REPTILES

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Cavité buccale

La cavité buccale abrite, chez les Squamates, un organe sensoriel pair, particulier : l'organe chimiosensible de Jacobson. Les extrémités de la langue bifide pénètrent dans chacune des deux cavités de l'organe de Jacobson placées dans le palais.

C'est également dans la cavité buccale que débouchent les glandes venimeuses (glandes salivaires très modifiées). On admet que tous les Serpents en possèdent. Chez les Sauriens, seul l'Héloderme (Mexique) en possède. Leur présence ne peut être un danger que si l'animal possède un appareil inoculateur ; celui-ci est formé d'une paire de dents très développées (les crochets) par laquelle s'écoule le venin dans la morsure. Chez les Serpents Opisthoglyphes, telle la Couleuvre de Montpellier du midi de la France, les crochets sont très postérieurs : l'animal ne peut injecter son venin que s'il a déjà partiellement avalé sa victime. En revanche, chez les Protéroglyphes (Cobra) et les Solénoglyphes (Naja, Vipères), les crochets sont antérieurs et l'animal pique sa proie avant de l'avaler. Dans tous les cas, le venin est expulsé des glandes (qui sont parfois très volumineuses par rapport à l'animal) par la contraction des muscles mandibulaires adducteurs.

C'est également une action musculaire (muscles ptérygoïdiens) qui entraîne, lors de la morsure, le redressement des crochets, horizontaux au repos ; la poussée transmise par le ptérygo-carré après l'abaissement de la mandibule n'a aucun rôle, contrairement à ce que l'on croyait.


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Pierre CLAIRAMBAULT, « REPTILES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/reptiles/