WEBER MAX (1864-1920)

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Weber est de tous les sociologues modernes celui dont le rayonnement fut et reste le plus grand, tant par l'admiration que par la contestation qu'il suscite. Certaines de ses œuvres continuent à faire l'objet de vifs débats, comme à l'époque de leur parution. On a souligné son extraordinaire personnalité, son érudition encyclopédique et son tempérament volcanique, mis au service d'une vision particulièrement aiguë des choses. Depuis la première traduction en russe d'une de ses œuvres jusqu'aux travaux qui se sont multipliés au Japon, il n'a cessé d'influencer d'une manière déterminante l'évolution de la sociologie dans tous les pays. On aurait cependant tort de ne considérer que l'œuvre du sociologue, car Weber fut aussi un remarquable juriste, un brillant économiste, un historien de grande classe. Mais de nos jours on met davantage l'accent sur la dimension philosophique et politique de sa pensée, car, en ce domaine aussi, il fut l'égal des plus grands esprits de sa génération, par exemple Husserl, Simmel ou Scheler.

L'homme et l'œuvre

Max Weber est né à Erfurt, dans une famille d'industriels protestants, mais son père a fait carrière dans la politique comme représentant du Parti libéral-national. Après des études poursuivies aux universités de Heidelberg et de Berlin, il commença par enseigner le droit à cette dernière université, puis, très rapidement, il se tourna vers l'économie. Il fut l'un des pionniers de l'enquête sur le terrain avec sa double étude sur les ouvriers agricoles à l'est de l'Elbe. Ses premiers écrits portent sur les sociétés commerciales au Moyen Âge et sur l'histoire agraire de l'Antiquité. À trente ans, il fut nommé professeur d'économie à l'université de Fribourg, puis quelques années plus tard à celle de Heidelberg, mais il dut abandonner l'enseignement pour raisons de santé. Tout en menant une activité politique marginale et, occasionnellement, celle de journaliste, il s'orienta vers [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université des sciences humaines de Strasbourg.

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Dans le chapitre « L'autre, référentiel transcendant »  : […] Comment puis-je être moi parmi les autres, comment puis-je être moi et comprendre les autres, comment puis-je être moi, c'est-à-dire l'autre de tous les autres ? Cette triple interrogation évoque le Montesquieu des Lettres persanes et son « Comment peut-on être persan ? ». Elle renouvelait l'anthropologie et la philosophie. L'auteur n'en a pas immédiatement vu toutes les imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raymond-aron/#i_1721

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L'un des trois types de domination — avec le pouvoir traditionnel et le pouvoir rationnel — de la classification établie à ce sujet par Max Weber. Le terme « charismatique », qui vient du grec charisma (« grâce », « bienfait », « don »), s'applique à quelqu'un qui a reçu des dieux, des démons ou de la nature un don que les autres n'ont pas reçu ; puis il en vient à connoter l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pouvoir-charismatique/#i_1721

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CLASSES SOCIALES - Classe dominante

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COMMUNAUTÉ

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COMPRÉHENSION (sociologie)

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C’est au sein des sciences humaines allemandes de la seconde moitié du xix e  siècle que la notion de compréhension a été formulée pour la première fois par l’historien Johann Gustav Droysen puis par le philosophe Wilhelm Dilthey. Elle est d’emblée définie en référence à un dualisme des méthodes – l’opposition de «  l’expliquer » et du « comprendr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comprehension/#i_1721

DÉCHRISTIANISATION

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Dans le chapitre « Théories de la domination »  : […] Depuis la critique de l'absolutisme et du despotisme par les philosophes des Lumières, puis, au siècle suivant, le développement des mouvements anarchistes, le thème de la domination n'a pas manqué de théoriciens philosophes, sociologues ou politologues. On connaît les thèses de Marx sur la suppression souhaitée de toute aliénation et exploitation par une dictature, celle du prolétariat. La cla […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/domination/#i_1721

DROIT - Sociologie

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Dans le chapitre « Nouveaux paradigmes »  : […] Tous ces changements sont constitutifs d'un nouveau régime de connaissance de la sociologie du droit. Celui-ci pourrait être synthétisé en soulignant les traits principaux à partir duquel il s'établit : – la déspécification du droit. Non pas expression d'une « Raison », le droit est d'abord le produit d'une construction sociale, institutionnelle et politique à laquelle concourent les professionnel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-sociologie/#i_1721

ÉCONOMIE SOCIOLOGIE DE L'

  • Écrit par 
  • Frédéric LEBARON
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Dans le chapitre «  La « sociologie économique » »  : […] Ce que l'on appelle la « sociologie économique » peut être conçue comme une « hybridation » particulière de la sociologie et de l'économie, arbitrairement séparées à la fin du xix e  siècle par l'histoire de la division du travail académique. On peut aussi retenir, au moins provisoirement, une définition plus simple encore. La sociologie économiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-de-l-economie/#i_1721

ÉCONOMIE SOCIALE

  • Écrit par 
  • Éric BIDET
  •  • 6 004 mots

Dans le chapitre «  L’économie sociale comme rupture avec la tradition économique »  : […] À la fin du xix e  siècle, Gide et Walras font de l'économie sociale un des éléments d’une nouvelle théorie économique générale et s'attachent à définir son objet d'étude et à expliciter sa méthodologie. L'économie sociale est alors mise en avant par des économistes qui entendent marquer ainsi une rupture avec le modèle d'analyse dominant. Gide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/economie-sociale/#i_1721

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  • Écrit par 
  • Louis HOURMANT
  •  • 1 350 mots

Dans le chapitre « Des organisations différenciées »  : […] Ce modèle dual d'organisation des groupements chrétiens, développé au début du xx e  siècle par deux sociologues allemands, Ernst Troeltsch et Max Weber, met l'accent sur le caractère exclusif (secte) ou au contraire inclusif (Église) des groupes religieux. Dans une telle perspective, la secte est une association volontaire de croyants unis par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglise-et-secte-notion-d/#i_1721

ÉTAT, sociologie

  • Écrit par 
  • Hervé FAYAT
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Selon Max Weber, « l'État moderne est un groupement de domination de caractère institutionnel qui a cherché (avec succès) à monopoliser, dans les limites d'un territoire, la violence physique légitime comme moyen de domination et qui, dans ce but, a réuni dans les mains des dirigeants les moyens matériels de gestion ». Amorcer une présentation de l'État par le type idéal que Max Weber donne de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etat-sociologie/#i_1721

ETHNIE

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « Définitions »  : […] Les définitions du terme « ethnie » sont assez peu nombreuses et tournent toutes autour de quelques grandes caractéristiques. Max Weber appelle « groupes ethniques » des groupes humains qui font preuve d'une croyance subjective dans leur ascendance commune, à cause de ressemblances dans le type physique, dans les coutumes, ou de souvenirs partagés dans l'expérience de la colonisation et des migra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethnie/#i_1721

FINLEY MOSES (1912-1986)

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Né à New York en 1912, Moses Finley fit des études d'histoire du droit et de l'Antiquité à l'université Columbia, mûri en même temps, comme il le reconnaissait lui-même, par la conjoncture internationale : la crise de 1929, la montée du nazisme et la guerre d'Espagne ancrèrent pour toujours sa réflexion d'historien de l'Antiquité dans le monde moderne. Il fut très tôt influencé par les problématiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moses-finley/#i_1721

HOMO ŒCONOMICUS (P. Demeulenaere) - Fiche de lecture

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L' Homo hierarchicus et l' Homo aequalis ont fourni, au cours des précédentes décennies, leur thème et leur titre aux ouvrages classiques de Louis Dumont. Parallèlement, l' Homo ideologicus a été mis en scène par Jean Baechler, notamment dans la préface qu'il a donnée à L'Esprit du jacobinisme d'Augustin Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homo-oeconomicus/#i_1721

IDÉALTYPE, IDÉAL TYPE ou TYPE IDÉAL

  • Écrit par 
  • Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
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La notion d'idéaltype appartient aujourd'hui au bagage minimal dont tout étudiant en sociologie doit prendre soin de se pourvoir pour affronter avec un semblant de compétence les problèmes de méthode propres à sa discipline. Le terme est cependant devenu si commun qu'il perd souvent toute signification spécifique dans l'usage contemporain, se confondant parfois avec l'abstraction en général, avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealtype-ideal-type-type-ideal/#i_1721

IMAGINAIRE SOCIAL

  • Écrit par 
  • Pierre ANSART
  •  • 1 312 mots

Dans le chapitre « Les fonctions sociales de l'imaginaire social »  : […] Cette problématique de l'imaginaire n'est pas récente : elle a reçu des réponses élaborées depuis les origines de la réflexion philosophique ; elle a été renouvelée par les fondateurs modernes des sciences sociales. Ainsi, dans ses écrits sur la vie politique de son temps, Karl Marx insiste sur « le poids très lourd » que seraient les traditions anciennes dans le déroulement des révolutions. Dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/imaginaire-social/#i_1721

KANTOROWICZ ERNST (1895-1963)

  • Écrit par 
  • Paola MAFFEI
  •  • 1 793 mots

Dans le chapitre « Soldat et étudiant »  : […] Il apprend l'anglais dès la petite enfance grâce à sa gouvernante, et le français au lycée Auguste Viktoria, où il fait ses humanités de 1904 à 1913. Commencée à Hambourg, une brève expérience dans le commerce est interrompue par la guerre : à l'âge de dix-neuf ans, il s'engage comme volontaire. Blessé à Verdun en juin 1916, il est ensuite envoyé sur le front de l'Est, en Ukraine, où il reste à pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-kantorowicz/#i_1721

LOYAUTÉ

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 3 711 mots

Dans le chapitre « Loyauté et distance »  : […] La meilleure manière de saisir les phénomènes de loyauté, c'est de les traiter comme des relations de dévouement et d'attachement entre des individus situés à la périphérie et des individus placés au centre , sous la condition de ne pas oublier les relations de ces deux catégories avec celles qui sont situées au sommet de l'organisation sociale. La dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loyaute/#i_1721

MARCHÉ (sociologie)

  • Écrit par 
  • Valérie ASENSI, 
  • Gilles LAFERTÉ
  •  • 1 320 mots

Le «  grand partage disciplinaire » a longtemps réservé l’étude du marché à la science économique, ne démentant pas l’adage « les affaires sont les affaires » : sur le marché, l’esprit de calcul et, en particulier, de calcul économique primerait sur tout autre lien social. La notion de marché s’est donc construite à partir d’hypothèses propres à la pensée modélisatrice de la science économique : a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marche-sociologie/#i_1721

NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
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Importée des États-Unis, où elle avait été utilisée, dès 1949, dans la traduction américaine des écrits méthodologiques de Max Weber, la notion de « neutralité axiologique » (en allemand Wertfreiheit ) fut introduite en France dans les années 1960 par le premier traducteur de Max Weber, Julien Freund. C'est avec sa traduction en français des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neutralite-axiologique/#i_1721

ORGANICISME

  • Écrit par 
  • Pierre BIRNBAUM
  •  • 2 866 mots
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Dans le chapitre « Le tournant du siècle »  : […] La nature tout humaine de l'organisme social ne peut, en effet, que le différencier de l'organisme biologique dans lequel les parties sont naturellement dépourvues de conscience. On peut, par conséquent, situer dans la même perspective que celle de Worms l'organicisme de F.  Tönnies, celui de Durkheim ou enfin celui auquel recourent de nombreux psychologues sociaux. Si Tönnies reprend l'analogie o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organicisme/#i_1721

PARTIS POLITIQUES - Théorie

  • Écrit par 
  • Michel OFFERLÉ
  •  • 7 098 mots

Dans le chapitre « La définition large de Max Weber »  : […] Le sociologue allemand Max Weber a proposé une définition large qui a l'avantage d'éviter la normativité (les « bons partis »), l'évolutionnisme (« les partis sont la démocratie qui est leur horizon ») ou la focalisation sur l'organisation (les « vrais partis durables donc nécessaires »). En 1919, Max Weber appréhende le parti, dans Le Métier et la vocation d'homme politique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/partis-politiques-theorie/#i_1721

PARTIS POLITIQUES - Financement

  • Écrit par 
  • Éric PHÉLIPPEAU
  •  • 4 640 mots

Dans sa sociologie des types de domination, le sociologue allemand Max Weber réserve une place à part à l'étude des partis politiques, délibérément rattachée « au domaine particulier de la sociologie de l'État ». Soucieux de leurs modes d'organisation, des mécanismes présidant à leur adhésion et de leurs moyens d'action matériels, la question générale de leur financement revient constamment au cœ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/partis-politiques-financement/#i_1721

PÉDAGOGIE - Pédagogie et pouvoir

  • Écrit par 
  • Jean-Claude PASSERON
  •  • 4 532 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La légitimité pédagogique »  : […] Le rapport de forces nécessaire à l'instauration d'une relation pédagogique présente cependant une particularité : il ne peut produire d'effet pédagogique qu'à condition de ne pas apparaître comme tel. On observe communément que l'étalage de la force par l'éducateur rend impossible la domination proprement pédagogique, alors que l'ostentation de la force ne rend pas impossible la domination politi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pedagogie-pedagogie-et-pouvoir/#i_1721

POLÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Michel-Henri GIÈS
  •  • 3 837 mots

Dans le chapitre « Fondements de la polémologie »  : […] La démarche de G. Bouthoul s'inscrit en réaction contre les penseurs et les hommes politiques qui ont tenté d'obtenir une éradication de la guerre par sa « mise hors la loi ». Niant la « pseudo-évidence » de la guerre, il veut faire de celle-ci un objet d'études. Les pacifistes n'ont jamais opposé aux guerres qu'une pétition de principe selon laquelle elles constitueraient un état pathologique, ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polemologie/#i_1721

POLITIQUE - Le pouvoir politique

  • Écrit par 
  • Jean William LAPIERRE
  •  • 7 276 mots

Dans le chapitre « Autorité et coercition »  : […] Les détenteurs du pouvoir politique assurent généralement l'exécution de leurs décisions par un mélange, en proportions variables, d'autorité et de coercition. Pour soumettre les personnes ou les groupes récalcitrants aux règles prescrites, aux jugements rendus et aux ordres donnés pour l'action collective, ils ont recours aux instruments de la puissance publique  : armée, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-le-pouvoir-politique/#i_1721

POLITIQUE - La science politique

  • Écrit par 
  • Marcel PRÉLOT
  •  • 7 878 mots

Dans le chapitre « Méthodes sociologiques »  : […] Afin de donner à la science politique les contours et la consistance d'une vraie science, les politologues devaient être tentés de se conduire en sociologues. En effet, la conception institutionnelle, en donnant pour objet à la science politique la société appelée État, l'intègre directement aux sciences sociales et l'invite à suivre les règles de la méthode sociologique tel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-science-politique/#i_1721

POUVOIR

  • Écrit par 
  • Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
  •  • 1 452 mots

Dans le chapitre « Pouvoir et domination »  : […] Une tendance forte de la tradition politique des Modernes tend à identifier le « pouvoir » à l'État souverain. Abordé sous cet angle, le pouvoir apparaît indissociable de la domination, c'est-à-dire d'une relation dissymétrique entre des individus qui sont en position de commander et d'autres qui leur doivent obéissance. Cette relation, dans laquelle la domination des uns a pour contrepartie la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pouvoir/#i_1721

PRÉNOTION, sciences sociales

  • Écrit par 
  • Claude JAVEAU
  •  • 805 mots

Dérivé du grec prolêpsis , qui désigne chez les stoïciens et les épicuriens les notions communes tirées de l'expérience antérieurement à toute réflexion, le concept de prénotion est utilisé par sir Francis Bacon, au début du xvii e  siècle, pour signifier, « dans l'effort de mémoire, l'idée vague et latente de ce que nous ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prenotion-sciences-sociales/#i_1721

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L'HISTOIRE DE L'ART. LE PROBLÈME DE L'ÉVOLUTION DU STYLE DANS L'ART MODERNE, Heinrich Wölfflin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François-René MARTIN
  •  • 1 331 mots

Dans le chapitre « Ambiguïtés du formalisme »  : […] Que le « regard ait sa propre histoire », selon Wölfflin, et qu'à l'histoire de l'art conçue comme celle des artistes il soit possible de substituer une « histoire de l'art sans noms », voilà qui ouvrait un programme de recherche infiniment prometteur, mais marquait en même temps un véritable repli. Le formalisme de Wölfflin rompait nettement avec l'histoire culturelle qui dominait alors en Allema […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/principes-fondamentaux-de-l-histoire-de-l-art-le-probleme-de-l-evolution-du-style-dans-l-art-moderne/#i_1721

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Critiques et récusation »  : […] Lorsque en 1906 paraissent, dans Le Mouvement socialiste , les études de Georges Sorel sur Les Illusions du progrès , les doutes se sont déjà multipliés concernant l'identification de l'accroissement des connaissances positives au progrès moral, du développement des sciences au progrès social. Une contre-idéologie se met en place, fondée sur l'idée que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_1721

PROTESTANTISME - Protestantisme et société

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT
  •  • 2 439 mots

Dans le chapitre « Le lien avec le capitalisme »  : […] Au xix e  siècle, le lien avéré entre le protestantisme et le capitalisme était expliqué en termes apologétiques (le protestantisme, religion « supérieure ») ou polémiques (par la Réforme, les puissants se sont soustraits à la tutelle de l'Église et ont opprimé les faibles). Marx et Engels, puis Max Weber ont tenté d'établir scientifiquement l'ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/protestantisme-protestantisme-et-societe/#i_1721

PURITANISME

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT
  •  • 2 545 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Puritanisme et capitalisme »  : […] Dans son célèbre ouvrage L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme , M. Weber analyse l'influence du protestantisme – et spécialement du puritanisme – sur le développement de l'esprit capitaliste. Selon lui, la doctrine calviniste de la prédestination créant une certaine angoisse, l'activité et le succès professionnels sont interprétés par le fidèle comme des signes d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/puritanisme/#i_1721

RATIONALITÉ, sociologie

  • Écrit par 
  • Isabelle KALINOWSKI
  •  • 1 440 mots

Au xx e  siècle, le concept de rationalité a dû faire son deuil des implications optimistes qui avaient pu être associées à l’idée de raison à partir de la philosophie des Lumières : l’affranchissement de l’homme par rapport à un « état de tutelle » (Emmanuel Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? , 1784), le progrès illimité des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalite-sociologie/#i_1721

RATIONALITÉ ÉCONOMIQUE

  • Écrit par 
  • Hubert BROCHIER
  •  • 3 932 mots

Dans le chapitre « Rationalité par rapport aux fins et par rapport aux valeurs »  : […] Si l'apport du schéma de rationalité économique à la connaissance positive consiste essentiellement non dans la vérité empirique qu'il contient mais dans le support fourni à la formalisation de la science économique, il reste à juger du contenu et de la portée de cette rationalité. On rencontre ici la distinction célèbre que fait Max Weber ( Économie et Société ) entre « rati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalite-economique/#i_1721

RELIGION - L'anthropologie religieuse

  • Écrit par 
  • Roger BASTIDE
  •  • 6 598 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le champ de l'anthropologie religieuse »  : […] L'homme doit certes, pour subsister, lutter contre la nature environnante ; mais il n'envisage pas le monde seulement à travers ses besoins physiques. Il donne aux choses un sens qui les arrache au simple donné objectif pour les faire entrer dans le domaine des symboles ou des valeurs. L'anthropologie religieuse part de la constatation de l'existence, à côté de l'activité technique, d'une autre ac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-l-anthropologie-religieuse/#i_1721

RELIGION - Sociologie religieuse

  • Écrit par 
  • Olivier BOBINEAU
  •  • 6 053 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Analyse wébérienne »  : […] Pour Max Weber , la religion est une tentative d'arrachement au monde : elle peut être une distance à soi, une méthode de conduite mais aussi un prophétisme, une relation émotionnelle à une transcendance fondatrice qui produit historiquement un processus de rationalisation, que l'on désigne couramment par « désenchantement du monde ». En premier lieu, pour le sociologue allemand, la religion pr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-sociologie-religieuse/#i_1721

RURALE CIVILISATION

  • Écrit par 
  • Emmanuel LE ROY LADURIE
  •  • 14 397 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le mariage tardif »  : […] Cependant l'équilibre démographique de la civilisation rurale n'est pas obtenu simplement par ce moyen barbare qu'est la mort due à la famine ou aux épidémies. Les ruraux disposent également de techniques moins cruelles, et qui contribuent elles aussi à limiter les effectifs humains. À défaut de contraception ( coitus interruptus ) déjà connue, mais peu répandue, les sociétés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/civilisation-rurale/#i_1721

SCIENCES - Sociologie

  • Écrit par 
  • Yves GINGRAS
  •  • 5 538 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La science et l'ordre social »  : […] Le contexte social et politique européen du milieu des années 1930, marqué par la montée des idéologies fasciste et nazie, fournit à Robert K. Merton l'occasion de la réflexion qui fixera le cadre des préoccupations des sociologues des sciences jusqu'au début des années 1970. Paru en 1938 sous le titre « La Science et l'ordre social », l'article de Merton part de l'observation fondamentale de Max […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-sociologie/#i_1721

SECTES

  • Écrit par 
  • Louis HOURMANT, 
  • Jean SÉGUY
  •  • 9 487 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La secte comme type sociologique »  : […] Historiens et sociologues se sont efforcés de définir la secte de façon moins sommaire : ainsi Paul Alphandéry ou Gustave Le Bon. Mais leurs efforts restaient tributaires de données historiques partielles ou d'une psycho-sociologie contestable. Il fallut attendre Weber et Troeltsch pour voir naître une analyse correcte du concept de secte. Il s'agit en l'occurrence d'un type idéal s'opposant à ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sectes/#i_1721

SIMMEL GEORG (1858-1918)

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON
  •  • 2 759 mots

Dans le chapitre « Épistémologie et histoire »  : […] Les travaux épistémologiques de Simmel sur le problème de l'explication en histoire se situent dans le prolongement direct des principes résumés par la notion de sociologie « formelle ». La réalité historique est constituée par un fourmillement, insaisissable en tant que tel, d'actions individuelles. Pour rendre compte de la bataille de Marathon, il faudrait, à la limite, expliquer le comportemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-simmel/#i_1721

SOCIÉTÉ DE MASSE

  • Écrit par 
  • Pierre BIRNBAUM
  •  • 3 716 mots

Dans le chapitre « La communauté et la société »  : […] À la charnière du xix e et du xx e siècle, des théoriciens tels qu' Émile Durkheim, Ferdinand Tönnies ou Max Weber, malgré leurs grandes différences, s'accordent à annoncer la venue d'une société dans laquelle les relations sociales étroites et collectives seraient profondément atteintes. Ils at […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/societe-de-masse/#i_1721

SOCIOLOGIE - La démarche sociologique

  • Écrit par 
  • Louis PINTO
  •  • 5 426 mots

Dans le chapitre « L'objectivation sociologique »  : […] S'il faut renoncer à l'imagerie d'une machinerie occulte du social, qu'est-ce que la sociologie peut bien nous apprendre que nous ne sachions déjà ? En quoi peut-il s'agir d'une science qui nous instruit sur un ordre de choses qui nous avait échappé ? En quoi cette science diffère de la spéculation, de la littérature, du journalisme ? Ce qui est « caché » peut se dire en plusieurs sens. Le premier […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-la-demarche-sociologique/#i_1721

SOCIOLOGIE - Les méthodes

  • Écrit par 
  • Frédéric LEBARON
  •  • 7 616 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Compréhension et explication des données »  : […] C'est autour des notions de compréhension et d'explication que s'articulent les grandes conceptions de l'interprétation sociologique. Schématiquement, nous distinguerons la tradition webérienne (ou subjectiviste) et la tradition durkheimienne (ou objectiviste), étant entendu que cette opposition, souvent caricaturée dans les manuels, ne doit pas être considérée comme insurmontable. Dans la tra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-les-methodes/#i_1721

SOCIOLOGIE - Histoire

  • Écrit par 
  • Michel LALLEMENT
  •  • 6 414 mots

Dans le chapitre « La sociologie allemande naissante »  : […] Au seuil du xx e  siècle, la sociologie allemande n'est pas plus homogène qu'en France. Parmi les hérauts d'une discipline aux frontières encore incertaines figure d'abord Ferdinand Tönnies, le premier président de la société allemande de sociologie, en 1909. Bien qu'il ne bénéficie que d'une reconnaissance tardive, son maître ouvrage, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-histoire/#i_1721

SOCIOLOGIE - Les grands courants

  • Écrit par 
  • Claude DUBAR
  •  • 7 716 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les sociologies de l'action »  : […] Depuis Max Weber (1864-1920) et la publication de son ouvrage posthume, Wirtschaft und Gesellschaft , les sociologues ont pris l'habitude de distinguer quatre types idéaux d'actions humaines dont deux relèvent prioritairement des relations sociales communautaires ( Vergemeinschaftung ) : l'action traditionnelle et l'action émotionnelle ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-les-grands-courants/#i_1721

SOCIOLOGIE HISTORIQUE

  • Écrit par 
  • Laurent WILLEMEZ
  •  • 3 042 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'histoire au cœur du raisonnement sociologique »  : […] Un retour rapide sur les premiers moments de la sociologie montre que l'ensemble des auteurs qui se réclament de cette nouvelle discipline intègrent non seulement une préoccupation historique dans leur analyse, mais font aussi du raisonnement historique la base de leur travail de fondation. Rien de plus historique, en effet, que la perspective évolutionniste des premiers sociologues du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-historique/#i_1721

STRATIFICATION SOCIALE

  • Écrit par 
  • Xavier ROZE
  •  • 1 241 mots

Les théories de la stratification ont en commun avec la théorie marxiste de chercher à rendre compte de l'inégalité des conditions que l'on constate au sein des sociétés. Alors que Karl Marx situe le principe d'explication de cette inégalité au niveau des rapports de production et conclut à une structure sociale divisée en classes antagonistes, les théories de la stratification conçoivent la socié […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stratification-sociale/#i_1721

THÉORIE DE L'AGIR COMMUNICATIONNEL, Jürgen Habermas - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Éric LETONTURIER
  •  • 1 134 mots

Dans le chapitre « Une théorie critique de la raison sociologique »  : […] Constitué de deux épais volumes, l'ouvrage s'ouvre sur le problème de l'articulation entre la théorie de la raison et l'analyse du présent, que ni la spéculation métaphysique ni la philosophie des sciences ne peuvent régler. Pour avoir inscrit le principe de la rationalité dans la constitution de son savoir, et réfléchi en son sein une compréhension de la modernité, la sociologie se présente comm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-de-l-agir-communicationnel/#i_1721

TYPOLOGIE, sociologie

  • Écrit par 
  • Jean-Claude COMBESSIE
  •  • 1 639 mots

Le mot « typologie » apparaît au xix e  siècle pour désigner les types ou les classifications des sciences de la nature, et différencier leur mode d'élaboration « scientifique » des classifications communes ou des types des philosophes et des exégètes bibliques. Il implique, comme en philosophie, une explicitation raisonnée des principes « essent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/typologie-sociologie/#i_1721

VALEURS, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre LIVET
  •  • 10 285 mots
  •  • 1 média

La notion de valeur est souvent utilisée au pluriel. Il semble en effet difficile de considérer comme de même nature l'impression esthétique qui nous fait trouver un tableau saisissant, le respect pour une décision politique courageuse, l'approbation d'un acte charitable, l'admiration pour une performance intellectuelle, le jugement portant sur le rendement d'une machine, ou encore une estimation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-philosophie/#i_1721

VALEURS, sociologie

  • Écrit par 
  • Patrick PHARO
  •  • 2 321 mots

Dans le chapitre « Qu'est-ce qu'une valeur morale ? »  : […] Malgré les doutes qu'elle exprime sur l'universalité des valeurs, l'œuvre de Max Weber offre néanmoins des ressources intéressantes pour surmonter certaines des difficultés qui viennent d'être évoquées. Pour Weber, en effet, toutes les valeurs n'appartiennent pas nécessairement au domaine de la morale. Les valeurs proprement éthiques sont historiquement liées, selon lui, aux religions du salut, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeurs-sociologie/#i_1721

Voir aussi

Pour citer l’article

Julien FREUND, « WEBER MAX - (1864-1920) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-weber/