TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA

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Première preuve de glaciation précambrienne

Première preuve de glaciation précambrienne
Crédits : Hans Reusch/ coll. P. Hoffman

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Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique

Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les deux principaux puits de CO2

Les deux principaux puits de CO2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dropstone glaciaire d’âge précambrien

Dropstone glaciaire d’âge précambrien
Crédits : P.F. Hoffman photo

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De l’hypothèse à la théorie de la Terre « boule de neige »

L’hypothèse de Kirschvink formulée en deux pages dans un ouvrage de plus de mille n’eut guère d’écho au sein d’une communauté scientifique très dubitative. Les observations s’accumulent, mais ne prennent vraiment sens que lorsque Paul Hoffman, en 1998, en fait la synthèse et retient parmi les scénarios possibles celui qui, à son avis, explique le mieux l’ensemble des observations géologiques, géophysiques et géochimiques : le scénario d’une Terre « boule de neige » néoprotérozoïque. Jusque-là, les données dispersées n’étaient en effet pas suffisamment convaincantes ; les résultats paléomagnétiques et les modèles climatiques ne semblaient pas toujours pertinents. En 1998, Hoffman confirme les données de Kirschvink et mentionne l’étude du géologue canadien Grant Young. Elle porte sur la série des dépôts néoprotérozoïques dans des bassins intracontinentaux formés au niveau d’un rift en position équatoriale, c’est-à-dire lors de la dislocation d’un continent au Néoprotérozoïque. Young met en évidence deux niveaux nettement séparés de dépôts glaciaires traduisant la présence de glace à l’équateur. Ainsi, la dislocation au Néoprotérozoïque d’un supercontinent, Rodinia, aurait été accompagnée d’au moins deux épisodes glaciaires de très grande étendue. Pour Hoffman, les basaltes émis au niveau des rifts équatoriaux et les reliefs formés au cours de la dislocation du supercontinent subissent une altération intense en milieu tropical. La baisse de CO2 qui en découle aurait amorcé les glaciations.

Une série d’observations lithologiques viennent compléter le scénario et valider le deuxième test proposé par Kirschvink : l’évidence d’un effet de serre postglaciaire marqué. La plupart des dépôts glaciaires néoprotérozoïques sont recouverts d’une couche de roches carbonatées ou cap carbonates, dépôts formés dans des eaux peu profondes et chaudes. La succession sans transition d’un dépôt glaciaire et d’un dépôt tropical indique un [...]

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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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PROTÉROZOÏQUE

  • Écrit par 
  • Janine BERTRAND-SARFATI, 
  • Renaud CABY
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Dans le chapitre «  Les glaciations »  : […] La fin du Néoprotérozoïque est marquée sur toute la planète par plusieurs périodes de glaciations dont on retrouve les traces (tillites et mixtites). La glaciation datée de — 765 Ma semble limitée à l'Afrique. Deux autres, plus globales, se seraient produites vers — 710 ± 20 Ma (Sturtien) et vers — 635 Ma (Marinoan). La signature magnétique des pôles suggère que les glaciers ont atteint des latit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proterozoique/#i_54721

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese-de-la-terre-boule-de-neige/