FEUILLETON

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Vingt Mille Lieues sous les mers, J. Verne

Vingt Mille Lieues sous les mers, J. Verne
Crédits : AKG

photographie

Georges Simenon

Georges Simenon
Crédits : Keystone Features/ Getty Images

photographie

Les Misérables

Les Misérables
Crédits : AKG

photographie


Le xixe siècle voit triompher l'imprimé et la galaxie Gutenberg traverser son ciel de part en part. À l'intérieur d'un marché en expansion galopante, livres, journaux, brochures et feuilles volantes se multiplient et connaissent des tirages de plus en plus élevés. Le chemin de fer favorise leur circulation et leur consommation. Soutenues par des techniques d'impression de plus en plus performantes, l'édition et la presse deviennent de véritables industries qui tantôt se font concurrence et tantôt entrent en collaboration. On assiste ainsi à l'ouverture d'un vaste champ de la « littérature » à l'intérieur duquel des individus de plus en plus nombreux tentent leur chance et font carrière. À leur tête, des écrivains et des journalistes, engagés dans d'âpres luttes pour le succès, le pouvoir et l'argent.

Une nouvelle littérature populaire

C'est dans de telles conditions qu'un art de masse voit le jour. Il met en œuvre de nouveaux supports d'expression, de nouveaux modes de diffusion. Lorsqu'il s'affirme à l'époque romantique, il n'est pas d'emblée distinct d'une littérature plus reconnue.

Ainsi, Charles Dickens ou Honoré de Balzac jouent sur plusieurs registres littéraires et s'adressent à des publics encore mal définis. Cette phase ouverte et quelque peu confuse sera de courte durée. Dès la moitié du siècle, le clivage est à peu près acquis : on fera dès lors nettement le départ, pour le roman français par exemple, entre la pratique cultivée et de bon aloi qu'incarnent Gustave Flaubert ou les frères Goncourt et une production triviale dont Ponson du Terrail offre le meilleur exemple.

Les contempteurs de la littérature populaire, dont Sainte-Beuve, l'appelleront industrielle. De fait, elle est régie par la loi économique, c'est-à-dire par une exigence de rentabilité, mais elle se caractérise bien autrement encore, Loin de s'adresser au s [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages




Écrit par :

  • : docteur en philosophie et lettres, professeur à l'université de Liège

Classification


Autres références

«  FEUILLETON  » est également traité dans :

ILLUSTRATION

  • Écrit par 
  • Ségolène LE MEN, 
  • Constance MORÉTEAU
  •  • 9 160 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « L'illustration populaire »  : […] L'édition illustrée populaire dite « à quatre sous », apparue en janvier 1848 chez l'éditeur Havard, connaît son apogée de 1851 à 1855, avant de disparaître dans les années 1860 à la fin de l'Empire autoritaire ; elle va exploiter ces nouvelles habitudes éditoriales associées à la pratique du réemploi ; en effet, au moment où le gouvernement renforce le contrôle du colportage (janvier 1852), où l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illustration/#i_4661

JACQUES VINGTRAS, Jules Vallès - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Didier WAGNEUR
  •  • 1 410 mots

Jacques Vingtras se compose de trois volumes, L'Enfant , Le Bachelier et L'Insurgé . Le projet remonte à 1876. Jules Vallès (1832-1885), alors exilé politique à Londres, imagine un ensemble romanesque centré sur la révolution de 1848 et la Commune de Paris. Le titre envisagé : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-vingtras/#i_4661

MANGAS

  • Écrit par 
  • Julien BASTIDE
  •  • 5 308 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre «  Une ouverture progressive à tous les publics »  : […] Si la bande dessinée s'impose peu à peu au Japon, au début du xx e  siècle, elle connaît à l'issue de la Seconde Guerre mondiale un formidable développement, sous l'impulsion d'un jeune auteur surdoué et extrêmement productif : Osamu Tezuka (1926-1989). Avant guerre, certaines bandes dessinées avaient eu déjà un fort retentissement auprès du publi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mangas/#i_4661

NADAR GASPARD-FÉLIX TOURNACHON dit (1820-1910)

  • Écrit par 
  • Paul-Louis ROUBERT
  •  • 1 540 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De la plume au crayon »  : […] Gaspard-Félix Tournachon est né à Paris dans une famille d'imprimeurs. Attiré par la littérature et peu motivé par les études, il intègre très vite la bohème étudiante du quartier Latin. Profitant de l'explosion de la petite presse dans les années 1830, il commence à écrire des comptes rendus sur le théâtre dans plusieurs journaux. Il donne également dans le feuilleton de presse, genre nouveau in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nadar/#i_4661

PINCHON JOSEPH PORPHYRE (1871-1953)

  • Écrit par 
  • Dominique PETITFAUX
  •  • 1 098 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Bécassine »  : […] Pinchon reste indissociable du personnage de Bécassine, née Annaïk Labornez à Clocher-les-Bécasses, village fictif près de Quimper, domestique à Paris chez la marquise de Grand-Air, puis gouvernante de sa fille adoptive Loulotte qui, contrairement à la quasi-totalité des personnages de bande dessinée, vieillit au fil des albums. Bécassine est naïve mais en avance sur les femmes de son époque : el […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-porphyre-pinchon/#i_4661

PRESSE DU CŒUR ou PRESSE SENTIMENTALE

  • Écrit par 
  • Isabelle ANTONUTTI
  •  • 4 026 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « « Histoire vécue » et roman-photo »  : […] De 1948 à 1955, c’est la grande période de la presse du cœur. Son contenu est invariable avec un calibrage constant : de 75 p. 100 à 80 p. 100 des textes sont centrés sur la littérature sentimentale. Les magazines proposent deux ou trois romans dessinés, qui deviendront des romans-photos, des histoires vécues, un épisode d’un grand roman d’amour, deux ou trois nouvelles. À cela s’ajoutent le courr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/presse-du-coeur-presse-sentimentale/#i_4661

SÉRIES TÉLÉVISÉES

  • Écrit par 
  • Christian BOSSENO
  •  • 3 361 mots
  •  • 2 médias

Boudées naguère par l'intelligentsia, considérées à l'origine comme un genre mineur, un sous-produit culturel voué au seul divertissement, les séries télévisées ont aujourd'hui conquis leurs lettres de noblesse. Certaines d'entre elles sont analysées dans les grandes revues de cinéma et bénéficient d'une légitimité académique, au point de constituer les thèmes de cours, séminaires et colloques uni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/series-televisees/#i_4661

LA TANTE JULIA ET LE SCRIBOUILLARD, Mario Vargas Llosa - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Philippe DULAC
  •  • 1 419 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un double point de vue »  : […] Cette descente aux Enfers est d'autant mieux exposée que, au gré d'une construction narrative originale, elle va être appréhendée d'un double point de vue. Un point de vue indirect, d'abord : celui du narrateur. Varguitas est en effet le témoin et le chroniqueur de l'univers où s'exacerbe la paranoïa de Pedro Camacho : « J'avais un travail au titre pompeux, au salaire modeste, aux attributions ill […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-tante-julia-et-le-scribouillard/#i_4661

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques DUBOIS, « FEUILLETON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/feuilleton/