MOTET

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Le motet classique

Sous l'influence du stile rappresentativo, né à Florence à la fin du xvie siècle, la musique religieuse change totalement de caractère. C'est le début de l'époque baroque. Claudio Monteverdi est l'un des premiers à appliquer à la musique d'église les principes de la monodie accompagnée et de la basse continue. Les motets de Monteverdi sont à une ou à deux voix avec accompagnement instrumental plus ou moins concertant. Carissimi, puis Legrenzi développent le procédé au point d'organiser le motet en une suite de récits, d'airs, de duos, de trios et de chœurs avec basse continue ou symphonie.

C'est aussi en Italie que naquit l'oratorio, ou drame sacré, dont le premier exemple est la Rappresentazione di anima e di corpo d'Emilio de' Cavalieri, datant de 1600. Ces vastes fresques ne manquèrent point d'avoir une influence sur l'évolution du motet, si bien qu'il est difficile de distinguer du point de vue du style, sinon du point de vue des dimensions, les grands motets de l'époque baroque des cantates et des oratorios. Les mêmes principes y sont appliqués.

En France, la Chapelle royale devient le creuset d'où sortira le grand motet de style versaillais, qui reste au xviiie siècle la forme presque unique de la musique religieuse.

Les précurseurs sont Nicolas Formé, Jean Veillot et Thomas Gobert. L'écriture harmonique remplace progressivement l'écriture contrapuntique ; les modes majeur et mineur modernes prennent le pas sur les vieux modes ecclésiastiques ; l'accompagnement instrumental se développe ; l'orchestre pénètre au sanctuaire. Lorsque Henry Du Mont et Pierre Robert accèdent ensemble à la direction de la Chapelle du roi, en 1663, la voie est ouverte pour l'éclosion des chefs-d'œuvre de l'école française. Pendant le règne de Louis XIV, on chante pour le roi trois motets aux offices quoti [...]

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ALLEGRI GREGORIO (1582-1652)

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 167 mots

Le nom d'Allegri est attaché au fameux Miserere à deux chœurs qui faisait partie du répertoire secret de la chapelle Sixtine, et que Mozart transcrivit de mémoire à treize ans, après une seule audition, à la stupéfaction de son entourage. Mais ce Miserere célèbre, et d'ailleurs fort beau n'est pas sa seule œuvre et il ne se situe sans doute pas parmi c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregorio-allegri/#i_4791

ANTHEM, musique

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 595 mots

Du vieil anglais anteifn , du grec et du latin antifona , de l'espagnol et de l'italien antifona , l'anthem, forme de musique religieuse anglicane, est une paraphrase libre (et non une traduction littérale anglaise) de textes bibliques (psaumes de David, en particulier), chantée pendant l'office, généralement après la troisième coll […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthem-musique/#i_4791

ARS ANTIQUA

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 899 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les formes polyphoniques »  : […] À l'époque carolingienne, les premiers essais consistant à doubler une voix par mouvement parallèle, selon les consonances admises, donnent naissance à l' organum parallèle comme le Rex coeli Domine (à 2 voix, Enchirias , ix e  s.). Une troisième voix puis une quatrième peuvent êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-antiqua/

ARS NOVA

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 6 409 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les formes »  : […] Parmi les formes héritées de l' école de Notre-Dame, certaines disparurent peu à peu au cours du xiv e  siècle, d'autres se transformèrent ; enfin des formes nouvelles naquirent. Nous avons défini ci-dessus la technique du motet isorythmique ; il nous faut revenir sur la forme motet et en retracer l'évolution. Le motet (étymologiquement, petit mot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova/#i_4791

BOUZIGNAC GUILLAUME (mort apr. 1643)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 429 mots

Compositeur français, d'origine languedocienne. Le style très original de Bouzignac en fait l'un des plus remarquables musiciens de l'école française du début du xvii e siècle. Il est, notamment, l'un des précurseurs de Marc-Antoine Charpentier pour l'introduction de l'oratorio en France. Par son écriture, où l'influence italienne se fait netteme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-bouzignac/#i_4791

BYRD WILLIAM (1540 env.-1623)

  • Écrit par 
  • Jacques MICHON
  •  • 1 838 mots

Dans le chapitre « Musique sacrée »  : […] Les trois volumes de Cantiones – qu'il s'agisse des dix-sept motets de 1575 qui lui sont propres, des seize de 1589 ou des treize de 1591 – constituent, à l'intérieur d'une unité d'inspiration attachée aux textes latins mis en musique, une image remarquable de cette diversité. Chacun des recueils, le premier à cinq, six ou huit voix, le deuxième exclusivement à cinq voix, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/william-byrd/#i_4791

CABEZÓN ANTONIO DE (1500-1566)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 749 mots

Organiste et compositeur le plus admiré de la péninsule Ibérique pour sa musique polyphonique noble et solennelle, qui unit le style stéréotypé propre aux instruments à clavier du début du xvi e siècle et le style international apparu vers 1550. Si l'art de la variation instrumentale pour clavier est né en Espagne, on le doit à Cabezón. Son influ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-de-cabezon/#i_4791

CAMPRA ANDRÉ (1660-1744)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 993 mots
  •  • 1 média

Organiste, maître de chapelle, musicien de théâtre, créateur de l'opéra-ballet, André Campra est l'une des grandes figures de son siècle . Son écriture, qui renouvelle tout ce qu'elle touche, représente une synthèse originale des styles italien et français, qui caractérise le début du xviii e siècle. Fils d'un chirurgien italien, Campra est en 16 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-campra/#i_4791

CHARPENTIER MARC ANTOINE (1643-1704)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 981 mots

Dans le chapitre « Un tempérament dramatique »  : […] Charpentier a appliqué lui-même les Règles de la composition qu'il écrivit pour le duc d'Orléans, à savoir que toutes les licences et toutes les audaces sont permises en raison de l'indépendance des voix (quintes successives, octaves augmentées, dissonances sans préparation ni résolution, voire passages bitonaux comme dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-antoine-charpentier/#i_4791

COMPÈRE LOYSET (1450 env.-1518)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 776 mots

Un des musiciens français qui portèrent à son apogée la chanson polyphonique ; Loyset Compère est à situer près de Josquin Des Prés, de Pierre de La Rue, d'Alexandre Agricola, de Henrich Isaac ; il est associé à Josquin, à Brumel et à Pirchon, les trois autres grands musiciens qui furent invités à pleurer la disparition d'Ockeghem ( Déploration sur le trépas de Jean Ockeghem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loyset-compere/#i_4791

CONTREPOINT

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 645 mots

Dans le chapitre « L'ars antiqua »  : […] La première étape importante de l'évolution ainsi amorcée consistera dans l'introduction du mouvement contraire. C'est ce qu'on appellera le déchant . Forme de contrepoint encore extrêmement primitive, il demeure esclave des valeurs de la mélodie initiale, puisqu'il offre à chacune de ses notes une note correspondante et de durée identique. D'où le nom de contrepoint : point […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrepoint/#i_4791

COUPERIN LES

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 5 518 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La musique vocale »  : […] Les fonctions de Couperin, organiste du roi, ne l'obligeaient pas à composer de la musique vocale pour la Chapelle. Néanmoins, il nous a laissé une série de petits motets intimes : presque aucun chœur ; trois voix parfois, une ou deux le plus souvent, et avec une prédominance de la voix de soprano (n'oublions pas que sa cousine Marguerite Louise était chanteuse et se produisait à la Cour). Après l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-couperin/#i_4791

DELALANDE ou DE LA LANDE MICHEL RICHARD (1657-1726)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 466 mots

Organiste, violoniste et compositeur, Delalande, l'une des plus hautes figures musicales du siècle de Louis XIV, est resté célèbre surtout pour ses grands motets. Delalande fait d'abord partie de la maîtrise de Saint-Germain-l'Auxerrois et acquiert une grande renommée dans le jeu du clavecin et de l'orgue. Il tient les claviers des Grands-Jésuites, du Petit-Saint-Antoine, de Saint-Jean-en-Grève et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/delalande-de-la-lande/#i_4791

DUFAY GUILLAUME

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 689 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les motets »  : […] Si les messes constituent la partie essentielle de l'œuvre religieuse de Dufay, les motets occupent une place privilégiée, quoiqu'il soit difficile de leur assigner un rôle liturgique, voire une signification sacrée. En effet, nombre de ces motets sont des pièces de circonstance, composées à l'occasion de tel ou tel événement du siècle ; les éléments profanes et religieux s'y mêlent, ce qui est c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-dufay/#i_4791

DU MONT HENRY (1610-1684)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 982 mots

Compositeur, organiste et claveciniste d'origine wallonne (il naquit près de Liège et vécut la majeure partie de sa vie à Paris, où il mourut), qui exerça une profonde influence sur la musique religieuse française. Son rôle dans ce domaine a pu être comparé à celui de Haydn dans celui de la symphonie et du quatuor à cordes. Henry Du Mont fut d'abord enfant de chœur, avec son frère Lambert, à la co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-du-mont/#i_4791

DUNSTABLE JOHN (1385 env.-1453)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 856 mots

Astronome et mathématicien anglais, surtout connu comme musicien : Primus inter pares selon Tinctoris qui, dans son Proportionale Musices (1477), rendit son nom célèbre dans l'Europe musicienne du xv e siècle ; déjà de son vivant sa renommée était grande, car ses manuscrits ont été retrouvés à Rome, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-dunstable/#i_4791

DURANTE FRANCESCO (1684-1755)

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 207 mots

Avec son contemporain et rival Leo, auquel il succéda au Conservatoire Sant'Onofrio, Durante est l'un des principaux représentants de l'école napolitaine de la première moitié du xviii e  siècle. Ce fut avant tout un pédagogue (Pergolèse, Piccinni, Paisiello, parmi bien d'autres, furent ses élèves), homme simple, d'humeur égale, paisible et intègr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-durante/#i_4791

FIGURALISME

  • Écrit par 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 1 329 mots

Dans le chapitre « Musique religieuse et profane de la Renaissance »  : […] À partir du xvi e  siècle, les compositeurs recherchèrent, plutôt que la souplesse de la courbe vocale, son originalité et sa courbe expressive. Des effets de style commencent à apparaître dans les motets. Dans la conclusion du motet à cinq voix Pater venit hora de Jacques Clément (Clemens non Papa, entre 1510 et 1515-1555 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/figuralisme/#i_4791

FRANCO-FLAMANDS MUSICIENS

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 855 mots

Expression controversée désignant un groupe de musiciens du xv e et du xvi e siècle. On rencontre aussi les dénominations de musique ou d'« école » néerlandaise, flamande, wallonne, bourguignonne, italo-bourguignonne, franco-bourguignonne, néerlando-bourguignonne. Les dénominations s'enchevêtren […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musiciens-franco-flamands/#i_4791

GABRIELI (G.) - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 409 mots

Entre 1554 et 1557 Naissance de Giovanni Gabrieli, probablement à Venise ; il est le neveu d'Andrea Gabrieli. 1575-1579 ou 1580 Giovanni Gabrieli séjourne à la cour du duc de Bavière Albrecht V, à Munich, où il étudie auprès de Roland de Lassus. 1585 Giovanni Gabrieli succède à Vincenzo Bellavere comme titulaire de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabrieli-g-reperes-chronologiques/#i_4791

GASCONGNE MATHIEU (déb. XVIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 297 mots

Musicien français, originaire du diocèse de Cambrai, Gascongne illustra la chanson française à l'époque de Josquin Des Prés. Il fait partie de cette pléiade de petits maîtres dont les œuvres virent le jour entre la mort de Ockeghem et celle de Josquin. Rabelais cite son nom dans le prologue du Quart Livre parmi vingt-cinq autres compositeurs. Il fut certainement prêtre et fi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gascongne-mathieu/#i_4791

GIROUST FRANÇOIS (1738-1799)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 187 mots

Compositeur français né à Paris, Giroust reçoit sa première formation à Notre-Dame, et fait entendre une de ses œuvres dès l'âge de quatorze ans. Nommé maître de chapelle de la cathédrale d'Orléans en 1756, il dirige dans cette ville l'orchestre de l'Académie de musique (1762) et celui de la Société des donateurs et des professeurs. Lauréat du Concert spirituel de Paris en 1768 pour son motet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-giroust/#i_4791

GOMBERT NICOLAS (1500 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 392 mots

Contemporain de Clemens non Papa et de Willaert. L'œuvre de Gombert se situe entre celle de Josquin, son maître, dont il célébra la mort par un motet à six voix ( Musae Jovis ), et celle de Lassus. Gombert est certainement le plus grand musicien de sa génération ; il a, le premier, conduit à son apogée ce « style imitatif syntaxique » (selon l'expression de Charles van den Bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-gombert/#i_4791

ISOCHRONIE & ISORYTHMIE

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 245 mots

Isochronie renvoie à rythme isochrone et se distingue d'isorythmie. Est isochrone ce qui est égal en durée, ce dont le temps est identique. Ainsi, des éléments rythmiques d'écriture différente peuvent avoir même valeur : un triolet apparaissant dans une mesure binaire, ou à l'inverse un duolet dans une mesure ternaire, etc. L'isorythmie est un concept voisin qui s'applique à la technique de compo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/isochronie-et-isorythmie/#i_4791

JACOTIN LES

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 199 mots

Surnom donné à plusieurs compositeurs du xv e et du xvi e  siècle, difficiles à indentifier avec certitude. L'un serait Jacques Le Bel (ou Le Vel) qui fut chantre et chanoine de la chapelle royale de France de 1532 à 1555. Il écrivit six motets (publiés par Attaingnant, 1534-1535), dans le style […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-jacotin/#i_4791

JOSQUIN DES PRÉS

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 654 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les motets »  : […] Partant de l'agencement polyphonique de thèmes issus du plain-chant et de l'écriture à quatre voix, Josquin a peu à peu élargi le cadre du motet, donnant plus de liberté et d'indépendance au jeu des imitations, et enrichissant l'édifice sonore de voix supplémentaires, allant jusqu'aux huit voix du Lugebat David . Parmi les motets sur le texte des psaumes, citons notamment : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josquin-des-pres/#i_4791

LASSUS ROLAND DE (1532 env.-1594)

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 679 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les motets »  : […] Les motets tiennent une place prépondérante dans l'œuvre de Lassus. Une faible partie d'entre eux seulement se rattache à la liturgie (antiennes à la Vierge, offertoires...). Le « divin Orlande » (le mot est de Ronsard) a élargi le choix des textes, puisant dans les Saintes Écritures tout ce qui pouvait stimuler son imagination. Il est davantage attiré vers les sujets dramatiques, ceux qui corres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roland-de-lassus/#i_4791

LITANIES

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 358 mots

Terme générique et moderne qui désigne, dans le culte chrétien, plusieurs espèces de prières d'intercession. Celles-ci ont en commun une forme musicale caractérisée par sa simplicité formelle : alternance d'un soliste (ou d'un groupe de solistes), qui chante des invocations, des demandes ou des acclamations, et de l'assemblée, dont la réponse est brève et uniforme, tant mélodiquement que rythmique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litanies/#i_4791

MACHAUT GUILLAUME DE

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 609 mots

Dans le chapitre « L'œuvre musical »  : […] L'œuvre musical de Guillaume de Machaut comporte dix-neuf lais, trente-trois virelais, vingt-deux rondeaux, quarante-deux ballades, vingt-trois motets, une messe polyphonique et le Hoquetus David , composition instrumentale à trois voix, destinée, pense-t-on, à compléter l'organum Alleluia Nativitas de Pérotin. En son Remède de fortune […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-machaut/#i_4791

OBRECHT JACOB (1450-1505)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 355 mots

Musicien de l'école franco-flamande, dont le style s'apparente à celui du dernier Dufay et d'Ockeghem. Comme celle de ce dernier, la production musicale de Jacob Obrecht est très variée, ainsi que ses techniques d'écriture ; il demeure toutefois assez traditionnel. Il voyagea beaucoup dans l'Europe musicale de son temps : en 1476, il est maître des enfants choristes d'Utrecht, où il eut Érasme com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacob-obrecht/#i_4791

OCKEGHEM JOHANNES (1410 env.-1497)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 2 278 mots

Dans le chapitre « Le meilleur Ockeghem »  : […] La musique religieuse occupe chez Ockeghem la place essentielle : c'est dans ce domaine qu'il donne le meilleur de lui-même. Là, s'épanouit avec le plus de liberté son mysticisme, qui dénote une vie intérieure profonde, une passion chaleureuse, traduites, par exemple, par une mélodie qui sait s'épancher en effusions « irrationnelles » et neuves (chute d'une octave sur et mortuos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-ockeghem/#i_4791

PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 750 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les motets »  : […] On doit à Palestrina plusieurs centaines de compositions sur des textes liturgiques. Il existe près de quatre cents motets d'une durée de quelques minutes, en une ou deux parties, de quatre à douze voix (trois chœurs), sur des antiennes, des répons ou des offertoires ; on mentionnera, par ailleurs, des compositions plus importantes, dans lesquelles la polyphonie composée et notée doit être complé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-pierluigi-da-palestrina/#i_4791

PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 383 mots
  •  • 6 médias

Entre le 3 février 1525 et le 2 février 1526 Naissance de Giovani Pierluigi, probablement à Palestrina, petite bourgade située non loin de Rome. Octobre 1537 Un document mentionne son nom parmi les chanteurs de la basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. 28 octobre 1544 Il est engagé comme organiste et maître de chan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/palestrina-reperes-chronologiques/#i_4791

PASSION, genre musical

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 1 058 mots

Au Moyen Âge, à l'exception des drames sacrés représentés dans les églises, puis sur les parvis, il n'y a point de « Passion », du moins en tant que forme musicale spécifique indépendante de la liturgie. L'usage s'est établi dès le iv e siècle de réciter la Passion selon l'Évangile de saint Matthieu, le dimanche des Rameaux et la Passion selon sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passion-genre-musical/#i_4791

POLYPHONIE

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 2 165 mots

Dans le chapitre « La polyphonie classique occidentale »  : […] La polyphonie médiévale est attestée, dans la culture écrite occidentale, depuis le ix e  siècle seulement, et y reste en stagnation pendant près de deux siècles, avant de connaître l'essor extraordinaire qui, à partir de la fin du xi e  siècle, lui donnera des développements sans commune mesure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polyphonie/#i_4791

RAMEAU JEAN-PHILIPPE

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 215 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Motets et cantates »  : […] Si l'on songe que Rameau a été maître de chapelle pendant la première moitié de sa vie, on est surpris qu'il ait écrit si peu d'œuvres religieuses. Parmi les quelques motets qu'il a laissés, quatre ( In convertendo , Deus noster refugium , Quam dilecta , Diligam te ) se rattachent à la forme « motet à grand chœ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-philippe-rameau/#i_4791

RELIGIEUSE CHRÉTIENNE MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques PORTE, 
  • Edith WEBER
  •  • 6 047 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les formes liturgiques et paraliturgiques »  : […] Il est convenu d'appeler liturgique la musique insérée dans le rite et paraliturgique celle qui prépare à la célébration du rite. Dans le premier cas, elle obéit à des règles précises. Dans le second cas, musique de cérémonie ou de prière, elle est exempte de toute contrainte. La plus ancienne des formes musicales de la liturgie chrétienne, la messe, repas eucharistique solennisé par la lecture d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-religieuse-chretienne/#i_4791

ROBERT PIERRE (1618 env.-1699)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 260 mots

Musicien parisien fort injustement oublié : son œuvre de musique sacrée constitua pourtant l'essentiel du répertoire de la chapelle du roi Louis XIV, entre 1670 et 1683, avec les motets de Lully et de Du Mont. Enfant de chœur à Notre-Dame de Paris (1639), maître de musique à la cathédrale de Senlis, Pierre Robert obtient le premier prix au concours de la Sainte-Cécile du Mans (1648). À partir de 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-robert/#i_4791

TALLIS THOMAS (1505 env-1585)

  • Écrit par 
  • Nicole LACHARTRE
  •  • 419 mots

Organiste et compositeur anglais, Thomas Tallis est probablement né dans le Leicestershire ; son premier poste musical connu est celui d'organiste au prieuré bénédictin de Douvres (1531) ; il est organiste à l'abbaye de la Sainte-Croix, à Waltham, en Essex (vers 1538-1540). Après un passage à Canterbury (1541-1542), il devient membre de la chapelle royale d'Henry VIII en 1542. En 1552, il se marie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-tallis/#i_4791

Voir aussi

Pour citer l’article

Roger BLANCHARD, « MOTET », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/motet/