ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION

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La religion occasionnelle

Malgré les pratiques cycliques qui assuraient la bonne marche du monde, de nombreux dangers menaçaient chaque individu, qu'il fût roi, notable ou simple particulier. La religion doit y faire face. Cette insécurité constante a provoqué une réflexion religieuse qui a déterminé les relations personnelles de l'homme avec la divinité, mais aussi avec les démons, et c'est le fondement de la religion occasionnelle. Celle-ci doit prévoir les dangers par la divination et y parer par la magie.

Le dieu de l'individu et ses démons

L'un ou l'autre des dieux du panthéon est chargé de veiller spécialement sur chacun des Mésopotamiens : le fidèle se proclame « fils de son dieu » ; celui-ci réside dans le corps du fidèle et l'accompagne dans toutes ses activités. Ce dieu est attribué à chacun par le nom qui lui est donné, généralement théophore : Assurbanipal, « Assur est celui qui a formé le fils », Nabuchodonosor, « ô Nabû, garde le rejeton ! » ; certains fidèles préfèrent cacher le nom de leur dieu. Devenu adulte, ou accédant à une charge officielle, le Mésopotamien ratifie le choix qui a été fait de son dieu par ses parents en gravant son image sur son cylindre-sceau ; il peut changer de dieu si sa nouvelle situation l'y invite, ou s'il n'est pas satisfait de son aide. Pour s'assurer les bonnes grâces de son dieu le fidèle lui doit un culte personnel dans sa chapelle domestique, simplifié mais analogue à celui qui est rendu officiellement dans les temples. En retour, son dieu lui doit aide et protection en toutes circonstances. Il a d'ailleurs fort à faire car l'homme est environné de démons qui le guettent. Ceux-ci échappent à la saisie des sens : « Personne ne les remarque, ils s'assoient à côté d'un homme de façon que personne ne les voie » ; ils sont souvent asexués ; ils n'ont pas de nom à proprement parler car ils ne possèdent pas de personnalité définie ; ce sont des puissances, des forces du mal ; ils sont nuit, ouragans, fauves. On les classe selon leurs effets, cer [...]

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Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash

Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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La déesse Ishtar

La déesse Ishtar
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Prêtre en prière devant les symboles des dieux Marduk et Nabu

Prêtre en prière devant les symboles des dieux Marduk et Nabu
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Ziggourat d'Ur

Ziggourat d'Ur
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ADAD ou HADAD

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Dans le panthéon classique, Adad, fils d'Anu, est le dieu de l'orage mésopotamien, mais son culte s'étendait largement au-delà de la Mésopotamie en particulier en Syrie, où il se confondit avec son homologue syrien Baal et le hourrite Teshub. Son symbole est la foudre ; on le comparait volontiers à un taureau sauvage. Il était assimilé, en astrologie, à la constellation du Corbeau. Ses manifestati […] Lire la suite

AKITU

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Mot qui désigne, dans la civilisation assyro-babylonienne, à la fois une des plus importantes fêtes du calendrier liturgique et civil et, en même temps, le temple où une part essentielle du rituel se déroulait. Peu de textes nous en transmettent le récit ; encore sont-ils lacuneux et souvent, volontairement ou non, obscurs. Il n'est pas sûr, d'autre part, que ces documents reflètent la réalité ; i […] Lire la suite

ANGES & ARCHANGES

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Venu du latin angelus , transcription de aggelos qui, en grec profane, désigne un messager, le mot « ange », dans la version des Septante, traduit l'hébreu maleak (« messager » [de Dieu]), terme qui s'applique surtout aux anges, mais aussi quelquefois aux prophètes (Is., xiv , 32) et aux prêtres (Mal., ii , 7). L'Ancien Testament appelle les anges « fils de Dieu » (Job, i , 6), « armée de Yahvé » […] Lire la suite

ANU

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ANZU MYTHE D'

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La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi comment un héros divin, Ninurta, tua un oiseau maléfique pour faire régner à nouveau l'harmonie. Anzu […] Lire la suite

ASSYRIE

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Dans le chapitre « Apogée et chute de l'Assyrie (746-612) »  : […] Mais l'Assyrie va reprendre ses conquêtes sous l'effet des réformes de Toukoulti-apil-esharra III (746-727), le Téglathphalasar de la Bible, un cadet de la famille royale porté au pouvoir par une révolte. Le morcellement des gouvernements et la multiplication des charges auliques affaiblissent le prestige des grandes familles et permettent au roi de se créer une clientèle. Tenant sans doute compt […] Lire la suite

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Mot français qui correspond à l'hébreu kerubim , pluriel de kerub , l'un et l'autre étant employés dans la Bible. On les rapproche des termes akkadiens karibu ou kuribu , qui désignaient la figuration, en Mésopotamie, de divinités de second rang ( karibu signifie bénir et correspond à l'hébreu barak ). On représentait les chérubins comme des êtres particuliers, souvent lions ou bœufs à tête huma […] Lire la suite

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René LARGEMENT, « ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-assyro-babylonienne/