GÖBEKLI TEPE, site archéologique

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Göbekli Tepe, Turquie

Göbekli Tepe, Turquie
Crédits : Jean-Paul Demoule

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Stèle ornée, Göbekli Tepe

Stèle ornée, Göbekli Tepe
Crédits : Vincent Musi/ National Geographic Creative/ Bridgeman Images

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Plan du site de Göbekli Tepe

Plan du site de Göbekli Tepe
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Un bestiaire de chasseurs

Les constructions circulaires ou légèrement ovales qui ont déjà été fouillées sont désignées par des lettres. La construction A comprend six piliers déjà dégagés, la construction B neuf, la C dix-huit et, enfin, la D treize. Il est à noter que la faune sauvage consommée, dont des ossements ont été retrouvés sur le site – gazelles, bovidés et onagres –, n’est que très rarement représentée sur les bas-reliefs contrairement aux animaux traditionnellement peu consommés – carnivores, reptiles – ou dont le capital en viande ne constitue pas le principal attrait. On peut donc considérer que la faune des bas-reliefs privilégie des représentations mythologiques, beaucoup plus que celles d’animaux liés à l’alimentation. Outre les bas-reliefs, il existe aussi quelques sculptures en ronde-bosse, représentant les mêmes espèces animales.

Plan du site de Göbekli Tepe

Plan du site de Göbekli Tepe

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Le site de Göbekli Tepe se caractérise par ses grandes constructions circulaires mégalithiques, dont quatre ont fait l'objet de fouilles. Le long des murs, on trouve des stèles qui, pour plus de la moitié d'entre elles, portent des représentations d'animaux sauvages (d'après K. Schmidt, Sie... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Cette situation nous rappelle celle des grottes ornées du Paléolithique supérieur de l’Europe occidentale quelques millénaires plus tôt – Lascaux, Niaux ou Altamira –, où les grands herbivores (chevaux, bisons, aurochs, mammouths) dominent dans les représentations alors que les fouilles archéologiques montrent que ces populations du Magdalénien consommaient pour l’essentiel des rennes, presque jamais figurés. Il en va de même pour la thématique, plus ancienne encore, de la grotte Chauvet (vers – 35000), où dominent cette fois les animaux « dangereux » (lions, rhinocéros ou ours), qui ne faisaient pas plus partie de la diète des chasseurs-cueilleurs de l’Aurignacien.

En parallèle avec les figurations de l’Europe occidentale, on remarque aussi qu’à Göbekli Tepe les représentations humaines sont exceptionnelles. On peut mentionner, à la base d’une stèle (numérotée 43) de la construction D, voisinant avec un scorpion, un vautour, un serpent et un carnivore, une petite représentation d’un homme ithyphallique sans tête. Ainsi, en Europe comme à Göbekli Tepe, ces sociétés de chasseurs-cueilleurs [...]


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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et à l'Institut universitaire de France

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«  GÖBEKLI TEPE, site archéologique  » est également traité dans :

FIGURATION, paléolithique et néolithique

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DEMOULE
  •  • 4 558 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Révolution néolithique, révolution des images »  : […] En effet, à partir de – 10000 environ, dans l’actuelle période interglaciaire, des communautés de chasseurs-cueilleurs, de manière indépendante dans plusieurs régions du monde, se sédentarisent et inventent progressivement la domestication des animaux et des plantes, qui caractérise ce qu’on appelle le Néolithique. Ce bouleversement radical s’accompagne aussi d’une modification des figurations, s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/figuration-paleolithique-et-neolithique/#i_57268

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Pour citer l’article

Jean-Paul DEMOULE, « GÖBEKLI TEPE, site archéologique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gobekli-tepe-site-archeologique/