BÉRYLLIUM

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Friedrich Wöhler

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Disposition des ions du béryl

Disposition des ions du béryl
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Aigue-marine, 1

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Béryllium : propriétés physiques

Béryllium : propriétés physiques
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Mise en œuvre

Fonderie

La fonderie est délicate parce que le béryllium fondu est très réactif vis-à-vis de l'oxygène et de l'azote et qu'il attaque tous les réfractaires. On le fond dans des creusets de glucine agglomérée placés dans un four à induction. La fonte a lieu sous vide ou sous une faible pression d'argon pour dégazer et purifier le métal. On coule en lingotières de graphite, placées dans l'enceinte à vide.

La fusion dans un four à arc avec électrode consommable donne, dans les mêmes conditions, un métal contenant moins d'oxygène et à grain plus fin, plus facile à laminer. On emploie une électrode consommable verticale en béryllium fondu, ou fritté, au-dessus d'un hémisphère de figeage en cuivre refroidi par circulation d'eau.

Métallurgie des poudres

Le béryllium est préalablement fondu sous vide (purification) ; la billette est transformée en copeaux, que l'on broie. La compression de la poudre se fait à froid (100 kg/mm2), ou mieux à 500 0C ; pour les grosses pièces, on comprime à 1 000 0C sous vide ou en atmosphère d'argon, en employant un outillage de graphite gainé d'acier. Le frittage se fait sous vide, pendant quelques heures à 1 200 0C. On obtient un métal à grain fin, non orienté, relativement facile à forger ou à laminer.

Dans le filage à chaud, la billette coulée ou frittée est enfermée dans une gaine soudée d'acier doux, pour éviter l'oxydation, puis filée à 1 200 0C sous une pression de 80 kg/mm2. Le forgeage se fait à 800 0C, sur billettes gainées de fer. On lamine à chaud (de 800 à 1 100 0C) des ébauches filées, gainées de fer. En dessous de 0,2 mm, on lamine à 300 0C, ou à froid avec recuits intermédiaires à 800 0C sous vide. Le soudage à l'arc en atmosphère d'argon se fait en courant continu avec une cathode en tungstène.


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Écrit par :

  • : professeur de géologie à l'université de Bretagne-Occidentale, Brest
  • : ingénieur de l'Institut électrotechnique de Grenoble, directeur honoraire de la compagnie Pechiney
  • : docteur ès sciences, maître assistant à l'université de Haute-Normandie

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Pour citer l’article

Jean-Paul CARRON, Robert GADEAU, Jean PERROTEY, « BÉRYLLIUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/beryllium/