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Écrit par : Alain DELAUNAY
Terme qui renvoie à tout au moins quatre significations, à la fois indépendantes les unes des autres et pourtant reliées par un jeu de correspondances profondes. Un sens premier du mot abstraction est le suivant : négliger toutes les circonstances environnant un acte, ne pas tenir compte des accidents d'une substance, ne pas s'arrêter aux particul ... Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
Terme créé en 1869 par un disciple de Darwin, T. H. Huxley (1825-1895). Il devrait signifier le contraire de gnosticisme, c'est-à-dire le refus d'une connaissance de type supérieur (procédés d'explication suprarationnels). En fait, « agnosticisme » a eu à l'origine un sens précis : exclusion de toute métaphysique, de toute ontologie. Son ... Lire la suiteÉcrit par : Frederic Charles BARTLETT
C'est pour expliquer des phénomènes propres à la mémoire qu'on élabora la théorie relative à l'association mentale. Celle-ci n'a posé un problème philosophique que lorsque, sous le nom d'associationnisme, des penseurs ont constitué une théorie psychologique globale. Aristote avait distingué trois formes d'association : par similarité, par contrast ... Lire la suiteÉcrit par : Fernando GIL
Dans le chapitre Plans de la pensée catégorialeLa pensée grecque fournit des éléments suffisants pour situer la pensée catégoriale dans la .
a) Rien dans la philosophie grecque classique ne saurait être dit correspondre à la distinction entre ontologie matérielle et ontologie formelle. Il est vrai que l'Un, corrélat de l'Être selon Aristote (Métaphysique, 1003 b sqq.), a ...
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Dans le chapitre Catégories et connaissanceLes catégories sont au service de la différenciation et en cela consiste leur vocation critique, antidogmatique. Cependant, comme tout concept, les catégories établissent aussi des limites à la perception de la variété ; en contenant l'hésitation permanente qui découlerait d'une perception hyper-graduée de l'expérience, elles représentent aussi un ... Lire la suite
Écrit par : Raymond BOUDON, Marie GAUTIER, Bertrand SAINT-SERNIN
« Tout ce qui naît, naît nécessairement d'une cause », proclame Platon (env. 428-347 av. J.-C.) dans le Timée. Cette assertion retentit comme un aphorisme axiomatique, c'est-à-dire comme une évidence. Dans ce rapport du « tout » à la « cause » implicitement posé par Platon, se fonde le principe de causalité. Ce dernier terme se comprend e ... Lire la suiteÉcrit par : Michaël FOESSEL, Yves GINGRAS, Jean LADRIÈRE
La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, c ... Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
L'énigme est protéiforme : charade, rébus, anagramme, chiffre, mystère, secret, trucage, devinette, maquillage, prestidigitation, trompe-l'œil, collage, problème, oracle, etc. Elle joue ainsi sur les registres les plus divers de la connaissance (image, symbole, signe, idée), en en faisant saillir, dès les réalités les plus banales et quotidiennes, ... Lire la suiteÉcrit par : Bertrand SAINT-SERNIN
La définition classique de la vérité et de l'erreur est celle d'Aristote : « Dire de ce qui est qu'il est, ou de ce qui n'est pas qu'il n'est pas, c'est dire vrai ; dire de ce qui n'est pas qu'il est ou de ce qui est qu'il n'est pas, c'est dire faux. » Cet énoncé, parfois jugé trop métaphysique, a retrouvé, dans les années 1930, grâce aux travaux ... Lire la suiteÉcrit par : Serge HUTIN
L'adverbe grec ἔισω signifie « au-dedans » : l'enseignement ésotérique (on disait aussi « acroamatique ») d'un philosophe était celui qu'il réservait à ses disciples, les leçons exotériques au contraire se trouvant suivies par un auditoire plus nombreux et varié. L'adjectif « ésotérique » s'associait ainsi à la notion de savoir « ... Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
Cette notion est une création conceptuelle due au philosophe français Henry Corbin, dont les travaux sont essentiels pour l'herméneutique comparée. Face à la défiance que la philosophie occidentale moderne a manifestée par rapport à l'imagination, le néologisme « imaginal » porte, au contraire, une exaltation philosophique de l'image. Cette exalta ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LECOURT
La constitution du mot recèle le nœud des problèmes philosophiques où s'embarrasse la pensée qui veut prendre l'immédiat pour objet. Mieux vaudrait dire : sa re-constitution puisque l'adjectif substantivé –« immédiat » – n'est que le double tardif du substantif « immédiateté ». Qu'on ne tienne pas cette formation seconde pour secondaire. ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel LÉVINAS
La philosophie a emprunté la notion de l'infini – corrélative de la notion du fini – à la réflexion sur l'exercice de la connaissance, d'une part ; à l'expérience ou à la tradition religieuse, de l'autre. Ces deux sources déterminent la variété des significations qui s'attachent à cette notion, les problèmes qu'elle pose et l'évolution qu ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard-Henri WÉBER
Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xviie siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisants arabes ... Lire la suiteÉcrit par : Noël MOULOUD
Le terme d'intuition désigne la manière d'être d'une connaissance qui comprend directement son objet, par un contact sans médiats avec lui, et sans le secours des signes ou des procédés expérimentaux. À ces caractères d'immédiateté on relie en général d'autres caractères, celui d'une pensée anticipatrice qui devance les preuves, ou d'une compréhen ... Lire la suiteÉcrit par : Kuno LORENZ
Dans le chapitre Logique et connaissanceOr toute qui tire ιpε s de ιpε h est elle-même traitée comme analogue au passage d'un mot (perçu) à un objet (non perçu) que ce mot désigne. Donc la connaissance d'une fumée (H = qu'à l'emplacement de cette montagne il y a de la fumée) sera appelée « cause efficiente » (kāraṇa) de la connaissance d'un f ... Lire la suite
Écrit par : Raymond BOUDON, Hubert DAMISCH, Jean GOGUEL, Sylvanie GUINAND, Bernard JAULIN, Noël MOULOUD, Jean-François RICHARD, Bernard VICTORRI
Dans le chapitre Perspective épistémologiqueL'usage des modèles, qui sont élaborés naturellement pour les besoins des différentes sciences, pose des problèmes étendus à la et à l'épistémologie. La logique est concernée en ce que les modèles donnent matière à l'étude sémantique, qui s'intéresse aux rapports des signes avec la réalité, et à l'étude pragmatique, qui reconnaît les motifs du cho ... Lire la suite
Écrit par : Françoise ARMENGAUD
Principe qui est fondamental pour les positivistes logiques (ou néo-positivistes) et selon lequel seules les propositions soit analytiques soit empiriquement vérifiables ont un sens pour la connaissance. Il ne s'applique pas aux domaines affectifs, esthétiques, moraux, qui relèvent d'impératifs, ou d'exclamations, et porte sur le domaine de la con ... Lire la suite
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