MOTET

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Le motet isorythmique (XIVe s.)

Le principe de l'isorythmie apparut dans la dernière partie du xiiie siècle. Il consistait à découper dans la teneur des fragments rythmiquement semblables. À cette teneur (ou « ténor ») au rythme normalisé s'ajoutait souvent un « contraténor » de structure analogue. Au-dessus de cette armature rigide en valeurs longues entrecoupées de silences évoluaient deux parties plus libres, notées en valeurs brèves, auxquelles on attribuait encore les dénominations traditionnelles de motetus et de triplum. Le triplum était la partie supérieure (plus tard, on l'appellera superius), plus brève et plus ornée encore que le motetus. Ces deux parties libres, agrémentées de « hoquets », pouvaient être aussi passagèrement affectées par l'isorythmie. Cette forme de composition rigoureuse, véritable monument d'architecture sonore, devint la forme favorite des musiciens de l'Ars nova (Philippe de Vitry, Guillaume de Machaut...). Elle devait survivre jusqu'au xve siècle sous la plume de Guillaume Dufay.


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Pour citer l’article

Roger BLANCHARD, « MOTET », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/motet/