ÂME

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Éclipse et retour des doctrines sur l'âme à la période hellénistique et romaine

Après la mort d'Alexandre le Grand (323 av. J.-C.), le monde hellénique se trouva plongé dans un bouleversement sans précédent : on passait sans transition de la petite cité grecque à la totalité de la « terre habitée » ; l'homme, défini par Aristote comme « le vivant qui habite une cité », devenait subitement « œcuménique », citoyen du monde et solidaire de l'univers, partout chez lui et infiniment libre, c'est-à-dire aussi bien partout seul et réduit à soi. À la recherche de sa situation cosmique, l'homme de ce temps est le plus souvent un agnostique et un sceptique. Quant à l'intelligentsia, elle s'abandonne aux consolations du mysticisme astrologique. De toute façon, c'est le déclin du rationalisme.

Le stoïcisme fut essentiellement la philosophie d'un homme placé dans un monde considérablement agrandi : philosophie du cosmos (κόσμος) conçu comme un gigantesque vivant, philosophie de la « sympathie » ou des harmonies préétablies et des correspondances secrètes entre les parties du monde. En référence à ce monde, l'homme perdu en son intérieur cherche à se situer en lui et se définit comme un « microcosme », réduction du monde immense, dont les membres correspondent aux différentes parties de l'univers. L'idée d'une « âme du monde », qui dans la philosophie platonicienne exprimait le finalisme du système, est reprise dans le stoïcisme, mais détachée de sa justification dialectique et appuyée seulement sur une analogie biologique empruntée aux Présocratiques. Parallèlement l'âme de l'homme n'est plus qu'une étincelle de vie cosmique, un feu de l'intelligence cosmique, « un fragment détaché du Dieu cosmique » (Épictète), qui retourne au grand Tout à la fin de chaque période ramenant la conflagration universelle.

Quant à Épicure, pour libér [...]


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AFFECTIVITÉ

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Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_3747

ALCHIMIE

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Dans le chapitre « La science de la Balance jabirienne »  : […] L'œuvre considérable de Jābir ibn Hayyān, Geber en latin, compterait trois mille traités, s'il fallait en croire la tradition et même certains orientalistes. On a supposé que Jābir dont la naissance et la mort se situent, approximativement, entre 730 et 804, aurait été le nom choisi par les Ikhwān al Safā , les « Frères de la Pureté et de la Fidélité », […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alchimie/#i_3747

ALEXANDRE D'APHRODISE (fin IIe-déb. IIIe s.)

  • Écrit par 
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ANIMISME

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Dans le chapitre « L'animisme et l'anthropologie contemporaine »  : […] Depuis la Seconde Guerre mondiale environ, le concept d'animisme est abandonné par les anthropologues. Relayées, en effet, par des discussions sur d'autres concepts (notamment ceux de « magie » ou de « sacré », avec E. Durkheim et B. Malinowski), les théories de Tylor et de Frazer n'ont pas résisté aux études et monographies de terrain des représentants de l'anthropologie sociale britannique, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animisme/#i_3747

ANIMUS & ANIMA

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Le couple anima-animus joue un rôle important dans la « psychologie des profondeurs » de Carl Gustav Jung . Il s'agit d'une résurgence de deux termes du corpus de la philosophie médiévale. On les rencontre chez de nombreux auteurs, notamment Guibert de Nogent, où généralement ils désignent, respectivement, l'âme ( anima ) et l'esprit ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animus-et-anima/#i_3747

ARISTOTE

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Dans le chapitre « L'âme et le corps »  : […] Le couronnement des œuvres biologiques est à chercher dans le traité De l'âme , du moins dans ses deux premiers livres, qui traitent de « cette sorte d'âme qui n'existe pas indépendamment de la matière » (I, 1, 403 a 28) et qui, à la différence de l'âme immatérielle ou intellect ( noûs ), n'est autre que le principe vital, caractéri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_3747

ARISTOTÉLISME

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Dans le chapitre « La physique, la biologie »  : […] Aristote fait de la nature elle-même le principe du mouvement, que ce soit dans le ciel (où le mouvement des astres est circulaire et uniforme) ou sur la Terre (où ont lieu le changement substantiel, et le changement selon le lieu, la qualité ou la quantité). D'où les deux compartiments de la nature : le ciel, dont les mouvements sont éternels et nécessaires ; la Terre, où les changements obéis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme/#i_3747

ASCÈSE & ASCÉTISME

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AUGUSTIN saint (354-430)

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AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

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Dans le chapitre « La Première Intelligence »  : […] L'univers avicennien ne comporte pas ce que nous appelons la « contingence », dès lors que le possible est fait existant. Si quelque possible est actualisé dans l'être, c'est que son existence est rendue nécessaire en raison de sa cause, laquelle à son tour est nécessitée par sa propre cause. Il s'ensuit que l'idée orthodoxe de «  création » subit ici une altération radicale. Il ne peut s'agir de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicenne/#i_3747

AVICENNISME LATIN

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Dans le chapitre « Aristote contre Avicenne »  : […] Si Avicenne a initié l'Occident à la philosophie en général et à l'aristotélisme en particulier, c'est Aristote qui a empêché que l'avicennisme latin ne constitue, en tant que tel, un courant doctrinal durable. Albert le Grand est ici la référence principale. Bien qu'il ait lu Avicenne dans le détail de ses authentica et des apocryphes, bien qu'il en ait vraisemblablement ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicennisme-latin/#i_3747

BEAU ET LAID (philosophie)

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  • Olivier TINLAND
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La dichotomie du beau et du laid trouve en philosophie son illustration première dans la figure de Socrate, personnage énigmatique et contradictoire aux yeux de ses contemporains fascinés par la beauté des formes corporelles et artistiques : Socrate, en effet, est à la fois celui qui a la plus belle âme, et celui dont le visage est le plus laid. Si l'apparence n'est plus le signe de la beauté i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beau-et-laid/#i_3747

BIEN, philosophie

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  • Monique CANTO-SPERBER
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Dans le chapitre « Le bien comme bonheur, ou « eudaimonia »  »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont lié la recherche du bonheur à la moralité. D'où le nom d'eudémonisme (du terme grec eudaimonia , bonheur, prospérité ou félicité) donné à leur philosophie. La thèse centrale de l'eudémonisme a trait à la coïncidence de la poursuite du bonheur et de l'accès à la vertu. Les philosophes antiques l'ont défendue contre les objections communes qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bien-philosophie/#i_3747

BOVELLES CHARLES DE (1478-1567)

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  • Pierre MAGNARD
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Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres humanistes, courir l'Europe des spirituels, des mystiques, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-de-bovelles/#i_3747

CHEMIN, symbolisme

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). De fait, que ce soit par la médiation des arts plastiques ou par celle de la littérature et de la poésie, voire de la musique, de la myth […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chemin-symbolisme/#i_3747

CHINOISE (CIVILISATION) - Symbolisme traditionnel et religions populaires

  • Écrit par 
  • Maxime KALTENMARK, 
  • Michel SOYMIÉ
  •  • 7 067 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'homme comme microcosme »  : […] De même que mythiquement le monde est formé du corps de Bangu, l'homme cosmique, de même le corps humain est un microcosme dont chaque élément est en correspondance avec une partie du macrocosme. La tête, ronde, est le Ciel, les pieds sont la Terre ; la poitrine est yang ainsi que la gauche du corps, le dos et le côté droit sont yin  ; les membres corre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-symbolisme-traditionnel-et-religions-populaires/#i_3747

COMMUNION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 218 mots

Ce qu'on entend par communion révèle une double dimension d'accomplissement spirituel de l'être humain : a ) une dimension transindividuelle de communauté, impliquant les notions de partage, d'échange, de réunion, de témoignage, de service, de don, de convivialité ; b ) une dimension surindividuelle d'union personnelle, impliquant les notions de présence […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communion/#i_3747

CORPS - Soma et psyché

  • Écrit par 
  • Pierre FÉDIDA
  •  • 3 215 mots

Dans le chapitre « Jalons philosophiques »  : […] L'histoire de la philosophie fournirait de très précieuses indications concernant la façon dont ont pu être conçus les jeux de distinction et de corrélation entre le soma et la psyché. Chez les philosophes présocratiques, le problème d'un dualisme entre soma et psyché ne se pose point comme tel dans la mesure où la conception de l'homme reste engagée dans une cosmologie et se trouve étroitement l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corps-soma-et-psyche/#i_3747

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « La « doxa » des Grecs : croyance et opinion »  : […] C'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d' opinion et de son sens mineur d' opiner . Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragmen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_3747

CULTURE - Le choc des cultures

  • Écrit par 
  • Jean-François MATTÉI
  •  • 6 362 mots
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Dans le chapitre « La culture philosophique »  : […] S'il faut revenir à ce qu'a été la culture, depuis sa prise de conscience antique, même quand le mot n'était pas encore utilisé, c'est, d'une part, parce qu'elle continue d'être présente dans l'usage que nous faisons d'elle, serait-ce sous une forme posthume ; c'est, d'autre part, parce qu'elle permet de distinguer les formes concurrentielles de culture qui, en lui empruntant le mot, croient modif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-le-choc-des-cultures/#i_3747

DE L'ÂME, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

Qu'est-ce que l'âme ? La question peut nous paraître incongrue, mais pour l'Antiquité elle était essentielle à la constitution d'une science du vivant (l'âme se définit comme ce qui « anime » un corps, au principe donc de ce qui distingue l'animal du végétal), et partant d'un savoir sur l'homme. Aussi le traité De l'âme (en grec Perì psukhès , en latin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-ame/#i_3747

DE LA NATURE, Lucrèce - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 803 mots
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Dans le chapitre « Un matérialisme sans réserve »  : […] Poème didactique de plus de sept mille quatre cents vers organisés en six livres, le De rerum natura présente un exposé cohérent de la doctrine d'Épicure, le « découvreur de l'univers », dont le poète souhaite « imprimer [s]es pas dans les traces des [s] iens » (III, vers 3-4). Les deux premiers livres exposent, après un hymne à Vénus et un éloge d'Épicure, la doctrine de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-nature/#i_3747

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des questions embarrassantes »  : […] En dehors de Dieu, substance incréée et infinie, il existe, selon Descartes, deux sortes de substances, des substances créées, immatérielles et pensantes : les âmes ; des substances créées, matérielles et étendues : les corps. Nous pouvons penser l'âme sans faire intervenir l'idée du corps, et réciproquement. Nous avons donc de l'âme et du corps deux idées « distinctes » et, la véracité divine ga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_3747

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_3747

DU BEAU, ENNÉADES I, 6 et V, 8, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel RUSSO
  •  • 962 mots

Dans le chapitre « Aux sources de l'art chrétien du Moyen Âge »  : […] La dualité de l'homme est celle qui partage son âme : ici-bas, elle se dissipe ; « là-bas », elle se ramasse, au contraire. Par « là-bas », Plotin entend non pas un lieu, mais le « Tout » de l'intelligible, qui consiste en l'unité de tous les intelligibles. La fin de toute activité humaine est donc la contemplation, parce qu'elle seule permet à chacun de vivre l'unité possible à l'objet, l'identi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-beau-enneades-i-6-et-v-8/#i_3747

ECKHART MAÎTRE (1260 env.-env. 1327)

  • Écrit par 
  • Louis COGNET
  •  • 2 660 mots

Dans le chapitre « Le fond de l'âme »  : […] Le thème de l'archétype permet à Eckhart d'établir sur une base particulièrement solide la noblesse de l'homme. Comme tous les mystiques chrétiens, il envisage l'âme humaine comme une réalité complexe, présentant des régions et des zones. En son point le plus intérieur est déposé son archétype éternel, par lequel elle est rattachée à l'essence divine. Eckhart désigne souvent ce point central de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitre-eckhart/#i_3747

ÉLÉMENTS THÉORIES DES

  • Écrit par 
  • René ALLEAU
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Dans le chapitre « La gnose cosmologique de la théosophie ismaélienne »  : […] Grâce aux recherches et aux travaux de Henri Corbin depuis la publication, en 1949, de la « Bibliothèque iranienne » et, en 1953, de l'édition princeps du Kitab-e Jāmi'al Hikmatain , le « Livre réunissant les deux sagesses », le grand dessein de mettre en harmonie la philosophie grecque et la théosophie ismaélienne, tel qu'il inspira son auteur, Nāsir-e Khosraw, s'est dégagé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theories-des-elements/#i_3747

ENFERS ET PARADIS

  • Écrit par 
  • Olivier CLÉMENT, 
  • Mircea ELIADE
  •  • 6 307 mots
  •  • 3 médias

Sur les diverses représentations des Pays des Morts, de nombreux ouvrages ont été écrits, mais nous sommes encore loin d'avoir une bonne description de tous les « enfers », champs Élysées et îles des Bienheureux qui constituent la géographie funéraire de l'humanité. Il serait imprudent de réduire cette multiplicité de paysages à quelques types nettement déterminés, bien qu'on puisse distinguer un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enfers-et-paradis/#i_3747

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Graziano ARRIGHETTI
  •  • 6 205 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Théorie de la connaissance : fidélité aux sensations »  : […] Si le bonheur doit être un état de sécurité sereine, cette sécurité s'obtiendra d'abord par la connaissance, qui est le préalable et le fondement de toutes les autres activités humaines en ce qu'elle rétablit un contact confiant avec la réalité dont tout un courant de la pensée grecque semblait avoir compromis pour toujours la possibilité. Le premier intermédiaire de ce contact est la sensation, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_3747

ESCHATOLOGIE

  • Écrit par 
  • Michel HULIN
  •  • 6 356 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dialectique de l'eschatologie chrétienne »  : […] Le christianisme primitif – dont maintenant près de vingt siècles nous séparent – était foncièrement d'essence eschatologique. Encouragées par les multiples allusions à l'imminence du Royaume qui se trouvent dispersées à travers les Évangiles, les premières communautés chrétiennes ont vécu tendues dans l'attente du prochain retour en gloire et du Jugement dernier . Et c'est l'extrême ferveur de ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eschatologie/#i_3747

ESPRIT, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Universalis
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Dans le chapitre « La philosophie gréco-latine »  : […] Philon d'Alexandrie professe une conception biblique de l'esprit humain. La vacuité de ce dernier par rapport à l'esprit divin doit être réalisée pour que la « lumière » de Dieu pénètre, dans le domaine de la connaissance, l'esprit-lumière humain et y luise. Chez Anaxagore, l'esprit se présente comme un principe omnipotent, omniopératoire, omniscient, omniprésent, sans altération de sa nature. Che […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esprit-philosophie/#i_3747

FĀRĀBĪ AL- (872-950)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 263 mots

Dans le chapitre « La création et les intelligences »  : […] Pour Fārābī, dix intellects ont émané les uns des autres à partir de Dieu : les neuf « causes secondes » et l'« intellect actif ». Chacune des causes secondes a produit l'intellect à elle subordonné (la neuvième cause seconde produisant l'intellect actif, ou dixième intellect), ainsi qu'une âme qui à son tour a produit un ciel, ou « sphère céleste » (un substrat auquel elle s'est incorporée). Des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farabi/#i_3747

GÉOMÉTRIE DES PASSIONS (R. Bodei) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 1 366 mots

Géométrie des passions est la version française d'un essai du philosophe Remo Bodei paru en Italie il y a six ans, en 1991 (traduction de Marilène Raiola, aux Presses universitaires de France). Son sous-titre, Peur, espoir, bonheur  : de la philosophie à l'usage politique , en définit l'e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie-des-passions/#i_3747

GNOSTICISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT, 
  • Michel TARDIEU
  •  • 10 629 mots

Dans le chapitre « Composantes non distinctives »  : […] Un premier élément de définition se trouve dans la notion de gnose elle-même. On connaît la célèbre définition donnée par le gnostique Héracléon : « Ce n'est pas seulement le baptême qui est libérateur, mais c'est aussi la gnose : Qui étions-nous ? Que sommes-nous devenus ? – Où étions-nous ? Où avons-nous été jetés ? – Vers quel but nous hâtons-nous ? D'où sommes-nous rachetés ? – Qu'est-ce que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnosticisme/#i_3747

GRÉGOIRE DE NYSSE saint (330 env.-env. 395)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 874 mots

Dans le chapitre « Le théologien »  : […] Grégoire de Nysse est, avec son frère Basile de Césarée et leur ami commun Grégoire de Nazianze, l'un des trois grands théologiens cappadociens, qui sont à l'origine de la tradition théologique et mystique de l'Église d'Orient. Il se distingue par l'originalité et la hardiesse avec lesquelles il a su fondre en une synthèse nouvelle les traditions exégétiques héritées d'Origène, la dogmatique orth […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-de-nysse/#i_3747

HÉRACLITE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 334 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Correspondances entre le monde et l'homme »  : […] Dans ce cadre se laissent facilement lire les couples contrariés sur lesquels s'articule la cosmologie héraclitéenne. Au commencement, un être primordial au nom du Feu s'échange contre la Mer, et la Mer à son tour s'échange, mi-partie contre la Terre, mi-partie contre un élément que désigne le mot de Praester , au sens vraisemblable d'une atmosphère chargée de vapeurs plus ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heraclite/#i_3747

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le christianisme médiéval »  : […] La philosophie du christianisme s'est efforcée, accordant tantôt ses préférences au platonisme et tantôt à l'aristotélisme, d'amalgamer autant que possible la vision chrétienne de l'homme avec les conceptions anthropologiques héritées de la Grèce. Elle l'a fait en cherchant plus à reprendre qu'à innover, mais non sans aboutir à des transformations parfois considérables. Il est donc superficiel de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_3747

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_3747

IBN GABIROL SALOMON (1020 env.-1057)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 1 323 mots

Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle constitution et souvent sujet à des maladies, il mena une exi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomon-ibn-gabirol/#i_3747

IMAGINAL MONDE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 030 mots

Cette notion est une création conceptuelle due au philosophe français Henry Corbin, dont les travaux sont essentiels pour l'herméneutique comparée. Face à la défiance que la philosophie occidentale moderne a manifestée par rapport à l'imagination, le néologisme « imaginal » porte, au contraire, une exaltation philosophique de l'image. Cette exaltation ouvre à la connaissance symbolique de la réali […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monde-imaginal/#i_3747

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Le divin infini »  : […] À l'époque hellénistique, à travers les spéculations gnostiques et la patristique chrétienne, s'établit un contact entre la spiritualité orientale et la philosophie : la notion d'infini s'identifie avec la perfection et la toute-puissance du Dieu biblique. L'Un de Plotin (205-270) est, par excès et non pas par défaut, au-delà de tout monde sensible ou intelligible. Il est infini, sans forme, au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_3747

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_3747

INTÉRIORITÉ

  • Écrit par 
  • Étienne BORNE
  •  • 5 258 mots

Dans le chapitre « Composante sceptique et composante mystique »  : […] L'histoire de la philosophie occidentale, interrogée en ses commencements, illustre bien ce dramatique embarras, contemporain de ses origines. La grandeur, le plus souvent méconnue, des sophistes est d'avoir découvert la subjectivité humaine et su tirer toutes les conséquences de cette découverte. L'homme qui est « la mesure de toutes choses » est cet homme intérieur dont la subjectivité condamne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interiorite/#i_3747

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « D'Ibn Sīnā à Ibn Rušd »  : […] Le premier d'entre eux est Abū ‘Alī al-Ḥusayn Ibn Sīnā, l' Avicenne des Latins chez lesquels il exerça à partir du xii e  siècle une influence considérable. Né en 370/980, mort en 429/1037, Ibn Sīnā mena une vie agitée entre plusieurs cours princières du nord-est et du nord de l'Iran, fort d'un savoir encyclopédique très tôt acquis et connu surto […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_3747

ISMAÉLISME

  • Écrit par 
  • Michel BOIVIN, 
  • Osman YAHIA
  •  • 6 934 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La philosophie de la nature »  : […] La philosophie de la nature chez les ismaéliens s'appuie sur celle d'Aristote, réinterprétée selon une perspective néo-platonicienne. Ce qui attire d'abord l'attention du chercheur est ici la distinction entre le macrocosme et le microcosme, qu'en même temps ils considèrent comme liés l'un à l'autre et en correspondance. L'apparition du macrocosme dans l'existence répond à un acte d'instauration […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ismaelisme/#i_3747

JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 689 mots

Dans le chapitre « L'âme et les mathématiques »  : […] L'œuvre de Jamblique, assez disparate, ne peut être ramenée à un système. L'auteur procède par compilation plutôt que par construction. Il rapporte les doctrines qu'il admire et qui, souvent, sont hétérogènes. On devra donc se borner à y discerner deux thèmes principaux et, en premier lieu, le thème à la fois néo-pythagoricien et platonicien de l'âme mathématicienne. Jamblique le développe surtou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jamblique/#i_3747

JEAN DE LA CROIX (1542-1591)

  • Écrit par 
  • Louis COGNET, 
  • Bernard SESÉ
  •  • 3 742 mots

Dans le chapitre « La nuit passive »  : […] En dehors de l'Écriture et de quelques lieux communs patristiques ou scolastiques, l'œuvre de Jean de la Croix ne contient pratiquement aucune citation, et pendant longtemps les commentateurs l'ont considéré comme une sorte d'autodidacte dans le domaine spirituel. Cependant, de récentes recherches ont montré qu'en fait il utilisait discrètement une considérable culture en ce domaine. Fortement inf […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-de-la-croix/#i_3747

JINISME ou JAÏNISME

  • Écrit par 
  • Colette CAILLAT, 
  • Marie-Simone RENOU
  •  • 5 722 mots

Dans le chapitre « Logique, physique et cosmologie »  : […] Le chemin de la Délivrance est constitué par trois joyaux : la droite « connaissance » ( jñāna ), la droite « vue » ou « foi » ( darśana ) et la droite « conduite » ( cāritra ). C'est dans le canon, divisé en quatre grandes sections constituées chacune par un certain nombre de traités, et dans les commentaires de ce canon que se tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jinisme-jainisme/#i_3747

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les postulats »  : […] Que le principe moral exclue toute détermination de la volonté par un objet extérieur à la loi ne saurait empêcher cette volonté, lors même qu'elle est déterminée par ce principe, de se rapporter à un objet qui lui soit conforme et qui représente l'absolu pour l'ensemble des objets pratiques. Le conditionné dont cet absolu est le fondement, c'est le bonheur, objet de nos inclinations sensibles. A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_3747

LES AVEUX DE LA CHAIR (M. Foucault) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Arianna SFORZINI
  •  • 1 108 mots

Dans le chapitre « L’invention chrétienne de la libido »  : […] De manière générale, il s’agit d’abord pour Foucault de remettre en question l’idée selon laquelle le christianisme représenterait l’âge de la répression, de la censure et de l’interdit sexuels, alors que le paganisme se serait montré tolérant et ouvert aux plaisirs du corps. Les grands codes d’austérité (sexualité frugale et monogamique, réticence face aux amours homosexuelles) sont en fait déjà […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-aveux-de-la-chair/#i_3747

MAINE DE BIRAN (1766-1824)

  • Écrit par 
  • Henri GOUHIER
  •  • 1 788 mots

Dans le chapitre « La philosophie de Maine de Biran »  : […] Biran ne remet pas en question le refus de l' innéisme. Mais il constate que dans je sens , le je qui s'affirme sentant est un sujet actif dont aucune genèse ne peut rendre compte à partir des sensations passives liées au monde des objets. La conscience du moi relève d'un « sens intime » qui s'éveille avec le « sentiment de l'effor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maine-de-biran/#i_3747

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « La vision en Dieu »  : […] Les songes, les hallucinations, l'illusion des amputés, les erreurs des sens, etc., montrent clairement que les sens et l'imagination ne nous représentent aucun objet distinct de nous : les sensations ne sont pas autre chose que les modifications subjectives de notre âme, destinées à assurer, « par la voie courte et incontestable du sentiment », la conservation de notre corps. D'autre part, les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_3747

MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 988 mots

Dans le chapitre « Un exposé de la « philosophie première » »  : […] Ce qui dans le Discours apparaissait comme la démarche d'un individu particulier (dont le premier chapitre esquissait brièvement la vie et la formation intellectuelle) prend ici valeur universelle. Le je impersonnel s'engage dès la Méditation première dans l'épreuve du doute. Comment me convaincre que je ne suis pas le jouet d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/meditations-metaphysiques/#i_3747

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métaphysique et théologie chez saint Thomas »  : […] Pourtant, les philosophes du Moyen Âge sont loin d'accueillir unanimement la preuve ontologique : en particulier, l'argument de saint Anselme est rejeté par saint Thomas. Par la preuve ontologique, en effet, l'esprit humain semble s'installer d'emblée dans l'être, se passant non seulement du recours à la révélation, mais encore de l'expérience du monde. La raison thomiste se montre plus modeste. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_3747

MICROCOSME ET MACROCOSME

  • Écrit par 
  • Hélène VÉDRINE
  •  • 4 258 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le dynamisme de l'homme-microcosme »  : […] Les philosophies antiques et médiévales en restaient au schéma de l'analogie et de la correspondance. Les philosophies de la Renaissance remplacent la notion d'image par celle de centre de forces. Et il s'agit alors pour l'homme-microcosme de conquérir la nature et l'immortalité, en s'imposant par ses œuvres et sa gloire. À la jonction du Moyen Âge et de la Renaissance, Nicolas de Cues (1401-1464 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/microcosme-et-macrocosme/#i_3747

MOI

  • Écrit par 
  • Catherine CLÉMENT, 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 12 471 mots

Dans le chapitre « Les Anciens : l'exemple de Plotin »  : […] Les Anciens se passaient de la notion du moi, non par ignorance de la psychologie (et moins encore de la morale), mais parce que la psychologie qu'ils élaboraient se reliait à une cosmologie, à une ontologie qui étudiaient l'organisation universelle et qui situaient l'homme, à son rang, dans l'ordre total. Résumé de l'univers, microcosme, l'homme n'était qu'en apparence privilégié. Il l'était com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moi/#i_3747

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

« Je trouve bon qu'on n'approfondisse pas l'opinion de Copernic : mais ceci !... Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle. » L'insistance de Pascal marque symboliquement le tournant d'une philosophie de la mort, puisque l'existentialisme moderne trouve beaucoup de ses thèmes déjà frappés en médaille par ce penseur. Il est non moins vrai que lui-même prolonge certains […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_3747

MORT - Les sociétés devant la mort

  • Écrit par 
  • Louis-Vincent THOMAS
  •  • 8 190 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De l'« amortalité » à l'immortalité »  : […] La mort n'étant qu'exceptionnellement destruction totale de l'être, la croyance en la perdurabilité de la personne (ou plutôt de ses constituants privilégiés) semble fort répandue. Cette « amortalité », que Frazer appréhende comme « la prolongation de la vie pour une période indéfinie, mais pas nécessairement éternelle », n'est généralement conçue par les populations sans machinisme que sur le mod […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-societes-devant-la-mort/#i_3747

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « La pensée et le mouvement »  : […] La distinction aristotélicienne d'un principe passif dans l'âme humaine, l' intellect possible « capable de tout devenir », et d'un principe actif, l'intellect agent « capable de tout produire » ( De anima , III, 5), a alimenté des dizaines de doctrines de la connaissance abstractive destinées à rendre compte de la manière dont l'esprit pouvait entrer en possession (techniqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_3747

NOSTALGIE

  • Écrit par 
  • Marie-Claude LAMBOTTE
  •  • 5 257 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un concept philosophique »  : […] On connaît l'image romantique du voyageur à la recherche d'une terre d'accueil ; et l'on sait déjà que le mirage du port s'évanouira au fur et à mesure que le voyageur s'en approchera. Rappelons à ce propos l'importance des cycles musicaux de Schubert, qui, sur les poèmes de Wilhelm Müller dans le Voyage d'hiver , condamnera le voyageur à l'errance sans fin sur la ritournell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nostalgie/#i_3747

OMBRE

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 589 mots

Pour la connaissance symbolique, l'ombre apparaît comme une réalité lourde de toutes les angoisses humaines. Le pays de la mort est éprouvé comme le royaume des ombres. Sans être confondue avec l'âme, l'ombre lui est liée. Aussi, dans de nombreuses cultures des interdits entourent ce phénomène : ne pas marcher sur l'ombre d'autrui, ne pas jouer avec l'ombre de quelqu'un ou de soi-même. L'ombre est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ombre/#i_3747

ORIGÈNE (185-253/54) & ORIGÉNISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 5 514 mots

Dans le chapitre « La science biblique »  : […] La plus grande partie de l'activité d'Origène a été consacrée à l'exégèse de la Bible. On lui doit tout d'abord une édition en six versions ( Hexaples ) du texte de l'Ancien Testament, comprenant le texte hébreu transcrit en caractères grecs, puis les traductions grecques des Septante, d'Aquila, de Symmaque, de Theodotion et de deux autres traducteurs anonymes. Conservé à Cés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/origene-et-origenisme/#i_3747

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Dans le chapitre « Plotin »  : […] Cette affirmation est évidemment le point d'arrivée et non pas le point de départ du plotinisme ; conclusion éthique et existentielle et non pas commencement philosophique. Le commencement, chez Plotin, est une réflexion sur l'être qui est avant toute chose, c'est-à-dire, à la lettre, sur le Premier (τ̀ο Πρ̃ωτ̀ον). On sait l'importance du néo-platonisme de Plotin dans la formation des grands cou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_3747

LES PASSIONS DE L'ÂME, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 884 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la physique à la morale »  : […] Le traité est ordonné en trois parties et deux cent douze articles : « Des passions de l'âme en général et par occasion de toute la nature de l'homme » (art. 1 à 50) ; « Du nombre et de l'ordre des passions et l'explication des six primitives » (art. 51 à 148), à savoir l'admiration, l'amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse ; « Des passions particulières » (art. 149-212) qui en sont dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-passions-de-l-ame/#i_3747

PHÉDON, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 986 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sur l'âme »  : […] « La mort, pensons-nous que c'est quelque chose ? – Oui, assurément, fut la réponse de Simmias. – Se peut-il qu'elle soit autre chose que la séparation de l'âme d'avec le corps ? C'est bien cela, être mort : le corps séparé d'avec l'âme en vient à n'être que lui-même en lui-même, tandis que l'âme séparée d'avec le corps est elle-même en elle-même ? » (64c-d). Le devenir du corps m'est connu, celui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phedon/#i_3747

PHYSIOGNOMONIE

  • Écrit par 
  • Anne-Marie LECOQ
  •  • 8 003 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « D'Aristote à Lavater »  : […] Le texte fondateur de la physiognomonie, les Physiognomonica , fut longtemps attribué à Aristote lui-même et appartient sans doute à son école. Plus tard, trois autres auteurs y puisèrent tout en le complétant : le sophiste grec Polémon ( ii e  s. apr. J.-C.), un anonyme latin parfois identifié à Apulée ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physiognomonie/#i_3747

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Causalité intelligente et causalité nécessaire »  : […] Âme, cité et monde posent un même problème : comment inscrire, dans des réalités qui ne sont pas intelligibles par elles-mêmes, l'ordre et l'arrangement qui leur conférera unité et valeur ? Si l'analogie de structure entre l'âme et l' État sous-tend toute La République , de telle sorte que les mêmes principes d'organisation garantissent la bonne constitution de l'une et de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_3747

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Dans le chapitre « La purification »  : […] La philosophie de Plotin peut se lire en deux sens : à partir du principe originaire et proprement indicible pour passer à la dualité du pensant et du pensé, puis à l'éparpillement psychique dans le temps et dans l'espace ; mais, à suivre ainsi l'ordre logique d'une «  procession » (qui n'est qu'en apparence histoire et genèse), on laisse échapper la méthode plotinienne comme purification et ascen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_3747

POMPONAZZI PIETRO (1462-1525)

  • Écrit par 
  • Adelin Charles FIORATO
  •  • 568 mots

Philosophe italien, Pietro Pomponazzi eut une grande influence sur le courant de pensée rationaliste de la Renaissance. Après avoir fait ses études de médecine à Padoue, il enseigna la philosophie dans cette ville pendant une vingtaine d'années (1488-1509), puis passa à l'université de Ferrare et à celle de Bologne, où il séjourna jusqu'à sa mort. Dans son ouvrage le plus important, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pietro-pomponazzi/#i_3747

PROSTITUTION À L'ÉPOQUE MODERNE (XVe-XVIIIe SIÈCLES)

  • Écrit par 
  • Amélie MAUGÈRE
  •  • 3 105 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L’intransigeance de l’Église : une morale sexuelle austère »  : […] En Angleterre, aux Pays-Bas et en Scandinavie, la prostitution n’a jamais donné naissance à l’instauration de bordels municipaux ; il est par conséquent difficile d’imputer une attitude répressive à la Réforme. Pour ces pays, terres de prédilection de ce mouvement, il n’y avait rien à fermer. Les autorités protestantes ont toutefois alimenté les controverses entourant les mœurs du clergé catholiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prostitution-a-l-epoque-moderne-xve-xviiie-siecles/#i_3747

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie »  : […] C’est le successeur de Leibniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754), qui introduira le terme « psychologie » dans la littérature pour désigner la science de l’ âme et qui établira une distinction fondamentale entre une « psychologie empirique » (1732) et une « psychologie rationnelle » (1734). Selon lui, la psychologie empirique (expérimentale) tire de l’observation et de l’expérien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_3747

RÉMINISCENCE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 1 131 mots

Avancé par Platon dans le Phédon , le thème mytho-philosophique de la réminiscence se retrouve tout au long de l'histoire de la philosophie occidentale avec une insistance telle qu'il paraît y prendre valeur de paradigme essentiel. Dans son expression strictement platonicienne, la réminiscence est une réponse ambiguë à deux questions : comment est-il possible d'apprendre ce q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reminiscence/#i_3747

RUUSBROEC ou RUYSBROECK JAN VAN (1293-1381)

  • Écrit par 
  • Patrice SICARD
  •  • 1 430 mots

Dans le chapitre « Le vicaire bruxellois »  : […] Né en 1293, au petit village de Ruusbroec (ou Ruysbroeck), entre Bruxelles et Halle, qui devait fournir le nom par lequel on le désigne, Jan fut placé à onze ans auprès d'un oncle, chanoine de la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles. La thèse de l' illiteratus par laquelle ses premiers biographes ont voulu accréditer l'inspiration exclusivement surnaturelle de ses écrits se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ruusbroec-ruysbroeck/#i_3747

SENSIBILITÉ, psychologie et philosophie

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 031 mots

En raison du devenir et du changement qui le caractérisent, le sensible est traditionnellement opposé à la fixité et à la permanence de l'intelligible. Dans ces conditions, la sensibilité, comme propriété d'un sujet d'être modifié ou informé par le milieu sensible, peut être opposée à la raison et à ses procédures pour accéder à la vérité. Abordé philosophiquement, le concept de sensibilité permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensibilite-psychologie-et-philosophie/#i_3747

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 029 mots

Dans le chapitre « Les œuvres »  : […] Sohrawardī est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages qui se répartissent en trois ensembles : tout d'abord, ce que l'on pourrait appeler les Sommes, ou grands traités dogmatiques : Le Livre des élucidations inspirées de la table et du trône , Le Livre des carrefours et entretiens , Le Livre des résistances . La partie métaphysique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_3747

STRATON DE LAMPSAQUE (env. 330-env. 270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 941 mots

Philosophe péripatéticien. Également surnommé le Physicien. Disciple de Théophraste, Straton succéda à ce dernier comme chef de file du Lycée, position qu'il occupa pendant dix-huit ans. Il fut sans doute, pendant un temps, le précepteur de Ptolémée II Philadelphe et jouit de la protection d'Arsinoé, sœur et épouse du souverain. Il joua un rôle important dans l'implantation de la science grecque à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/straton-de-lampsaque/#i_3747

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme »  : […] En premier lieu, pour saint Thomas , l'homme est essentiellement corps et intelligence . Procédant à une élucidation des thèmes traditionnels d' âme et de corps, le maître offre une conception nouvelle de leur unité essentielle. Contre la théorie généralisée de l'homme comme agrégat de deux substances, la corporelle et la spirituelle, il adopte la conception du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_3747

TRIADE, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 169 mots
  •  • 2 médias

Dans la connaissance symbolique, la triade se manifeste à travers un spectre extrêmement large de possibilités. À titre de simples indications, on peut en souligner plusieurs aspects symboliques. La triple réalité divine et ses symboles . L'histoire des religions et plus généralement l'anthropologie religieuse montrent l'existence de très nombreux regroupements triadiques de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/triade-symbolique/#i_3747

UNAMUNO MIGUEL DE (1864-1936)

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 1 405 mots

Dans le chapitre « Une foi agonique »  : […] Une immense « faim d'immortalité », une passion dévorante d'être donnent leur accent tragique au conflit de la foi et de la raison entre lesquelles Unamuno est divisé. « Être, être toujours, être sans terme, soif d'être, soif d'être plus ! faim de Dieu ! soif d'amour éternisant et éternel ! être toujours ! être Dieu ! », s'exclame-t-il dans ce livre fondamental […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/miguel-de-unamuno/#i_3747

VIDE & PLEIN, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 1 486 mots

Cette opposition ne dérive en rien de l'empirie, elle constitue une catégorie a priori de l'imagination. À travers l'imaginaire du plein et du vide, nous investissons la réalité selon les trois plans de la connaissance : ceux de la matière, de la vie et de l'esprit. L'imaginaire lié à la matière s'enracine dans l'expérience des matériaux. Le « plein » y est perçu comme ce qui résiste, mais qui par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vide-et-plein-symbolique/#i_3747

VIE

  • Écrit par 
  • Georges CANGUILHEM
  •  • 10 960 mots

Dans le chapitre « La vie comme animation »  : […] On a tout à fait oublié, en parlant d'animal, d'animalité ou de corps inanimé, que tous ces termes sont les vestiges de l'antique identification métaphysique de la vie et de l'âme et de l'identification de l'âme avec le souffle ( anima anemos ). Ainsi le seul vivant capable du discours sur la vie a-t-il cru parler de la vie en général en parlant de la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vie/#i_3747

YOGA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 7 829 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'âme et le corps »  : […] On a vu plus haut comment l'âme ( ātman) se situe par rapport au corps : elle lui est étrangère autant que le passager d'un véhicule peut l'être de la carrosserie et du moteur de l'engin qui l'emporte, mais elle en reste dépendante, d'humiliante façon, comme l'est ce passager vis-à-vis des performances du véhicule en question. Pourtant, le rapport est hiérarchique : l'âme est sujet, le corps objet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yoga/#i_3747

ZEN

  • Écrit par 
  • Claude GRÉGORY
  •  • 18 847 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le terme proche »  : […] Depuis la prédication initiale du parc des Gazelles, le bouddhisme se caractérise non par une promesse de salut, puisqu'il nie l'existence d'une âme individuelle ( anātman ), mais par l'éclairage qu'il porte sur le problème humain premier, et accablant, de la souffrance. Également irrécusable pour lui est l'évidence qu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zen/#i_3747

Pour citer l’article

Henri Dominique SAFFREY, Pierre CLAIR, « ÂME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/