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INDUCTION, philosophie

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Le processus de pensée qu'on appelle induction et qui relève de la méthode reconstructive évoque une question obscure qui peut se formuler ainsi : existe-t-il, à côté des inférences nécessaires qui se fondent sur le principe de la déduction, des inférences qui seraient seulement probables et reposeraient sur un autre principe, celui de l'induction ? Le problème de l'existence et de la validité de ces inférences probables se trouve soulevé par le fait que, dans la connaissance ordinaire et dans les sciences empiriques, on utilise des propositions universelles affirmatives de ce genre : « Tous les corbeaux sont noirs », ou bien : « On entend le tonnerre après avoir vu l'éclair. » Or, pour justifier cet emploi de l'adjectif « tous » qui indique qu'une propriété appartient à l'ensemble des individus d'une classe ou d'une espèce, on est réduit à avouer : « Tous les corbeaux que j'ai vus avaient un tel caractère. » Comme le nombre des individus observés ne recouvre pas d'habitude tous les membres de la classe en question, il faut justifier la généralisation qui, à partir des propriétés remarquées chez quelques-uns, « infère » une propriété s'appliquant à tous. Le procédé étant à la fois très commun et très difficile à fonder en raison, il en est résulté un problème qui intrigue le philosophe, celui de l'induction.

Deux questions se présentent d'abord : celle de la découverte des hypothèses ou des lois, c'est-à-dire de la psychologie des inventions ; et celle de la confirmation ou de l'infirmation de ces hypothèses ou de ces lois par des exemples. La logique ne se prononce pas sur la première et elle se borne à examiner des problèmes de cet ordre : à quelles conditions un énoncé peut-il jouer le rôle d'une hypothèse scientifique ou, s'il est confirmé, d'une loi ? Existe-t-il un lien logique, et de quelle nature, entre l'observation des propriétés de n individus d'une classe et l'affirmation que tous les individus de cette classe ont telle propriété ? Peut-on associer une mesure au degré de vraisemblance des […]

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ARISTOTE (~385 env.-~322)

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Limites de l'idéal déductif"  : …  opération préalable, et de sens inverse, qui est la remontée du particulier à l'universel : c'est l'*induction, procédé qui n'a pas la rigueur du syllogisme (Seconds Anal., II, 23), mais qui, dans la mesure où il nous élève à l'intuition de l'universel, est singulièrement plus fécond. L'induction, qui trouve surtout son domaine d'… Lire la suite
COGNITIVES SCIENCES

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ÉPISTÉMOLOGIE

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Dans le chapitre "Sciences formelles, sciences empiriques"  : …  a été question au début. La philosophie qui s'intéresse en priorité à une théorie des formes de la* pensée inductive n'a pas manqué, dans le dernier demi-siècle, de représentants illustres : Carnap, Popper, Hempel, Quine, par exemple, en traitent chacun à sa manière. Les uns proposent une axiomatisation probabiliste du raisonnement inductif. Ils… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

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HEURISTIQUE

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Dans le chapitre "La technique ou l'art d'inventer"  : …  première présentation systématique d'une technique de recherche. La place accordée à l'étude de l'*induction – thème qui demeurera l'un des points centraux de toute réflexion sur la découverte scientifique – et à la recherche des ressemblances et analogies – la venatio similitudinis – confirme que la dialectique aristotélicienne constitue… Lire la suite
INFÉRENCE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b » à « Quelque b n'est pas a »), tandis que… Lire la suite
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Écrit par :  Jean-François RICHARD

Dans le chapitre "Le raisonnement inductif et la découverte de règles"  : …  *Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une… Lire la suite
LOGIQUES NON CLASSIQUES

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS Universalis

Dans le chapitre "Logique inductive"  : …  *Un moyen simple de définir la logique inductive consiste à l'opposer à la logique déductive, supposée connue. Considérons par exemple les énoncés suivants : A1 (« tous les gens qui habitent Paris habitent en France »), A2 (« X habite Paris »), B (« X habite en France »). Si l'on nomme A la conjonction de A1 et ALire la suite
LOI, épistémologie

Écrit par :  Pierre JACOB

Dans le chapitre "Les lois universelles et le problème de l'induction"  : …  depuis le philosophe anglais du xviiie siècle, David Hume, le problème de l'*induction ou de l'inférence non démonstrative. Nous n'examinons directement qu'un échantillon fini (ou petit) de cas observés ; nous « projetons » (inductivement) le résultat de nos observations sur les cas inobservés ou sur des situations… Lire la suite
MÉTHODE

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MÉTHODE SCIENTIFIQUE

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NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

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POINCARÉ HENRI (1854-1912)

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POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

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PRAGMATISME

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ?"  : …  le monde des choses, les symboles-significations deviennent des signes-sens, le nom de référence. L'*induction ou inférence et la déduction ou implication acquièrent un nouveau statut logique. Dewey distingue deux sortes de généralités, comme le faisait Peirce : la généralité générique et la généralité universelle que Peirce appelait respectivement… Lire la suite
PREUVE, épistémologie

Écrit par :  Fernando GIL

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RAISONNEMENT

Écrit par :  Robert BLANCHÉ

Dans le chapitre "L'induction"  : …  *À la déduction on a coutume d'opposer l'induction. Cette division traditionnelle se justifie dans la mesure où elle recouvre celle du raisonnement direct et du raisonnement inverse. De fait, une telle inversion de sens a été très généralement reconnue par les théoriciens classiques de l'induction. Elle n'autorise pas pour autant à regarder comme… Lire la suite
REICHENBACH HANS (1891-1953)

Écrit par :  Alexis BIENVENU

…  d'un événement relativement à une suite d'événements de référence, idéalisée comme infinie. *Cette interprétation des probabilités – appelée « fréquentiste » – forme le cadre du résultat philosophique qu'il estime être le plus important de toute son œuvre : la possibilité de justifier les énoncés scientifiques par l'induction, et la… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Science et ontologie"  : …  que la science moderne se distinguerait de la science antique et médiévale par le recours à l'*induction. Elle se fonderait sur les faits et procéderait de manière inductive et expérimentale, alors que la science médiévale aurait été purement spéculative et n'aurait cherché qu'à « deviner, en empruntant des voies incontrôlées, les qualités… Lire la suite

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