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TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA

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Première preuve de glaciation précambrienne

Première preuve de glaciation précambrienne
Crédits : Hans Reusch/ coll. P. Hoffman

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Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique

Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les deux principaux puits de CO2

Les deux principaux puits de CO2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dropstone glaciaire d’âge précambrien

Dropstone glaciaire d’âge précambrien
Crédits : P.F. Hoffman photo

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Glaciation locale ou générale au Précambrien tardif ?

Dans les années 1950, l’origine glaciaire des tillites varangiennes est remise en cause. Cependant, en 1964, Brian Harland, géologue à Cambridge, les réexamine et confirme que la plupart d’entre elles sont bien d’origine glaciaire. Leur répartition quasi mondiale laisse supposer la présence de glace à toutes les latitudes, hypothèse assez mal acceptée. Mais le paléomagnétisme naissant modifie les attitudes : certains sédiments contiennent des particules magnétiques qui prennent, au moment de leur dépôt, la direction et l’inclinaison du champ magnétique environnant, toutes deux conservées lors de la consolidation en roche – elles sont horizontales à l’équateur et verticales aux pôles. Et les données paléomagnétiques de Harland révèlent que la position des continents par rapport aux pôles n’a pas toujours été la même. Il pense que les continents se sont déplacés les uns par rapport aux autres (nous sommes en 1964, et l’idée de dérive des continents commence tout juste à être acceptable) : en Scandinavie et au Groenland, les déterminations paléomagnétiques de nombreuses tillites varangiennes montrent qu’elles ont été formées à l’équateur… Pour Harland, l’océan aurait gelé lors d’un épisode glaciaire intense du Varangien et la banquise se serait étendue jusqu’à l’équateur. Pourtant, à aucun moment il n’envisage une Terre entièrement englacée : de vastes zones océaniques et même certaines zones continentales seraient restées libres de glace aux basses latitudes. Il restera sur cette position jusqu’à sa mort en 2003.

De 1964 à 1992, une controverse majeure se développe : une glaciation de cette étendue est pour beaucoup inconcevable, et aucun mécanisme connu, géologique ou climatique, ne permet en effet d’en comprendre la cause et la fin.

Est-on certain d’ailleurs de la latitude probable de f [...]


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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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PROTÉROZOÏQUE

  • Écrit par 
  • Janine BERTRAND-SARFATI, 
  • Renaud CABY
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  •  • 1 média

Dans le chapitre «  Les glaciations »  : […] La fin du Néoprotérozoïque est marquée sur toute la planète par plusieurs périodes de glaciations dont on retrouve les traces (tillites et mixtites). La glaciation datée de — 765 Ma semble limitée à l'Afrique. Deux autres, plus globales, se seraient produites vers — 710 ± 20 Ma (Sturtien) et vers — 635 Ma (Marinoan). La signature magnétique des pôles suggère que les glaciers ont atteint des latit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proterozoique/#i_54721

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese-de-la-terre-boule-de-neige/