ÉPISTÉMOLOGIE

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Auguste Comte

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Bertrand Russell

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Wittgenstein

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Karl Popper

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Si l'on traduit par notre mot « science » le mot grec ἐπιστήμη, l'épistémologie est, étymologiquement, la théorie de la science. Bien que la forme anglaise du vocable ait existé avant que le français ne l'assimile, c'est pourtant avec le sens différent et plus large de « théorie de la connaissance » qu'il est généralement utilisé par les Anglo-Saxons. Ce décalage sémantique n'intéresse pas seulement le linguiste ; il évoque une différence d'orientation significative, qui se retrouve aussi bien à l'intérieur même de l'épistémologie entendue au sens français. Sans doute ne qualifierions-nous pas volontiers d'« épistémologiques » des considérations sur la connaissance en général, ou sur des modes de connaissance s'éloignant manifestement de ceux qu'un large consensus désigne comme scientifiques. Néanmoins, l'épistémologie ne saurait non plus se réduire à l'examen purement technologique des méthodes spécifiques des sciences. Elle vise aussi à situer la science dans une expérience du savoir qui la déborde, à en évaluer la portée, à en dégager le sens pour l'ensemble de la pratique humaine. Il convient donc de dire que le mot français lui-même renvoie à deux styles de théorie de la science ; l'un, plus proche de la philosophie d'obédience américaine ou britannique, met l'accent sur les processus les plus généraux de la connaissance, sur leur logique, sur leur fondement ; l'autre, assez caractéristique des épistémologues français, et même continentaux, depuis la fin du xixe siècle, privilégie volontiers l'étude spécifique des sciences, voire du développement historique concret de leurs problèmes. On pourrait citer, à titre d'exemples typiques, Antoine Cournot, Henri Poincaré, [...]

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«  ÉPISTÉMOLOGIE  » est également traité dans :

ABSTRACTION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 905 mots

Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux particularités d'un être. Il s'agit pour la pensée de faire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abstraction/#i_4022

AGNOTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Mathias GIREL
  •  • 4 994 mots
  •  • 2 médias

Le terme « agnotologie » a été introduit par l’historien des sciences Robert N. Proctor (université de Stanford) pour désigner l’étude de l’ignorance et, au-delà de ce sens général, la « production culturelle de l’ignorance ». Si son usage académique semble assez circonscrit à la philosophie, l’histoire et la sociologie des sciences, il a largement essaimé vers le débat public et la presse dès 2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agnotologie/#i_4022

ALEMBERT JEAN LE ROND D' (1717-1783)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 2 878 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La philosophie des sciences »  : […] En contrepoint à son œuvre scientifique et en relation avec elle, d'Alembert a développé une théorie de la connaissance influencée par Locke et le sensualisme de Condillac, mais centrée avant tout sur une épistémologie de la physique newtonienne. C'est à nos sensations que nous devons nos connaissances ; la première est la conscience d'exister, qui légitime l'exercice de la pensée, la deuxième es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alembert-jean-le-rond-d/#i_4022

ANALOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre DELATTRE, 
  • Alain de LIBERA
  • , Universalis
  •  • 10 454 mots

Dans le chapitre « Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant »  : […] Tout langage de description ou d'interprétation théorique utilisé dans les sciences de la nature comporte une sémantique et une syntaxe, la première portant sur les « objets » que l'on met en relation, la seconde sur ces relations elles-mêmes. Les données sémantiques sont au fond des dénominations qui sont censées résumer l'ensemble des propriétés (relations) que chacun des o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analogie/#i_4022

BACHELARD GASTON (1884-1962)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 3 479 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La rationalité scientifique »  : […] À partir de son doctorat de philosophie ( Essai sur la connaissance approchée , 1927), Bachelard va chercher à comprendre l’aventure scientifique, celles des mathématiciens, physiciens, chimistes. Parmi les premiers, il s’efforce d’interpréter les hypothèses novatrices de la physique mathématique, à l'échelle de l'infiniment grand (la vitesse de la lumière) ou de l'infiniment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-bachelard/#i_4022

BATESON GREGORY (1904-1980)

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET
  •  • 3 288 mots

Dans le chapitre « La cérémonie du « naven » et l'exercice épistémologique »  : […] À partir de 1927, Gregory Bateson entreprend une série d'enquêtes ethnologiques en Nouvelle-Guinée, entrecoupées de retours à Cambridge. Il passera en tout près de quatre années à étudier les populations de la région du fleuve Sépik et c'est là, autour de Noël 1932, à Amburti, qu'il rencontra le couple d'anthropologues formé par Reo Fortune et Margaret Mead. De cette période naîtra un livre admir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregory-bateson/#i_4022

BELAVAL YVON (1908-1988)

  • Écrit par 
  • Michel FICHANT
  •  • 1 982 mots

Yvon Belaval exerce plusieurs métiers (marin, contrôleur des douanes) avant d'être reçu, en 1941, à l'agrégation de philosophie. Professeur au lycée du Mans, puis au lycée Lakanal, il est ensuite détaché au C.N.R.S. (1951-1955) ; chargé de cours, puis maître de conférences aux facultés des lettres de Strasbourg et de Lille, il devient professeur après la soutenance de sa thèse (1960) et est nommé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yvon-belaval/#i_4022

BERTHELOT JEAN-MICHEL (1945-2006)

  • Écrit par 
  • Olivier MARTIN
  •  • 807 mots

Né en juin 1945, Jean-Michel Berthelot suit un brillant parcours qui le conduit à l'École normale supérieure (1966-1970) puis à l'agrégation de philosophie (1970), avant de débuter une carrière de professeur de philosophie au lycée de Cahors (1972-1979). Sa carrière prend toutefois une tournure différente à la fin de la décennie de 1970 lorsqu'il découvre la sociologie au contact de Raymond Ledru […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-michel-berthelot/#i_4022

BIOLOGISME

  • Écrit par 
  • Sébastien LEMERLE, 
  • Carole REYNAUD-PALIGOT
  •  • 2 767 mots

Le biologisme peut être défini comme une tendance à ramener l’explication des phénomènes humains, qu’ils soient psychologiques ou sociaux, à des facteurs biologiques. Cette manière de penser a une histoire étroitement liée à l’essor de la biologie moderne ainsi qu’à celui des premières tentatives de penser scientifiquement la société. Mais elle a aussi fortement partie liée avec les contextes de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/biologisme/#i_4022

BOLTZMANN LUDWIG (1844-1906)

  • Écrit par 
  • Pierre COSTABEL
  •  • 1 634 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'illusion phénoménologique au sens de Boltzmann »  : […] Elle consiste à croire que l'on peut se passer d'abstractions dans la description des faits d'expérience. Or, de l'avis de Boltzmann, nous ne pouvons prononcer une seule phrase qui traduise le pur fait d'expérience, car les mots les plus ordinaires, qui semblent ne désigner que de simples sensations, lesquelles ont valeur universelle, expriment des concepts formés par abstraction à partir de multi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-boltzmann/#i_4022

BOSCOVICH ou BOŠKOVIĆ RUDJER (1711-1787)

  • Écrit par 
  • Jacques GUILLERME
  •  • 737 mots

Nietzsche a cru rendre justice à Boscovich en le postant avec Copernic parmi les « victorieux adversaires de l'apparence » ( Par-delà le bien et le mal ). Il célébrait ainsi le pourfendeur de l'« atomisme matérialiste » qui fut, en effet, l'un des plus audacieux auteurs de systèmes du monde. Abondante, l'œuvre scientifique de Rudjer Josíf Boscovich embrasse des questions d'op […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boscovich-boskovic/#i_4022

BOURDIEU PIERRE (1930-2002)

  • Écrit par 
  • Gérard MAUGER
  •  • 2 095 mots

Dans le chapitre « L'itinéraire scientifique »  : […] Comment retracer ensuite cet itinéraire intellectuel d'exception ? Comment restituer la part de l'improvisation et du hasard et celle d'une stratégie de recherche qui témoigne de la constance d'un habitus, ces « deux biographies intellectuelles possibles » qu'évoquait Pierre Bourdieu dans un entretien de novembre 2001 avec Yvette Delsaut ? Comment délimiter des étapes au sein d'une œuvre que Pierr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-bourdieu/#i_4022

CANGUILHEM GEORGES (1904-1995)

  • Écrit par 
  • François DELAPORTE
  •  • 2 192 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une histoire des sciences expérimentale et polémique »  : […] L'objet du discours historique n'est pas le discours scientifique, mais son historicité en tant qu'elle représente l'effectuation d'un projet de savoir. L'histoire des sciences n'est pas une histoire des faits de science, mais celle de la normativité à l'œuvre dans la genèse de la science. Aussi cette histoire peut-elle rendre plus que ce qu'elle trouve dans les textes scientifiques : des jugemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-canguilhem/#i_4022

CARNAP RUDOLF (1891-1970)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 2 042 mots

Dans le chapitre « La construction logique du monde et les travaux issus du Cercle »  : […] Après ses études de mathématique, de physique et de philosophie à Fribourg et à Iéna – il fut l'un des très rares auditeurs de Frege –, Carnap obtint le titre de docteur avec une thèse intitulée L'Espace : une contribution à la théorie de la science (1921). Sur l'initiative de H. Hahn et M. Schlick, il devint, en 1926, Privatdozent à l'université de Vienne et participa aux d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rudolf-carnap/#i_4022

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Catégories et connaissance »  : […] Les catégories sont au service de la différenciation et en cela consiste leur vocation critique, antidogmatique. Cependant, comme tout concept, les catégories établissent aussi des limites à la perception de la variété ; en contenant l'hésitation permanente qui découlerait d'une perception hyper-graduée de l'expérience, elles représentent aussi une source d'économie intellectuelle. Moyennant ce do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/#i_4022

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Vers la causalité scientifique »  : […] Ainsi posées, ces questions sont à la fois essentielles et insolubles : elles relèvent d'un choix plutôt que d'un savoir. On s'est donc demandé : comment formuler l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_4022

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idée comtienne de la science »  : […] Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or toute organisation sociale repose, en dernière an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_4022

CONSCIENCE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 718 mots

Dans le chapitre « Une innocence perdue ? »  : […] Les philosophes l’avaient entrevu bien avant que la science ne le démontre, nous n’avons pas toujours été les êtres évolués et conscients que nous sommes aujourd’hui. Et il arrive aux humains d’éprouver une réelle nostalgie quand ils imaginent l’innocence quasi animale dont ils croient avoir bénéficié dans des temps archaïques. Nietzsche (1844-1900) rassemble ainsi les deux innocences, celle de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conscience-notions-de-base/#i_4022

CONTINGENCE

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 892 mots

Dans le chapitre « La contingence dans les sciences sociales »  : […] Il ne s'agit pas ici d'examiner le rôle que les grandes philosophies de l'histoire attribuent à l'idée de contingence, mais de considérer si, parmi les sciences sociales, il en est qui recourent à cette notion dans leurs descriptions concrètes ou leurs hypothèses explicatives. Si les sciences sociales, en effet, se dotent d'un concept de contingence, nous le trouverons soit dans la présentation ob […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contingence/#i_4022

COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE, Auguste Comte - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 928 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une encyclopédie des sciences »  : […] En soixante leçons, l'ouvrage brosse le tableau de l'ensemble des savoirs scientifiques de l'humanité pour en dégager les généralités et résultats, et les rapporter, conformément au principe de la philosophie positive, à une méthode unique et susceptible de servir la fondation de la sociologie sur la raison. À ce titre, le premier tome (leçons 1 à 18), outre une exposition générale du plan du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cours-de-philosophie-positive/#i_4022

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Tout est-il permis ? »  : […] Les études littéraires ont cet avantage sur la recherche philosophique, historique ou linguistique, qu'on y est d'autant plus libre que l'on ne sait définir ni la littérature ni la critique. Tout est-il donc permis sous la condition de l'originalité et de la virtuosité ? Ou bien des critères permettent-ils de comparer et d'évaluer des approches différentes ? Une appréciation raisonnable est-elle p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_4022

DAGOGNET FRANÇOIS (1924-2015)

  • Écrit par 
  • Jean GAYON
  •  • 934 mots
  •  • 1 média

Né le 24 avril 1924 à Langres (Haute-Marne), François Dagognet a souligné combien son parcours scolaire fut atypique . Ayant grandi dans une famille modeste et indifférente aux études, il est placé dans une institution religieuse qui le destine à la prêtrise. L’instruction y est déficitaire dans le domaine des langues et des sciences. Pourtant, excellant dans l’écriture et en philosophie, il obtie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-dagognet/#i_4022

DESANTI JEAN-TOUSSAINT (1914-2002)

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 658 mots

Né à Ajaccio, nourri de grec, de latin et de mathématiques, Jean-Toussaint Desanti ne balancera pas longtemps entre philosophie et mathématiques : la lecture de l' Éthique de Spinoza qui se présente de l'extérieur more geometrico , avec son appareil de définitions, d'axiomes et de théorèmes, le laisse sans voix. Il entre en 1935 à l'École normale supéri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-toussaint-desanti/#i_4022

DESCARTES (R.), en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 206 mots

Populaire au point d'avoir produit un adjectif – « cartésien » – devenu synonyme d'une certaine forme d'esprit (la foi en l'évidence rationnelle), la pensée de Descartes marque une rupture décisive dans l'histoire de la pensée occidentale. Homme de sciences (mathématiques et optique lui sont redevables de découvertes fondamentales), Descartes fonde la philosophie moderne. Il est à la naissance du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/descartes-r-en-bref/#i_4022

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La méthode et le projet de science universelle »  : […] L'œuvre de Descartes semble tout entière inspirée par un triple souci : substituer à la science incertaine du Moyen Âge une science dont la certitude égale celle des mathématiques, tirer de cette science les applications pratiques qui, selon la célèbre formule du Discours de la méthode , rendront les hommes « comme maîtres et possesseurs de la nature », situer enfin cette sci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_4022

DESCRIPTION ET EXPLICATION

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 337 mots
  •  • 1 média

Certaines disciplines sont descriptives : astronomie, anatomie, zoologie. Une description peut être plus qu'une simple collection non ordonnée de faits ou de données, l'exemple des taxinomies le montre. La géographie comporte une partie descriptive ; les cartes sont de pures descriptions. Une partie de la science économique est consacrée à décrire des institutions ; une autre (les théories) est co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/description-et-explication/#i_4022

DÉTERMINISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 9 720 mots

Dans le chapitre « Interprétations épistémologiques »  : […] Quelle interprétation épistémologique faut-il donner aux propriétés « paradoxales » de la théorie quantique ? Une première attitude, qu'on peut appeler mécaniste, fut celle des physiciens classiques, parmi lesquels ont doit compter ici Planck et de Broglie : la théorie quantique, en tant qu'elle détruit le support scientifique de la représentation classique du déterminisme, leur parut une théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determinisme/#i_4022

DISCOURS DE LA MÉTHODE, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 005 mots
  •  • 1 média

Publié à Leyde en 1637, en français et anonymement, le Discours de la méthode servait d'introduction à un recueil d'études scientifiques. Le titre complet en explicite le contenu : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique, les Météores et la Géométrie qui sont des essais de cette méthode […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours-de-la-methode/#i_4022

DUHEM PIERRE (1861-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 3 009 mots

Dans le chapitre « Le philosophe des sciences »  : […] Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte – notamment dans le monde anglo-saxon –, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-duhem/#i_4022

EDDINGTON ARTHUR STANLEY (1882-1944)

  • Écrit par 
  • Jacques MERLEAU-PONTY
  •  • 2 816 mots

Dans le chapitre « Le système eddingtonien »  : […] La philosophie d'Eddington, sous des apparences assez déconcertantes et à travers une présentation peu systématique, s'ordonne entre deux pôles : une réflexion sur la science contemporaine et les importants changements de perspective qu'elle impose par rapport à la science classique ; une exigence éthique, la défense de valeurs spirituelles et religieuses menacées par le déterminisme matérialiste, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-stanley-eddington/#i_4022

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La logique, servante et non maîtresse des sciences »  : […] On peut faire ici plusieurs remarques. D'abord, le recours à la synonymie accentue la dépendance de la logique à l'égard du langage. On a vu plus haut que, selon Quine, la logique dépend de la grammaire mais non du lexique. La grammaire logique se construit récursivement à partir d'un nombre fini de constantes logiques (connecteurs, quantificateurs, symbole d'identité). Peut-on admettre que la syn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_4022

ÉPIGÉNÉTIQUE ET THÉORIE DE L'ÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • Laurent LOISON, 
  • Francesca MERLIN
  •  • 3 641 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Hérédité épigénétique et lamarckisme »  : […] Ces deux questions, celle de la nécessité de modifier la théorie synthétique et celle d’un retour du lamarckisme, sont souvent largement entremêlées. Il est pourtant indispensable de bien les distinguer, car elles ne s’impliquent pas mutuellement : il est possible qu’il faille amender la théorie synthétique de l’évolution sans pour autant que l’explication lamarckienne (re)devienne elle-même perti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epigenetique-et-theorie-de-l-evolution/#i_4022

ÉPISTÉMOLOGIE DES SCIENCES SOCIALES (dir. J.-M. Berthelot) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis AFFERGAN
  •  • 918 mots

Voici un livre collectif (Presses universitaires de France, 2001) dont la hauteur des vues développées, la qualité de l'information et l'organisation de l'argumentation peuvent intéresser un vaste public. S'il faut souligner l'opportunité de sa parution, c'est en raison du moment crucial traversé par les sciences sociales qui s'interrogent sur la validité de leurs procédures et la légitimité des m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie-des-sciences-sociales/#i_4022

ÉQUILIBRE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 025 mots

La notion d'équilibre a une puissance heuristique exceptionnelle. Il n'est pas de régions d'objectivité où elle ne se retrouve. Si elle joue un rôle fondamental dans l'ensemble des sciences de la nature, elle est aussi centrale dans les sciences sociales. Bien plus, il se peut qu'elle constitue l'objet propre, tant des savoirs portant sur les normes (depuis la gymnastique jusqu'à la médecine ou à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/equilibre/#i_4022

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

La définition classique de la vérité et de l'erreur est celle d'Aristote : « Dire de ce qui est qu'il est, ou de ce qui n'est pas qu'il n'est pas, c'est dire vrai ; dire de ce qui n'est pas qu'il est ou de ce qui est qu'il n'est pas, c'est dire faux. » Cet énoncé, parfois jugé trop métaphysique, a retrouvé, dans les années 1930, grâce aux travaux de logiciens tels qu'Alfred Tarski, un regain de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_4022

ESPAGNAT BERNARD D' (1921-2015)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  • , Universalis
  •  • 1 209 mots

Physicien français, spécialiste de l'étude des particules élémentaires, une des branches de la physique les plus marquées par le renouvellement rapide des connaissances, Bernard d'Espagnat fut un des penseurs notoires sur les problèmes conceptuels et philosophiques de la mécanique quantique. Dépassant le public restreint des physiciens et des philosophes des sciences, son ouvrage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-d-espagnat/#i_4022

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 6 285 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La vision scientifique du monde »  : […] L'histoire et l'horizon intellectuels américains restent néanmoins étroitement liés aux apports et aux influences qui ont fini par s'y fondre et s'y transformer. Les migrations, l'exil ont ce pouvoir de transcender les conditions qui leur donnent naissance en un nouvel élan dont les conséquences sont rarement prévisibles. La Seconde Guerre mondiale a vu de nombreux intellectuels – écrivains, arti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-philosophie/#i_4022

ETHNOLOGIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Patrick MENGET
  •  • 5 636 mots
  •  • 2 médias

L'histoire de l'ethnologie est une tâche qui intéresse un nombre croissant d'ethnologues et d'historiens des sciences depuis les années 1960. Ce n'est pas tant, comme on l'a avancé avec quelque légèreté, que la raréfaction des objets traditionnels de l'ethnographie et les doutes épistémologiques sur le statut de la discipline aient amené un nombre croissant d'ethnologues à se pencher sur l'histoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnologie-histoire/#i_4022

ETHNOLOGIE - Ethno-esthétique

  • Écrit par 
  • Lucien STÉPHAN
  •  • 3 075 mots

Dans le chapitre « Le recours à la philosophie »  : […] L'emploi de la méthode comparative et le passage à l'histoire de l'art que nous avons pris pour exemples nous semblent cependant exiger une réflexion épistémologique. La reconnaissance de la spécificité des arts primitifs a pour conséquence méthodologique l'adaptation à ces arts de procédés antérieurement mis au point sur des objets différents. On connaît, par exemple, l'importance des documents […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnologie-ethno-esthetique/#i_4022

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Théorie et expérience »  : […] Le programme empiriste logique d'une réduction du langage de la science à des données observables rencontre des limites analogues. Alors que le positivisme classique (celui de Comte et de Mill) entendait réduire la science à l'énoncé de « lois des phénomènes », le positivisme viennois reformule le problème dans un cadre linguistique. Selon le célèbre « critère de signification » des Viennois, s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_4022

EXPÉRIENCE ET EXPÉRIMENTATION, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 591 mots

La naissance de la science moderne, au xvii e  siècle, est couramment rapportée à l'élaboration d'une méthode, dite expérimentale, qui se traduirait par une prise en compte de l'expérience, par l'observation des phénomènes et le recours à l'expérimentation. La signification de ces trois termes, en particulier celui d'expérience, est fort large. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience-et-experimentation-sciences/#i_4022

EXPLICATION, sociologie

  • Écrit par 
  • Frédéric LEBARON
  •  • 981 mots

Depuis Wilhelm Dilthey, il est classique de distinguer deux démarches intellectuelles : la compréhension, qui serait caractéristique des sciences de l'esprit, et l'explication, qui serait propre aux sciences de la matière. Expliquer renvoie donc à première vue au cadre épistémologique dont se sont dotées, depuis la révolution scientifique, les sciences naturelles. Il s'agit de substituer à des ra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/explication-sociologie/#i_4022

FORMALISME

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 5 002 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Formalisation et connaissance »  : […] L'histoire de la formalisation met en évidence la réalisation par les mathématiques d'une idée de la connaissance formelle qu'elles ne peuvent s'approprier effectivement sans la transformer. Mouvement caractéristique du travail scientifique, qui porte seulement ici sur un problème plus traditionnellement investi que d'autres par la philosophie. Si les mathématiques en viennent historiquement à se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/formalisme/#i_4022

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Ontologie qualitative et physique du sens »  : […] Les remarques qui précèdent indiquent qu'il est légitime de penser qu'on dispose à l'heure actuelle d'éléments de phénophysique aussi bien sur le plan technique que sur le plan épistémologique. Sur cette base, il est justifié de reprendre de fond en comble le problème phénoménologique et ontologique de la forme. Ce programme de recherche dépasse la physico-chimie et la thermodynamique en tant que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_4022

GARDIES JEAN-LOUIS (1925-2004)

  • Écrit par 
  • Jean DHOMBRES
  •  • 1 087 mots

Parce qu'elle se déroula officiellement dans le même lieu universitaire, le département de philosophie de l'université de Nantes, la carrière de Jean-Louis Gardies ne rend guère visible la variété des intérêts intellectuels qui animèrent cet esprit libre, depuis son entrée à l'École normale supérieure en 1946 et l'obtention de l'agrégation de philosophie trois ans plus tard. Assistant de Raymond A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-louis-gardies/#i_4022

GAYON JEAN (1949-2018)

  • Écrit par 
  • Laurent LOISON
  •  • 1 256 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Gayon et l’épistémologie historique »  : […] L’intérêt de Gayon pour l’histoire des concepts tendrait au contraire à le rapprocher du « style français » en histoire et philosophie des sciences, souvent résumé sous le vocable fortement polysémique d’« épistémologie historique » et dont les figures principales furent successivement Gaston Bachelard, Georges Canguilhem et Michel Foucault. Cependant, si lui-même aimait à dire, au cours des dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-gayon/#i_4022

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Limites épistémologiques du gestaltisme »  : […] Dans sa formulation restreinte et technique, la psychologie de la forme doit son origine aux difficultés théoriques de l'atomisme mental et à l'impuissance de l'école de Graz à intégrer véritablement les actes et les contenus. Toutefois, ce point de départ limité ne l'a pas empêchée de s'élargir, peu avant la Seconde Guerre mondiale, en un système général qui prétend constituer une anthropologie p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_4022

GEYMONAT LUDOVICO (1908-1991)

  • Écrit par 
  • Fabio MINAZZI
  •  • 1 180 mots

Formé au contact direct de philosophes, tels A. Pastore et E. Juvalta, et de mathématiciens, tels G. Peano et G. Fubini, Ludovico Geymonat a passé ses diplômes de philosophie (1930) et de mathématiques (1932) à l'université de Turin. Publiée en 1931, sa thèse ( Il Problema della conoscenza nel positivismo ) critique ouvertement le néo-idéalisme de B. Croce et de G. Gentile et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludovico-geymonat/#i_4022

GONSETH FERDINAND (1890-1975)

  • Écrit par 
  • Anne-Françoise SCHMID
  •  • 835 mots

Mathématicien et philosophe suisse, né à Sonvilier (Jura). Fils d'un industriel, Ferdinand Gonseth étudia les mathématiques à l'École polytechnique fédérale de Zurich, où il présenta sa thèse de doctorat (1915). Professeur à l'université de Berne (1919), puis à l'École polytechnique de Zurich (1929), il adjoignit bientôt à sa chaire de mathématiques supérieures un cours de philosophie des science […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-gonseth/#i_4022

GRANGER GILLES GASTON (1920-2016)

  • Écrit par 
  • Elisabeth SCHWARTZ
  •  • 1 695 mots

Le philosophe Gilles-Gaston Granger occupe une place éminente dans l’histoire de la philosophie du xx e  siècle. Né à Paris le 28 janvier 1920, élève à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm de 1940 à 1943, il est reçu à l’agrégation de philosophie en même temps que Jules Vuillemin, Tran Duc Thao et François Cuzin. Il est nommé professeur au l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/granger-gilles-gaston-1920-2016/#i_4022

HEURISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre CHRÉTIEN-GONI
  •  • 8 415 mots
  •  • 3 médias

Ce terme de méthodologie scientifique qualifie tous les outils intellectuels, tous les procédés et plus généralement toutes les démarches favorisant la découverte – c'est la racine grecque du mot – ou l'invention dans les sciences. On a pu également désigner par là, d'une manière plus globale, l'une des deux dimensions épistémologiques fondamentales de l'activité scientifique, celle qui tente de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heuristique/#i_4022

HISTOIRE GLOBALE

  • Écrit par 
  • Pierre-Yves SAUNIER
  •  • 5 954 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les discours de la méthode »  : […] La façon de concevoir et de mener l’enquête historique est une autre dimension où se confrontent des manières de penser et de faire au sujet des matériaux de l’enquête historienne. Une posture empirique place fermement les sources originales au pivot de la démarche de recherche. Ici, on se questionne sur les formes de leur fréquentation et de leur lecture, qu’il s’agisse de l’archive coloniale, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-globale/#i_4022

HISTORICISME

  • Écrit par 
  • Gunter SCHOLTZ
  •  • 1 157 mots

Dans le chapitre « Formation d'une conscience historique »  : […] C'est dans le contexte de la nouvelle conscience historique que prennent forme, aux environs de 1800, le mot et le concept d'« historicisme » (Friedrich von Schlegel, Novalis). Sous des angles différents, ce concept met en évidence le changement historique et ses effets, ainsi que la manière de se situer face à ceux-ci. Dès le xix e  siècle, le te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/historicisme/#i_4022

HYPOTHÈSE (sciences)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 284 mots

Dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale (1865), Claude Bernard expose le rôle des hypothèses au sein du raisonnement expérimental, et c'est à cette occasion qu'il en propose la définition. L'expérience est une observation provoquée dans un but de contrôle. Instituer une expérience consiste à modifier le déroulement d'un phénomène naturel, à provoquer ar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypothese/#i_4022

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représentations des consciences. En expliquant l'espace e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_4022

IDÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Joseph GABEL
  •  • 6 770 mots

Dans le chapitre « Idéologie et vérité »  : […] Reste la question importante des rapports entre idéologie et vérité (H. Lefebvre et F. Châtelet, Idéologie et Vérité ). Son étude complète demanderait un article spécial, mais le présent travail serait incomplet s'il n'en posait au moins les jalons. La distinction entre l'origine sociologique des connaissances et la détermination sociopolitique de la co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ideologie/#i_4022

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

Dans le chapitre « La défaite de l'immédiat »  : […] Prenant pour objet les problèmes et les résultats des sciences contemporaines, leur travail réel, Gaston Bachelard, après avoir rejeté les catégories philosophiques traditionnelles des « théories de la connaissance », proclama, dès 1934, la « défaite de l'immédiat ». On ne s'étonnera pas de ce double geste : rejeter les unes, c'était s'affranchir de l'autre. Ce que Bachelard découvrait, c'est que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_4022

INTERACTION, sciences humaines

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 3 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sources kantiennes, épistémologie comparée et genèse phénoménologique »  : […] Ainsi que le soulignent encore Park et Burgess, c'est de la Critique de la raison pure , rompant avec le système leibnizien des monades, que la notion d'interaction a reçu ses lettres de noblesse. « Le concept d'interaction universelle, écrivent les auteurs, a été formulé en premier par la philosophie. Kant rangeait la communauté ou la réciprocité parmi les catégories dynami […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interaction-sciences-humaines/#i_4022

INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE DES SCIENCES (H.-J. Rheinberger) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 081 mots

Directeur de l’Institut Max Planck d’histoire des sciences de Berlin de 1997 à 2014, Hans-Jörg-Rheinberger a publié en 2007 un bref ouvrage intitulé Introduction à la philosophie des sciences (trad. N. Jas, La Découverte, 2014). Il faudrait toujours se méfier des introductions. On se dit qu’elles sont des résumés pour étudiants, ou des notes de synthèse, mais, sous des dehor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/introduction-a-la-philosophie-des-sciences/#i_4022

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Dans le chapitre « L'intuition et le sens dans les perspectives actuelles de l'épistémologie »  : […] Ainsi l'idée de l'intuition apparaît comme une idée limite en ce qui concerne l'épistémologie. Lorsqu'on pose une intuition pure de l'objet, on se place en deçà ou au-delà des domaines que la connaissance peut expliciter. En deçà, lorsqu'on se reporte à la présence perceptive qui, comme l'a marqué Maurice Merleau-Ponty, nous fournirait une première image consistante du monde, exempte du mélange d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_4022

KOYRÉ ALEXANDRE (1892-1964)

  • Écrit par 
  • Gérard JORLAND
  •  • 1 251 mots

Historien de la pensée philosophique et de la pensée scientifique, Alexandre Koyré a été le fondateur, avec Hélène Metzger, Gaston Bachelard et Georges Canguilhem, de l'histoire philosophique des sciences. Il naît le 28 août 1892 en Russie, à Taganrog. Inquiété pour propagande antitsariste, il s'exile d'abord en Allemagne, où il suit l'enseignement du philosophe Edmund Husserl et du mathématicien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-koyre/#i_4022

KUHN THOMAS (1922-1996)

  • Écrit par 
  • Alexis BIENVENU
  •  • 2 888 mots
  •  • 1 média

Thomas Kuhn, né en 1922 à Cincinnati (Ohio), formé en physique à l'université Harvard, professeur aux universités de Berkeley, de Princeton, puis au M.I.T., fut un des plus grands historiens des sciences américains. Il est notamment l'auteur de La Structure des révolutions scientifiques (1962), ouvrage dans lequel il introduit la notion de « paradigme » en histoire des scien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-kuhn/#i_4022

LEWIN KURT (1890-1947)

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 2 089 mots

Dans le chapitre « L'univers psychologique »  : […] Intimement solidaire d'une œuvre expérimentale progressivement étendue de la personnalité aux groupes restreints et, de là, aux sociétés réelles, l'entreprise théorique conçue par Lewin aux environs de 1920 s'est en effet donné pour fin de garantir aux sciences de l'homme non seulement la rigueur de leur méthodologie, mais aussi la spécificité de leur objet, gage de leur fécondité dans les secteu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kurt-lewin/#i_4022

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Le problème des universaux »  : […] Il s'avère donc que l'influence décisive qui s'exerça sur le développement du Nyāya fut celle de Dignāga, non seulement dans le domaine de la logique proprement dite à propos du concept d'implication, mais aussi dans le domaine de l' épistémologie. Car, après lui, le Nyāya fut obligé de défendre son réalisme contre le nominalisme radical de Dignāga et de son école. Dans le développement de la Mīm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_4022

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 839 mots
  •  • 1 média

Le nom français « loi » tire son étymologie du mot latin lex . L'adjectif français « nomologique », qui désigne la propriété d'être une loi, tire son étymologie du mot grec nomos (qui signifie loi). À quel genre d'entité attribue-t-on cette propriété ? De nos jours, le mot « loi » sert à désigner certaines régularités dans les phénomènes naturels et co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-epistemologie/#i_4022

LOI, physique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 1 179 mots

Dans le chapitre « Les limites de la loi »  : […] Aussi ne faut-il pas s'étonner que la formulation de lois ait constitué, du xvii e au xix e  siècle, la forme canonique d'énonciation des découvertes scientifiques, en tout cas en physique. Longtemps, les lois porteront le nom de leur premier énonciateur – lois de Kepler, de Snell-Descartes, de N […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-physique/#i_4022

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'univers des sensations comme seule réalité »  : […] Les travaux de Mach en physiologie et psychologie des sensations ont orienté de façon décisive ses conceptions épistémologiques, en le conduisant à privilégier, dans le processus de connaissance scientifique, le rôle de l'observation et des sensations. Dans L'Analyse des sensations , il exprime l'exigence d'abolir toute séparation entre le physique et le mental, l'objet et l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_4022

MALSCIENCE. DE LA FRAUDE DANS LES LABOS (N. Chevassus-au-Louis)

  • Écrit par 
  • Guillaume CARNINO
  •  • 1 452 mots

Dans le chapitre « La course à la publication »  : […] S’il est difficile d’estimer l’ampleur réelle du phénomène (selon l’auteur, la fourchette se situerait entre 123 millions et 12,3 milliards de dollars gaspillés pour financer des recherches ayant abouti à des articles rétractés par la suite), il n’en reste pas moins qu’aux États-Unis, de 2000 à 2010, 6 573 patients ont reçu des traitements expérimentaux au cours d’essais cliniques dont le protoco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malscience-de-la-fraude-dans-les-labos/#i_4022

MATHÉMATIQUE ÉPISTÉMOLOGIE DE LA

  • Écrit par 
  • Jean-Michel SALANSKIS
  •  • 2 877 mots

Certes, l'épistémologie se distingue de toutes les réflexions d'ordre éthique ou politique qui interrogent la science et entendent contribuer à la réponse individuelle et collective à la question pratique « Que faire de la science ? ». Elle ne prétend pas travailler à la constitution d'une « conscience » de la science. Mais, en mathématique comme ailleurs, cette restriction préliminaire ne suffit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie-de-la-mathematique/#i_4022

MERLEAU-PONTY JACQUES (1916-2002)

  • Écrit par 
  • Michel PATY, 
  • Jean-Jacques SZCZECINIARZ
  •  • 809 mots

Philosophe, épistémologue et historien des sciences, Jacques Merleau-Ponty se situe dans la grande tradition française d'une préoccupation permanente et privilégiée de la philosophie pour la connaissance scientifique, aux côtés de quelques autres personnalités prestigieuses comme Georges Canguilhem, Jean-Toussaint Desanti, Jules Vuillemin, Gilles-Gaston Granger. Né le 26 juillet 1916 à Rochefort-s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-merleau-ponty/#i_4022

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Le mot « méthode », d'origine grecque, signifie chemin : celui, tracé à l'avance, qui conduit à un résultat. La méthode ou bien se rapporte à la meilleure façon de conduire un raisonnement, ou bien est un programme de recherche (Aristote : Essayer d'expliquer les causes, celles des propriétés communes autant que celles des propriétés particulières ). En la première acception, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_4022

MÉTHODE SCIENTIFIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 2 296 mots

Il n'est pas rare de caractériser la méthode scientifique par le recours à l'expérience ou à l'expérimentation, et de situer celle-ci à titre de troisième moment d'un processus inauguré par l'observation et suivi de la formulation d'une hypothèse, qui serait ainsi vérifiée ou infirmée. Ce modèle, emprunté à Claude Bernard, est devenu très commun. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode-scientifique/#i_4022

MODÈLE

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Hubert DAMISCH, 
  • Jean GOGUEL, 
  • Sylvanie GUINAND, 
  • Bernard JAULIN, 
  • Noël MOULOUD, 
  • Jean-François RICHARD, 
  • Bernard VICTORRI
  •  • 24 440 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Perspective épistémologique »  : […] L'usage des modèles, qui sont élaborés naturellement pour les besoins des différentes sciences, pose des problèmes étendus à la logique et à l'épistémologie. La logique est concernée en ce que les modèles donnent matière à l'étude sémantique, qui s'intéresse aux rapports des signes avec la réalité, et à l'étude pragmatique, qui reconnaît les motifs du choix des langages obéissant à des raisons d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modele/#i_4022

MONDE

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 5 934 mots

Le terme de monde est utilisé dans des contextes très divers pour indiquer, d'une manière ou de l'autre, une totalité d'appartenance. Ainsi on parle du « monde grec » ou du « monde de la Renaissance », pour désigner des ensembles culturels spécifiques, situés dans notre passé historique et auxquels nous avons accès à travers un certain nombre d'œuvres qui sont venues jusqu'à nous. C'est en un sens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde/#i_4022

MORIN EDGAR (1921- )

  • Écrit par 
  • Jean-Louis LE MOIGNE
  •  • 1 622 mots

Dans le chapitre « La pensée du recommencement »  : […] Peut-être pourrait-on compléter aujourd'hui ce portrait du chercheur en le tenant aussi pour l'homme du Nouveau Commencement , en reprenant le titre de l'essai qu'Edgar Morin publiait en 1991 avec Gianluca Bocchi et Mauro Ceruti. Le nouveau commencement, c'est celui du passage de la préhistoire à l'histoire de l'esprit humain, de l'âge de fer à l'âge de l'artisan. C'est le fa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edgar-morin/#i_4022

MOUVEMENT

  • Écrit par 
  • Françoise BALIBAR
  •  • 6 897 mots

Certes, la conceptualisation du mouvement ne date pas des débuts de la science moderne. Force est de constater, cependant, que la physique moderne est née à propos de la question du mouvement et en réaction, sur ce point précis, contre la tradition de la science antique et médiévale. L'œuvre de Galilée marque à cet égard plus qu'un renouveau : une manière de commencement. L'importance du concept d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement/#i_4022

MYTHE - Épistémologie des mythes

  • Écrit par 
  • Marcel DETIENNE
  •  • 8 612 mots
  •  • 1 média

Après la grande marée structuraliste, sans doute faut-il interroger le statut ambigu de ce que nous appelons «  mythologie », d'un mot où, dans notre usage linguistique, s'entrecroisent deux discours dont le second parle du premier et relève de l'interprétation. Car, par mythologie, nous désignons aussi spontanément un ensemble d'énoncés discursifs et de pratiques narratives – récits et histoires […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-epistemologie-des-mythes/#i_4022

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Science et philosophie »  : […] La « scientificité » ( Wissenschaftlichkeit ) de la philosophie est l'une des idées maîtresses du néo-positivisme. Moritz Schlick l'interprète en un sens voisin de celui de Ludwig Wittgenstein : la philosophie a pour tâche d'élucider les propositions scientifiques, la science a pour fonction de les établir et de les vérifier. La philosophie est donc une connaissance positive […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_4022

NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 325 mots

Importée des États-Unis, où elle avait été utilisée, dès 1949, dans la traduction américaine des écrits méthodologiques de Max Weber, la notion de « neutralité axiologique » (en allemand Wertfreiheit ) fut introduite en France dans les années 1960 par le premier traducteur de Max Weber, Julien Freund. C'est avec sa traduction en français des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutralite-axiologique/#i_4022

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets des sciences de la nature »  : […] C'est dans les sciences de la nature que la notion d'objet se présente de la façon la plus spontanée, parce qu'il semble tout d'abord que les objets de la physique, de la chimie, de la biologie, etc., ne sont que le prolongement convenablement schématisé des objets primitifs de notre perception. Une telle homogénéité de la perception et de la science est en effet la thèse généralement adoptée par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_4022

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « En quête du réel »  : […] On a pris jusqu'ici le mot « ontologie » comme synonyme de métaphysique. C'est encore par cette identification que l'ontologie tombe sous la critique kantienne. Mais la philosophie kantienne est en même temps la démonstration vivante que la question de l'être renaît des cendres mêmes de la métaphysique : la « chose en soi » reste le fondement du « phénomène » et toute la philosophie pratique est u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_4022

OPPOSITION CONCEPT D'

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 18 813 mots
  •  • 3 médias

Le concept d'opposition, sous ses deux formes fondamentales de la contradiction et de la contrariété, est l'un des acquis les plus anciens de la logique formelle, telle que le modèle en a été formulé par Aristote, à partir de l'analyse des propositions du discours. Vers le dernier quart du xviii e  siècle, la doctrine logique classique des deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept-d-opposition/#i_4022

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
  •  • 1 632 mots

Dans le chapitre « Paradoxes scientifiques »  : […] Le paradoxe cognitif, ou paracosmie, repose sur la confrontation de deux représentations du monde. Il est particulièrement présent en sciences : chaque nouvelle théorie s'oppose à celles qui la précèdent et tous les points de conflits des grands concepts en jeu sont des germes possibles de paradoxes. Les paradoxes scientifiques les plus classiques sont les arguments de Zénon d'Élée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradoxe/#i_4022

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Complexité des sciences et philosophie de la nature »  : […] La tentation des philosophes français contemporains à se désintéresser des méthodes propres aux sciences expérimentales et de leurs nouvelles conceptions de la nature (M. Heidegger, J.-P. Sartre), au profit de spéculations idéalistes à partir du langage, s'est vue contrariée, depuis quelque temps, par une production croissante de modèles épistémologiques et de conceptions philosophiques de la nat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_4022

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Des origines aux commencements »  : […] C'est en Angleterre que le mouvement de la « philosophie analytique » se fit reconnaître comme tel, se signalant dès son apparition comme une rupture et une réaction à l'égard d'une école philosophique. Pourtant, les origines sont ailleurs. L'approche analytique et linguistique en philosophie, qui s'annonçait chez Locke et se retrouvait chez Condillac, supposait une nouvelle approche du langage qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_4022

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans le chapitre « Les décisions fondatrices de l'histoire de la philosophie comme étude des systèmes »  : […] Ces définitions fondatrices définissent une discipline philosophique positive et autonome dont les tâches et les méthodes sont déterminées par le fait philosophique lui-même, par les prétentions, les exigences et la dignité de la justification rationnelle en philosophie ; elles excluent donc toutes les attitudes qui négligent, méconnaissent, mécomprennent, ignorent ou refusent la systématicité phi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_4022

PHYSIQUE - Les fondements et les méthodes

  • Écrit par 
  • Roland OMNÈS
  •  • 10 729 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « La méthode en physique »  : […] Dans la présentation de la méthode par laquelle les lois de la physique sont généralement découvertes et établies, on laissera de côté les aspects méthodologiques qui permettent de la codifier ou de l'appliquer. Les progrès du xx e  siècle, qui ont souvent abouti à construire des théories très éloignées de l'intuition commune, ont permis de clari […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-les-fondements-et-les-methodes/#i_4022

PHYSIQUE - Physique et mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 7 176 mots

Dans le chapitre « Les mathématiques, langage de la physique ? »  : […] Les solutions apportées au problème des rapports entre physique et mathématiques sont diverses, mais, qu'elles proviennent de scientifiques ou de philosophes, elles reposent dans leur écrasante majorité, surtout aujourd'hui, sur l'idée que les mathématiques constituent le langage de la physique. Au texte de Galilée déjà cité, on peut ajouter deux citations : « Toutes les loi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-physique-et-mathematique/#i_4022

PIAGET JEAN (1896-1980)

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 5 907 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'épistémologie »  : […] Génétique par sa méthode autant que par sa problématique, l'épistémologie de Piaget est une épistémologie constructiviste. Contre les diverses formes d'empirisme, elle refuse de considérer la connaissance comme un reflet du monde extérieur dans la représentation du sujet, et c'est dans l'activité pratique ou cognitive du sujet, non dans l'appréhension sensorielle, qu'elle si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-piaget/#i_4022

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
  •  • 6 143 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Poincaré philosophe »  : […] Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-poincare/#i_4022

POIRIER RENÉ (1900-1995)

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 879 mots

Né à Saigon, reçu premier à l'agrégation de philosophie en 1922, licencié en droit, pensionnaire à la fondation Thiers, René Poirier enseigna au lycée Janson-de-Sailly à Paris et au lycée de Chartres, puis aux universités de Montpellier (1931-1932) et d'Alger (1932-1937). Il fut élu à la Sorbonne en 1937. Envoyé au Brésil en 1939 pour participer à la fondation de l'Université nationale, il rentra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-poirier/#i_4022

POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 2 090 mots
  •  • 1 média

Philosophe et épistémologue, Karl Raimund Popper est né à Vienne en 1902. Une fréquentation longue et désintéressée de l'université de cette ville lui permit d'acquérir une formation scientifique, philosophique et musicale, tandis qu'il travaillait comme ébéniste, puis comme social worker auprès d'enfants défavorisés, enfin comme enseignant. Il obtient le doctorat de philos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-raimund-popper/#i_4022

POSITIVISME

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 5 246 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le positivisme et l'évolution de la science positive »  : […] C'est à Descartes, auquel il associe Francis Bacon et Galilée, que Comte fait remonter les principes de la philosophie positive : « L'époque où [les sciences] ont commencé à devenir vraiment positives doit être rapportée à Bacon, qui a donné le premier signal de cette grande révolution ; à Galilée, son contemporain, qui en a donné le premier exemple, et enfin à Descartes, qui a irrévocablement d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme/#i_4022

POSITIVISME, notion de

  • Écrit par 
  • Jean LECLERCQ
  •  • 1 379 mots

Dans le chapitre « La science positive »  : […] De telles inflexions obligent à parler d'un positivisme historique, celui de Comte et de son Cours de philosophie positive (1830-1842), auquel il convient de revenir, mais sans pratiquer un réductionnisme historique, qui s'efforce de concilier une histoire dynamique de la philosophie et une philosophie de l'histoire. Le positivisme accorde une primauté intellectuelle à Baco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme-notion-de/#i_4022

PREUVE, épistémologie

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 3 341 mots
  •  • 1 média

Une proposition est dite prouvée si, ayant été établie par une méthode reconnue, elle fait l'objet d'une croyance. Cette formulation permet de distinguer quatre versants dans la théorie de la preuve : 1 o  un élément sémantico-formel, la proposition qu'il s'agit de prouver ; 2 o  un dispositif objectif de mise à l'épreuve de la proposition ; 3 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-epistemologie/#i_4022

PREUVE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 539 mots

On prouve pour établir la vérité. La preuve est ce qui convainc la personne à laquelle elle s'adresse dès lors que celle-ci la comprend. Elle a son origine dans le droit, s'illustre en philosophie et en théologie, s'affirme dans la pensée scientifique. Quiconque est amené à donner des gages de son dire, et n'est plus cru sur parole, est porté à prouver ses assertions. À la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/preuve-sciences/#i_4022

PROCTOR ROBERT N. (1954- )

  • Écrit par 
  • Mathias GIREL
  •  • 1 337 mots
  •  • 1 média

L'historien des sciences Robert N. Proctor est né en 1954 à Corpus Christi au Texas. Il est surtout connu en France pour son travail sur les liens entre science et industrie du tabac, ce qui ne constitue cependant qu’une partie de ses recherches . Proctor, en effet, appartient à cette lignée d’historiens des sciences américains qui se sont consacrés à décrypter les relations tissées entre scientif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-n-proctor/#i_4022

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le problème de l'épistémologie freudienne »  : […] Or cette personnification transférentielle a sa réplique dans la théorie ; et telle apparaît en définitive la raison de la signification proprement critique de l'épistémologie psychanalytique. Cette exigence critique est attestée dès 1900 avec la constitution de la première topique, dans l'effort de Freud pour fixer le statut de l'inconscient, et que traduit la distinction entre l' instance et le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_4022

PSYCHOLOGIE

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 16 218 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les expériences de preuve »  : […] Pour ce qui est des « expériences de preuve », on pourrait en éluder la discussion épistémologique sous prétexte que, mettant en œuvre les procédures hypothético-déductives du raisonnement expérimental, elles ne requièrent aucune autre justification. Que la réalisation de telles expériences soulève des problèmes assez délicats, on s'en doute. Mais il ne faudrait pas laisser croire qu'il s'agit d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie/#i_4022

QUINE WILLARD VAN ORMAN (1908-2000)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 566 mots

Dans le chapitre « Le holisme épistémologique et la « sous-détermination des théories par l'expérience » »  : […] L'ontologie générale étant ainsi un prolongement des ontologies régionales, c'est-à-dire des ontologies particulières aux sciences, on voit que la philosophie n'est pas fondatrice par rapport à celles-ci. C'est aussi ce que montre la thèse de Duhem, selon laquelle le physicien ne peut jamais soumettre au contrôle de l'expérience une hypothèse isolée, mais seulement tout un ensemble d'hypothèses : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/willard-van-quine/#i_4022

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la connaissance »  : […] Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèce d'hyperrationalisme tournant à vide. Un rational […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_4022

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « L'idéalisme regardé du point de vue réaliste »  : […] L'idéalisme s'est radicalisé. Au xx e siècle, parmi les philosophes, le réalisme ne compte guère que H. Bergson, É. Meyerson, R. Ruyer et quelques thomistes, J. Maritain, A. D. Sertillanges, E. Gilson ; parmi les savants, M. Planck., A. Einstein, L. de Broglie. La plupart des physiciens sont idéalistes. Le formalisme des quanta donne des moyens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_4022

RÉDUCTIONNISME, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 040 mots

L'usage courant du mot « réductionnisme » est péjoratif. Il désigne des approches scientifiques réductrices, voire simplistes. Accusation assurément trop rapide, pour autant que la recherche de principes généraux et de théories fondamentales, qui anime le réductionnisme, s'inscrit dans la dynamique scientifique, celle du renoncement au chatoiement des apparences au profit des éléments qui les ren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reductionnisme-sciences/#i_4022

RÉDUCTIONNISME & HOLISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 924 mots

Doctrine de la matière, dont le but est d'expliquer le principe qui produit les choses, le matérialisme est une doctrine de l'unité, qui prétend rendre compte de la variété et de la diversité, en plaçant cette unité dans une substance, dont toutes les formes et propriétés susceptibles de se rencontrer sont des transformations. Cela se manifeste, dès l'origine, chez les premiers penseurs antésocra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reductionnisme-et-holisme/#i_4022

RÉGULATION, épistémologie

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 3 464 mots

Le concept de régulation, dans son acception la plus large, renferme au minimum trois idées : celle de relation d'interaction entre éléments instables, celle de critère ou de repère, celle de comparateur. La régulation, c'est l'ajustement, conformément à quelque règle ou norme, d'une pluralité de mouvements ou d'actes et de leurs effets ou produits que leur diversité ou leur succession rend d'abo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/regulation-epistemologie/#i_4022

REICHENBACH HANS (1891-1953)

  • Écrit par 
  • Alexis BIENVENU
  •  • 1 490 mots

Hans Reichenbach fut à Berlin, dans l'entre-deux-guerres, puis lors de son exil à Istanbul et Los Angeles, le principal représentant de l'empirisme logique, mouvement philosophique apparenté au positivisme logique du cercle de Vienne. Fondateur de la Société de philosophie empirique, il défend comme les Viennois une « conception scientifique du monde » visant à libérer la pensée des « non-sens de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-reichenbach/#i_4022

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Dans le chapitre « La doctrine des catégories : Aristote et Kant »  : […] Une théorie des catégories fournit un lieu dans lequel peut s'inscrire le concept de relation et assigne à celui-ci une place déterminée dans ce lieu ; il le situe, si l'on peut dire, topologiquement. On retiendra ici deux conceptions des catégories, qui ont l'une et l'autre une signification exemplaire : celle d' Aristote et celle de Kant. Chez ces deux auteurs, les catégo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_4022

REPRODUCTIBILITÉ EN SCIENCES EXPÉRIMENTALES

  • Écrit par 
  • Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
  •  • 2 548 mots
  •  • 1 média

Les différents courants de l'épistémologie s'accordent sur un point : une expérience scientifique doit être reproductible. En d'autres termes, la description exacte et circonstanciée du protocole mis en œuvre dans l’expérience ou l’observation doit permettre à tout chercheur de la reproduire, et d'obtenir les mêmes résultats. Ce postulat fonde l'idée d'universalité des sciences. Où que l'on se tr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reproductibilite-en-sciences-experimentales/#i_4022

ROGER JACQUES (1920-1990)

  • Écrit par 
  • Roselyne REY
  •  • 976 mots

Consacrée à l'élucidation des sciences de la vie, caractérisée par la perspicacité des questionnements sur le vivant, la finesse des analyses et une vaste érudition, l'œuvre de Jacques Roger représente l'une des principales traditions de l'histoire des sciences en France. Agrégé de lettres classiques, Jacques Roger avait gardé de sa formation littéraire, notamment auprès de René Pintard, le souci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-roger/#i_4022

RUPTURE ÉPISTÉMOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 807 mots

C'est Gaston Bachelard qui a insisté sur le caractère illusoire de l'« expérience première », en introduisant le concept d'« obstacle épistémologique » : « La première expérience ou, pour parler plus exactement, l'observation première est toujours un premier obstacle pour la culture scientifique. En effet, cette observation première se présente avec un luxe d'images ; elle est pittoresque, concr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rupture-epistemologique/#i_4022

RUSSELL BERTRAND lord (1872-1970)

  • Écrit par 
  • Philippe DEVAUX
  •  • 6 112 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La logicisation de l'épistémologie »  : […] Pour Russell, « la logique est à la philosophie ce que la mathématique est à la physique ». Dans La Méthode scientifique en philosophie , il écrit : « Tous les problèmes dont nous avons parlé et traiterons dans la suite (c'est-à-dire ceux concernant notre connaissance du monde extérieur) peuvent se réduire, dans la mesure où ils sont spécifiquement philosophiques, à des probl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bertrand-russell/#i_4022

SCIENCES - Sciences et discours rationnel

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 6 601 mots

En première approximation, on pourrait dire que la science est un mode de connaissance critique. Le qualificatif « critique » doit être entendu ici en un double sens : il indique, d'une part, que la science exerce un contrôle vigilant sur ses propres démarches et met en œuvre des critères précis de validation, d'autre part, qu'elle élabore des méthodes qui lui permettent d'étendre de façon systém […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sciences-et-discours-rationnel/#i_4022

SCIENCES - Sociologie

  • Écrit par 
  • Yves GINGRAS
  •  • 5 538 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « programme fort » »  : […] La sociologie des intérêts offre un modèle sociologique de la pratique scientifique axé sur la mise en évidence des multiples intérêts en jeu et du caractère contingent et construit des consensus qui définissent le savoir « vrai » accepté par la communauté scientifique. David Bloor proposera une formulation théorique de l'approche générale du « constructivisme social » qui fera date. Sous le lab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/#i_4022

SCIENCES - Science et progrès

  • Écrit par 
  • Jean-Marc LÉVY-LEBLOND
  •  • 6 523 mots

Dans le chapitre « Le progrès « dans » la science ? »  : […] Peut-être faut-il commencer par prendre acte d'une mutation profonde de la place et du rôle de la science dans nos sociétés. Cette science, au sens moderne du terme, c'est-à-dire depuis la « coupure galiléenne » du début du xvi e  siècle, a connu un développement ininterrompu de son poids économique, du double point de vue de ses ressources et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-progres/#i_4022

SCIENCES HUMAINES

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 244 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Histoire de la terminologie »  : […] Quelques remarques historiques pourront aider à mieux comprendre les hésitations du vocabulaire. L'« étude de l'homme » est une expression qu'utilisent les humanistes et que l'on retrouve chez Pascal. Bien qu'elles s'intéressent surtout à l'histoire des mœurs et des idées, les conceptions humanistes se caractérisent par un éclectisme universel, par une curiosité qui s'étend à tout ce qui est humai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-humaines/#i_4022

SIMMEL GEORG (1858-1918)

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON
  •  • 2 759 mots

Dans le chapitre « Épistémologie et histoire »  : […] Les travaux épistémologiques de Simmel sur le problème de l'explication en histoire se situent dans le prolongement direct des principes résumés par la notion de sociologie « formelle ». La réalité historique est constituée par un fourmillement, insaisissable en tant que tel, d'actions individuelles. Pour rendre compte de la bataille de Marathon, il faudrait, à la limite, expliquer le comportemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-simmel/#i_4022

SOCIO-HISTOIRE

  • Écrit par 
  • François BUTON, 
  • Nicolas MARIOT
  •  • 1 268 mots

S'il a été d'abord mobilisé par des historiens modernistes (Daniel Roche, Roger Chartier), le terme « socio-histoire » fonctionne aujourd'hui comme un label qui désigne des recherches françaises alliant, sur un terrain d'étude historique, conceptualisation sociologique et mobilisation d'un corpus de sources constitué dans et par la mise en questions de l'objet d'étude. On pourrait présenter une te […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socio-histoire/#i_4022

SOCIOLOGIE - La démarche sociologique

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 5 426 mots

Dans le chapitre « Sociologie et rationalité »  : […] Contre ceux qui s'empressent de mettre en avant le fossé entre les sciences de la nature et les sciences de l'homme, il faut soutenir que celles-ci, quelle que puisse être la façon de penser leur (incontestable) spécificité, relèvent d'un régime commun de rationalité. La sociologie est située, selon Max Weber, du côté des « sciences généralisantes » : elle s'occupe de lois, de types, s'appuie su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-la-demarche-sociologique/#i_4022

SOCIOLOGIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Michel LALLEMENT
  •  • 6 414 mots

Dans le chapitre « Le temps des pionners »  : […] Après ces réflexions liminaires, les sciences sociales commencent à s'affirmer à la fin du xviii e  siècle. En France, sous l'impulsion de Condorcet ou encore des idéologues, elles le font en se frayant une voie à égale distance d'un espace scientifique en pleine expansion et d'un mouvement littéraire dont le romantisme constitue le principal fer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-histoire/#i_4022

SOCIOLOGIE HISTORIQUE

  • Écrit par 
  • Laurent WILLEMEZ
  •  • 3 042 mots
  •  • 2 médias

Le partage entre histoire et sociologie peut être considéré comme un nouvel avatar de la question de l'unité des sciences de l'homme, que beaucoup de chercheurs appellent de leurs vœux mais que peu promeuvent véritablement. De fait, dans le monde académique, histoire et sociologie sont deux disciplines à part entière, avec chacune leurs « pères fondateurs » et leurs auteurs canoniques, leurs co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-historique/#i_4022

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une crise de la signification »  : […] D'autre part, on peut considérer comme symptomatique d'une attitude philosophique de l'époque le travail d'un historien de la philosophie comme Martial Guéroult qui, selon un paradoxe qui n'est qu'apparent, a considéré les œuvres philosophiques du passé (Fichte, Descartes, Spinoza...) comme des textes clos sur eux-mêmes, soustraits aux déterminations historico-psychologiques externes, et entièreme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_4022

SYSTÈME, épistémologie

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 4 154 mots

La notion de système apparaît dans deux catégories de contextes, fort différentes : d'une part, lorsqu'il est question de propositions (dans lesquelles sont exprimées des relations formelles ou des conceptions relatives à la réalité), d'autre part, dans des contextes où interviennent des entités d'une certaine espèce (par exemple, des corps matériels ou des organismes vivants), dont on étudie la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systeme-epistemologie/#i_4022

THÉORIE, sciences

  • Écrit par 
  • Jean-Paul THOMAS
  •  • 1 785 mots

Chacun, ne serait-ce que par ouï-dire, connaît des théories scientifiques : théorie de la gravitation de Newton, théorie de la descendance avec modifications par la sélection naturelle de Darwin, théorie de la relativité restreinte d'Einstein, théorie quantique de Planck, théorie de l'information de Shannon, etc. Ces informations autorisent une première approche des caractéristiques d'une théorie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-sciences/#i_4022

THÉORIE (sociologie)

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 1 041 mots

La théorie se caractérise par des traits qui lui sont souvent attribués : la consistance des propositions principales unies par des liens systématiques, leur pertinence et leur adéquation au domaine considéré, leur fécondité, l’interprétation des régularités qui ne se réduit pas toujours à la découverte de lois, la formulation d’hypothèses, la construction des données, un ensemble de procédures d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-sociologie/#i_4022

VÉRITÉ ET MÉTHODE, Hans Georg Gadamer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 818 mots

Ouvrage fondamental de l'herméneutique contemporaine, paru en 1960 (réédité et augmenté en 1965 et 1972), traduit partiellement en français en 1976, intégralement en 1996, Vérité et méthode , de Hans-Georg Gadamer (1900-2002) a profondément marqué le renouveau de la réflexion sur la notion de compréhension. Traité d'épistémologie qui tente de délivrer l'interprétation à l'œu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite-et-methode/#i_4022

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

« Qui sait si la première notion de biologie que l'homme a pu se former n'est point celle-ci : il est possible de donner la mort. » Cette réflexion de Valéry dans son Discours aux chirurgiens (1938) va plus loin que sa destination première. Peut-être n'est-il pas possible, encore aujourd'hui, de dépasser cette première notion : est vivant, est objet de la connaissance biolog […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_4022

VISUALISATION DE L'ACTIVITÉ DU CERVEAU

  • Écrit par 
  • Jean-Gaël BARBARA
  •  • 6 298 mots
  •  • 5 médias

Comment voir ce qui se passe dans le cerveau, lorsque nous ressentons, pensons ou agissons ? Jusqu’au début des années 1950, on devait se contenter des enregistrements de l’activité électrique du cerveau, comme les tracés d’électroencéphalographie . Depuis cette époque, de considérables progrès technologiques et le développement des recherches scientifiques sur les activités cérébrales ont démont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/visualisation-de-l-activite-du-cerveau/#i_4022

Voir aussi

Pour citer l’article

Gilles Gaston GRANGER, « ÉPISTÉMOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/