ØRSTED PEDERSEN NIELS-HENNING (1946-2005)

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L'Europe a souvent offert aux grands solistes de l'histoire du jazz un asile chaleureux et un public de connaisseurs enthousiastes. Elle a parfois donné naissance à de grands musiciens qui ont apporté à la musique afro-américaine les acquis culturels – arcanes du contrepoint et subtilités harmoniques – du Vieux Continent, sans pour autant contrarier sa pulsation originelle. Le contrebassiste danois Niels-Henning Ørsted Pedersen, que l'on désignait familièrement par ses seules initiales – NHOP –, en est, avec quelques autres, la parfaite illustration.

Louie Bellson, Dizzy Gillespie, Clark Terry, Oscar Peterson et Niels-Henning Ørsted Pedersen

Louie Bellson, Dizzy Gillespie, Clark Terry, Oscar Peterson et Niels-Henning Ørsted Pedersen

Photographie

Louie Bellson (en haut, au centre) au festival de jazz de Montreux, le 24 juillet 1975. Il est en compagnie des trompettistes Dizzy Gillespie (à l'extrême gauche) et Clark Terry (au premier plan); Oscar Peterson est au piano, Niels-Henning Ørsted Pedersen à la contrebasse (à l'extrême... 

Crédits : Hulton Getty

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Niels-Henning Ørsted Pedersen naît le 27 mai 1946 à Osted, dans la grande île danoise de Seeland. Sa mère tient l'orgue de l'église locale. Tout naturellement, il aborde la musique par l'étude du piano, et, à treize ans, après avoir entendu Oscar Pettiford, jette son dévolu sur la contrebasse. Dès la fin des années 1950, il se fait sur ce nouvel instrument une enviable réputation dans les orchestres amateurs danois. À quinze ans, à la fin de 1961, il commence à jouer au célèbre club Jazzhus Montmartre de Copenhague. Sa maîtrise et son expérience sont à ce point reconnues qu'il est appelé en 1963 – il n'a que dix-sept ans – à remplacer au pied levé le bassiste défaillant du big band de Count Basie, alors en tournée à Copenhague. Difficile de rêver plus glorieuse entrée en matière !

Dès lors, NHOP est celui que l'on appelle pour accompagner les plus grands : Bud Powell et Quincy Jones (1963), Roland Kirk (1964), Sonny Rollins, Bill Evans, John Lewis, Dexter Gordon (avec qui il enregistre en 1964 l'album One Flight Up) et Johnny Griffin (1965). Au fil des ans, c'est toute une élite, en provenance des horizons esthétiques les plus divers, qui le choisit comme partenaire : [...]

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Pierre BRETON, « ØRSTED PEDERSEN NIELS-HENNING - (1946-2005) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/niels-henning-orsted-pedersen/