CONCEPT

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Genèse et évolution des concepts

La plupart de nos concepts sont construits par l'esprit à partir de l'expérience sensible. Le mécanisme de cette construction constitue un problème important (auquel a tenté de répondre jadis la doctrine de l'abstraction et que l'épistémologie génétique de Jean Piaget a repris de nos jours sur une base scientifique). Mais en est-il ainsi de tous nos concepts ? Kant a soutenu, à partir d'une analyse de la connaissance scientifique (mathématiques et physique newtonienne), qu'il y a des concepts a priori, c'est-à-dire indépendants de toute expérience. Ces concepts ne nous fournissent pas un contenu de connaissance ; ils ne sont que des formes selon lesquelles la pensée peut se rapporter à un objet en général. C'est seulement par l'application des concepts purs au contenu fourni par la sensibilité que se constituent les objets de connaissance. La fonction des concepts a priori est d'unifier nos représentations. Comme ils exercent cette fonction par l'intermédiaire du jugement, on pourra établir la table complète des concepts a priori en examinant quelles sont les différentes « fonctions de l'unité dans les jugements ». S'appuyant sur la classification des jugements fournis par la logique traditionnelle, Kant établit la célèbre table des catégories, qui contient 12 concepts. Ce sont ces concepts qui, dans sa doctrine de la science, constituent l'armature a priori sur laquelle sont construits les principes fondamentaux de la physique newtonienne. C'est ainsi par une théorie de l'apriorité qu'il explique la puissance théorique de la science, son caractère universel et nécessaire, qui excède par principe ce que peut donner l'expérience.

Les « idées innées » de Descartes sont, elles aussi, indépendantes de l'expérience, mais elles ne sont pas de simples formes d'unification ; elles ont un cont [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université catholique de Louvain (Belgique)

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Autres références

«  CONCEPT  » est également traité dans :

ABSTRACTION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 905 mots

Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux particularités d'un être. Il s'agit pour la pensée de faire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abstraction/#i_12780

ANTHROPOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Arnaud HALLOY
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Dans le chapitre « L’approche modulariste de l’esprit »  : […] Initiée par le philosophe Jerry Fodor au début des années 1980, l’approche dite « modulariste » soutient que notre système cognitif est composé de dispositifs spécialisés (des « modules ») consacrés à des tâches spécifiques, comme par exemple la reconnaissance des visages, l’acquisition du langage ou l’attribution d’états mentaux à autrui. Si le degré de modularité de l’esprit ne fait pas encore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-cognitive/#i_12780

BACHELARD GASTON (1884-1962)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 3 479 mots
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Dans le chapitre « La rationalité scientifique »  : […] À partir de son doctorat de philosophie ( Essai sur la connaissance approchée , 1927), Bachelard va chercher à comprendre l’aventure scientifique, celles des mathématiciens, physiciens, chimistes. Parmi les premiers, il s’efforce d’interpréter les hypothèses novatrices de la physique mathématique, à l'échelle de l'infiniment grand (la vitesse de la lumière) ou de l'infiniment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-bachelard/#i_12780

BURIDAN JEAN (1300 env.-apr. 1358)

  • Écrit par 
  • Francis RUELLO
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Recteur de l'université de Paris en 1328 et en 1340, commentateur d'Aristote et logicien. L'enseignement en logique de Jean Buridan ( Summulae logicae ) dépend de celui de Pierre d'Espagne et de celui d'Ockham. S'il reçoit du premier la distinction entre la « signification » d'un nom et sa « valeur de suppléance » ou de « substitution », il estime avec le second que toutes le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-buridan/#i_12780

CARNAP RUDOLF (1891-1970)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 2 042 mots

Dans le chapitre « La construction logique du monde et les travaux issus du Cercle »  : […] Après ses études de mathématique, de physique et de philosophie à Fribourg et à Iéna – il fut l'un des très rares auditeurs de Frege –, Carnap obtint le titre de docteur avec une thèse intitulée L'Espace : une contribution à la théorie de la science (1921). Sur l'initiative de H. Hahn et M. Schlick, il devint, en 1926, Privatdozent à l'université de Vienne et participa aux d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rudolf-carnap/#i_12780

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Plans de la pensée catégoriale »  : […] La pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la connaissance. a)  Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote ( Métaphysique , 1003  b sqq.), amène à un ent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/#i_12780

CHAMP SÉMANTIQUE ET CHAMP LEXICAL

  • Écrit par 
  • Catherine FUCHS
  •  • 1 169 mots

Dans le chapitre « Le champ lexical »  : […] On réserve souvent l'appellation champ lexical pour désigner un ensemble de termes lexicaux entretenant entre eux certaines relations sémantiques. Il peut s'agir de relations de synonymie (comme « bicyclette » et « vélo », ou « casser », « briser » et « rompre »), de relations d'antonymie (comme « grand » et « petit », ou « construire » et « détruire »), ou plus largement de caractéristiques séma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/champ-semantique-et-champ-lexical/#i_12780

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La phénoménologie »  : […] La phénoménologie s'est efforcée de surmonter l'opposition du réalisme et de l'idéalisme, en proposant une interprétation de la connaissance qui élimine l'idée de représentation. Le concept central de la phénoménologie est celui d' intentionnalité. La conscience n'est ni la pure présence à soi d'une intériorité capable de se donner de surcroît une représentation du monde (par exemple, grâce à des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_12780

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'existence n'est pas un prédicat »  : […] Rappelons brièvement la réponse donnée jadis par Leibniz. Pour Leibniz, il y a « une raison » pour que quelque chose existe plutôt que rien, en vertu du principe même de la raison suffisante. Cette raison doit se trouver dans un Être nécessaire – autrement, on devrait à nouveau chercher une cause en dehors de lui, en vertu de laquelle lui-même existe au lieu de ne pas exister. Dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_12780

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le défi empiriste »  : […] L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois par ses moyens et par ses résultats. D'une part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_12780

EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 443 mots

Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces trois angles à deux droi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extension-et-comprehension-logique/#i_12780

FREGE GOTTLOB (1848-1925)

  • Écrit par 
  • Claude IMBERT
  •  • 3 260 mots

Dans le chapitre « Le développement de l'idéographie »  : […] Soit à définir le nombre cardinal sans demander à l'expérience ni ses caractères ni sa donnée de fait ; il doit être conçu comme une « extension de concept ». Ce nouvel outil logique apporté par les Fondements est sans aucun doute un héritage de Port-Royal et de Leibniz. Mais, en reprenant le terme à la tradition, Frege peut, à juste titre, s'attribuer le mérite d'avoir été l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gottlob-frege/#i_12780

GAYON JEAN (1949-2018)

  • Écrit par 
  • Laurent LOISON
  •  • 1 256 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Gayon et l’épistémologie historique »  : […] L’intérêt de Gayon pour l’histoire des concepts tendrait au contraire à le rapprocher du « style français » en histoire et philosophie des sciences, souvent résumé sous le vocable fortement polysémique d’« épistémologie historique » et dont les figures principales furent successivement Gaston Bachelard, Georges Canguilhem et Michel Foucault. Cependant, si lui-même aimait à dire, au cours des dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-gayon/#i_12780

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 11 820 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une pensée en mouvement »  : […] La vue plus ou moins précise de la dialectique que Hegel avait acquise dans sa jeunesse s'est peu à peu assurée, grâce aux enseignements qu'il tirait de son expérience de la vie sociale, religieuse et politique. Il a éprouvé, semble-t-il, un grand étonnement devant une réalité d'abord globalement incompréhensible, et une vive indignation devant cette incompréhension elle-même. Au Stift de Tübingen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_12780

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « La logique et l'idéalisme »  : […] Il est probable que l'idéalisme se sépare du réalisme en accordant au jugement la primauté sur le concept. Ce sont les concepts qui ont d'abord la charge de l'import ontologique. Admettre que le jugement définit des concepts, ou que les concepts dérivent des jugements, équivaut à définir les concepts au moyen des relations ; alors ils dépendent directement de l'activité intellectuelle et linguist […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_12780

IDÉALTYPE, IDÉAL TYPE ou TYPE IDÉAL

  • Écrit par 
  • Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
  •  • 1 361 mots

La notion d'idéaltype appartient aujourd'hui au bagage minimal dont tout étudiant en sociologie doit prendre soin de se pourvoir pour affronter avec un semblant de compétence les problèmes de méthode propres à sa discipline. Le terme est cependant devenu si commun qu'il perd souvent toute signification spécifique dans l'usage contemporain, se confondant parfois avec l'abstraction en général, avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealtype-ideal-type-type-ideal/#i_12780

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 577 mots

Dans le chapitre « Types d'activités intellectuelles L'abstraction et la formation de concepts »  : […] Abstraire consiste à sélectionner, parmi les différents traits que peut posséder un objet, ceux qui sont pertinents pour décider de l'appartenance ou de la non-appartenance de l'objet à une classe déterminée. Les différents objets appartenant à la classe, qui est désignée par un symbole (ordinairement un mot), constituent l'extension du concept. Les traits pertinents et les relations qui existent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_12780

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_12780

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Gottlob Frege »  : […] Frege réalise le projet de Leibniz en créant, d'une part, une idéographie, une « écriture conceptuelle » capable d'exprimer adéquatement toutes les opérations logiques, d'autre part, le « calcul logique » des fonctions de vérité (la logique des connecteurs propositionnels) et de la quantification (la logique des prédicats). Cette logique est complètement affranchie des obstacles qui entravaient la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_12780

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie de la connaissance de Mach »  : […] Mach écrivait, dans la préface à L'Analyse des sensations  : « La même considération sous-tend mes écrits d'épistémologie de la physique et mes recherches en physiologie des sensations, celle que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la science. » C'est autour de cette exigence centrale que Mach a développé une philosophie de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_12780

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La critique kantienne de la métaphysique »  : […] Mais il ne faudrait pas croire non plus, comme on le faisait couramment à la fin du xix e  siècle, que l'intention de Kant ait été de ruiner la métaphysique pour laisser toute place à la science. À vrai dire, Kant, à l'époque où il écrit, constate que l'ancienne métaphysique est abandonnée de tous : il n'aura donc pas à la détruire, puisque person […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_12780

MOORE GEORGE EDWARD (1873-1958)

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 564 mots

Dans le chapitre « La critique du psychologisme, de l'idéalisme et du naturalisme éthique »  : […] Le plus important des articles de jeunesse de Moore, « The Nature of judgment » ( Mind , 1899), est consacré à la critique des Principles of Logic de Francis Herbert Bradley, et, par-delà, du psychologisme. Nos jugements ne portent pas sur « nos idées », mais sur ce à quoi nos idées se réfèrent, c'est-à-dire ce que Moore appelle un «  concept ». Ce dern […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-edward-moore/#i_12780

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « « Ex oriente lux » »  : […] On l'a dit, la pensée du Moyen Âge occidental ne se conçoit pas sans le complexe de thèmes, de lieux et de doctrines hérités du péripatétisme et de la science arabe. Au principe du nouveau paradigme, il y a donc tout naturellement un livre : la Perspectiva d'Alhazen ( Ibn al-Haytham), et c'est de sa mise en jeu dans un espace textuel total, borné aux deux extrêmes par le pér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_12780

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et philosophie »  : […] Il est possible de revenir, au terme de cette enquête, à la question posée, dans l'introduction, concernant la rencontre entre la vision du monde portée par le mythe et l'exigence de la philosophie. On se bornera ici aux problèmes posés par le mythe dans la philosophie moderne et contemporaine, en gardant toutefois comme fil conducteur l'antinomie initiale du muthos et du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_12780

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le refus du concept »  : […] Lorsque, dans les cours qu'il préparait pour l'université de Bâle, Nietzsche s'occupait de dégager la leçon de la philosophie parménidienne, c'est au criticisme kantien qu'il empruntait les objections dont il avait besoin pour ruiner la thèse de Parménide selon laquelle il y aurait identité de la pensée et de l'être, thèse dont le principe est la réduction de l'être au concept le plus abstrait. I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_12780

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « Nominalisme et théologie de la création »  : […] L'ontologie ockhamiste est liée à une théologie de la puissance créatrice : la position des créatures dans l'être n'est rien d'autre que leur création, radicalement libre, contingente et gratuite ; pour chacune, une position de tout son être que rien ne précède, notamment pas une « nature commune », préexistant en d'autres individus. La théologie de la création, donnée de foi et non acquisition p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_12780

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets, le langage et la pensée »  : […] Sans aborder ici les très intéressants problèmes posés au psychologue, il suffira de noter que ce que l'on nomme objet, à quelque niveau que ce soit – immédiat ou élaboré – de l'exercice de la pensée, ne peut être confondu sans plus avec des données, considérées indépendamment de leur assemblage et organisées en unités distinctes, que l'on nommera phénomènes : « ce qui apparaît ». La philosophie c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_12780

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_12780

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'intentionnalité des pensées »  : […] Au sens large, toute attitude propositionnelle et son contenu impliquent une « pensée » ou sont une forme de pensée : on ne peut pas croire que p sans avoir la pensée que p , ni désirer que p sans avoir la pensée que p . C'est en ce sens que l'on peut dire qu'attribuer des attitudes propositionnelles à un êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_12780

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le présupposé philosophique de l'analyse »  : […] Quand l'éditeur d' Analysis publie une sélection d'articles sous le titre Philosophy and Analysis (1954), il emprunte son épigraphe au Tractatus  : « L'objet de la philosophie est la clarification logique de la pensée. » Voilà bien une déclara […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_12780

PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
  •  • 4 590 mots

Dans le chapitre « Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ? »  : […] Le pragmatisme est-il essentiellement une théorie de la vérité ? Il l'est certainement pour James. On n'a pas pris garde cependant que ce dernier est surtout préoccupé du statut des « vérités établies ». S'il y a vérification, ou plutôt « validation » comme le dit James – et le choix du mot est suggestif –, cette opération a une fonction de validation rétrospective : « La vérité vit à crédit. » «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/#i_12780

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme hégélien »  : […] Avec Hegel apparaît une attitude philosophique dont le caractère rationaliste fait problème, bien que le mot raison en soit un leitmotiv permanent. Dans une telle doctrine règne la thèse de l'équivalence du rationnel et du réel, c'est-à-dire de l'historiquement effectué et de sa reconstitution réglée dans un langage. La rationalité ne porte donc pas alors sur un mode de connaissance, mais sur la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_12780

RÉALISME, mathématique

  • Écrit par 
  • Hourya BENIS-SINACEUR
  •  • 2 164 mots

Dans le chapitre « La réalité idéelle des concepts »  : […] La réalité immanente des totalités infinies en acte pose leur existence dans un monde séparé d'objets, qui ne sont pas obtenus par abstraction et idéalisation à partir des objets du monde sensible, encore qu'il arrive qu'un réaliste admette simultanément une genèse empirique des objets mathématiques, au moins des objets primitifs : les figures géométriques et les nombres ent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-mathematique/#i_12780

RELATION

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 7 662 mots

Le concept de relation apparaît comme l'un des concepts fondamentaux du discours rationnel. Il semble lié à la pratique de l'analyse, qui constitue elle-même l'un des aspects essentiels de la démarche discursive. L'analyse décompose les unités données dans l'expérience en éléments aussi simples que possible, mais elle n'est réellement éclairante que si elle s'accompagne, comme d'une contrepartie, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relation/#i_12780

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « L'intelligence visionnaire »  : […] Pour toute la tradition idéaliste, la sagesse véritable reposait sur la prétention à la connaissance de l'« être » ; et l'« être » passait pour l'« essence » locutrice de la chose. De cette fameuse essence parlante, l'Idée était censée porteuse. Si Lachès est jugé peu sage, dans Platon, c'est parce qu'il prétendait faire la guerre sans savoir, au juste, ce qu'est le courage militaire en son princ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_12780

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Les fondements transcendantaux de la connaissance scientifique : le néo-kantisme »  : […] Le néo-kantisme, et singulièrement le néo-kantisme de l'école de Marbourg, fondée par Hermann Cohen, se veut d'abord et avant tout une réflexion sur le fait de la science, et principalement de la science physico-mathématique de la nature. « Quiconque nous est lié, écrivent Cohen et Paul Natorp en lançant le journal de l'école de Marbourg, s'en tient avec nous à la fondation de la méthode transcen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_12780

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « L'Antiquité et le Moyen Âge »  : […] Une longue histoire du problème du signe et du sens a plutôt enseigné à ne pas relier les deux sphères de la pensée et du langage et même à les séparer. Dans le Cratyle , Platon s'interroge longuement sur la « justesse » des mots ; il renvoie dos à dos les deux protagonistes dont l'un veut que les mots naissent de la « convention » et l'autre qu'ils tiennent leur significati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_12780

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La mise à jour d'un ordre du symbolique »  : […] Le symbolique n'est pas seulement structuré, ce qui conduirait à chercher l'origine ou le fondement de sa structuration dans une démarche historique ou génétique, mais structurant, ce qui amène à questionner sa logique et à décrire les lieux de son efficace.  La reconnaissance d'un tel « ordre » oriente dans des directions variées la critique philosophique de la notion de représentation, qui infor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_12780

SYNTHÈSE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), et les jugements synthétiques, qui sont informatifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-philosophie/#i_12780

TARSKI ALFRED (1902-1983)

  • Écrit par 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 1 076 mots

Dans le chapitre « Le concept de vérité »  : […] À partir du début des années trente, Tarski prit conscience du caractère étroit des méthodes syntaxiques qu'il avait suivies jusqu'alors, et il s'efforça de mettre au point des concepts sémantiques correspondant plus fidèlement aux notions utilisées dans le langage ordinaire – principalement le concept de vérité et celui de conséquence logique. Le premier est analysé dans sa célèbre étude sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alfred-tarski/#i_12780

WEBER MAX (1864-1920)

  • Écrit par 
  • Julien FREUND
  •  • 3 661 mots

Dans le chapitre « La théorie des sciences humaines »  : […] Toute science constitue un point de vue cohérent de recherche portant sur une réalité qui est la même pour toutes les sciences. Cette réalité est infinie à la fois en intensité et en extensivité, de sorte qu'aucune discipline n'est une connaissance totale du réel. Toutes abordent le réel au moyen de concepts abstraits qui sont plus ou moins adéquats, suivant qu'ils ont été plus ou moins rigoureus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-weber/#i_12780

WITTGENSTEIN LUDWIG

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Gilles Gaston GRANGER
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Dans le chapitre « Jeux de langage »  : […] À l'époque des Investigations philosophiques , et dès les années 1930, Wittgenstein caractérise sa méthode d'analyse par la notion de « jeu de langage ». Créer un jeu de langage, c'est imaginer le fonctionnement d'un système symbolique artificiellement fabriqué, mais envisagé comme mode de communication complet en lui-même. De tels jeux ne sont pas pour Wittgenstein des modèl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-wittgenstein/#i_12780

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Pour citer l’article

Jean LADRIÈRE, « CONCEPT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/