REPTILES

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Colonne vertébrale, membres, locomotion

Il est difficile de décrire un type squelettique théorique commun à la fois à la Tortue, au Serpent et au Lézard. On choisira celui du Lézard ordinaire, dans la mesure où l'on admet qu'il représente un type de Reptile non spécialisé. On envisagera ensuite certaines adaptations liées à des modes de locomotion particuliers.

Lézard

Photographie : Lézard

Lézard (Crotaphytus collaris), Colorado (États-Unis). 

Crédits : rovingmagpie@flickr.com/ Moment Open/ Getty Images

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Comme chez tous les Vertébrés terrestres, la colonne vertébrale est la pièce principale du squelette. Les membres sont transversaux (comme chez les Amphibiens) ; ils ne sont devenus parasagittaux, au cours de l'évolution, que chez les Mammifères et les Oiseaux. La position des membres impose un déplacement du corps par ondulations ; celles-ci ne se produisent que si la colonne vertébrale est suffisamment souple, c'est-à-dire si ses éléments sont bien articulés entre eux. La vertèbre troncale des Reptiles répond à cette obligation. Sa face antérieure est concave (type procœle), alors que sa face postérieure est hémisphérique.

Sphenodon : squelette

Dessin : Sphenodon : squelette

Squelette de Sphenodon 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L'apparition d'une région nucale et la mobilité de la tête dans le plan horizontal s'accompagnent de la différenciation de l'atlas (1re vertèbre), qui reçoit le condyle occipital, et de l'axis (2e vertèbre). Les deux vertèbres sacrées développent de fortes apophyses latérales qui sont soudées à la ceinture pelvienne (la ceinture pectorale n'est jamais soudée à l'axe vertébral).

L'adaptation à la marche et à la course est la plus répandue ; elle réalise le type structural caractéristique : l'humérus (ou le fémur) est horizontal, perpendiculaire au plan de symétrie, tandis que les segments distaux sont verticaux. Le carpe (ou le tarse) repose à plat sur le sol. Les articulations sont très souples, puisque les différents segments font entre eux un angle d'environ 900. Le membre postérieur est toujours plus musclé que l'antérieur. Cela est parfaitement évident chez les Sauriens bien adaptés à la course comme le Basilic (Iguanidé). L'animal, dressé sur ses pattes postérieures, a le corps projeté en avant, tandis que la queue, relevée, sert de balancier. Certains Sauriens Agamidés atteignent une vitesse de 35 km/h. Certains types d'adaptation portent sur des transformations digitales. Ainsi, les Reptiles qui vivent sur les sables ont toute la surface des doigts recouverte de larges écailles. Les Reptiles grimpeurs présentent soit une main en pince (cas du Caméléon), soit des ventouses digitales.

Gecko frangé

Dessin : Gecko frangé

Le gecko frangé 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Quelques Reptiles sont adaptés au vol. Le plus représentatif des « lézards volants » est le Draco (Agamidé de l'Inde). Ses « ailes » sont des expansions latérales de la peau des flancs, soutenues par de longues côtes. L'animal peut planer d'un arbre à l'autre pendant une vingtaine de mètres.

L'adaptation à la nage porte essentiellement sur tout l'autopode, qui est élargi en forme de palette chez les Tortues marines. Contrairement aux Mammifères aquatiques (Cétacés), il n'y a pas d'hyperphalangie. Chez un Scincidé (Saurien désertique), le Scinque, les déplacements de l'animal, fouisseur, à l'intérieur du sable se font à l'aide de mouvements identiques à ceux d'une nage.

On rencontre l'adaptation à la reptation chez les Ophidiens, les Amphisbénidés et exceptionnellement chez les Sauriens. Chez un Saurien comme l'Orvet, non seulement les membres sont absents, mais les ceintures sont très réduites.

Orvet fragile

Photographie : Orvet fragile

Souvent confondu avec un serpent, l'orvet fragile (Anguis fragilis) est un lézard qui a perdu ses pattes au cours de son évolution. Comme la majorité des lézards, il peut abandonner sa queue en cas de danger, d'où son autre nom, «serpent de verre». Il hiberne d'octobre à mars, en... 

Crédits : Laurent Lebois/ flickr ; CC-BY 2,0

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On retrouve à peu près les mêmes caractères chez les Amphisbénidés, dont l'adaptation à la vie fouisseuse se traduit par une dégénérescence non seulement des membres, mais aussi des organes sensoriels : l'animal creuse des galeries souterraines en se déplaçant comme un ver de terre.

C'est évidemment chez les Serpents que l'adaptation est la mieux réalisée. La ceinture scapulaire n'existe jamais. Certains Ophidiens primitifs, tels les Boïdés, présentent des vestiges de ceinture pelvienne qui peuvent servir d'organe excitateur lors de l'accouplement. La colonne vertébrale est constituée d'un grand nombre de vertèbres (160 à 400) très bien articulées les unes par rapport aux autres. Les ondulations du corps sont donc possibles grâce à cette structure, d'une part, et, d'autre part, grâce à l'existence de longs muscles latéraux, qui présentent la particularité d'avoir leurs insertions apophysaires opposées fort éloignées l'une de l'autre (jusqu'à 30 vertèbres d'écart).

Locomotion du serpent

Vidéo : Locomotion du serpent

Exemple de la couleuvre.Les serpents, dépourvus de membres, utilisent des types de locomotion très particuliers.Par exemple, cette couleuvre à collier peut se déplacer de deux manières : par ondulation latérale ou par reptation rectiligne.Dans son déplacement par ondulation latérale, la... 

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Sphenodon : squelette

Sphenodon : squelette
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Gecko frangé

Gecko frangé
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Orvet fragile

Orvet fragile
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Pierre CLAIRAMBAULT, « REPTILES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/reptiles/