Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

FERMAT PIERRE DE (1601-1665)

Page précédente Page suivante

4.  Théories des nombres

Comme algébriste, Fermat garde toute son originalité, en particulier dans sa méthode d'élimination des radicaux dans une équation et dans son mémoire de 1661 sur les équations de la division des arcs de cercle en parties égales. Il fait apparaître dans ce mémoire, pour la première fois, une analogie entre fonctions circulaires et fonctions exponentielles.

Mais le domaine où il triomphe est celui de l'analyse indéterminée. Les mathématiciens du xvie siècle avaient retrouvé les livres arithmétiques de Diophante. Xylander les avait traduits en latin et S. Stevin en français. R. Bombelli, Gosselin, Viète s'en étaient inspirés dans leurs travaux. Le mathématicien et humaniste Bachet de Méziriac donnait en 1621, à Paris, le texte grec des huit livres arithmétiques, accompagné d'une traduction latine et d'un abondant commentaire. Fermat se passionna pour l'analyse diophantienne. Son exemplaire de la traduction de Xylander existe encore. Mais celui de l'édition de Bachet, enrichi de ses propres notes manuscrites, a disparu, détruit probablement en 1670, pour la réimpression.

Dans ces notes et dans certaines de ses lettres, il fonde la théorie moderne des nombres. Ses successeurs immédiats seront Euler et Lagrange auxquels, par ses écrits posthumes de 1670 et 1679, il insufflera son enthousiasme.

Il crée la technique de la « descente infinie », qui s'appuie sur l'induction complète et reste féconde en théorie des nombres. Il inaugure l'étude des formes quadratiques. Il donne son « petit théorème » : Pour tout premier et pour tout entier, a≡ modulo p. Il énonce son équation, dite parfois de Pell-Fermat : Pour tout entier non carré, l'équation ax+ 1 = y(et entiers) admet une infinité de racines. Surtout, il indique dans ses notes sur Diophante : Pour tout entier supérieur à 2, l'équation xn + yn = zest impossible en nombres entiers. Ce « grand théorème » de Fermat sera, à partir d'Euler, un puissant stimulant pour les chercheurs en théorie des nombres (cf. Le « grand théorème » de Fermat). 

Dans le domaine voisin de l'analyse combinatoire, il a […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« FERMAT PIERRE DE (1601-1665) » est également traité dans :

FERMAT : DÉTERMINATION DES TANGENTES À UNE COURBE

Écrit par :  Bernard PIRE

Magistrat exerçant à Toulouse et à Castres, Pierre de Fermat (1601-1665) consacrait aux mathématiques ses moments de loisirs. En 1629, il invente une méthode de recherche des maximums et des minimums qui apparaît comme un travail précurseur du calcul différentiel. En 1638, l'application de cette méthode à la détermination des tangentes à une… Lire la suite
CALCUL INFINITÉSIMAL - Histoire

Écrit par :  René TATON

Dans le chapitre "Le problème des tangentes"  : …  Disciple de Viète, rénovateur de l'algèbre et grand connaisseur des œuvres de l'Antiquité, *Fermat, dès 1630, a découvert une règle pour la détermination des extrémums des fonctions algébriques ; cette règle est fondée sur le fait évident que, de part et d'autre de l'extrémum, la fonction reprend la même valeur. Peu après, considérant que… Lire la suite
DÉMONSTRATION DU GRAND THÉORÈME DE FERMAT (A. J. Wiles)

Écrit par :  Bernard PIRE

  *Dans un article intitulé « Courbes elliptiques modulaires et dernier théorème de Fermat », Andrew John Wiles (né en 1953) donne la première démonstration intégrale du grand théorème de Fermat. En 1630, Pierre de Fermat avait affirmé que l'équation xn + yn = zn n'… Lire la suite
DIOPHANTIENNES ÉQUATIONS

Écrit par :  Jean-Louis COLLIOT-THÉLÈNEMarcel DAVID Universalis

Dans le chapitre "Le grand théorème de Fermat"  : …  *Pierre de Fermat (1601-1665) fut un mathématicien d'une érudition extraordinaire (géométrie analytique, fondements du calcul infinitésimal, lois de l'optique, fondements du calcul des probabilités et surtout théorie des nombres). Malheureusement, presque tous ses théorèmes étaient donnés sans démonstration, car il était alors d'usage de proposer… Lire la suite
GÉOMÉTRIE

Écrit par :  François RUSSO

Dans le chapitre "Descartes et Fermat"  : …  sinus et cosinus...). Il faut, d'autre part, noter qu'à la même époque, et même un peu avant lui, *Pierre de Fermat (1601-1665) avait abouti à des conceptions fort voisines. Mais, alors que Descartes adopte des notations symboliques qui représentent les constantes et les variables par des lettres, et les puissances par des exposants, Fermat… Lire la suite
RISQUE ET INCERTITUDE

Écrit par :  Christian GOLLIER

Dans le chapitre "Genèse des notions de risque et d'incertitude"  : …  dans le domaine de la géométrie. Malgré l'intérêt certain des travaux de Cardan, Blaise Pascal et* Pierre de Fermat sont universellement reconnus comme les fondateurs de la théorie des probabilités, à travers la correspondance qu'ils échangèrent en 1654. Tous deux résolvent le problème consistant à calculer le nombre d'événements favorables. C'… Lire la suite

Afficher la liste complète (6 références)

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média