TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA

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Première preuve de glaciation précambrienne

Première preuve de glaciation précambrienne
Crédits : Hans Reusch/ coll. P. Hoffman

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Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique

Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les deux principaux puits de CO2

Les deux principaux puits de CO2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dropstone glaciaire d’âge précambrien

Dropstone glaciaire d’âge précambrien
Crédits : P.F. Hoffman photo

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Peut-on imaginer la Terre entièrement couverte de glace ? L’hypothèse d’une Terre « boule de neige » ou Snowball Earth, proposée en 1992, a pris de plus en plus de cohérence et semble admise en 2017 au vu de la synthèse effectuée par une équipe internationale et interdisciplinaire conduite par le géologue canadien Paul Hoffman. L’hypothèse d’une Terre entièrement englacée au Néoprotérozoïque, entre – 1000 et – 541 millions d’années (Ma), a été fondée sur un faisceau d’arguments accumulés depuis plus d’un siècle, soulevant de nombreuses questions irrésolues : comment la Terre a-t-elle pu entrer dans une telle glaciation puis en sortir ? Que devient la vie sur une Terre entièrement glacée ? Existait-il malgré tout quelques zones non gelées, quelques parties d’océan libres de glace ? Les réponses données à ces questions ont cessé d’être seulement géologiques et géochimiques pour dépendre largement de modèles climatiques, ceux-là mêmes qui nourrissent les inquiétudes actuelles sur l’évolution du climat.

Le point de départ : moraines et roches striées, critères d’une glaciation

En 1840, Louis Agassiz, géologue d’origine suisse, publie une étude sur les glaciers dans laquelle il décrit leur formation et leur déplacement. Les moraines sont formées des débris tombés des falaises ou arrachés aux roches sous-jacentes, graviers ou blocs transportés, poussés par le glacier. Dans le même temps, le glacier « laboure le terrain qu’il parcourt », polissant et striant les roches. L’observation de moraines à des distances parfois considérables des glaciers actuels démontre que « tout le massif de nos Alpes a été couvert d’une mer de glace ». Le géologue va même plus loin… Le nord de l’Europe et l’Amérique du Nord sont couverts d’un dépôt caractéristique, un « terrain caillouteux » ou diluvium, ainsi nommé car il était supposé avoir été charrié puis déposé par un flot, le déluge biblique [...]

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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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PROTÉROZOÏQUE

  • Écrit par 
  • Janine BERTRAND-SARFATI, 
  • Renaud CABY
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Dans le chapitre «  Les glaciations »  : […] La fin du Néoprotérozoïque est marquée sur toute la planète par plusieurs périodes de glaciations dont on retrouve les traces (tillites et mixtites). La glaciation datée de — 765 Ma semble limitée à l'Afrique. Deux autres, plus globales, se seraient produites vers — 710 ± 20 Ma (Sturtien) et vers — 635 Ma (Marinoan). La signature magnétique des pôles suggère que les glaciers ont atteint des latit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proterozoique/#i_54721

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese-de-la-terre-boule-de-neige/