MORPHINE

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Robert Robinson

Robert Robinson
Crédits : Hulton Getty

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La Morphine, S. Rusiñol

La Morphine, S. Rusiñol
Crédits : R. Manent/ Collection Dagli Orti/ Museo del Cau Ferrat/ Picture Desk

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Dérivés

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Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Toxicité

L'intoxication aiguë entraîne, à forte dose, le coma, la suspension plus ou moins prolongée de la respiration (apnée), la mort par arrêt respiratoire. Les enfants et les vieillards sont très sensibles à son action. Il faut noter par ailleurs que la morphine potentialise l'action des convulsivants notamment la strychnine, le pentétrazole, le nicéthamide, la caféine, la cocaïne, etc.

L'intoxication chronique, ou morphinomanie, est née dans la seconde moitié du xixe siècle, avec l'emploi de la seringue à injections hypodermiques. On parlera bientôt de « maladie du soldat ». C'est, en effet, l'utilisation de la morphine pour le traitement des grands blessés – en Crimée, lors de la guerre de Sécession, lors de la guerre de 1870 – qui est à l'origine de la toxicomanie ; à la fin du xixe siècle (1874) est synthétisé le dérivé diacétylé de la morphine : l'héroïne, dans le but d'être administré aux grands tuberculeux incurables, d'où une nouvelle toxicomanie, encore pire que la première.

La Morphine, S. Rusiñol

La Morphine, S. Rusiñol

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À partir du XIXe siècle, Paris, Ville Lumière, n'en est pas moins le territoire où prospèrent de multiples zones d'ombre. Peintres et écrivains explorent ces marges où prostitution et drogue occupent une place centrale. Santiago Rusiñol, La Morphine, 1894. Huile sur toile, 87,36 cm × 115... 

Crédits : R. Manent/ Collection Dagli Orti/ Museo del Cau Ferrat/ Picture Desk

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Dérivés

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Morphine et dérivés 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La morphine entraîne l'accoutumance et la dépendance. L'accoutumance, ou tolérance, est la diminution des effets sur l'organisme d'une même dose lors d'administrations répétées (d'où la nécessité d'augmenter les doses pour avoir les mêmes effets) ; la dépendance morphinique est, à la fois, psychique (envie irrésistible de se procurer de la drogue) et physique ; la dépendance physique entraîne le syndrome de sevrage : apparition de troubles physiques intenses lors de l'arrêt de l'administration de la drogue (hypersécrétions, douleurs, déshydratation, état hallucinatoire, etc.).


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Écrit par :

  • : docteur en pharmacie, ancienne assistante à la faculté de pharmacie de Paris
  • : professeur à l'université de Paris-XI, Orsay, professeur de pharmacologie à la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry
  • : professeur émérite de la faculté de pharmacie de Paris, ancien directeur au laboratoire national de la santé publique, Paris, membre de l'Académie nationale de pharmacie

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Pour citer l’article

Hélène MOYSE, Michel PARIS, René Raymond PARIS, « MORPHINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/morphine/