BÉRYLLIUM

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Friedrich Wöhler

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Disposition des ions du béryl

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Aigue-marine, 1

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Béryllium : propriétés physiques

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Oxyde et hydroxyde

L'oxyde se prépare par calcination de l'hydroxyde, du carbonate basique, de l'oxalate ou de l'acétate basique, ces deux derniers étant préférables lorsqu'un produit de très haute pureté est nécessaire. Après un chauffage à 960 0C, l'oxyde se présente sous forme de grains à peu près sphériques, d'un diamètre voisin de 0,1 μm. Ces poudres très fines donnent, après frittage, des réfractaires de haute densité. Cet oxyde fond à 2 550 ± 20 0C et la température d'ébullition déterminée par extrapolation serait de 4 000 ± 100 0C. La glucine frittée possède une bonne stabilité dimensionnelle à haute température et c'est le seul réfractaire non conducteur de l'électricité, ce qui permet de l'utiliser comme gaine de protection pour les thermocouples dans les fours à induction.

L'oxyde de béryllium cristallise dans une structure type wurtzite, alors que les autres oxydes alcalino-terreux possèdent un réseau du type du chlorure de sodium. La petite taille de l'ion Be2+ ne peut en effet s'accommoder d'une coordinence avec six atomes d'oxygène, comme le magnésium ou le calcium. Les forces d'attraction électrostatique entre les ions varient avec le carré de la distance entre les particules ; l'ion Be2+ étant très petit, la cohésion est grande et l'oxyde de béryllium est un composé extrêmement dur, comparable sur ce point au carbure de titane (9,0 dans l'échelle de Mohs) ; les liaisons métal-oxygène ne sont pas exclusivement ioniques, car l'ion O2- est très polarisable tandis que l'ion Be2+ très polarisant.

L'hydroxyde, ou glucine hydratée, possède une variété amorphe gélatineuse contenant une quantité d'eau mal définie et deux variétés cristallines répondant bien à la formule Be(OH)2. La précipitation à froid par l'ammoniaque donne une sorte de gel, qui cristallise à chaud ou par vieillissement ; les variétés cristallines peuvent aussi précipiter des solutions de béryllates à l'ébullition. Les hydroxydes cristallisés sont très peu solubl [...]


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Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'université de Bretagne-Occidentale, Brest
  • : ingénieur de l'Institut électrotechnique de Grenoble, directeur honoraire de la compagnie Pechiney
  • : docteur ès sciences, maître assistant à l'université de Haute-Normandie

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Pour citer l’article

Jean-Paul CARRON, Robert GADEAU, Jean PERROTEY, « BÉRYLLIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/beryllium/