POÉSIE ARABE

‘ABBĀS IBN AL-AḤNAF AL- (748 env.-env. 808)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 430 mots

À la différence des autres poètes de son temps, al-‘Abbās s'est refusé à n'être qu'un amuseur ou un panégyriste. Il est plutôt le chantre de l'amour, de l'espérance qui le voit naître, des déchirements qui le voient finir. Toutefois cet élégiaque demeure dans les limites de l'« esprit courtois » dont il est, après Bassār, et bien plus que Muslim, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-abbas-ibn-al-ahnaf/#i_86517

ABD AS-SABOUR SALĀH (1931-1981)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 641 mots

Fils d'un fonctionnaire de petite aisance, Salāh Abd As-Sabour fait des études de lettres à l'université du Caire (1951) où il suit notamment les cours de Taha Hussein avant de se voir confier des responsabilités de haut fonctionnaire au ministère de la Culture, puis celles d'attaché culturel en Inde (1977-1978). Il occupera […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salah-abd-as-sabour/#i_86517

ABŪ FIRĀS AL-ḤAMDĀNĪ (932-968)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 685 mots

Sans doute l'exil compte-t-il au nombre des grandes voix de la poésie universelle. Le mérite d'Abū Firās fut de renouveler, sur ce mode, les thèmes traditionnels du lyrisme arabe, ou du moins certains d'entre eux. Ses accents très personnels, remarquablement accordés à une brève existence de bravoure et de malheurs, lui ont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-firas-al-hamdani/#i_86517

ABŪ L-‘ALĀ' AL-MA‘ARRĪ (979-1058)

  • Écrit par 
  • André MIQUEL
  •  • 1 750 mots

Le poète aveugle de l'Islām, Abū l-‘Alā' al-Ma‘arrī, fait entendre, vers l'an 1000, une voix singulière : misanthrope et réformateur, musulman sincère et penseur audacieux, détaché des honneurs officiels et passionné de gloire personnelle, le personnage est à coup sûr attachant, unique en tout cas dans la littérature arabe, même si ses accents […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-ala-al-ma-arri/#i_86517

ABŪ L-‘ATĀHIYA (747 env.-env. 825)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 1 420 mots

Dans le chapitre « Du libertinage à l'ascétisme »  : […] anecdotes nous montrent le jeune homme en rapport avec des libertins passionnés de poésie ; il semble notamment avoir fréquenté la petite coterie qui se pressait autour du trop fameux Wāliba, personnage trouble et licencieux dont, en dépit de quelques brouilles, il paraît avoir subi la perversion comme le jeune Abū Nuwās. Bientôt, d'ailleurs, tout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-l-atahiya/#i_86517

ABŪ MĀDHI ILIYA (1889-1957)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 298 mots

Né au Liban, Iliya Abū Mādhi part à Alexandrie en 1902 pour y faire ses études, puis s'installe à New York, où il reste jusqu'à sa mort. Homme d'affaires, il devient en même temps l'un des principaux représentants de l'école de l'émigration (al-Mahjar). Cette école de l'exil groupe des écrivains qui, coupés du monde arabe et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iliya-abu-madhi/#i_86517

ABŪ MIḤDJĀN (mort apr. 638)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 147 mots

Poète arabe de la tribu des Thaqīf du Ḥidjāz. Abū Miḥdjān s'opposa d'abord, avec sa tribu, à la prédication de Mahomet, avant de se convertir en 631 et de combattre, brillamment assure-t-on, aux côtés des troupes musulmanes. Cela ne l'empêcha pas d'avoir maille à partir avec l'autorité califale, et il fut plusieurs fois expulsé du Ḥidjāz parce qu' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-mihdjan/#i_86517

ABŪ NUWĀS (entre 747 et 762-env. 815)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 663 mots

La mémoire culturelle arabe retient Abū Nuwās comme l'un de ses plus grands poètes, lui dont l'origine était persane par sa mère, dont la vie se passa à braver les règles de l'éthique dominante, et dont l'art enfin prit le contre-pied de l'académisme, bientôt et pour longtemps triomphant. Ces trois traits le situent au cœur des tensions qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-nuwas/#i_86517

ABŪ TAMMĀM (804-845)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 182 mots

Nous ne savons presque rien de la vie d'Abū Tammām, alors qu'il fut le commensal d'un calife. Grand classique, il s'attire cependant les foudres des maîtres de la critique médiévale qui tiennent son écriture pour le modèle de l'anti-poésie arabe. Ainsi, sa fortune doit autant à son talent, qui fut grand, qu'aux controverses théoriques qu'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abu-tammam/#i_86517

‘ADĪ IBN ZAYD (av. 550-env. 600)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 230 mots

Poète arabe chrétien, mis à mort dans une prison vers l'an 600. Plusieurs données confèrent à la production de ‘Adī ibn Zayd des traits particuliers. C'est un citadin qui partagea sa vie entre la cour sassanide de Ctésiphon et la cour lakhmide du centre chrétien de Ḥīra. Il semble, d'autre part, qu'il ait eu une double culture, arabe et iranienne. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adi-ibn-zayd/#i_86517

ADONIS ‘ALĪ AHMAD SA'ĪD dit (1930-    )

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 627 mots

Le poète arabe Adonis est né en Syrie, à Djabla, près de Lattaquié, dans une famille de paysans montagnards. C'est vers 1948 qu'il signe ses premiers poèmes du pseudonyme sous lequel il deviendra célèbre. Il achève des études de philosophie en 1954 à Damas, où il fréquente assidûment les salons littéraires, notamment celui des Khoury. Au cours de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ali-ahmad-sa-id-adonis/#i_86517

AKHṬAL AL- (640 env.-env. 709)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE
  •  • 1 087 mots

« Le Disert », sobriquet sous lequel est resté célèbre Ghiyāth b. Ghawth b. al-Ṣalt, l'un des panégyristes les plus représentatifs du genre sous les Umayyades de Damas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-akhtal/#i_86517

ALJAMIADA, littérature

  • Écrit par 
  • Bernard SESÉ
  •  • 541 mots

De l'arabe al-'adjamiyya (paroles d'étranger), le mot aljamía se trouve déjà dans le Poema de Alfonso XI (vers 1348) ; il désigne le latin corrompu utilisé par les mozarabes, c'est-à-dire les chrétiens hispano-romains de l'Al-Andalus ayant accepté la domination de l'Islam (711-712). Les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aljamiada-litterature/#i_86517

AL-KHANSĀ' (575 env.-630)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 224 mots

Connue pour ses élégies, al-Khansā’ (Tumādir bint ‘Amr al-Khansā’, morte après 630) fut l'une des plus grandes poétesses du monde arabe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-khansa/#i_86517

‘AMR IBN KULTHŪM (av. 630)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 136 mots

Poète arabe préislamique dont la qaṣīda est l'une des sept pièces que comprenait la célèbre anthologie de vers préislamiques Mu‘allaqāt. Sa vie est peu connue ; il devint, très jeune, chef de la tribu des Taghlib en Mésopotamie et, selon la tradition, tua, vers 568, ‘Amr ibn Hind, le roi arabe de al-Hīrah. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amr-ibn-kulthum/#i_86517

‘ANTARA (VIe s.)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 530 mots

Grand guerrier et poète arabe préislamique. On lui attribue une cinquantaine de pièces, dont une mu‘allaqā, poème qui aurait été exposé à la Ka‘ba, la Pierre noire de La Mecque. Néanmoins, une grande partie de cette œuvre est apocryphe. Dans ces poèmes, ‘Antara exalte ses faits d'armes et exprime son amour pour sa cousine ‘Abla. Ces poésies et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antara/#i_86517

ARABE (MONDE) - Langue

  • Écrit par 
  • David COHEN
  •  • 9 438 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La koinè littéraire ancienne »  : […] Aussi haut qu'on remonte, la langue de la poésie et du Coran apparaît comme une norme idéale. Pour les anciens, elle constituait une sorte de schème primordial dont tous les usages parlés sont des réalisations déficientes et corrompues. En fait, nous ne la saisissons jamais que comme norme de littérateurs, pour laquelle nous n'avons aucune preuve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arabe-monde-langue/#i_86517

ARABE (MONDE) - Littérature

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Hachem FODA, 
  • André MIQUEL, 
  • Charles PELLAT, 
  • Hammadi SAMMOUD, 
  • Élisabeth VAUTHIER
  •  • 29 292 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'aventure de l'image »  : […] La valorisation, dont la poésie a fait l'objet au cours des siècles, peut expliquer qu'elle se détache plus tardivement des modes d'écriture antérieurs. Certes, il faut attendre la seconde moitié du xxe siècle pour que la production poétique connaisse une remise en cause radicale de ses modes. Il n'en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arabe-monde-litterature/#i_86517

BĀRŪDĪ AL- (1839-1904)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 241 mots

Poète et officier égyptien, Maḥmūd Sāmī al-Bārūdī se couvre de gloire dans les guerres de Crète (1865) et de Russie (1877). Il réorganise l'état-major de l'armée égyptienne ; ministre de la Guerre en 1882, il se rallie à Aḥmad ‘Urābī quand celui-ci se révolte contre le khédive. Lorsque ce dernier, avec l'aide des Anglais, écrase ‘Urābī, al-Bārūdī […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-barudi/#i_86517

BENCHEIKH JAMEL EDDINE (1930-2005)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 188 mots

politiques, il revient à Paris travailler au C.N.R.S., avant d'enseigner à Paris-VIII, puis à la Sorbonne, jusqu'en 1997. Spécialiste de poésie et de littérature médiévale arabe, il est notamment l'auteur d' essais sur les Mille et Une Nuits (Les Mille et Une Nuits, ou la Parole prisonnière, 1988 ; « La Volupté d'en mourir », in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jamel-eddine-bencheikh/#i_86517

DARWICH MAHMOUD (1941-2008)

  • Écrit par 
  • Sobhi BOUSTANI
  •  • 1 569 mots

Poète palestinien, Mahmoud Darwich est né en 1941 à al-Birwa en Galilée. À la suite de la création de l'État d'Israël en 1948, sa famille quitte la Galilée pour le Liban. Un an plus tard, elle y retourne clandestinement et découvre que son village a été rasé. Elle s'installe alors à Dayr al-Asad, où l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mahmoud-darwich/#i_86517

DJALĀL AL-DĪN RŪMĪ ou GALAL AL-DIN RUMI (1207-1273)

  • Écrit par 
  • Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
  •  • 814 mots

Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djalal-al-din-rumi-galal-al-din-rumi/#i_86517

DJAMĪL (660 env.-env. 701)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 298 mots

Poète arabe, Djamīl b. ‘Abd Allāh b. Ma‘mar al-‘Udhrī est un représentant exemplaire de la poésie d'amour ‘udhrite. Avant lui, les poètes n'abordent la poésie amoureuse que dans le prologue de la qaṣīda ; il crée la tradition littéraire des poèmes d'amour exprimant des sentiments chastes et idéalisés qui rappellent l'amour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djamil/#i_86517

DJARĪR (653 env.-env. 733)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 362 mots

Poète arabe du Yamāma, Djārīr b. ‘Atiyya b. al-Khaṭafā b. Badr illustre la grande tradition de la poésie bédouine, et reste avant tout le chantre de sa tribu et de la confédération des Qays, ou Arabes du Nord. Parallèlement, il mène une carrière de panégyriste et prononce l'éloge de princes locaux d'abord, celui des souverains umayyades ensuite. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djarir/#i_86517

FARAZDAQ AL- (apr. 641-728)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 305 mots

Célèbre poète arabe né au Yamāma. Très jeune encore, Tammām ibn Ghālib al-Farazdaq se signale à l'attention de sa tribu par son talent, et entame une très longue carrière de panégyriste et de satiriste dont les péripéties seront nombreuses. Son but est de devenir le protégé de la dynastie régnante, les Ummayades. Sa fortune, quelquefois changeante […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-farazdaq/#i_86517

FOUZOÛLÎ (1495 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Louis BAZIN
  •  • 1 293 mots

Dans le chapitre « Poète et mystique de l'amour »  : […] que de rares vestiges, recueillis dans un unique manuscrit connu : ce sont des vers lyrico-religieux. Ses vers persans, eux, ont été assez largement conservés, dans un recueil (Dīwān) d'inspiration très personnelle, qui nous éclaire sur sa vie, ses sentiments et ses conceptions intellectuelles et morales. Il y exprime, notamment […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fouzouli/#i_86517

ḤĀFIẒ DE CHĪRĀZ (1320 env.-env. 1389)

  • Écrit par 
  • Mohammad Hassan REZVANIAN
  •  • 1 272 mots

cet « interprète des mystères » – pour reprendre l'expression de Djāmī, le dernier grand poète de l'époque classique persane – a su sentir et exprimer, mieux qu'aucun autre, l'esprit et l'âme des Iraniens. C'est sans doute en raison du talent avec lequel il interprète les sentiments populaires qu'il a gardé, à travers les siècles, une aussi large […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hafiz-de-chiraz/#i_86517

ḤASSĀN IBN THĀBIT (563 env.-env. 660)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 409 mots

Poète arabe de la tribu médinoise des Khazradj, Ḥassān ibn Thābit serait né vers 563. Il composa plusieurs éloges en l'honneur des souverains Ghassanides de Syrie et Lakhmides de Ḥīra. On ignore la date et les circonstances de sa conversion à l'islam. Parmi les poèmes qui lui sont attribués, on trouve un thrène à la gloire des martyrs musulmans de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hassan-ibn-thabit/#i_86517

ḤIǦĀZĪ AḤMAD ‘ABD AL-MU‘ṬĪ (1935-    )

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 406 mots

L'écrivain égyptien Ḥiǧāzī compte parmi les novateurs de la poésie arabe contemporaine. Interdit d'enseignement pour activités politiques dans sa jeunesse, il gagne Le Caire en 1955 et se consacre au journalisme littéraire. Il milite pour le nassérisme jusqu'en 1959, soutient la cause algérienne et les luttes africaines. Il s'installe en 1974 à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ahmad-abd-al-mu-ti-higazi/#i_86517

ḤUṬAY'A AL- (av. 600-apr. 661)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 253 mots

Poète arabe, Djarwal b. Aws al-Ḥuṭay'a se convertit à l'islam avec sa tribu, mais il est permis d'avoir des doutes sur la sincérité de sa conversion. Il apostasie, en effet, sous le califat d'Abū Bakr, successeur de Mahomet, et est emprisonné sous le calife ‘Umar b. al-Khaṭṭāb. Il mène une carrière de panégyriste itinérant, s'attachant à la fortune […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-hutay-a/#i_86517

IBN AL-FĀRIḌ (1181-1234)

  • Écrit par 
  • Georges BOHAS
  •  • 318 mots

Poète ṣūfi. Si l'on excepte deux pèlerinages qu'il a faits à La Mecque, ‘Umar b. Alī (Sharaf al-dīn) Abū l-Qāsim al-Miṣrī al-Sa‘di Ibn al-Fāriḍ mène une vie de retraite sur les collines voisines du Caire, ville où il est né et dans laquelle il revient à la fin de sa vie. « D'une magnifique indépendance de caractère, assez riche, matériellement, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-al-farid/#i_86517

IBN GABIROL SALOMON (1020 env.-1057)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 1 323 mots

Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomon-ibn-gabirol/#i_86517

IBN GUZMAN (1095 env.-1160)

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 1 258 mots

ne s'y astreignirent pas aux règles de la syntaxe désinentielle. Ils développèrent aussi une nouvelle branche de poésie à laquelle ils donnèrent le nom de zadjal et dont la versification conserve jusqu'à ce jour la forme qu'ils avaient adoptée. Dans ce genre de poésie, ils ont produit des pièces admirables, et l'expression des idées y est aussi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-guzman/#i_86517

IBN RASHĪQ (1000-1063 ou 1070)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 484 mots

Poète et théoricien de la poésie qui se range parmi les hommes de lettres les plus célèbres de la littérature arabe. Originaire de Msila, bourgade de la région de Constantine, Ibn Rashīq Abū ‘Ali Ḥasan, pour parfaire ses études, se rend à Kairouan, alors métropole culturelle importante où fleurit une brillante école […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibn-rashiq/#i_86517

IBRĀHĪM ḤĀFIẒ (1872-1932)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 327 mots

Poète et officier égyptien. Ayant perdu son père à l'âge de quatre ans, Muḥammad Ḥāfiẓ Ibrāhīm est recueilli par son oncle maternel qui vit à Tantah, en basse Égypte. Il fréquente les cours donnés à la mosquée al-Aḥmadi, découvre la poésie arabe classique, notamment celle de l'époque ‘abbāside. Au Caire, il s'inscrit à l'École militaire. À la fin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hafiz-ibrahim/#i_86517

IMRU'L-QAYS (mort en 550 env.)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 337 mots

Grand nom de la littérature arabe préislamique, tenu pour le premier maître de sa poésie, Imru'l-Qays b. Ḥudjr n'est peut-être qu'une figure de légende. Car tout suscite le doute, son nom, sa filiation, sa vie, son personnage, son œuvre. Un véritable roman épique s'est constitué autour de lui, mêlant le vrai au faux, rapprochant des données […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imru-l-qays/#i_86517

‘IRĀQĪ (1211-1289)

  • Écrit par 
  • Michèle ÉPINETTE
  •  • 256 mots

Dès la fin de ses études, Fakh ed-dīn Ebrahim ‘Irāqī mène une vie de derviche errant, se rendant successivement en ‘Irāq, en Inde, à Mūltān, où il s'attache au shaykh Bahā' ed-dīn Zakariyyā qu'il célèbre dans plusieurs de ses qaṣida. A la mort de celui-ci, ‘Irāqī prend sa succession, mais, jalousé par plusieurs de ses disciples […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iraqi/#i_86517

KUMAYT AL- (680-env. 743)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 219 mots

Poète arabe, peut-être d'ailleurs d'origine persane. On possède peu de renseignements sur la vie d'Ibn Zayd al-Kumayt. Il aurait été maître d'école, mais sa culture est grande, il se sent du talent et il essaie de le mettre au service de la dynastie régnante des Umayyades ou de ses soutiens. Ses convictions intimes en faisaient pourtant un partisan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-kumayt/#i_86517

KUTHAYYIR (665 env.-env. 723)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 222 mots

Poète arabe originaire du Yémen, Kuthayyir ibn ‘abd al-Raḥmān, malgré son adhésion au parti des légitimistes ‘alides, se met à la disposition des califes umayyades de Damas et compose des panégyriques en l'honneur de plusieurs d'entre eux. L'histoire et la légende, qu'on ne peut plus démêler, ont fait de lui le héros d'un roman d'amour. Une partie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kuthayyir/#i_86517

LABĪD (VIIe s. env.)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 146 mots

Converti tardivement à l'islām, après avoir rencontré Mahomet à Médine en 630, Labīd ibn Rabī‘a serait mort dans cette ville vers 660. Il fait partie des auteurs de mu‘allaqāt, et partage de ce fait la gloire des grands poètes arabes. Il s'inscrit dans la pure tradition de la poésie bédouine, et ses poèmes respectent les canons de la qaṣīda […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/labid/#i_86517

LE LIVRE DES JOURS, Taha Hussein - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Yves GONZALEZ-QUIJANO
  •  • 860 mots

Al-Siyāsa est admiré autant que redouté pour la vigueur de sa plume. C'est alors que Taha Hussein livre au public un ouvrage qui provoque une tempête jusque sur les bancs de l'Assemblée nationale : Sur la poésie antéislamique (1926). Depuis son séjour en France, sa profonde passion de l'héritage classique arabe s'accompagne du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-livre-des-jours/#i_86517

LYRISME

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Jean-Michel MAULPOIX, 
  • Vincent MONTEIL, 
  • René SIEFFERT
  •  • 10 718 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le lyrisme arabe »  : […] littérature arabe est essentiellement poétique, et le développement du lyrisme se confond avec l'histoire de la poésie. Il trouve d'emblée son expression la plus élaborée dans la qaṣīda, composition d'apparat consacrée au panégyrique ou au thrène. Née, au cours de la période archaïque, dans la bouche des poètes bédouins, devenue exercice d'école […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme/#i_86517

MADJNŪN (VIIe-VIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 416 mots

Personnage semi-légendaire, surnommé le Madjnūn parce qu'il devient « fou » d'amour, Qays b. Mulawwaḥ appartient à la tribu de Banū ‘Amīr. Il est le type du poète ‘uḏrî qui meurt à cause de son amour malheureux, d'où sa célébrité dans le monde islamique. Son histoire est simple : il aime une femme de sa tribu, Laylā, et en est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madjnun/#i_86517

MAGHREB - Littératures maghrébines

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Christiane CHAULET ACHOUR, 
  • André MANDOUZE
  •  • 14 266 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Littérature d'imagination et littérature populaire »  : […] Par littérature d'imagination, il faut exclusivement entendre la poésie. Elle a toujours été aimée et cultivée en ces pays mais sans jamais prétendre à une création originale. Le souvenir des grands poètes d'Orient et d'Andalousie semble avoir jugulé tout esprit d'initiative. Or, le classicisme le plus contraignant règne sur toute la production […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maghreb-litteratures-maghrebines/#i_86517

MALĀ'IKA NĀZIK AL- (1923-2007)

  • Écrit par 
  • Gilles LADKANY
  •  • 747 mots

Issue d'une famille de lettrés, Nāzik al-Malā'ika — née à Bagdad — baigne dans un milieu littéraire dès son plus jeune âge. Elle revient en 1951 des États-Unis, où elle a poursuivi ses études supérieures, et enseigne la littérature arabe à l'université de Bagdad. De son œuvre, deux figures émergent : poète du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nazik-al-mala-ika/#i_86517

MUTANABBĪ AL- (915-965)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 1 440 mots

On peut dire de la poésie arabe classique qu'elle a cessé d'évoluer dès le iiie siècle de l'hégire (ixe siècle de l'ère chrétienne). Les grands monuments de la production archaïque, notamment les mu‘allaqāt ont imposé des normes qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-mutanabbi/#i_86517

NU‘AYMA MIKHA‘IL (1894-1988)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 344 mots

Après des études ecclésiastiques au séminaire russe de Nazareth, puis à Poltava (1906), le Libanais chrétien Mikhā‘īl Nu‘ayma se rend aux États-Unis (1911), où il se fixe jusqu'en 1931, y devenant un des brillants représentants de l'émigration arabe en Amérique. Rentré au Liban en 1932, il publie une œuvre littéraire, philosophique et religieuse. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mikha-il-nu-ayma/#i_86517

SAYYĀB BADR SHĀKIR AS- (1926-1964)

  • Écrit par 
  • Gilles LADKANY
  •  • 666 mots

Né dans le village de Jaykur, près de Baṣra, en Iraq, Badr Shākir as-Sayyāb fait ses études secondaires à Baṣra et ses études supérieures à l'E.N.S. de Bagdad, dont il sort en 1948. Occupation de l'Iraq par les Anglais, mouvements populaires et « révolutions », troubles en Palestine : les événements politiques que connaît le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/badr-shakir-as-sayyab/#i_86517

SHAWQĪ AḤMAD (1868-1932)

  • Écrit par 
  • Nada TOMICHE
  •  • 675 mots

Né au Caire d'une famille très aisée, Aḥmad Shawqī commence, de 1885 à 1887, des études de droit qu'il va poursuivre comme boursier à Montpellier et à Paris. Passionné de poésie arabe aussi bien que de poésie française, il ne se « lasse pas de lire Victor Hugo » et Musset. Il traduit Le Lac de Lamartine. En 1891, de retour au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ahmad-shawqi/#i_86517

SOUFISME ou ṢŪFISME

  • Écrit par 
  • Jacqueline CHABBI
  •  • 4 023 mots

Dans le chapitre « Soufisme et culture »  : […] curiosité dont on relève les traits frappants ou aberrants, il a bientôt influé sur la poésie d'expression arabe en contribuant à la mode des zuhdiyyat, poèmes ascétiques. Il est, bien entendu, partie prenante aussi dans la littérature d'édification de la même époque. Mais l'influence du soufisme devient surtout prédominante à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/soufisme-sufisme/#i_86517

ṬARAFA ‘AMR IBN AL-‘ABD AL-BAKRĪ (VIe s.)

  • Écrit par 
  • Georges BOHAS
  •  • 209 mots

Poète préislamique, Ṭarafa est l'auteur de la plus longue des sept mu‘allaqāt. « Ṭarafa, qui pourtant a fait de sa chamelle une description célèbre, vivait dans l'entourage du roi lakhmide de Ḥīra, qui se vengea de ses railleries en le faisant périr » (C. Pellat, Langue et littérature arabes, Paris, 1970) ; […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tarafa-amr-ibn-al-abd-al-bakri/#i_86517

ṬIRIMMĀḤ AL- (660 env.-apr. 738)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 225 mots

Poète arabe d'origine yéménite, al-Ṭirimmāḥ ibn Ḥakīm achère à une branche extrémiste de la secte des khāridjites et met à son service ses talents de tribun et de poète. Il est possible qu'il ait participé à des actions armées en Perse. Toujours en Perse, à Rayy, il aurait été maître d'école, continuant ainsi à propager ses idées. Par la suite, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-tirimmah/#i_86517

UMAYYA IBN ABĪ Ṣ-ṢALT (mort en 630 ou 632)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 201 mots

Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/umayya-ibn-abi-s-salt/#i_86517

WALĪD II AL- (708/09-744) calife omeyyade (743)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 626 mots

Prince et poète arabe d'origine syrienne. Bien que fils du calife umayyade Yazīd, Al-Walīd II ne lui succéda pas directement car son oncle Hishām devint souverain des musulmans. Al-Walīd n'accéda au trône qu'en 743 et pour peu de temps, car il fut assassiné en 744 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/al-walid-ii/#i_86517

ZAHĀWĪ DJAMĪL AL- (1863-1936)

  • Écrit par 
  • Sayed Attia ABUL NAGA
  •  • 206 mots

Poète et homme politique irakien, Djamīl Ṣidqī al-Zahāwī, possédant à fond l'arabe, le turc et le persan, est, tour à tour, professeur d'arabe à la faculté de droit d'Istanbul, directeur de l'imprimerie officielle de Bagdad, journaliste et traducteur. En 1908, il devient député de l'Irak au Parlement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/djamil-al-zahawi/#i_86517

ZUHĀYR (520?-? 609)

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH
  •  • 194 mots

Un des plus célèbres poètes arabes de la période antéislamique, Zuhāyr ibn Abī Sulmā appartient à une famille connue pour avoir fourni de nombreux poètes et sa descendance ne fait pas mentir cette réputation. Il ne semble pas s'être converti à la religion prêchée par Mahomet. Son œuvre poétique pose, bien entendu, des problèmes d'authenticité, mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zuhayr/#i_86517