LIEBIG JUSTUS baron von (1803-1873)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Chimiste allemand, né à Darmstadt et mort à Munich. Justus von Liebig a fait son apprentissage chez son père droguiste qui s'intéressait à l'amélioration de ses produits.

Justus Liebig

Justus Liebig

Photographie

Le chimiste allemand Justus Liebig (1803-1873). Il découvrit le chloroforme. 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

Afficher

Après un stage dans une pharmacie, d'où il est renvoyé après avoir causé quelques dégâts, il entre à l'université de Bonn, mais, l'année suivante (1821), il part pour Erlangen, où K. Kastner vient d'être nommé professeur. Après son doctorat, il quitte Erlangen pour Paris, où il va écouter les plus grands maîtres de l'époque (Gay-Lussac, Thenard, Dulong, Petit, Laplace, Cuvier). C'est dans le laboratoire de Gay-Lussac que Liebig a effectué ses premiers travaux sur les fulminates. Bien déterminé à enseigner la chimie, il réussit à se faire nommer professeur extraordinaire à Giessen et professeur ordinaire deux ans plus tard (1826). Son laboratoire devient bientôt unique en son genre et Liebig y accueille les plus grands chimistes du siècle, notamment Hofmann, Wurtz, Kekulé, Gerhardt. En 1852, il est nommé professeur à Munich, ayant refusé la chaire de Berlin.

Liebig a écrit un grand nombre de mémoires (318 à lui seul) et il a exercé une influence considérable sur la chimie allemande. En chimie analytique, minérale et organique, il a inventé de nouvelles méthodes de séparation et de dosages (alcaloïdes, urée, nickel, cobalt, analyse des eaux), de détermination des masses moléculaires, etc.

Par ses travaux sur les fulminates (Hg, Ag), menés parallèlement avec ceux de Wöhler sur le cyanate d'argent, il découvre l'isomérisme de l'acide cyanhydrique et prépare un grand nombre de composés de cet acide ; il trouve une méthode d'analyse titrimétrique des cyanures par le nitrate d'argent, et un procédé de fabrication du cyanure de potassium.

Dans un article d'une importance considérable en chimie organique, il découvre avec Wöhler que le radical benzoyle peut donner lieu à une longue série de composés. Liebig, en collaboration avec Wöhler, a isolé le premier le glucoside ( [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  LIEBIG JUSTUS baron von (1803-1873)  » est également traité dans :

AGRONOMIE

  • Écrit par 
  • Stéphane HÉNIN, 
  • Michel SEBILLOTTE
  •  • 9 159 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aspect chimique des problèmes »  : […] C'est à Justus von Liebig que l'on doit d'avoir, en 1840, donné son essor à l'idée de Théodore de Saussure qui montre, dans ses Recherches chimiques sur la végétation (1804), que les plantes peuvent se nourrir de matières minérales. L'alimentation carbonée s'effectue à partir du gaz carbonique de l'air, l'énergie est fournie par la lumière et cette synthèse se réalise grâc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agronomie/#i_4328

FERMENTATIONS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Paul MAZLIAK
  •  • 519 mots

1789 Dans son Traité élémentaire de chimie , A. Lavoisier (1743-1794) décrit la « fermentation vineuse » comme une division du sucre en deux portions (alcool et acide carbonique), division réalisée par un « ferment ». 1833 A. Payen (1795-1871) et J.-F. Persoz (1805-1868) isolent de grains d'orge germés la « diastase », u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fermentations-reperes-chronologiques/#i_4328

NUTRITION

  • Écrit par 
  • René HELLER, 
  • Raymond JACQUOT, 
  • Alexis MOYSE, 
  • Marc PASCAUD
  •  • 13 665 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Nature des besoins »  : […] Jusqu'au milieu du xvii e  siècle, notamment sous l'influence du physiologiste italien Andrea Cesalpino (1583), on continuait d'adopter les théories d'Aristote selon lesquelles les plantes recevaient du sol une nourriture tout élaborée : l' humus . Sans doute, dès 1563, un précurseur de génie, Bernard Palissy, avait eu une no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nutrition/#i_4328

PATRIMOINE INDUSTRIEL EN AMÉRIQUE LATINE

  • Écrit par 
  • Louis BERGERON, 
  • Myriam COTTIAS
  •  • 6 656 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Une économie de plantation »  : […] L'industrialisation latino-américaine trouve ses racines aux premiers temps de la colonisation du Nouveau Monde. Les premiers foyers en ont été le Brésil, d'une part, et les plateaux et chaînes de montagnes qui s'étirent du Mexique aux régions andines, de l'autre. Par le Brésil est entrée la canne à sucre, au terme d'un long périple qui l'avait conduite de l'océan Indien aux îles Canaries qui, dè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patrimoine-industriel-en-amerique-latine/#i_4328

TYPES THÉORIE DES, chimie

  • Écrit par 
  • Pierre LASZLO
  •  • 1 007 mots

Il est courant pour une théorie scientifique d'être remplacée par une théorie plus large, qui donc l'englobe. La nouvelle théorie est dotée d'une plus grande extension, et prévaut aussi par un plus grand pouvoir explicatif et une aptitude à prédire davantage de résultats, à confronter avec ceux de l'expérience. La théorie des types vient ainsi s'intercaler, dans l'histoire de la chimie, entre deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theorie-des-types-chimie/#i_4328

Pour citer l’article

Georges KAYAS, « LIEBIG JUSTUS baron von (1803-1873) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/justus-liebig/