VALEURS, philosophie

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Le réalisme des valeurs

Existe-t-il une « perception » des valeurs ?

Comment, après Hume, peut-on imaginer que les valeurs soient des réalités indépendantes de nous ? On se demandera alors s'il n'en va pas des valeurs comme des couleurs. Elles sont à première vue subjectives, mais en fait on peut en tenter une analyse « dispositionnelle ». Ainsi, un objet rouge possède des propriétés (de réflectance, de relations avec les objets de réflectance différente, etc.) qui, lorsqu'elles sont identifiées par un sujet doté d'une perception normale, produisent l'impression, la qualité d'expérience du rouge. Cet objet a donc des « dispositions » à susciter cette impression qui sont des propriétés tout à fait objectives, même si elles exigent, pour donner leur pleine mesure, la mise en relation avec un sujet percevant. Si l'on transpose cette analyse dans le domaine des valeurs, sera « injuste » une situation qui possède des propriétés qui, reconnues par un sujet normativement compétent, suscitent en lui l'expérience d'injustice.

Cette formulation est certes plus circulaire encore que la précédente, puisqu'elle fait appel aux capacités normatives, et donc aux valeurs, aux capacités axiologiques du sujet, sans pouvoir les réduire à des capacités simplement perceptives ou cognitives. Mais ce qu'on veut faire ici, ce n'est pas définir les valeurs en les réduisant à autre chose (sans circularité), c'est rendre compte de nos expériences des valeurs. Les jugements de valeur ne sont pas arbitraires, ils s'imposent à nous, mais ils sont aussi toujours discutables. Le sujet a bien l'impression que la valeur s'impose à lui, et ce n'est pas une illusion, mais on peut discuter sa compétence normative au nom d'autres normes. L'analogie avec la perception des couleurs n'est donc pas totale.

Il reste à savoir sur quelles propriétés se fonde un jugement de valeur. Être réaliste sur ce point, c'est admettre avec Moore que telle situation est bonne, n'existât-il aucun sujet pour s'en apercevoir. Ruwen Ogien s'étonne : comment penser cela du sacré – qu'il su [...]

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LE SENNE RENÉ (1882-1954)

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Professeur de philosophie à la Sorbonne, Le Senne se réclamait du spiritualisme français et de l'idéalisme d'Hamelin. Il publia La Description de la conscience. Obstacle et valeur (s. d.), Le Devoir (1930), Le Mensonge et le caractère (1930), Introduction à la philosophie (1939), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-le-senne/#i_5827

MAL

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MŒURS

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Au terme de « mœurs » sont associées deux sortes de significations, dont la cohérence et la précision diffèrent. D'abord, ce mot peut être pris pour synonyme de manière d'être, de faire, de sentir, de penser. Rapportées à un peuple ou à un individu, ces manières constituent un ensemble de traits distinctifs . Tacite parle ainsi des « mœurs des Germains », et La Bruyère des « caractères ou mœurs de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moeurs/#i_5827

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  • Écrit par 
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NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
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Importée des États-Unis, où elle avait été utilisée, dès 1949, dans la traduction américaine des écrits méthodologiques de Max Weber, la notion de « neutralité axiologique » (en allemand Wertfreiheit ) fut introduite en France dans les années 1960 par le premier traducteur de Max Weber, Julien Freund. C'est avec sa traduction en français des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutralite-axiologique/#i_5827

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
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PRAGMATISME

  • Écrit par 
  • Gérard DELEDALLE
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Dans le chapitre « Une philosophie de la démocratie »  : […] Ni la théorie des catégories et des signes de Peirce, ni l'empirisme radical de James, ni l'humanisme naturaliste de Dewey ne sont à proprement parler pragmatistes. Certes, le pragmatisme est une méthode, et son application à la métaphysique peut sembler légitime. Mais quel serait le test de la trichotomie peircienne de la qualité, de l'existence et de la médiation ? De l'« expérience neutre » de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pragmatisme/#i_5827

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  • Écrit par 
  • Universalis
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Le philosophe allemand Heinrich Rickert fut, avec Wilhelm Windelbland, une des principales figures de l'école néo-kantienne de Baden, dans le sud-ouest de l'Allemagne, et proposa une approche axiologique de l'épistémologie kantienne, offrant une plus grande objectivité dans les jugements de valeur fondant la théorie de la connaissance. Né le 25 mai 1863 à Danzig, en Prusse (aujourd'hui Gdańsk, Pol […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinrich-rickert/#i_5827

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  • Olivier REBOUL
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WEBER MAX (1864-1920)

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Pour citer l’article

Pierre LIVET, « VALEURS, philosophie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/