ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes)Géographie

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CapitaleWashington
Langue officielleaucune
Unité monétairedollar des États-Unis (USD)
Population334 655 000 (estim. 2021)
Superficie (km2)9 834 633 2
Note : Exclut 221 783 km2 d'eaux intérieures et les 155 691 km2 des Grands Lacs

Les États-Unis d'Amérique se classent au troisième rang mondial par leur superficie (9 526 468 km2) depuis qu'ils ont réuni aux quarante-huit États qui les composaient traditionnellement l'Alaska en 1959 et les îles Hawaii en 1960. Leur population, 324 millions d'habitants en 2017, les place au troisième rang (bien que très loin), derrière la Chine et l'Inde.

États-Unis : carte physique

Carte : États-Unis : carte physique

Carte physique des États-Unis. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Opposant de puissantes montagnes à de vastes plaines, étendus par le prolongement de l'Alaska jusqu'aux latitudes arctiques et se ramifiant au sud par la Floride presque jusqu'au tropique, ils disposent d'une gamme de variétés climatiques, et donc de possibilités naturelles, exceptionnelles. Mais leur territoire, également riche en ressources multiples tant végétales que minérales, a aussi fait l'objet d'une remarquable et efficace mise en valeur, et cela explique leur puissance économique qui n'est surpassée par celle d'aucun autre État.

Vallée de Cayahoga

Photographie : Vallée de Cayahoga

Les chutes de la Brandywine Creek, parmi les érables, dans la vallée de Cayahoga, Ohio, États-Unis. 

Crédits : Kenneth Keifer/ Shutterstock

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Le milieu naturel

Le relief

Le relief se présente en grandes bandes d'orientation générale nord-sud.

Les plaines côtières atlantiques et les Appalaches

À l'est, des plaines côtières bordent l'Atlantique. Elles apparaissent avec netteté à partir de la latitude de New York ; au nord, elles sont en partie recouvertes par la mer et réduites à quelques îles ; au sud, elles s'étendent de plus en plus largement jusqu'à la presqu'île de Floride. Leur pente est très douce et elles se terminent vers l'Océan par une côte que découpent de larges estuaires et qui se prolonge sous forme de longues flèches de sable (cap Cod, cap Hatteras). À l'intérieur, ces plaines sont dominées par un léger talus dont l'ampleur augmente vers le sud et qui constitue le rebord du piémont appalachien. Au sud, la plaine s'élargit pratiquement à toute la péninsule de Floride, bombée en un léger plateau ne dépassant pas 50 à 60 mètres d'altitude et frangée sur toutes ses rives par des îles, des marais, des dunes et des récifs coralliens. Au-delà de la baie de Tampa, les plaines côtières orientales se confondent avec celles qui bordent le golfe du Mexique.

Entre ces plaines côtières et celles de l'intérieur s'étend un vaste bourrelet montagneux, désigné sous le nom général d'Appalaches. Cette ligne de hauteurs commence dans l'île de Terre-Neuve, s'allonge en Nouvelle-Écosse et dans le Nouveau-Brunswick, au Canada, forme l'ossature de la Nouvelle-Angleterre et se prolonge jusqu'au sud d'Atlanta, tout près du golfe du Mexique. On peut la suivre sur 3 600 kilomètres. Les mêmes plissements ont constitué cet ensemble qui se divise en deux parties, coupées par les vallées de la Mohawk et de l'Hudson entre le lac Ontario et New York. En Nouvelle-Angleterre, un plateau de 350 à 400 mètres est entaillé par des vallées en gorges, troué de lacs et dominé par des reliefs résiduels constitués de roches dures (mont Monadnock qui a donné son nom à ce type, 1 050 m). Vers l'ouest, plusieurs noyaux montagneux sont séparés par des vallées parallèles nord-sud (White Mountains, qui renferment le point culminant de la région : le mont Washington avec 1 917 mètres ; Green Mountains ; Taconic Mountains). Au sud de la coupure, les orientations nord-est–sud-ouest l'emportent, formant cinq bandes à peu près parallèles : le Piémont à l'est, sorte de plateau de basses collines ; les montagnes Bleues (Blue Ridge), crêtes étroites et boisées et vallées alternées, dominées par le plus haut sommet de l'est des États-Unis (mont Mitchell, 2 037 m d'altitude) ; la région des crêtes et des vallées, la véritable zone du « relief appalachien » classique ; le plateau appalachien, qui porte le nom d'Alleghanys au nord (400 à 700 m d'altitude), où il a été fortement raboté par les glaciers, et de Cumberland au sud ; enfin, un dernier gradin, où ont été sculptés par l'érosion de vastes bassins comme ceux de Nashville et de Lexington, s'enfonce progressivement vers l'ouest sous les Plaines centrales. À l'exception de quelques intrusions granitiques, cet ensemble montagneux s'est formé à la même époque par des terrains primaires plissés et faillés. Après leur formation, ces grands plis ont été soumis à de longues phases d'érosion qui les ont nivelés en plusieurs pénéplaines superposées, et ils ont été disloqués à maintes reprises par de puissantes fractures. Cette montagne a été un véritable laboratoire de géographie physique : c'est dans le nord qu'ont été étudiées pour la première fois les glaciations dans l'hémisphère occidental, tandis que le géographe américain William M. Davis a élaboré sa fameuse théorie de l'évolution cyclique du relief en considérant des surfaces aplanies étagées si fréquentes dans la région.

Cette zone montagneuse située à faible distance de la côte orientale, qui constitue incontestablement une sorte de barrière, est d'une importance majeure dans l'histoire et dans la vie économique des États-Unis. Au début, elle a servi de protection aux colonies naissantes contre les entreprises des Indiens ; ensuite, les principaux passages ont canalisé les communications vers les Grands Lacs et le Centre-Ouest et ont favorisé la concentration de l'activité propice au développement des villes correspondant à ces trouées, comme New York, Philadelphie, Baltimore. Enfin, sur ses flancs, existent de vastes gisements houillers, tandis que ses eaux ont favorisé le développement des villes, celui des industries et actuellement la production d'hydroélectricité : c'est dans ces replis montagneux que New York dispose des énormes ressources en eau dont elle a besoin, et la vallée du Tennessee a été le premier exemple au monde de l'aménagement global d'un bassin fluvial.

La dépression centrale

Le centre des États-Unis est occupé par une vaste dépression entre les Appalaches à l'est et les Rocheuses à l'ouest. Cette région de plaines, d'une monotonie parfois désespérante quand on la parcourt sur quelques centaines de kilomètres, correspond pourtant à des ensembles différenciés soit par leurs structures, soit par les phénomènes climatiques passés qui y ont plus ou moins violemment imposé leurs marques. On peut distinguer la rég [...]

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États-Unis : carte physique

États-Unis : carte physique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Vallée de Cayahoga

Vallée de Cayahoga
Crédits : Kenneth Keifer/ Shutterstock

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Lac Supérieur

Lac Supérieur
Crédits : T. Bieber/ The Image Bank/ Getty

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Parc national de Yellowstone, Wyoming

Parc national de Yellowstone, Wyoming
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Pour citer l’article

Jacqueline BEAUJEU-GARNIER, Catherine LEFORT, Laurent VERMEERSCH, « ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Le territoire et les hommes) - Géographie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-le-territoire-et-les-hommes-geographie/