TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA

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Première preuve de glaciation précambrienne

Première preuve de glaciation précambrienne
Crédits : Hans Reusch/ coll. P. Hoffman

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Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique

Les périodes de Terre « boule de neige » dans l’échelle stratigraphique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les deux principaux puits de CO2

Les deux principaux puits de CO2
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dropstone glaciaire d’âge précambrien

Dropstone glaciaire d’âge précambrien
Crédits : P.F. Hoffman photo

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L’hypothèse de la Terre « boule de neige » ou Snowball Earth

C’est dans ce contexte de doute que l’idée d’une Terre « boule de neige », entièrement englacée, apparaît en 1992 lorsque le paléomagnéticien Joe Kirschvink lui donne un contenu clair. Kirschvink lui-même était d’abord opposé à cette idée et cherchait à réfuter la glaciation aux basses latitudes. Ses propres résultats vont le faire changer d’avis. Son hypothèse s’appuie sur trois éléments issus de trois disciplines différentes dont il fait la synthèse.

Paléomagnétisme et géologie

Les mesures magnétiques de Kirschvink vont dans le même sens que celles de Harland et celles d’Embleton et Willams. En outre, l’abondance de fragments de carbonates, dans les tillites de toutes origines, suggère que la glace s’est déplacée sur une plateforme carbonatée qu’elle a rabotée. Or les carbonates ne se déposent que dans des eaux chaudes et peu profondes qui devaient donc exister avant les glaciers. Pour Kirschvink, seule une glaciation équatoriale généralisée peut expliquer ces données.

Physique du climat

Il fallait trouver un mécanisme permettant de conduire à une telle glaciation. Dans les années 1960, les climatologues développent des modèles climatiques fondés sur le bilan radiatif de la Terre et étudient l’influence des différents paramètres en jeu comme la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre. En 1969, dans la perspective d’une éventuelle guerre atomique (et d’un hiver nucléaire), Mikhaïl Boudyko, climatologue soviétique, développe un modèle climatique en s’appuyant sur des bilans énergétiques. Un abaissement des radiations solaires lié, par exemple, à la libération en grande quantité de poussières volcaniques serait responsable d’une diminution de la température moyenne de la Terre et du développement d’une couverture de glace. Mais cette relation n’est pas linéaire et, surtout, si l’abaissement des radiations était de 1,6 p. 100, la glace atteindrait le seuil de 50 degrés de latitu [...]

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Écrit par :

  • : docteure en épistémologie et histoire des sciences, chercheuse associée au Centre François Viète, université de Nantes

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PROTÉROZOÏQUE

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Pour citer l’article

Françoise DREYER, « TERRE BOULE DE NEIGE HYPOTHÈSE DE LA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese-de-la-terre-boule-de-neige/