convié à y pénétrer.

Jardin sec à Kyoto, Japon

Jardin sec à Kyoto, Japon

photographie

Jardin sec aménagé dans l'enceinte du Tofuku-ji, un des temples de Kyoto. Deux éléments majeurs du jardin sec sont réunis : des rochers moussus et du sable que les moines ratissent selon un dessin qui figure l'ondoiement des eaux et qui peut changer chaque jour en fonction de leur inspiration.... 

Crédits : S. Held/ AKG

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—  Alain THOTE

Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres

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Pour citer l’article

Alain THOTE, « JARDINS "SECS", Kyōto (Japon) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-secs/