ESPACE-TEMPS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Espace et temps absolus

Dans l'Antiquité, la notion d'espace absolu est liée à la conception hiérarchique d'un Cosmos. La plupart des cosmologies des Anciens supposent l'existence d'un Univers tridimensionnel fini, avec la Terre pour centre. L'espace est alors formé par un ensemble de sphères homocentriques correspondant à chacun des astres errants ; il est fermé par la sphère des fixes. Le mouvement circulaire des astres est naturel et n'a point à être expliqué. Tous les mouvements apparents peuvent être décrits en multipliant le nombre des rouages circulaires constitués par les épicycles et par les déférents. Dans ce cosmos de Ptolémée on associe implicitement un temps absolu à l'espace fini, c'est-à-dire un temps identique en tous les points du cosmos.

L'écroulement du Cosmos antique sous influence des idées coperniciennes (De revolutionibus orbium coelestium, 1543) marque une régression de la notion d'espace absolu, plus dans l'esprit que dans la lettre : le centre du monde devient le Soleil et le géocentrisme perd de l'importance. Néanmoins, l'Univers reste fini (sauf pour Giordano Bruno) ; mais on devine que ce premier pas permettra d'arracher à l'observateur terrestre ses prérogatives.

Effectivement, la révolution copernicienne conduit à la relativité de Galilée : pour celui-ci, les lois physiques régissant un phénomène ne sont pas troublées par le mouvement du système considéré. Les lois du mouvement d'un mobile donné sont les mêmes pour tous les observateurs, qu'ils soient ou non eux-mêmes en mouvement. Ces observateurs ne sont plus privilégiés : ils deviennent équivalents.

Néanmoins, on peut penser à cette époque que toute équivalence des observateurs requiert encore la notion d'espace absolu pour en garantir la validité et en préciser l'extension.

En effet, des observateurs équivalents sont des observateurs libres, pour lesquels le principe d'inertie et la loi fondamentale de la dynamique sont ri [...]


Médias de l’article

Albert Einstein

Albert Einstein
Crédits : Encyclopedia Britannica

photographie

Cône caractéristique

Cône caractéristique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Domaine tridimensionnel

Domaine tridimensionnel
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Diagramme d'espace-temps

Diagramme d'espace-temps
Crédits : Encyclopædia Universalis France

graphique

Tous les médias



1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 10 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  ESPACE-TEMPS  » est également traité dans :

BIG BANG

  • Écrit par 
  • Marc LACHIÈZE-REY
  •  • 2 528 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Questions en suspens »  : […] Notre cosmologie est donc, depuis 1965, celle des modèles de big bang. Mathématiquement, ils correspondent aux équations énoncées par Friedmann et Lemaître dans les années 1920. Mais il en existe en fait toute une famille. Après que l'adéquation de l'idée de big bang a été confirmée, la tâche des cosmologistes a essentiellement consisté à reconnaître quelle est la bonne version, au sein de cette f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/big-bang/#i_29528

COSMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Marc LACHIÈZE-REY
  •  • 9 326 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'Univers de la relativité générale »  : […] La relativité générale joue un rôle encore plus fondamental que la relativité restreinte, car elle permet de concevoir une géométrie propre de l'Univers. Dans la physique non relativiste, la géométrie est très simple (elle est dite euclidienne : c'est celle que nous apprenons à l'école, où les parallèles existent et ne se rencontrent jamais, où l'on ne revient jamais à son point de départ en alla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cosmologie/#i_29528

DÉCOUVERTE DES IMAGES GRAVITATIONNELLES

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 280 mots

La théorie de la relativité générale prévoit que la lumière est défléchie lors de son passage près d'une importante concentration de masse. Cet effet a été observé pour la première fois le 29 mai 1919, par Arthur Stanley Eddington, au cours d'une éclipse totale de Soleil. En 1937, l'astronome suisse Fritz Zwicky prédit que l'on pourrait observer des images gravitationnelles déformées d'objets loi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/decouverte-des-images-gravitationnelles/#i_29528

ÉCLIPSE SOLAIRE DU 29 MAI 1919

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 1 334 mots
  •  • 2 médias

L’éclipse solaire totale du 29 mai 1919 est restée célèbre, en astronomie comme en physique, car elle a permis de montrer, par l’observation et pour la première fois, que les rayons lumineux sont déviés lorsqu’en se propageant dans l’Univers ils passent à proximité d’astres de masse importante – ici le Soleil. L’angle de déviation mesuré alors est en accord avec la valeur que prédisait la théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eclipse-solaire-du-29-mai-1919/#i_29528

EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 6 510 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Relativité générale »  : […] Dès 1907, Einstein se posa le problème de la généralisation du principe de relativité aux mouvements quelconques, qui obligeait à reformuler la théorie de la gravitation. Selon la loi de Galilée de la chute des corps, l'accélération due à la pesanteur ne dépend pas de la nature du corps, ce dont la mécanique newtonienne rend compte par l'égalité de la masse gravitationnelle m G apparaissant dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-einstein/#i_29528

ÉNERGIE - La notion

  • Écrit par 
  • Julien BOK
  •  • 7 639 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Mécanique relativiste »  : […] Diverses expériences ont montré que la mécanique classique ne s'appliquait pas aux particules animées de vitesses voisines de la vitesse de la lumière c . Einstein a formulé une nouvelle mécanique, dite « relativité restreinte », permettant d'interpréter ces expériences. Un événement est un phénomène physique qui se produit en un point donné M au temps t . Les coordonnées de M et le temps t sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/energie-la-notion/#i_29528

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Sciences formelles, sciences empiriques »  : […] Le développement simultané, et parfois conjoint, d'une mathématique et d'une physique semble poser plus que jamais la question de leurs statuts respectifs et de leurs rapports instrumentaux. Les néo-positivistes du Cercle de Vienne, qui se sont explicitement posé le problème dans les années trente, l'ont généralement résolu d'une façon radicale en ramenant les sciences formelles aux règles – larg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_29528

ESPACE, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc SCHLENKER
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « Le paradigme riemannien »  : […] Un autre point de vue sur la géométrie apparaît au milieu du xvii e  siècle, lorsque René Descartes remarque que la position des points de l'espace euclidien peut être décrite par la donnée de trois nombres, ses coordonnées cartésiennes, qui indiquent la position de ses projections sur trois droites orthogonales. Ainsi, des objets géométriques – droites ou ellipses, mais aussi courbes plus généra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-mathematique/#i_29528

ÉTAT STATIONNAIRE THÉORIE DE L', cosmologie

  • Écrit par 
  • Marc LACHIÈZE-REY
  •  • 1 011 mots

En 1948, l'Américain Thomas Gold et le Britannique Hermann Bondi publient dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (vol. 108, n o  3, pp. 252-270) un article intitulé « The Steady-State Theory of the Expanding Universe » (« La Théorie de l'Univers en expansion considéré comme stationnaire »). Ils proposent de nouveaux modèles cosmologiques, qui reposent sur un principe fondamen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-de-l-etat-stationnaire-cosmologie/#i_29528

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Morphodynamique cognitive et sémiophysique »  : […] À partir du moment où l'on dispose de modèles morphodynamiques appropriés pour une phénophysique, on peut, sur des bases originales et radicalement nouvelles, reposer le problème d'une ontologie qualitative. On peut défendre une conception partiellement réaliste de la perception et du langage en évitant toutes les apories exposées plus haut. Relativement à un tel programme de recherche, le néo-ari […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_29528

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Ernst Mach : les formes temporelles et spatiales »  : […] Ernst Mach et Christian von Ehrenfels représentent le lien essentiel entre la psychologie de la sensation et celle qui procède de l'école autrichienne. Mach publie en 1886 son œuvre capitale Die Analyse der Empfindungen und das Verhältnis des Physischen zum Psychischen ( L'Analyse des sensations et la relation du physique au psychique ) et en 1905 Erkenntnis und Irrtum ( La Connaissance et l'er […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_29528

GRAVITATION ET ASTROPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Brandon CARTER
  •  • 8 941 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Généralités »  : […] Le terme « gravitation » est employé depuis l'époque de Newton pour désigner le mécanisme de l'attraction résiduelle mutuelle agissant à distance entre les objets, indépendamment de la nature spécifique de la matière dont ils sont constitués. Cette propriété – indépendance de la nature de la matière – fut établie par Galilée en 1638, avec la formulation de ce qui est maintenant connu sous le nom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gravitation-et-astrophysique/#i_29528

HAWKING STEPHEN WILLIAM (1942-2018)

  • Écrit par 
  • Simon MITTON
  • , Universalis
  •  • 2 502 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théorie physique générale »  : […] Stephen Hawking a travaillé presque exclusivement sur une théorie de la totalité. Il existe en physique quatre interactions fondamentales : la gravitation – qui est décrite par la relativité générale –, la force électromagnétique et les forces nucléaires forte et faible. Les physiciens avaient réussi à élaborer une théorie unique qui unifie l'électromagnétisme et les forces nucléaires forte et fa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stephen-william-hawking/#i_29528

HOYLE FRED (1915-2001)

  • Écrit par 
  • Marek A. ABRAMOWICZ
  •  • 2 830 mots

Dans le chapitre « La théorie de l'état stationnaire »  : […] Né le 24 juin 1915 à Bingley, dans le Yorkshire (aujourd'hui le West Yorkshire), Fred (Frederick) Hoyle étudie les mathématiques et la physique théorique à Cambridge de 1933 à 1939. Lorsque les hostilités éclatent, il s'engage dans la Royal Navy pour travailler au développement du radar au centre de recherche ultrasecret de Witley. Il y rencontre deux physiciens d'origine autrichienne, Hermann Bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fred-hoyle/#i_29528

INTERACTIONS (physique) - Interaction gravitationnelle

  • Écrit par 
  • Alain KARASIEWICZ, 
  • Marie-Antoinette TONNELAT
  •  • 1 962 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  La gravitation relativiste »  : […] En mécanique relativiste, l'espace et le temps ne sont plus des paramètres indépendants comme en mécanique newtonienne. Espace et temps sont intimement liés et constituent ensemble un cadre d' espace-temps dans lequel se situent les « événements ». L'idée centrale de la relativité générale est de considérer les phénomènes gravitationnels comme une simple conséquence du fait que l'espace-temps p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interactions-physique-interaction-gravitationnelle/#i_29528

ISOTROPIE & ANISOTROPIE

  • Écrit par 
  • Viorel SERGIESCO
  •  • 738 mots

Au sens général du terme, une grandeur physique (macroscopique ou microscopique) est anisotrope, ou isotrope, selon qu'elle dépend ou non de la direction suivant laquelle on la mesure. Ainsi, la densité d'un corps homogène ou la fonction de distribution des vitesses à l'équilibre thermodynamique sont des grandeurs isotropes, tandis que cette même fonction de distribution en régime de transport es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isotropie-et-anisotropie/#i_29528

LENTILLE GRAVITATIONNELLE

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX, 
  • Bernard PIRE
  •  • 736 mots
  •  • 1 média

La relativité générale prévoit que l'espace-temps est déformé au voisinage d'une concentration importante de masse. Par conséquent, la lumière ne se propage plus en ligne droite, ce qui produit par exemple un petit déplacement de l'image des étoiles lorsque le Soleil passe à proximité de la ligne de visée. Cet effet est observé pour la première fois le 29 mai 1919, par Arthur Stanley Eddington, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lentille-gravitationnelle/#i_29528

LEWIN KURT (1890-1947)

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 2 089 mots

Dans le chapitre « L'univers psychologique »  : […] Intimement solidaire d'une œuvre expérimentale progressivement étendue de la personnalité aux groupes restreints et, de là, aux sociétés réelles, l'entreprise théorique conçue par Lewin aux environs de 1920 s'est en effet donné pour fin de garantir aux sciences de l'homme non seulement la rigueur de leur méthodologie, mais aussi la spécificité de leur objet, gage de leur fécondité dans les secteu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kurt-lewin/#i_29528

LICHNEROWICZ ANDRÉ (1915-1998)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY
  •  • 597 mots

Mathématicien français dont les travaux portent sur la géométrie différentielle, la mécanique et la physique mathématique. Né le 21 janvier 1915 à Bourbon-L'Archambault (Allier), élève de l'École normale supérieure, André Lichnerowicz a enseigné dans les universités de Strasbourg (1941-1949), puis de Paris (1949-1952). De 1952 à 1986, il a été professeur de physique mathématique au Collège de Fran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-lichnerowicz/#i_29528

MASSE, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, 
  • Bernard PIRE
  •  • 4 054 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Masse et inertie »  : […] Il existe une autre caractérisation de la masse d'un corps à partir de son comportement dynamique. L'expérience courante l'indique aussi bien : plus la masse (quantité de matière) d'un objet est grande, plus il est difficile de le mettre en mouvement ou de l'arrêter, autrement dit, de modifier son état de mouvement. Le principe de l'inertie, ébauché par Galilée, puis par Descartes, et énoncé par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/masse-physique/#i_29528

MATIÈRE

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME, 
  • Hélène VÉRIN
  •  • 10 672 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De l'observation des molécules à la description de l'insaisissable ultime »  : […] En 1912, Max von Laue découvre la diffraction des rayons X par les cristaux ; on put, dès lors, entreprendre de se représenter métriquement la distribution « réelle » des corpuscules composant les solides. Le phénomène qui survient en raison de la proximité des longueurs d'onde des rayons et des distances réticulaires cristallines, désigne les plans de plus grande densité de « matière » qui sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/matiere/#i_29528

MÉDAILLE D'OR DU CNRS 2017

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 1 691 mots
  •  • 2 médias

Le 27 septembre 2017, deux physiciens français, Alain Brillet et Thibault Damour, reçoivent la médaille d’or du CNRS qui récompense leurs travaux ayant joué un rôle déterminant dans la détection des ondes gravitationnelles. Ces ondes sont d’infimes déformations de l’espace-temps, produites par un violent et soudain changement local de la répartition dans l’espace d’une masse de matière, telle qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/medaille-d-or-du-cnrs-2017/#i_29528

MINKOWSKI HERMANN (1864-1909)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY
  •  • 282 mots

Mathématicien allemand né en Russie, à Alexoten, et mort à Göttingen. Hermann Minkowski habita Königsberg dès sa plus tendre enfance, et il fit ses études universitaires à Königsberg et à Berlin. De 1887 à 1902, il enseigna successivement à l'université de Bonn et à l'université de Königsberg, puis à l'École polytechnique de Zurich, où il eut comme élève A. Einstein. En 1902, il devint titulaire à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-minkowski/#i_29528

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Dans le chapitre « La notion de champ »  : […] La science moderne de la nature, de son côté, a élaboré un appareil conceptuel qui lui a permis de s'attaquer au problème de la structure globale de la réalité physique. C'est, comme on le sait, dans le cadre de la théorie de la relativité que ce développement s'est effectué. Le but d' Einstein, en passant de la relativité restreinte à la relativité générale, était de se débarrasser de la conditio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_29528

MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Françoise BALIBAR
  •  • 6 897 mots

Dans le chapitre « Espace, temps, matière »  : […] Comme on l'a déjà suggéré, la solution apportée par Newton au problème de la « cause » du mouvement inertiel – l'emprise de l'espace (absolu) sur les choses – n'est pas, en dépit de tous les succès qu'a connus la théorie newtonienne, celle qui convient. La raison en est que le concept d'espace absolu (tout comme celui de repos absolu) est en contradiction avec le principe de relativité galiléen. C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement/#i_29528

NOTION DE COURBURE DE L'ESPACE-TEMPS

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 343 mots

En 1912, selon ses propres termes, Einstein « travaille comme un fou au problème de la gravitation ». Il s'aperçoit que, dans le cas simplifié d'un champ statique, les équations du mouvement d'un point peuvent s'interpréter comme des équations de Lagrange issues d'un principe de moindre action : « Il s'avère que les équations de la mécanique analytique ont une importance qui transcende la mécaniq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notion-de-courbure-de-l-espace-temps/#i_29528

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « L'objet scientifique irréductible à l'objet perçu »  : […] Le but de la « constitution » était de produire le cadre tout préparé pour les descriptions et l'établissement des lois empiriques de la physique, ainsi que – mais avec quelques réserves – de la psychologie et des sciences sociales. De telles constructions systématiques sont, dans une large mesure, des échecs instructifs. L'une des raisons en est que l'hypothèse d'une homogénéité de la perception […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_29528

ONDES GRAVITATIONNELLES

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 6 832 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Genèse de la relativité générale et principes »  : […] Après avoir proposé en 1905 la relativité restreinte, une nouvelle cinématique permettant de décrire de façon cohérente les phénomènes physiques qui mettent en jeu des vitesses proches de celle de la lumière, Albert Einstein entreprit de généraliser le principe de relativité qui la sous-tend et en déduisit en 1915 une nouvelle théorie de la gravitation fondée sur une difficile géométrie d’ espace […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ondes-gravitationnelles/#i_29528

PHYSIQUE - Les fondements et les méthodes

  • Écrit par 
  • Roland OMNÈS
  •  • 10 729 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les fondements de la physique contemporaine »  : […] Le cadre dans lequel se situe la physique contemporaine est celui d'un espace et d'un temps qui sont bien définis pour un observateur déterminé. Si l'on veut s'affranchir de cette référence à l'observation, il est nécessaire de tenir compte de la manière dont les mesures de distance et de temps sont affectées par le mouvement des appareils de mesure, ce qui se fait naturellement dans le cadre plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-les-fondements-et-les-methodes/#i_29528

PREMIÈRE OBSERVATION D'UNE LENTILLE GRAVITATIONNELLE À L'ÉCHELLE D'UNE GALAXIE

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 1 474 mots
  •  • 1 média

Généralement, dans l’espace, trois coordonnées suffisent à définir la position géométrique d’un point, et l’on raisonne comme si le temps, unique et identique en tout point, était donné par une sorte d’horloge universelle. La relativité restreinte, formulée par Albert Einstein (1879-1955) en 1905, est venue rompre cette vision et a introduit une quatrième coordonnée, celle de temps, qui n’est plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/premiere-observation-d-une-lentille-gravitationnelle-a-l-echelle-d-une-galaxie/#i_29528

PREMIER TEST DE LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE AUTOUR D'UN TROU NOIR SUPERMASSIF

  • Écrit par 
  • Pierre LÉNA
  •  • 2 340 mots
  •  • 3 médias

L’existence d’objets ultradenses, appelés trous noirs, est une prédiction de la relativité générale, théorie physique formulée par Albert Einstein en 1915 et qui relie l’espace-temps aux masses qu’il contient. Les trous noirs, dont le premier fut mis en évidence en 1971, sont abondants dans l’Univers et leur masse résulte de différents processus de formation. Certains ont des masses comparables à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/premier-test-de-la-relativite-generale-autour-d-un-trou-noir-supermassif/#i_29528

PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2017

  • Écrit par 
  • Marc LACHIÈZE-REY
  •  • 1 848 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des déformations très difficiles à observer »  : […] La théorie de la relativité générale assimile le champ gravitationnel des physiciens à la géométrie – plus précisément à la courbure – de l’espace-temps. Ce dernier possède des propriétés analogues à celles d’un milieu élastique. Il peut donc se déformer et les déformations de sa courbure peuvent se propager : ce sont les ondes gravitationnelles. Alors qu’une onde électromagnétique comme la lumiè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physique-2017/#i_29528

QUADRIVECTEUR

  • Écrit par 
  • Viorel SERGIESCO
  •  • 69 mots

Vecteur à quatre composantes dans l'espace quadridimensionnel (espace tridimensionnel et temps) de la relativité restreinte (espace de Minkowski). Un quadrivecteur d'amplitude A et de composantes spatiales A 1 , A 2 , A 3 (réelles) et temporelle A 4 (imaginaire) est dit de type spatial si A 2  = A 2  + A 2  + A 2  + A 2 est positif, de type temporel si A 2 est négatif. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quadrivecteur/#i_29528

RÉALITÉ CONCEPT DE

  • Écrit par 
  • Jean HAMBURGER
  •  • 4 338 mots

Dans le chapitre « L'indécise réalité »  : […] La bataille que livre la science pour connaître la « réalité » inspire donc une nouvelle modestie. Il apparaît clairement que, dans nos habitudes de raisonnement, dans l'image ordinaire que nous nous formons du monde, nous ne cessons d'extrapoler sans vergogne, usant, pour des échelles bien différentes de la nôtre, de modes logiques qui ne sont acceptables qu'à notre échelle quotidienne. La leçon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-de-realite/#i_29528

RELATIVITÉ - Relativité restreinte

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 3 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Espace-temps et quadrivecteurs »  : […] Les formules de changements de référentiels laissent apparaître la façon dont les coordonnées de temps et d'espace sont étroitement liées. L'expression mathématique de cette réalité a été développée par le mathématicien allemand Hermann Minkowski, qui a souligné l'intérêt de considérer un espace-temps à quatre dimensions unifiant les concepts, jusqu'alors séparés, de longueur et de durée. À part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativite-relativite-restreinte/#i_29528

RELATIVITÉ - Relativité générale

  • Écrit par 
  • Thibault DAMOUR, 
  • Stanley DESER
  •  • 12 096 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Champs gravitationnels forts. Trous noirs »  : […] Le régime des champs gravitationnels forts se rencontre dans la physique des corps gravitationnellement condensés. Cette dénomination désigne les états finals de l'évolution des étoiles. Après épuisement de leurs sources d'énergie nucléaire, les étoiles finissent par condenser une masse énorme dans un rayon très petit, conduisant, selon la masse initiale, à une naine blanche, à une étoile à neutr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativite-relativite-generale/#i_29528

TEMPS

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Olivier COSTA DE BEAUREGARD
  •  • 14 773 mots

Chacun sait à quel aspect de son expérience répond le mot de temps ; mais aucune définition de la notion correspondante n'a reçu jusqu'ici, chez les savants comme chez les philosophes, une approbation unanime. Sensible à cette difficulté qu'il jugeait caractéristique de toutes les notions premières, Pascal estimait que le temps est de ces choses qu'il est impossible et même inutile de définir ; il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps/#i_29528

THÉORIE DE LA RELATIVITÉ, en bref

  • Écrit par 
  • Bernard PIRE
  •  • 176 mots
  •  • 1 média

Albert Einstein propose, en 1905, la théorie de la relativité restreinte comme un nouveau cadre pour décrire de façon cohérente les phénomènes physiques mettant en jeu des vitesses proches de celle de la lumière. En imposant l'universalité de la vitesse de la lumière, la relativité restreinte mène à une description profondément modifiée de toute la physique, dont la toile de fond devient un espace […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-de-la-relativite-en-bref/#i_29528

TROUS NOIRS

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre LUMINET
  •  • 12 631 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Physique des trous noirs »  : […] Les propriétés physiques des trous noirs sont si déroutantes qu'elles ont longtemps nui à leur crédibilité. En réalité, elles découlent des lois de la relativité générale poussées à la limite des champs gravitationnels très forts, avec pour conséquence les distorsions les plus spectaculaires de l’espace-temps. Ainsi, à proximité d'un trou noir, l'espace est fortement déformé. Un astronaute qui s' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/trous-noirs/#i_29528

WHITEHEAD ALFRED NORTH (1861-1947)

  • Écrit par 
  • Jean-Luc VERLEY, 
  • Jean WAHL
  •  • 2 204 mots

Dans le chapitre « Le mathématicien »  : […] Certes, de l'œuvre de A. N. Whitehead reste principalement la troisième partie de sa carrière consacrée à la philosophie des sciences et à sa théorie de l'organisme, mais il s'est d'abord consacré aux mathématiques pures, algèbre et géométries non euclidiennes. Son étude des fondements logiques des mathématiques, qui culmine avec les trois volumes des Principia mathematica , écrits en collaboratio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-north-whitehead/#i_29528

Pour citer l’article

Jean-Pierre PROVOST, Marie-Antoinette TONNELAT, « ESPACE-TEMPS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-temps/